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CERFA 13664-01 : Rapport sur les événements survenus lors d'un transport par autobus ou autocar
Informations personnelles :
CERFA 13664-01 : Rapport sur les événements survenus lors d'un transport par autobus ou autocar
Lorsqu'un accident ou un incident impliquant un autobus ou un autocar met en cause gravement la sécurité des personnes, il est obligatoire d'adresser ce rapport au préfet et au directeur départemental de l’équipement du département où s’est produit l'événement et, le cas échéant, à l’autorité organisatrice des transports.
Rapporter un incident en autobus ou autocar
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
Comprendre le CERFA 13664*01, rapport sur les événements survenus lors d'un transport par autobus ou autocar
Le CERFA 13664*01 correspond au rapport sur les événements survenus lors d'un transport par autobus ou autocar. Il s'agit d'un document administratif destiné aux professionnels du transport routier de voyageurs lorsqu'un accident ou un incident met gravement en cause la sécurité des personnes.
Ce formulaire répond à une logique de signalement officiel. Son objectif n'est pas seulement de décrire les faits. Il permet aussi aux autorités compétentes d'être informées rapidement d'un événement sérieux, d'en apprécier la gravité, d'identifier les circonstances de survenance et, le cas échéant, de prendre les mesures utiles au regard de la sécurité des transports.
D'après les informations officielles disponibles, ce rapport doit être adressé au préfet et au directeur départemental de l'équipement du département où l'événement s'est produit. Il doit également être transmis, lorsque la situation le justifie, à l'autorité organisatrice des transports.
Le formulaire est référencé sous l'identifiant DILA R18821. La dernière vérification signalée par la DILA remonte au 28 novembre 2017. En l'absence de notice associée mentionnée dans les métadonnées officielles, il est particulièrement important de s'appuyer sur l'intitulé exact du formulaire, sur les indications disponibles sur Service-Public.fr et sur les consignes internes de l'entreprise de transport.
À quels événements ce rapport s'applique
Le champ d'application du CERFA 13664*01 vise les situations survenues lors d'un transport par autobus ou autocar lorsque la sécurité des personnes est gravement compromise. La formule retenue par l'administration englobe deux grandes catégories d'événements :
- L'accident, c'est-à-dire un fait survenu pendant l'exploitation du véhicule, avec des conséquences susceptibles d'affecter la sécurité des passagers, du conducteur ou de tiers.
- L'incident, même en l'absence de collision ou de dommage matériel majeur, dès lors que la situation a mis gravement en cause la sécurité des personnes.
Cette notion de gravité doit être appréciée avec sérieux. En pratique, l'entreprise ou l'exploitant ne devrait pas limiter son analyse aux seuls accidents corporels manifestes. Un événement technique, organisationnel ou humain peut aussi relever du signalement s'il révèle un risque important pour les usagers ou le personnel.
Qui est concerné en pratique
Le public visé est clairement professionnel. Sont donc potentiellement concernés :
- les entreprises de transport public routier de voyageurs,
- les exploitants d'autobus ou d'autocars,
- les responsables d'exploitation,
- les transporteurs intervenant dans le cadre de services réguliers, occasionnels ou spécialisés, selon les circonstances,
- plus largement, toute structure ayant la responsabilité du transport concerné par l'événement.
Le conducteur peut être à l'origine de la remontée des faits en interne, mais l'obligation administrative de transmission du rapport s'inscrit généralement dans le cadre de la responsabilité de l'exploitant ou de son représentant. Il est donc essentiel que les procédures internes de l'entreprise prévoient une chaîne d'alerte claire et documentée.
Le cadre juridique et l'obligation de signalement
Le CERFA 13664*01 s'inscrit dans le cadre des obligations administratives liées à la sécurité du transport collectif de personnes. Lorsqu'un événement grave survient, l'information de l'autorité préfectorale et des services techniques de l'État n'est pas facultative. Les métadonnées officielles indiquent expressément qu'il est obligatoire d'adresser ce rapport dans les hypothèses visées.
