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CERFA 14135-04 : Demande de reconnaissance pour la recherche de bacteries appartenant au genre vibrio et de l'herpes virus Oshv-1 chez les mollusques marins
Informations personnelles :
CERFA 14135-04 : Demande de reconnaissance pour la recherche de bacteries appartenant au genre vibrio et de l'herpes virus Oshv-1 chez les mollusques marins
Demande de reconnaissance pour la recherche de bacteries appartenant au genre vibrio et de l'herpes virus Oshv-1 chez les mollusques marins - Formulaire
Demander la reconnaissance pour vos analyses
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
À quoi sert le Cerfa 14135*04 pour les laboratoires intervenant sur les mollusques marins
Le Cerfa 14135*04 correspond à la demande de reconnaissance pour la recherche de bactéries appartenant au genre Vibrio et de l'herpès virus OsHV-1 chez les mollusques marins. Il s'adresse exclusivement aux professionnels, plus précisément aux laboratoires qui souhaitent être reconnus pour réaliser ce type d'analyses dans un cadre sanitaire encadré.
Le formulaire vise les analyses portant sur les bactéries Vibrio splendidus et Vibrio aestuarianus, ainsi que sur l'herpès virus OsHV-1, pour son génotype de référence et son génotype µvar. Ces recherches concernent directement la surveillance sanitaire des mollusques marins, notamment dans le contexte de surmortalités pouvant affecter certaines espèces d'huîtres.
La reconnaissance sollicitée n'est pas une simple formalité administrative. Elle permet à l'administration d'identifier les laboratoires disposant des compétences, des méthodes et des garanties requises pour intervenir sur ces analyses sensibles. Le dossier doit être adressé à la DRAAF, c'est-à-dire la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt, dont dépend le laboratoire.
Pour les structures qui veulent gagner du temps au moment de constituer leur dossier, Startdoc permet d'accéder à ce Cerfa dans une version prête à compléter, ce qui facilite la préparation de la demande sans perdre de vue les exigences propres aux laboratoires du secteur aquacole.
Un formulaire au croisement de la police sanitaire et de la reconnaissance technique
Ce Cerfa s'inscrit dans un dispositif de police sanitaire applicable aux animaux aquatiques et aux produits d'aquaculture. Il ne sert donc pas à déclarer une activité ordinaire, mais à demander une reconnaissance liée à un domaine analytique précis.
Le formulaire mentionne notamment plusieurs fondements juridiques et techniques :
- le règlement UE 175/2010 de la Commission du 2 mars 2010, pris pour l'application de la directive 2006/88/CE, concernant des mesures de lutte contre la surmortalité des huîtres de l'espèce Crassostrea gigas associée à la détection de l'OsHV-1 µvar,
- les articles L. 202-3 et R. 202-22 à R. 202-32 du code rural et de la pêche maritime,
- l'arrêté du 4 novembre 2008 relatif aux conditions de police sanitaire applicables aux animaux et produits d'aquaculture,
- la note de service DGAL du 15 mars 2012 modifiant une précédente note relative à l'appel à candidatures pour constituer un réseau de laboratoires reconnus.
En pratique, cette demande concerne un niveau de technicité élevé. Le laboratoire demandeur ne se borne pas à déclarer son identité. Il s'engage aussi sur ses méthodes, sur la compétence de ses équipes, et sur sa participation à des dispositifs d'évaluation technique.
Qui peut déposer la demande
Le formulaire vise les laboratoires susceptibles d'effectuer les essais relatifs à la recherche des agents pathogènes mentionnés chez les mollusques marins. Le responsable de l'établissement remplit et signe la demande au nom du laboratoire.
Les informations à renseigner permettent d'identifier clairement la structure :
- numéro SIRET,
- numéro d'accréditation COFRAC,
- raison sociale,
- adresse complète de l'établissement,
- identité du responsable du laboratoire,
- fonction, coordonnées téléphoniques et adresse électronique.
Le formulaire ne prévoit pas d'usage par un particulier, ni par une structure qui n'interviendrait pas dans ce champ analytique spécifique.
