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Formulaire:

CERFA 14350-03 : Bilan de la mise en œuvre du document de gestion durable

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CERFA 14350-03 : Bilan de la mise en œuvre du document de gestion durable

CERFA 14350-03 : Bilan de la mise en œuvre du document de gestion durable

Le bilan de la mise en œuvre du document de gestion durable doit être fourni par les propriétaires forestiers ayant bénéficié d'une exonération partielle de droits de mutation à titre gratuit (donation ou succession) ou en matière d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), concernant des terrains en nature de bois et forêts. Le bilan doit être adressé tous les 10 ans à partir de l'exonération (avec une tolérance d'un délai de 6 mois) à la direction départementale des territoires et de la mer concernée (DDTM).

Déclarez votre bilan décennal forestier

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

À quoi sert le CERFA 14350*03, bilan décennal de la mise en œuvre du document de gestion durable

Le CERFA 14350*03 correspond au bilan décennal de la mise en œuvre du document de gestion durable applicable à certaines propriétés boisées. Il concerne les propriétaires forestiers, ou les groupements forestiers, ayant bénéficié d’une exonération partielle de droits de mutation à titre gratuit, en cas de donation ou de succession, ou d’une exonération au titre de l’ISF, pour des terrains en nature de bois et forêts.

Ce formulaire permet à l’administration de vérifier que les engagements pris en contrepartie de l’avantage fiscal ont bien été respectés au cours des dix années écoulées. Il ne s’agit donc pas d’une simple formalité déclarative. Le document sert à retracer la réalité des coupes et des travaux sylvicoles prévus par le document de gestion durable, puis effectivement réalisés sur la période concernée.

Le cadre juridique mentionné sur le formulaire renvoie notamment aux articles 281 H bis et suivants et 313 BL et suivants de l’annexe III du code général des impôts, ainsi qu’aux règles du code forestier relatives aux documents de gestion durable. En pratique, le bilan porte sur la mise en œuvre d’un plan simple de gestion, d’une adhésion à un règlement type de gestion, d’un code de bonnes pratiques sylvicoles, ou encore sur certaines situations liées à Natura 2000.

Le formulaire doit être adressé à l’administration compétente du lieu de situation de la propriété forestière. Sauf cas particulier, il s’agit de la direction départementale des territoires et de la mer, la DDTM. Pour les départements des Pays-de-la-Loire, le formulaire indique qu’il convient de l’adresser à la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt.

Qui est concerné

Le public visé est professionnel, mais la logique du dispositif dépend avant tout de la qualité de bénéficiaire d’une exonération fiscale forestière. Sont donc principalement concernés :

  • les propriétaires forestiers ayant obtenu une exonération partielle lors d’une transmission à titre gratuit,
  • les bénéficiaires d’une exonération en matière d’ISF lorsque le régime restait applicable,
  • les groupements forestiers, lorsque l’exonération porte sur des biens détenus dans ce cadre,
  • les représentants légaux ou personnes mandatées pour effectuer la déclaration.

Le déclarant doit être en mesure d’identifier précisément le bénéficiaire de l’exonération, le certificat fiscal délivré par l’administration, ainsi que le document de gestion durable applicable aux parcelles concernées.

Pourquoi ce bilan est déterminant

L’exonération fiscale attachée à des bois et forêts n’est pas dissociée d’un engagement de gestion durable. Le bilan décennal constitue la traduction administrative de cette exigence. Il permet d’apprécier si les interventions prévues ont bien été programmées, puis réalisées, et dans quelles proportions.

En cas de déclaration incomplète, imprécise ou incohérente, l’administration peut demander des compléments. Il est donc essentiel de réunir des informations fiables, en particulier lorsque la période examinée couvre plusieurs parcelles, plusieurs communes ou plusieurs opérations sylvicoles.

Pour les professionnels qui souhaitent gagner du temps sur ce type de formalité forestière et fiscale, Startdoc met à disposition le CERFA 14350*03 dans une version prête à compléter, afin de structurer plus facilement les informations attendues par l’administration.

Quand transmettre le bilan décennal et à quelle administration l’adresser

Le délai à respecter

La description officielle est claire : le bilan doit être adressé tous les 10 ans à compter de l’exonération, avec une tolérance de 6 mois. Le point de départ est donc la date de l’exonération fiscale accordée au bénéficiaire, et non la date d’un éventuel changement de gestionnaire ou la date d’une coupe réalisée plus tardivement.