Cette obligation poursuit plusieurs finalités :
- assurer la traçabilité des événements graves,
- permettre une réaction administrative adaptée,
- alimenter l'analyse des risques et la prévention,
- faciliter le suivi des transporteurs et des conditions d'exploitation,
- protéger les passagers et, plus largement, la sécurité publique.
Autorités destinataires du rapport
Les destinataires mentionnés par la source officielle sont précisément identifiés :
- le préfet du département où s'est produit l'événement,
- le directeur départemental de l'équipement du même département,
- le cas échéant, l'autorité organisatrice des transports.
La mention du département où l'événement a eu lieu est importante. Elle signifie que le critère territorial principal n'est pas nécessairement le siège de l'entreprise, mais bien le lieu de survenance des faits. Pour un transporteur intervenant dans plusieurs départements ou dans le cadre d'un trajet interurbain, cette précision doit être intégrée sans hésitation dans le processus de déclaration.
Pourquoi cette formalité ne doit pas être négligée
Le rapport n'est pas une simple formalité interne. Il peut servir de base à une appréciation administrative du contexte de l'événement, à une demande de compléments, voire à d'autres démarches de contrôle ou de suivi. Une transmission incomplète, tardive ou imprécise peut fragiliser la position du professionnel, notamment si l'événement donne lieu à d'autres procédures, civiles, pénales, assurantielles ou administratives.
Le signalement officiel joue aussi un rôle de preuve. Il permet de dater la déclaration, d'identifier les informations connues au moment des faits et de démontrer que l'exploitant a pris au sérieux son obligation d'information. À ce titre, il est prudent de conserver une copie du formulaire transmis, ainsi que tout justificatif d'envoi.
Comment remplir le CERFA 13664*01 avec rigueur
En l'absence de notice officielle jointe dans les métadonnées communiquées, la bonne méthode consiste à remplir le rapport avec une logique de précision, d'objectivité et de traçabilité. Le document doit permettre à l'administration de comprendre ce qui s'est passé sans extrapolation inutile ni minimisation des faits.
Les informations qui méritent une attention particulière
Même sans disposer du détail du PDF, certaines catégories d'informations sont nécessairement centrales dans un rapport de ce type :
- l'identification de l'entreprise ou de l'exploitant,
- l'identification du véhicule concerné, autobus ou autocar,
- la date, l'heure et le lieu de l'événement,
- la nature de l'accident ou de l'incident,
- les circonstances connues au moment de la rédaction,
- les conséquences sur la sécurité des personnes,
- les mesures prises immédiatement après les faits,
- l'identité et la qualité du déclarant.
Il est recommandé d'employer un vocabulaire factuel. Lorsqu'une information n'est pas encore confirmée, il vaut mieux l'indiquer comme provisoire plutôt que de présenter une hypothèse comme certaine. À l'inverse, si certains éléments sont déjà établis, ils doivent apparaître clairement.
Bien distinguer faits constatés et analyses internes
Un bon rapport distingue ce qui relève :
- des faits observés, par exemple le lieu exact, l'état du véhicule, la chronologie, les personnes impliquées,
- des conséquences immédiates, par exemple l'interruption du service, la prise en charge des passagers, l'intervention des secours,
- des éléments encore en cours de vérification, par exemple l'origine technique précise ou certaines causes contributives.
Cette distinction protège le déclarant. Elle évite qu'un rapport rédigé dans l'urgence ne contienne des affirmations prématurées qui pourraient ensuite être contredites par l'enquête interne, l'expertise technique ou les constatations des autorités.
Les erreurs les plus fréquentes
Plusieurs écueils reviennent régulièrement dans les démarches de signalement administratif :
- décrire les faits de manière trop sommaire,
- omettre l'impact réel sur la sécurité des personnes,
- confondre lieu de l'événement et siège social de l'entreprise,
- ne pas identifier tous les destinataires requis,
- attendre la fin de toutes les vérifications internes avant de transmettre,
- négliger la conservation des preuves d'envoi et des pièces utiles.