Le cadre juridique de la reconnaissance demandée
Une reconnaissance encadrée par le code rural et la réglementation sanitaire
Le Cerfa 14135*04 s'inscrit dans le régime juridique des laboratoires reconnus pour certaines analyses. Les références aux articles du code rural et de la pêche maritime montrent que l'administration attend des garanties concrètes en matière d'organisation, de qualité et de fiabilité des résultats.
La reconnaissance demandée semble ainsi relever d'une logique de contrôle public de la compétence des laboratoires lorsqu'ils interviennent dans des domaines présentant un enjeu sanitaire important pour la filière aquacole. Le laboratoire qui obtient cette reconnaissance peut alors être intégré à une liste ou à un réseau de structures reconnues, sous réserve du respect continu des exigences applicables.
Le lien avec les mesures de lutte contre les surmortalités d'huîtres
Le texte européen cité dans le formulaire rappelle le contexte sanitaire particulier des huîtres de l'espèce Crassostrea gigas. L'identification de l'OsHV-1, notamment sous sa forme µvar, fait partie des outils de surveillance et de gestion des épisodes de surmortalité. De même, la recherche de certaines bactéries du genre Vibrio participe à l'encadrement sanitaire de la production et de la surveillance des mollusques marins.
Cette dimension explique pourquoi le formulaire exige non seulement des informations administratives, mais aussi des engagements techniques précis. L'administration ne reconnaît pas uniquement une personne morale. Elle reconnaît un niveau de compétence appliqué à des méthodes d'analyse déterminées.
Données personnelles et droit d'accès
Le formulaire rappelle l'application de la loi du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés. Les réponses apportées au Cerfa peuvent donc faire l'objet d'un traitement de données à caractère personnel. Les personnes concernées disposent d'un droit d'accès et d'un droit de rectification auprès de l'organisme qui traite la demande.
Pour un laboratoire, cette mention est importante, notamment lorsque les coordonnées nominatives du responsable de l'établissement ou du laboratoire sont renseignées. Il convient de vérifier l'exactitude des données transmises avant l'envoi du dossier.
Comment remplir le Cerfa 14135*04 sans omission
Les informations d'identification du laboratoire
La première partie du formulaire porte sur l'identification du laboratoire. Elle doit être remplie avec soin, car toute erreur peut ralentir l'instruction du dossier ou créer une incertitude sur la structure qui sollicite la reconnaissance.
- Le numéro SIRET doit permettre d'identifier l'établissement avec précision.
- Le numéro d'accréditation COFRAC doit être indiqué si le laboratoire en dispose.
- La raison sociale doit correspondre à la dénomination officielle utilisée par la structure.
- L'adresse de l'établissement doit être complète, avec le cas échéant un complément d'adresse, le code postal et la commune.
Ces mentions doivent rester cohérentes avec les pièces justificatives susceptibles d'accompagner la demande.
L'identification du responsable du laboratoire
Le formulaire demande ensuite les coordonnées du responsable du laboratoire :
- nom et prénom,
- fonction dans l'établissement,
- numéro de téléphone fixe et mobile,
- adresse de messagerie électronique.
Il est conseillé d'indiquer des coordonnées professionnelles à jour, afin de faciliter les échanges avec la DRAAF en cas de demande de précision ou de complément.
Le type d'analyse pour lequel la reconnaissance est demandée
Le formulaire vise expressément les analyses de recherche de bactéries du genre Vibrio et de l'herpès virus OsHV-1 chez les mollusques marins. Le laboratoire doit donc vérifier que sa demande porte bien sur ce domaine précis, et non sur un autre champ analytique relevant d'un Cerfa différent.
Cette précision est essentielle, car la reconnaissance n'a pas vocation à couvrir de manière générale toutes les activités du laboratoire. Elle est liée à des analyses identifiées et à des méthodes reconnues par le ministre chargé de l'agriculture, par l'intermédiaire de la Direction générale de l'alimentation.
Les engagements à cocher selon la situation du laboratoire
La partie la plus sensible du formulaire concerne les engagements. Deux options sont prévues selon que le laboratoire a déjà participé ou non aux sessions de transfert de méthodes et aux tests de recherche conjoints organisés par le laboratoire national de référence, appelé LNR.