Il est prudent d’anticiper la préparation du dossier. Un bilan décennal suppose souvent de retrouver des données anciennes, des références cadastrales, des prévisions initiales de coupe, ainsi que les justificatifs de réalisation effective. Attendre la toute fin du délai augmente le risque d’erreur ou d’oubli.

Où envoyer le CERFA 14350*03

Le formulaire doit être envoyé à l’autorité administrative du lieu de situation de la propriété forestière :

  • à la DDTM compétente, dans la plupart des départements,
  • à la DRAAF, si la propriété se situe dans l’un des départements des Pays-de-la-Loire, conformément à la mention figurant sur le formulaire.

Lorsque la propriété s’étend sur plusieurs communes, il convient de se référer au lieu de situation administrative retenu pour la propriété concernée par l’exonération. En cas de doute sur le bon service destinataire, une vérification préalable auprès de la DDTM ou via Service-Public.fr reste préférable avant l’envoi.

Tableau récapitulatif des repères de la démarche

Élément Information utile
Formulaire CERFA 14350*03
Objet Bilan décennal de la mise en œuvre du document de gestion durable
Public concerné Propriétaires forestiers et groupements forestiers bénéficiaires d’une exonération fiscale forestière
Périodicité Tous les 10 ans à compter de l’exonération
Tolérance annoncée 6 mois
Destinataire principal DDTM du lieu de situation de la propriété
Cas particulier DRAAF pour les départements des Pays-de-la-Loire

Comment remplir le CERFA 14350*03 sans omettre d’informations essentielles

1. Identifier le bénéficiaire de l’exonération

La première partie du formulaire porte sur l’identification et les coordonnées du bénéficiaire. Il faut renseigner le nom, ou la dénomination du groupement forestier, le prénom du bénéficiaire, sa date de naissance, son adresse complète, ses numéros de téléphone et son adresse électronique.

Cette rubrique doit permettre à l’administration de rattacher sans ambiguïté le bilan à la personne ou à la structure ayant bénéficié du régime fiscal dérogatoire. Si l’exonération concerne un groupement forestier, les éléments d’identification doivent être indiqués avec rigueur.

2. Compléter les coordonnées du déclarant ou de la personne à contacter

Le formulaire prévoit une zone distincte pour la personne qui remplit effectivement le dossier ou qui pourra répondre aux demandes de l’administration. Lorsqu’il s’agit d’un groupement forestier, cette partie doit être complétée également, avec notamment le numéro SIRET, l’identité de l’interlocuteur, son adresse et ses coordonnées.

Cette distinction est utile lorsque le bénéficiaire de l’exonération n’est pas la personne qui suit concrètement la gestion administrative ou technique de la forêt. Mieux vaut désigner un contact joignable, capable de produire rapidement les précisions demandées.

3. Indiquer le document de gestion durable applicable

Le cœur du formulaire consiste à préciser au titre de quelle garantie ou présomption de gestion durable les parcelles ont été gérées. Plusieurs situations sont prévues :

  • plan simple de gestion agréé par le CRPF,
  • adhésion à un règlement type de gestion, avec mention de l’organisme concerné et de la date d’approbation par le CRPF,
  • adhésion à un code de bonnes pratiques sylvicoles,
  • situation relevant de Natura 2000, si les conditions indiquées sur le formulaire sont réunies.

Les références doivent être reprises avec précision, notamment les numéros, dates d’agrément ou d’adhésion, et l’organisme compétent. Cette rubrique conditionne la lecture de tout le bilan, puisqu’elle permet de comprendre selon quel cadre de gestion les coupes et travaux devaient être réalisés.

4. Dresser la liste des coupes et travaux sur les dix dernières années

Le formulaire comporte un tableau consacré à la liste des coupes et travaux obligatoires prévus et réalisés sur les dix dernières années. C’est la partie la plus technique du document.

Pour chaque intervention, il faut renseigner :

  • la commune de situation et le lieu-dit,
  • le numéro de parcelle forestière,
  • la nature de la coupe ou le type de travaux,
  • l’année prévisionnelle de réalisation,
  • l’année de réalisation effective,
  • la surface ou le taux de prélèvement prévus,
  • la surface ou le taux de prélèvement réalisés,
  • les observations utiles.

L’objectif n’est pas seulement d’indiquer qu’une intervention a eu lieu, mais de permettre une comparaison entre ce qui était programmé et ce qui a été effectivement exécuté. Lorsque certaines opérations ont été adaptées, reportées ou partiellement réalisées, les observations peuvent aider à rendre le dossier plus lisible.

5. Mentionner les références du certificat d’exonération fiscale

Le formulaire demande ensuite de rappeler les références du certificat d’exonération fiscale établi par la direction départementale. Deux hypothèses sont visées :

  • le certificat Monichon,
  • le certificat ISF.

