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CERFA 10861-02 : Demande du titre de prisonnier du "Viêt-Minh"
Informations personnelles :
CERFA 10861-02 : Demande du titre de prisonnier du "Viêt-Minh"
Demande du titre de prisonnier du "Viêt-Minh" - Formulaire
Obtenir le titre de prisonnier du Viêt-Minh
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
Comprendre le CERFA 10861*02, demande du titre de prisonnier du "Viêt-Minh"
Le CERFA 10861*02 correspond à la demande du titre de prisonnier du "Viêt-Minh". Il s'agit d'un formulaire administratif destiné aux particuliers, en lien avec la reconnaissance d'une situation de captivité survenue dans le contexte concerné. Le document relève de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre, souvent désigné par son sigle ONaCVG.
Ce formulaire peut être utilisé soit par l'ancien prisonnier lui-même, soit par un ayant-cause, c'est-à-dire un proche qui agit lorsque la personne concernée est décédée. Le formulaire prévoit expressément les cas du conjoint survivant, du descendant ou de l'ascendant.
Le titre visé par cette demande a une portée mémorielle et administrative. Il suppose de reconstituer avec précision l'identité du prisonnier, les circonstances de la capture, les lieux de détention, les dates de captivité, ainsi que, le cas échéant, les éléments relatifs à une blessure, une maladie, une libération, une évasion ou un décès en détention.
La dernière vérification DILA mentionnée pour cette fiche remonte au 7 juillet 2017. Pour s'assurer de l'actualité de la démarche et des modalités de dépôt, il reste prudent de consulter la fiche officielle publiée sur Service-Public.fr, associée à l'identifiant R1290.
À qui s'adresse cette demande
Le formulaire vise les personnes qui souhaitent obtenir la reconnaissance attachée au titre de prisonnier du "Viêt-Minh". Deux grandes situations apparaissent dans le document :
- L'ex-prisonnier, lorsqu'il effectue lui-même la demande.
- L'ayant-cause, lorsqu'il agit à la place du prisonnier décédé.
Dans le second cas, le demandeur doit renseigner non seulement sa propre identité, mais aussi l'état civil du prisonnier décédé, sa date et son lieu de décès, ainsi que son degré de parenté avec lui.
Ce que le formulaire permet d'établir
Le CERFA ne se limite pas à une simple identification. Il sert à présenter un dossier circonstancié sur la captivité. L'administration attend des informations concrètes sur :
- la date et le lieu de capture,
- la qualité de la personne au moment de la capture, militaire ou civil,
- le régiment, si la capture a eu lieu alors que l'intéressé était militaire,
- la nationalité française ou la qualité de protégé français, selon les cas prévus par le document,
- les différents camps ou lieux de détention, avec leurs dates,
- la fin de captivité, par libération, évasion ou décès en détention,
- les conséquences sanitaires éventuelles subies pendant la captivité.
Le dossier a donc une dimension historique et probatoire importante. Plus les informations sont précises, plus l'instruction peut être facilitée.
Dans quelles situations utiliser ce formulaire
Le CERFA 10861*02 doit être utilisé lorsqu'une personne souhaite faire reconnaître officiellement la qualité correspondant au titre de prisonnier du "Viêt-Minh". Il ne s'agit pas d'un formulaire général de demande de pension, ni d'une demande d'indemnisation au sens large. Son objet est ciblé.
Lorsque l'ancien prisonnier effectue lui-même la demande
La première hypothèse est celle où la personne ayant subi la captivité est encore en vie et entreprend elle-même les démarches. Elle remplit alors son état civil, son adresse et l'ensemble des renseignements relatifs à sa capture et à sa détention.
Dans cette situation, il est particulièrement utile de rassembler tout document personnel encore disponible, par exemple des archives familiales, des attestations, des correspondances, des documents militaires ou administratifs, ou encore tout élément permettant d'étayer la chronologie.
Lorsque la demande est faite par un proche après le décès
Le formulaire est aussi conçu pour les ayants-cause. Le proche demandeur doit alors se situer dans l'une des catégories prévues par le document, à savoir :
- le conjoint survivant,
- un descendant,
- un ascendant.