Le responsable coche l'une des mentions suivantes :
- soit il s'engage à suivre la formation dispensée par le LNR pour toutes les méthodes concernées et à participer aux essais interlaboratoires d'aptitude correspondants, si le laboratoire n'a pas encore participé aux sessions de transfert de méthodes et aux tests de recherche,
- soit il joint à sa demande les attestations de participation à ces sessions et tests, si le laboratoire y a déjà pris part.
Il faut donc faire correspondre la case cochée à la situation réelle du laboratoire. Une incohérence entre la case retenue et les pièces jointes peut fragiliser le dossier.
Quelles obligations le laboratoire accepte en signant la demande
La certification de l'exactitude des informations
En signant le Cerfa, le responsable de l'établissement certifie l'exactitude de l'ensemble des informations fournies. Cette déclaration engage le laboratoire. Il est donc prudent de relire l'intégralité du document avant signature, notamment les éléments d'identification, les coordonnées, le numéro SIRET, le numéro d'accréditation et les engagements cochés.
Le respect des critères réglementaires et techniques
Le signataire s'engage, dès la délivrance de la reconnaissance, à ce que le laboratoire et ses équipes respectent les critères fixés par les articles R. 202-22 à R. 202-32 du code rural et de la pêche maritime, ainsi que ceux applicables aux laboratoires d'analyse d'autocontrôles décrits dans l'arrêté au titre duquel la demande est faite.
Cet engagement implique une vigilance durable. La reconnaissance n'est pas uniquement obtenue au jour du dépôt. Elle suppose un maintien effectif des conditions qui ont justifié son octroi.
L'utilisation des méthodes reconnues
Le laboratoire s'engage également à réaliser les analyses de recherche selon les méthodes reconnues par le ministre chargé de l'agriculture. Il ne s'agit donc pas d'une liberté totale de méthode. Les pratiques analytiques doivent rester conformes au cadre fixé par l'administration et au dispositif de référence applicable au secteur.
Le maintien des compétences et la participation aux évaluations
Le formulaire prévoit expressément que le laboratoire doit entretenir en permanence sa compétence pour le type d'analyse concerné, notamment par la participation aux processus d'évaluations techniques liés à cette reconnaissance. Cela traduit une exigence de qualité continue. En matière sanitaire, la compétence doit être démontrée dans la durée, et pas seulement lors du dépôt initial.
L'obligation de demander une accréditation si elle devient obligatoire
Le signataire s'engage aussi à effectuer une demande d'accréditation pour tout domaine analytique pour lequel cette démarche serait rendue obligatoire. Cette mention est importante pour les laboratoires qui ne disposeraient pas encore d'une accréditation sur l'ensemble des domaines concernés. Elle signifie que le laboratoire doit suivre les évolutions réglementaires et s'y adapter.
L'information préalable en cas d'arrêt ou de suspension des analyses
Le formulaire prévoit enfin une obligation d'information en cas de décision d'arrêter ou de suspendre la réalisation des analyses d'autocontrôles objet de la reconnaissance. Le préfet de région, par l'intermédiaire de la DRAAF du lieu d'implantation de l'établissement, doit être informé au moins 3 mois à l'avance.
Ce délai figure expressément sur le formulaire. Il doit être pris en compte dans l'organisation interne du laboratoire, notamment si une réorientation d'activité ou une difficulté technique rend la poursuite des analyses incertaine.
Pièces, transmission du dossier et instruction administrative
À qui envoyer le Cerfa 14135*04
Le document doit être renvoyé à la DRAAF dont dépend le laboratoire. Cette indication figure clairement sur le formulaire. Le laboratoire doit donc identifier sa direction régionale compétente en fonction de son lieu d'implantation.
En cas de doute sur le service destinataire exact, il est préférable de vérifier les coordonnées auprès de la DRAAF concernée ou via la fiche officielle publiée sur Service-Public.fr.
Les documents à joindre selon le cas
Le contenu du dossier dépend de la situation du laboratoire. Le tableau ci-dessous aide à distinguer les cas les plus courants à partir des mentions figurant sur le Cerfa.
| Situation du laboratoire | Conséquence sur le dossier |
|---|---|
| Le laboratoire n'a pas encore participé aux sessions de transfert de méthodes et aux tests de recherche conjoints du LNR | Le responsable coche l'engagement de suivre la formation dispensée par le LNR et de participer aux essais interlaboratoires d'aptitude correspondants |
| Le laboratoire a déjà participé à ces sessions et tests | Le responsable coche la mention adaptée et joint les attestations de participation correspondantes |
Au-delà de ces éléments, il est conseillé de conserver une copie complète du dossier signé et des pièces transmises. Cette précaution est utile en cas de demande de complément, de contestation ou de suivi interne.