Il convient d’indiquer le numéro du certificat et sa date d’établissement. Ces éléments sont essentiels, car ils rattachent le bilan au fondement fiscal de l’obligation déclarative.

6. Ajouter des commentaires si nécessaire

Une zone libre permet de formuler des commentaires. Elle peut être utile pour signaler une particularité de gestion, une évolution de parcellaire, une difficulté d’exécution, ou toute explication susceptible d’éviter une mauvaise interprétation du tableau des travaux.

Il ne faut pas y multiplier les informations accessoires. En revanche, lorsqu’un écart existe entre les prévisions et les réalisations, une explication concise et factuelle peut sécuriser la lecture du dossier.

7. Signer et certifier l’exactitude des informations

La dernière partie impose au signataire de certifier qu’il a pouvoir pour représenter le déclarant, lorsqu’il agit comme représentant légal, et de certifier l’exactitude de l’ensemble des informations fournies. La date et la signature sont indispensables. Un formulaire non signé risque d’être considéré comme incomplet.

Préparer les pièces et informations avant la saisie

Documents utiles à réunir

Même si le formulaire ne détaille pas une liste de pièces jointes obligatoire dans les éléments fournis, il est conseillé de disposer en amont des documents permettant de remplir chaque rubrique sans approximation :

  • le certificat d’exonération fiscale concerné,
  • le document de gestion durable applicable, avec ses références exactes,
  • les données de parcelles, de communes et de lieux-dits,
  • les relevés ou documents de suivi des coupes et travaux réalisés sur la période décennale,
  • les coordonnées actualisées du bénéficiaire et, le cas échéant, du déclarant.

Une préparation documentaire sérieuse facilite la cohérence d’ensemble du dossier et limite les demandes ultérieures de régularisation.

Points de vigilance pratiques

  • Vérifier que les références cadastrales ou forestières correspondent bien aux parcelles ayant bénéficié de l’exonération.
  • Ne pas confondre année prévisionnelle et année effective de réalisation.
  • Employer des unités cohérentes pour les prélèvements et les surfaces, conformément au document de gestion.
  • S’assurer que la personne qui signe dispose bien du pouvoir nécessaire pour représenter le déclarant.
  • Relire l’ensemble avant envoi, notamment les dates, numéros de certificat et coordonnées.

Après l’envoi du bilan, ce que l’administration examine

Contrôle de la complétude du dossier

À réception, l’administration vérifie d’abord que le formulaire est exploitable, c’est-à-dire identifiable, daté, signé et suffisamment renseigné. La dernière page mentionne d’ailleurs une section réservée à l’administration, avec numéro de dossier, date de réception et calcul des taux de réalisation.

Analyse des taux de réalisation

Le formulaire prévoit un calcul des taux de réalisation en pourcentage, d’une part pour les coupes réalisées par rapport aux coupes prévues, d’autre part pour les travaux sylvicoles réalisés par rapport aux travaux prévus. Cela montre bien que l’administration ne s’arrête pas à une approche purement formelle. Elle cherche à mesurer la mise en œuvre effective du document de gestion durable.

Si certaines interventions prévues n’ont pas été exécutées, ou seulement de manière partielle, l’examen portera vraisemblablement sur les motifs fournis et sur la cohérence globale de la gestion menée pendant la période considérée.

Éventuelle demande de précisions

Lorsque le dossier comporte des zones d’ombre, le service instructeur peut demander des compléments. Il est donc utile de conserver une copie intégrale du formulaire envoyé, ainsi que les documents ayant permis de le remplir. Cette précaution facilite la réponse en cas de sollicitation ultérieure.

Références utiles pour sécuriser votre démarche

Le CERFA 14350*03 a pour identifiant DILA R36395. Sa dernière vérification DILA mentionnée est datée du 12 octobre 2020. La page de référence de l’administration est disponible sur Service-Public.fr, à l’adresse associée au formulaire.

Le document source mentionne également une notice d’information 51764 avant remplissage. Si cette notice n’est pas disponible dans les éléments fournis ici, il peut être utile de la rechercher auprès de l’administration compétente ou via les ressources officielles, afin de confirmer certains points techniques liés à la gestion forestière ou aux modalités déclaratives.

Dans tous les cas, ce bilan décennal doit être traité comme une formalité à enjeu fiscal et forestier. Plus les informations déclarées sont précises, plus le dossier sera lisible pour la DDTM ou la DRAAF compétente, ce qui réduit le risque de blocage administratif.