Téléchargez immédiatement en ligne ce modèle de document
Startdoc Premium : offre d'essai de 1.79€ pour 48h, puis 39€ par mois sans obligation de reconduction
Accès illimité à la bibliothèque de documents types et envoi illimité de courrier avec AR (réservé aux particuliers)
Téléchargez en ligne ce document
CERFA 11290-02 : Accord préalable pour le transfert d'armes à feu et de munitions
Informations personnelles :
CERFA 11290-02 : Accord préalable pour le transfert d'armes à feu et de munitions
Accord préalable pour le transfert d'armes à feu et de munitions - Formulaire
Demander l’accord pour transférer des armes
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
À quoi sert le CERFA 11290*02 pour le transfert d'armes à feu et de munitions
Le CERFA 11290*02, intitulé Accord préalable pour le transfert d'armes à feu et de munitions, sert à demander l'accord de l'État membre de destination lorsqu'un transfert d'armes à feu, de munitions ou de leurs éléments est envisagé entre États membres de l'Union européenne, avec la France comme pays de destination.
Ce formulaire relève d'un cadre strict. Il mentionne notamment l'article 11, paragraphe 4, de la directive n° 91/477/CEE, l'article 10, paragraphe 4, de la directive n° 93/15/CEE, ainsi que l'arrêté du 10 février 1993 modifié. En pratique, il permet à l'administration compétente de vérifier l'identité de l'expéditeur, celle du destinataire, la nature exacte des armes ou munitions concernées, et la régularité des autorisations ou déclarations nécessaires.
Le document vise les particuliers, mais le modèle prévoit aussi des cases concernant les armuriers. Cela signifie qu'un particulier peut être concerné, par exemple lorsqu'il reçoit en France une arme ou des munitions depuis un autre État membre, sous réserve bien entendu de respecter la réglementation applicable à la catégorie concernée.
Le formulaire indique que la demande doit être établie en trois exemplaires et adressée à la direction générale des douanes et droits indirects, cellule matériels de guerre, à Montreuil. Cette précision est essentielle, car un dossier incomplet ou mal orienté peut retarder l'instruction.
Le CERFA ne remplace pas les autres titres ou formalités exigés pour détenir, acquérir, vendre ou transférer des armes. Il s'ajoute, selon les cas, aux autorisations, déclarations, agréments ou justificatifs déjà requis par le droit français et, le cas échéant, par le droit de l'État d'expédition.
Dans quelles situations utiliser ce formulaire
Transfert d'une arme à feu depuis un autre État membre vers la France
Le cas le plus courant est celui d'un transfert intracommunautaire dans lequel la France est l'État membre de destination. Le formulaire sert alors à obtenir l'accord préalable nécessaire avant le déplacement effectif de l'arme, des munitions ou de leurs éléments.
Il peut s'agir, selon la situation, d'un envoi entre particuliers, d'une opération impliquant un armurier, ou d'une livraison à une adresse distincte du siège social ou du domicile indiqué. Le document prévoit d'ailleurs une rubrique spécifique pour l'adresse de livraison.
Acquisition ou réception d'armes ou de munitions par un particulier
Un particulier peut avoir besoin de ce CERFA lorsqu'il reçoit en France une arme ou des munitions en provenance d'un autre pays membre. Cela suppose que la personne soit en mesure de justifier, selon le cas, de l'autorisation ou de la déclaration exigée pour la catégorie concernée. Le formulaire demande expressément de renseigner les références de cette autorisation ou déclaration et l'autorité qui l'a délivrée.
Transfert portant aussi sur des éléments d'armes
Le titre du formulaire ne vise pas seulement les armes complètes. Il concerne aussi les munitions et leurs éléments. Il faut donc être attentif à la description des biens transférés. Si l'opération porte sur plusieurs objets, chacun doit être identifié avec précision dans la rubrique dédiée.
Quand ce formulaire ne suffit pas à lui seul
Ce CERFA n'est pas un document générique pour toute démarche liée aux armes. Il ne sert pas, à lui seul, à demander une autorisation de détention, à déclarer une acquisition interne à la France, ni à régulariser une situation administrative antérieure. Il intervient dans un contexte précis, celui d'un transfert entre États membres, avec accord préalable de l'État de destination.
En cas d'hésitation sur la procédure exacte, il est prudent de vérifier la fiche officielle publiée sur Service-Public.fr, car la réglementation des armes dépend de la catégorie concernée et du profil de la personne impliquée dans le transfert.
Comment remplir le CERFA 11290*02, rubrique par rubrique
Rubrique 1, État membre d'expédition
Cette case doit indiquer le pays depuis lequel les armes, munitions ou éléments sont expédiés. Il s'agit du point de départ du transfert. L'information doit être exacte et cohérente avec les coordonnées de l'expéditeur et, le cas échéant, avec les pièces justificatives jointes au dossier.