Pour les transporteurs qui veulent gagner en fiabilité documentaire, Startdoc permet d'accéder à une version pré-remplie du CERFA 13664*01, ce qui peut aider à sécuriser la préparation du dossier et à éviter les oublis dans un contexte souvent tendu après un incident grave.
Procédure de transmission du rapport aux autorités compétentes
La source officielle fournie n'indique ni délai chiffré ni modalité technique unique de transmission. Il faut donc raisonner avec prudence. Dès lors que le signalement est obligatoire, le professionnel a intérêt à adresser le rapport sans attendre inutilement, en privilégiant un mode d'envoi permettant de démontrer la réalité de la transmission.
Ordre logique des démarches après l'événement
- sécuriser les personnes et prendre les mesures d'urgence nécessaires,
- collecter les premiers éléments factuels disponibles,
- identifier si l'événement entre dans le champ du CERFA 13664*01,
- compléter le rapport avec les informations connues,
- adresser le document au préfet et au directeur départemental de l'équipement du département concerné,
- transmettre également le rapport à l'autorité organisatrice des transports si elle est concernée,
- conserver une copie intégrale du dossier et des justificatifs de transmission.
Pièces et éléments utiles à conserver
Même si le formulaire peut, selon les cas, se suffire à lui-même, il est prudent de garder à disposition l'ensemble des documents qui pourront appuyer ou compléter le signalement :
- main courante ou rapport interne d'exploitation,
- constats réalisés sur place,
- documents relatifs au véhicule,
- témoignages ou comptes rendus du conducteur et du personnel,
- éléments relatifs à la prise en charge des passagers,
- photographies, si elles existent et ont été recueillies légalement,
- preuve de transmission du CERFA aux autorités compétentes.
Ces éléments peuvent être utiles en cas de demande de précisions, de contrôle administratif ou de contentieux ultérieur.
Tableau de synthèse des destinataires du rapport
| Destinataire | Caractère de l'envoi | Critère d'identification |
|---|---|---|
| Préfet | Obligatoire | Département où l'événement s'est produit |
| Directeur départemental de l'équipement | Obligatoire | Département où l'événement s'est produit |
| Autorité organisatrice des transports | Selon le cas | À informer lorsqu'elle est concernée par le service de transport en cause |
Droits, responsabilités et conséquences possibles pour le professionnel
Le dépôt du CERFA 13664*01 s'inscrit dans une logique d'obligation, mais il ne prive pas le professionnel de ses droits. L'entreprise de transport demeure fondée à présenter les faits avec exactitude, à compléter son signalement si de nouveaux éléments apparaissent et à faire valoir ses observations auprès de l'administration.
Vos obligations principales
- déclarer l'événement lorsque les conditions de gravité sont réunies,
- transmettre le rapport aux bons destinataires,
- veiller à la sincérité et à la cohérence des informations fournies,
- coopérer avec les autorités en cas de demande de précisions complémentaires.
Vos droits dans le cadre du suivi administratif
- faire connaître votre version des faits, dans le respect de la vérité,
- apporter des rectifications si certaines données initiales étaient incomplètes,
- communiquer des pièces complémentaires utiles à la compréhension de l'événement,
- être informé des suites administratives qui vous concernent directement, selon les règles applicables.
Enjeux juridiques en cas de manquement
Les métadonnées officielles ne précisent pas les sanctions applicables en cas d'absence de déclaration, de déclaration tardive ou de déclaration irrégulière. Il serait donc imprudent d'annoncer un régime précis sans texte sous les yeux. En revanche, il est clair que le non-respect d'une obligation déclarative en matière de sécurité des transports peut exposer l'entreprise à des difficultés sérieuses, notamment :
- dans ses relations avec l'administration,
- dans le cadre d'un contrôle sectoriel,
- dans l'analyse de sa diligence après l'événement,
- dans la gestion d'un éventuel contentieux.
En pratique, mieux vaut considérer ce rapport comme un acte de conformité indispensable, au même titre que les autres obligations liées à l'exploitation d'un service de transport de voyageurs.