Cette configuration est fréquente lorsque l'ancien prisonnier n'a pas accompli lui-même la démarche de son vivant. Le formulaire demande alors des informations sur le prisonnier décédé, notamment son identité, sa date de naissance, sa date de décès, son lieu de décès, et son éventuelle qualité de Français ou de protégé français à la date du décès.
Le demandeur doit également indiquer son degré de parenté. Il est donc recommandé de préparer les justificatifs d'état civil permettant d'établir ce lien familial.
Lorsque la captivité doit être reconstituée avec des éléments indirects
Il arrive que les pièces directes soient incomplètes ou disparues. Le formulaire laisse une place importante aux témoignages, qu'il s'agisse :
- de témoins d'une blessure ou d'une maladie contractée en captivité,
- de témoins d'une évasion,
- ou, plus largement, de personnes en mesure de confirmer certains épisodes de la captivité.
Dans ce type de dossier, la cohérence d'ensemble est essentielle. Il vaut mieux fournir des éléments partiels mais concordants que des indications approximatives ou contradictoires.
Comment remplir le CERFA 10861*02, rubrique par rubrique
Le formulaire se lit en plusieurs blocs logiques. Une lecture préalable complète est utile avant de commencer à écrire, afin d'éviter les oublis et les incohérences entre les différentes pages.
1. L'identité du demandeur
La première partie porte sur l'identité de la personne qui dépose la demande. Il faut renseigner :
- le nom de naissance,
- le ou les prénoms,
- la date de naissance,
- le lieu de naissance,
- l'indication relative à la nationalité française, oui ou non,
- l'adresse complète,
- le courriel.
La partie adresse est détaillée. Il faut donc être attentif à chaque ligne, notamment le numéro, le type de voie, le nom de la voie, le bâtiment, l'étage, l'escalier, l'appartement, le lieu-dit, la boîte postale, la localité et le code postal. Une adresse complète facilite les échanges avec l'administration.
Le demandeur doit ensuite préciser sa qualité, soit ex-prisonnier, soit ayant-cause. Si la demande est faite en tant qu'ayant-cause, il faut cocher la catégorie correspondante.
2. L'état civil du prisonnier décédé, en cas de demande par un ayant-cause
Cette partie ne doit être remplie que si le demandeur est un ayant-cause. Elle concerne l'état civil du prisonnier décédé. Il faut indiquer :
- son nom de naissance,
- ses prénoms,
- sa date et son lieu de naissance,
- sa date de décès,
- son lieu de décès,
- son éventuelle qualité de Français ou de protégé français à la date du décès,
- le degré de parenté avec l'auteur de la demande.
Cette rubrique mérite une attention particulière, car elle permet de relier juridiquement le demandeur à la personne pour laquelle le titre est sollicité. Les informations d'état civil doivent correspondre aux actes officiels disponibles.
3. Les renseignements sur la captivité
Le coeur du formulaire se trouve dans la partie consacrée à la captivité. Il faut y faire figurer les éléments les plus précis possibles.
La capture
Le demandeur doit mentionner :
- la date de capture,
- le lieu de capture,
- la situation de la personne au moment de la capture, militaire ou civil.
Si la personne était militaire, le formulaire prévoit une case pour le régiment. Si la personne était civile, il faut répondre à la question relative à la qualité de Français ou de protégé français à la date de la capture.
Les camps ou lieux de détention
Le CERFA permet de renseigner jusqu'à trois camps ou lieux de détention, avec pour chacun :
- le lieu,
- la date de début,
- la date de fin.
Si la captivité a comporté plusieurs transferts, il est important de respecter l'ordre chronologique. Si les dates exactes ne sont pas connues, il convient d'être aussi précis que possible, sans inventer d'information. En cas d'incertitude, il est préférable de s'appuyer sur des archives, des attestations ou des documents familiaux.
Les blessures ou maladies contractées en captivité
Le formulaire demande si l'ex-prisonnier a contracté une blessure ou une maladie en captivité. Dans l'affirmative, il faut préciser :
- les circonstances du fait à l'origine de la blessure ou de la maladie,
- le nom et l'adresse des témoins éventuels.