Rubrique 2, État membre de destination
Le formulaire mentionne la France comme État membre de destination. Cette donnée structure l'ensemble de la demande, puisque l'accord préalable recherché est celui des autorités françaises.
Rubrique 3, Expéditeur
La rubrique consacrée à l'expéditeur distingue deux profils, particulier ou armurier. Il faut cocher la case correspondant à la situation réelle, puis renseigner les informations d'identification demandées.
- Nom et prénom, ou raison sociale
- Lieu et date de naissance
- Adresse ou siège social
- Numéro de téléphone
- Numéro de fax, si disponible
Pour un particulier, l'identité doit être identique à celle figurant sur les justificatifs d'identité ou les autres documents administratifs produits. Pour un professionnel, la dénomination sociale et l'adresse du siège doivent être reportées sans approximation.
Rubrique 4, Destinataire
La partie destinataire est centrale, car elle permet à l'administration française de vérifier que la personne qui recevra l'arme ou les munitions est juridiquement en situation de les recevoir.
Il faut d'abord préciser si le destinataire est un particulier ou un armurier, puis compléter :
- L'autorisation ou la déclaration, ainsi que l'autorité de délivrance
- Le nom et prénom, ou la raison sociale
- Le lieu et la date de naissance
- La nationalité
- L'adresse ou le siège social
- Le numéro de téléphone
- Le numéro de fax, si disponible
- L'adresse de livraison
La mention relative à l'autorisation ou à la déclaration doit être rédigée avec un soin particulier. La note du formulaire précise qu'il convient d'indiquer, selon le cas, la date, les références et l'autorité qui délivre l'autorisation de faire le commerce des armes de catégorie A et B, le récépissé de déclaration pour le commerce d'armes des catégories C et D, l'agrément d'armurier ou encore l'autorisation d'ouverture du commerce de détail.
Pour un particulier, il faut surtout veiller à reproduire fidèlement la référence du titre ou du document administratif pertinent, dès lors qu'il est requis pour l'opération envisagée.
Rubrique 5, Armes, munitions et leurs éléments
C'est la rubrique la plus technique. Elle sert à identifier précisément ce qui fait l'objet du transfert. Le formulaire prévoit également une question spécifique sur les armes ayant l'apparence d'une arme automatique de guerre, avec réponse par oui ou non.
Le tableau appelle plusieurs informations, notamment :
- La catégorie
- Le type
- La marque
- Le calibre
- Les autres caractéristiques
- La conformité CIP, lorsque cette donnée doit être portée
- Le nombre
- Le modèle
Chaque ligne doit permettre d'identifier sans ambiguïté l'arme, la munition ou l'élément concerné. Si plusieurs armes sont transférées, il est recommandé de vérifier que chaque désignation correspond exactement aux documents d'origine, aux marquages de l'arme et aux éventuels justificatifs joints.
Une désignation imprécise peut fragiliser le dossier. Par exemple, indiquer seulement une marque sans modèle ni calibre n'est généralement pas suffisant pour une instruction claire. Il faut rechercher la précision utile, sans ajouter d'information incertaine.
Rubrique 6, Demandeur de l'accord
Cette partie identifie la personne qui formule la demande d'accord préalable. Il faut y inscrire :
- Le nom et le prénom, ou la raison sociale
- L'adresse
- La date
- La signature
- Le cachet, lorsque cela s'applique
Le demandeur n'est pas nécessairement différent des autres personnes mentionnées dans le formulaire, mais il doit être clairement identifiable. La signature doit être cohérente avec la qualité déclarée. Pour un professionnel, l'apposition du cachet peut contribuer à la lisibilité du dossier.
Rubrique 7, Accord préalable de l'État membre de destination
Cette partie est réservée à l'administration compétente. Elle ne doit pas être remplie par le demandeur. Il faut simplement s'assurer que le formulaire est transmis dans une présentation propre, lisible et complète, afin de permettre à l'autorité française de statuer.
Pièces et vérifications utiles avant l'envoi du dossier
Le formulaire source ne fournit pas de liste exhaustive des pièces à joindre. En revanche, son contenu permet d'identifier les éléments qui devront, en pratique, pouvoir être justifiés. Avant l'envoi, il est utile de contrôler les points suivants.
| Élément à vérifier | Pourquoi c'est important |
|---|---|
| Identité exacte de l'expéditeur et du destinataire | Évite les incohérences entre le formulaire et les justificatifs administratifs |
| Références de l'autorisation ou de la déclaration | Permet à l'administration de vérifier la régularité du transfert |
| Description précise des armes, munitions ou éléments | Facilite l'identification des biens et limite les demandes de complément |
| Adresse réelle de livraison | Assure la cohérence logistique et administrative de l'opération |
| Nombre d'exemplaires | Le formulaire prévoit une demande établie en trois exemplaires |
Il est également judicieux de conserver une copie intégrale du dossier transmis, avec la date d'envoi et les pièces associées. Dans un domaine aussi réglementé que les armes et munitions, la traçabilité documentaire est essentielle.