Le récépissé et le cadre réservé à l'administration
La seconde page du formulaire comporte un cadre réservé à l'administration, avec une mention de récépissé de demande de reconnaissance, la date de réception et l'espace destiné à la signature et au cachet. Cette partie n'a pas à être remplie par le demandeur.
Elle atteste que le dossier a bien vocation à faire l'objet d'un enregistrement par l'administration compétente. Le laboratoire a intérêt à pouvoir démontrer la date d'envoi ou de dépôt de sa demande, par tout moyen approprié.
Refus, retrait de reconnaissance et points de vigilance
Ce que risque le laboratoire en cas de manquement
Le formulaire précise que l'établissement pourra être retiré de la liste des laboratoires reconnus en cas de manquement à l'une des conditions mentionnées. Cette formule doit être prise au sérieux. Elle signifie que la reconnaissance peut ne pas être pérenne si le laboratoire cesse de respecter ses engagements ou les exigences réglementaires applicables.
Le risque n'est donc pas limité au refus initial de la demande. Il existe aussi un risque de retrait ultérieur si les conditions de compétence, de méthode ou d'organisation ne sont plus réunies.
Que faire en cas de refus ou de difficulté avec l'administration
Le formulaire ne détaille pas les voies de recours. En cas de refus de reconnaissance, de demande incomplète ou de difficulté d'instruction, le laboratoire peut utilement demander une motivation claire de la décision et se rapprocher de la DRAAF compétente pour comprendre les points bloquants.
Selon la situation, un recours administratif pourrait être envisagé, soit pour demander un réexamen, soit pour contester la décision. Comme les modalités précises ne figurent pas sur le Cerfa, il reste prudent de se référer à la notification reçue, ainsi qu'aux informations disponibles sur Service-Public.fr ou auprès d'un conseil juridique.
Les erreurs les plus sensibles à éviter
- remplir le formulaire avec des informations d'identification inexactes ou incomplètes,
- cocher une case d'engagement qui ne correspond pas à la situation réelle du laboratoire,
- omettre les attestations de participation lorsque le laboratoire a déjà suivi les sessions du LNR,
- ignorer les obligations futures liées aux méthodes reconnues ou à l'accréditation,
- négliger l'obligation d'information de la DRAAF en cas d'arrêt ou de suspension des analyses.
Pourquoi une relecture juridique et technique est utile
Ce Cerfa paraît court, mais il concentre des engagements lourds pour le laboratoire. Une simple erreur de case, une pièce manquante ou une formulation mal comprise peut avoir des conséquences sur la recevabilité du dossier ou sur la portée des obligations assumées par le signataire.
Avant l'envoi, il est donc utile de vérifier la cohérence entre le formulaire, les justificatifs disponibles, l'état des compétences internes, les éventuelles accréditations déjà obtenues et les exigences techniques imposées par le LNR et par la réglementation sanitaire applicable aux mollusques marins.
Ce qu'il faut retenir avant de déposer la demande
Le Cerfa 14135*04 permet à un laboratoire de demander sa reconnaissance pour la recherche de Vibrio splendidus, Vibrio aestuarianus et de l'OsHV-1 chez les mollusques marins. Il s'agit d'un formulaire spécialisé, destiné aux professionnels, dans un cadre de surveillance sanitaire et de police sanitaire de l'aquaculture.
La demande doit être adressée à la DRAAF compétente. Elle suppose de renseigner avec exactitude l'identité du laboratoire et de son responsable, puis de souscrire des engagements précis sur la formation, les méthodes, la compétence technique, l'accréditation si elle devient obligatoire, et l'information de l'administration en cas d'arrêt ou de suspension des analyses.
Avant signature, le point essentiel consiste à vérifier que le laboratoire est en mesure de respecter durablement l'ensemble des conditions associées à la reconnaissance sollicitée. Dans ce type de dossier, la qualité du formulaire compte autant que la réalité des capacités techniques qu'il décrit.