Il est conseillé de décrire les faits de manière factuelle, en indiquant le contexte, le lieu, et, si possible, la période concernée. Si des soins ont été dispensés après la captivité, il sera également utile de les mentionner plus loin dans le formulaire.
La fin de captivité
Le document prévoit trois modes de fin de captivité :
- la libération,
- l'évasion, individuelle ou collective,
- le décès en détention.
Lorsque la captivité a pris fin par libération ou évasion, il faut expliquer les circonstances de date et de lieu dans lesquelles cela s'est produit. Si l'intéressé s'est évadé, le formulaire prévoit aussi la mention des témoins de l'évasion.
Le document demande également l'organisme de prise en charge et la date de prise en charge par les autorités françaises ou par le Comité international de la Croix-Rouge. Cette information peut être déterminante pour reconstituer la sortie de captivité.
Les soins reçus après la captivité
Une dernière rubrique vise les formations sanitaires ayant prodigué leurs soins après la captivité. Cette mention peut permettre de relier les conséquences physiques ou médicales de la détention à des prises en charge identifiables.
Si plusieurs établissements ou structures sont concernés, il est utile de les classer dans l'ordre chronologique, avec les éléments connus.
4. La date, le lieu et la signature
Comme tout formulaire administratif, le CERFA doit être daté et signé. Le demandeur indique le lieu, la date, puis appose sa signature. Une signature oubliée peut entraîner un retour du dossier ou retarder son traitement.
Quelles pièces et quels éléments préparer avant de déposer la demande
Le formulaire reproduit surtout des champs à compléter, mais la qualité du dossier dépend en pratique des éléments qui accompagnent la demande. Même en l'absence d'une liste exhaustive dans l'extrait du formulaire, certains justificatifs paraissent particulièrement utiles.
| Type d'élément | Utilité pour le dossier |
|---|---|
| Pièce d'identité du demandeur | Permet d'établir l'identité de la personne qui dépose la demande |
| Actes d'état civil | Utiles pour confirmer les dates, lieux, liens de parenté et, le cas échéant, le décès |
| Documents militaires ou administratifs anciens | Peuvent étayer la date de capture, le régiment, les lieux de détention ou la libération |
| Attestations ou témoignages | Peuvent compléter un dossier lorsque les archives sont incomplètes |
| Documents médicaux ou hospitaliers | Peuvent appuyer la mention d'une blessure, d'une maladie ou de soins après la captivité |
| Correspondances, carnets, archives familiales | Peuvent aider à reconstituer une chronologie cohérente |
Si certains éléments manquent, cela ne rend pas nécessairement la demande impossible. En revanche, il faut alors présenter un récit clair, cohérent et aussi documenté que possible. Pour ce type de formulaire historique et sensible, disposer d'un modèle déjà structuré est souvent un vrai gain de temps, et Startdoc permet justement d'accéder à ce CERFA dans une version prête à compléter, afin de limiter les oublis dans une démarche qui repose souvent sur des souvenirs, des archives anciennes et des pièces familiales éparses.
Cas particuliers à anticiper
Certains dossiers présentent des difficultés spécifiques. Le formulaire lui-même laisse entrevoir plusieurs situations dans lesquelles une vigilance accrue est nécessaire.
Demande présentée par un ayant-cause avec informations incomplètes
Lorsqu'un proche dépose la demande longtemps après les faits ou après le décès du prisonnier, il est fréquent que certaines dates exactes ou certains lieux ne soient plus connus avec certitude. Dans ce cas, il faut éviter de remplir au hasard. Mieux vaut :
- reprendre les informations figurant sur les documents anciens disponibles,
- croiser les éléments entre actes d'état civil, courriers, livrets, attestations et archives familiales,
- signaler seulement les informations dont on dispose réellement.
Une demande prudente et cohérente est généralement préférable à un formulaire rempli de manière trop affirmée mais peu fiable.