Que faire en cas de désaccord avec l'administration ou de difficulté dans la procédure
Le CERFA 13664*01 est un formulaire de signalement, non une demande d'autorisation. Il n'existe donc pas, à partir des seules métadonnées disponibles, de mécanisme standard de refus comparable à celui que l'on rencontre pour certaines demandes administratives. En revanche, des difficultés peuvent surgir après la transmission du rapport, par exemple si l'administration estime le dossier incomplet, si elle demande des explications supplémentaires ou si elle engage des mesures qui affectent l'activité du transporteur.
Répondre à une demande de complément
Si les services préfectoraux ou les services techniques sollicitent des précisions, il est conseillé de répondre de manière structurée :
- reprendre la référence du rapport déjà transmis,
- joindre les pièces demandées,
- dater chaque complément,
- signaler clairement ce qui relève d'informations nouvelles,
- conserver une copie de l'ensemble des échanges.
Une réponse claire et chronologique réduit le risque de malentendu et montre le sérieux du professionnel dans la gestion de l'événement.
Contester une appréciation ou une mesure administrative
Si le signalement débouche sur une décision administrative défavorable ou contestable, les voies de recours dépendront de la nature exacte de cette décision. En l'absence de texte détaillé dans la source fournie, il convient de vérifier les mentions figurant sur la décision reçue, de consulter le site Service-Public.fr et, si nécessaire, de solliciter un conseil juridique adapté à la situation de l'entreprise.
Selon les cas, un recours gracieux, un recours hiérarchique ou un recours contentieux pourrait être envisagé. Le bon réflexe consiste à ne pas confondre le rapport lui-même avec les suites administratives qui peuvent lui être données. Chaque étape obéit à sa logique propre.
Points de vigilance pour sécuriser la démarche
Dans le secteur du transport de voyageurs, la gestion d'un incident grave ne laisse guère de place à l'improvisation. Le CERFA 13664*01 doit s'intégrer dans une organisation plus large de gestion de crise et de conformité administrative.
Mettre en place une procédure interne dédiée
Il est utile que chaque entreprise concernée formalise en amont :
- la personne chargée d'identifier les événements à déclarer,
- le circuit interne de collecte des informations,
- les responsables habilités à signer ou transmettre le rapport,
- le mode d'archivage des déclarations et des justificatifs,
- la coordination avec les services exploitation, sécurité, juridique et assurance.
Une telle organisation limite les risques d'erreur au moment où l'urgence opérationnelle mobilise déjà fortement les équipes.
Ne pas attendre la clôture de toutes les investigations
Une erreur classique consiste à retarder la transmission du rapport sous prétexte que l'entreprise souhaite d'abord établir avec certitude la cause exacte de l'événement. Or, un signalement obligatoire doit avant tout informer l'administration de la survenance d'un fait grave. Si certaines causes restent incertaines, elles peuvent être présentées comme telles, puis précisées ultérieurement si besoin.
Veiller à la cohérence entre le CERFA et les autres documents
Le contenu du rapport devrait rester cohérent avec les autres écrits produits à l'occasion de l'événement, par exemple les comptes rendus internes, les déclarations d'assurance ou les échanges avec l'autorité organisatrice des transports. Des divergences importantes, même involontaires, peuvent fragiliser la crédibilité du dossier et compliquer les échanges avec les autorités.
S'appuyer sur la source officielle pour toute mise à jour
Les informations connues ici reposent sur les métadonnées administratives disponibles et sur la fiche Service-Public.fr associée à l'identifiant R18821. Avant toute utilisation, il reste prudent de vérifier si le formulaire est toujours en vigueur, si une version plus récente a été publiée ou si des consignes complémentaires sont apparues depuis la dernière vérification DILA mentionnée. Cette précaution est d'autant plus importante que la date de contrôle indiquée remonte à 2017.
Pour consulter la référence officielle, le professionnel peut se reporter à la page Service-Public.fr dédiée au dispositif. En cas de doute sur l'opportunité de déclarer un événement ou sur les destinataires exacts à saisir selon l'organisation locale des transports, une vérification préalable auprès des services compétents reste la démarche la plus sûre.