Pour les particuliers qui souhaitent éviter les oublis de structure ou les erreurs de report dans ce type de formalité sensible, Startdoc met à disposition une version du document pensée pour simplifier la préparation du dossier tout en restant fidèle au cadre administratif attendu.
Cas particuliers à examiner avec attention
Destinataire professionnel, expéditeur particulier
Le formulaire permet des configurations mixtes. Un particulier peut être expéditeur, tandis que le destinataire est un armurier, ou l'inverse. Dans ce cas, il faut être particulièrement attentif à la rubrique relative aux autorisations, agréments ou déclarations du professionnel destinataire.
Adresse de livraison différente de l'adresse principale
Le document prévoit une case spécifique pour l'adresse de livraison. Cette mention ne doit pas être négligée. Si le lieu de réception est différent du domicile ou du siège social, il faut l'indiquer clairement. Une discordance non expliquée peut susciter une demande de précision.
Transfert de plusieurs catégories ou de plusieurs objets
Lorsqu'une même demande concerne plusieurs armes, plusieurs munitions ou divers éléments, il faut veiller à ne pas mélanger les références. Chaque objet doit pouvoir être rattaché à une catégorie, un calibre, une marque et un modèle identifiables. Si l'espace manque, il convient de rester conforme aux usages administratifs et de se référer, si besoin, aux indications de l'administration compétente.
Présence d'une arme ayant l'apparence d'une arme automatique de guerre
Le formulaire pose expressément cette question. Il ne faut jamais la laisser sans réponse. Si vous avez un doute sur la qualification de l'arme, mieux vaut vérifier la documentation technique du modèle ou se rapprocher de l'administration compétente avant d'envoyer le dossier.
Conseils pratiques pour éviter un refus ou une demande de complément
Écrire de manière parfaitement lisible
Qu'il soit rempli à la main ou préparé à partir d'un support numérique, le formulaire doit rester immédiatement compréhensible. Les noms, adresses, références d'autorisation et caractéristiques techniques doivent être lisibles sans interprétation.
Ne pas laisser de zone essentielle incomplète
Dans ce type de demande, une case vide peut bloquer l'instruction si elle concerne l'identité d'une partie, le fondement administratif du transfert ou la désignation des biens concernés. Si une mention n'est pas applicable, il est préférable de vérifier la pratique attendue plutôt que de laisser planer une ambiguïté.
Vérifier la cohérence des informations entre elles
La catégorie de l'arme doit correspondre aux titres détenus par le destinataire. L'État d'expédition doit être cohérent avec l'adresse de l'expéditeur. L'adresse de livraison doit être compatible avec le transfert annoncé. Ces points simples évitent beaucoup d'allers-retours.
Respecter l'indication de transmission figurant sur le formulaire
Le CERFA précise que la demande doit être adressée à la direction générale des douanes et droits indirects, cellule matériels de guerre, 11, rue des Deux-Communes, 93558 Montreuil CEDEX. Il mentionne aussi plusieurs numéros de téléphone. Avant l'envoi, il peut être utile de vérifier sur Service-Public.fr si les modalités de transmission ou les coordonnées ont évolué depuis la dernière vérification DILA, datée du 20 février 2019.
Ce qu'il faut retenir avant de remplir le CERFA 11290*02
Le CERFA 11290*02 est un formulaire spécialisé, destiné à obtenir l'accord préalable nécessaire au transfert d'armes à feu, de munitions ou de leurs éléments entre États membres, lorsque la France est le pays de destination. Sa bonne utilisation repose sur trois exigences, l'identification exacte des parties, la justification du cadre administratif du transfert, et la description précise des biens concernés.
Pour un particulier, l'enjeu est important. Une erreur de référence, une désignation incomplète ou un document mal adressé peut compliquer une démarche déjà sensible. Il faut donc préparer le dossier avec méthode, relire chaque rubrique, et s'assurer que les informations fournies sont cohérentes avec les pièces détenues.
En cas de doute sur la réglementation applicable à votre situation, notamment selon la catégorie de l'arme ou la nature exacte du transfert envisagé, la source officielle Service-Public.fr reste le point de contrôle le plus sûr.