Statut de Français ou de protégé français
Le CERFA pose explicitement la question de la nationalité française ou de la qualité de protégé français, selon qu'il s'agit du demandeur, du prisonnier civil à la date de capture, ou du prisonnier décédé à la date du décès. Cette dimension ne doit pas être négligée. Si la situation est complexe, il peut être utile de s'appuyer sur les documents d'état civil ou administratifs permettant d'établir le statut retenu au moment pertinent.
Captivité dans plusieurs lieux successifs
Le document prévoit trois rubriques de lieux de détention. Si la personne a connu plusieurs transferts, il faut les ordonner de façon chronologique et faire ressortir la continuité de la captivité. Si le nombre de lieux a été supérieur à trois, il peut être opportun de vérifier auprès du service instructeur s'il convient d'ajouter un document complémentaire, tout en conservant dans le formulaire les étapes principales.
Blessure ou maladie difficile à prouver
Les blessures ou maladies contractées en captivité peuvent être anciennes et mal documentées. Dans cette hypothèse, les témoignages, les archives médicales, les certificats plus anciens ou les mentions figurant dans des dossiers administratifs antérieurs peuvent être utiles. Il faut rester mesuré dans la description et s'en tenir aux faits pouvant être expliqués ou corroborés.
Fin de captivité par évasion ou décès en détention
Ces situations appellent une rédaction particulièrement soignée. En cas d'évasion, les circonstances de date et de lieu doivent être expliquées aussi concrètement que possible. En cas de décès en détention, il est important de faire coïncider les informations inscrites dans le formulaire avec les éléments d'état civil et les documents historiques ou familiaux disponibles.
Conseils pour constituer un dossier clair et crédible
Dans une demande liée à la reconnaissance d'une captivité, la qualité de présentation du dossier compte beaucoup. Même en l'absence d'exigences détaillées directement visibles dans l'extrait du CERFA, certaines bonnes pratiques peuvent réellement faciliter l'instruction.
Vérifier la cohérence des dates
La date de capture, les périodes de détention, la date de libération ou d'évasion, la date de prise en charge, et, s'il y a lieu, la date de décès, doivent former une chronologie cohérente. Une simple inversion de jour ou d'année peut fragiliser la compréhension du dossier.
Employer les mêmes noms et prénoms partout
Le nom de naissance et les prénoms doivent être reportés de façon uniforme. Si plusieurs orthographes existent dans les archives anciennes, il peut être utile de retenir celle figurant sur les actes d'état civil et de s'assurer que les autres pièces restent compréhensibles au regard de cette identité.
Privilégier des indications factuelles
Lorsque le formulaire demande des circonstances, il convient de rester concret. Il vaut mieux écrire des faits localisés et datés que des récits très généraux. Cette méthode est particulièrement utile pour les rubriques relatives à la blessure, à la maladie, à l'évasion ou à la libération.
Identifier clairement les témoins
Si des témoins sont mentionnés, leurs coordonnées doivent être indiquées aussi complètement que possible. Si l'adresse exacte n'est plus connue, toute information permettant leur identification peut être utile, sous réserve de ne pas inscrire d'éléments approximatifs comme s'ils étaient certains.
Relire avant signature
Une relecture finale permet de vérifier :
- que toutes les rubriques utiles ont bien été complétées,
- que les cases pertinentes ont été cochées,
- que les dates sont lisibles,
- que les noms de lieux ne comportent pas d'erreur manifeste,
- que la signature et la date figurent bien sur le document.
Où trouver la version officielle et comment sécuriser sa démarche
La référence officielle de ce document est le CERFA 10861*02, avec l'identifiant DILA R1290. La fiche administrative correspondante est accessible sur Service-Public.fr. En cas de doute sur les conditions actuelles de dépôt, le service compétent ou le site officiel restent les points de référence les plus sûrs.
Avant l'envoi, il est utile de conserver une copie complète du formulaire rempli et des pièces jointes. Cette précaution permet de répondre plus facilement à une éventuelle demande de complément ou de reprendre le dossier sans repartir de zéro.
Pour une demande aussi particulière, liée à un parcours de captivité et souvent à des événements anciens, la clarté documentaire est essentielle. Un formulaire proprement renseigné, appuyé par des pièces cohérentes, donne à l'administration les meilleures conditions pour examiner la demande dans de bonnes conditions.