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Formulaire:

CERFA 14772-01 : Plan de cessation d'activité des pêcheurs en eau douce

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CERFA 14772-01 : Plan de cessation d'activité des pêcheurs en eau douce

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CERFA 14772-01 : Plan de cessation d'activité des pêcheurs en eau douce

CERFA 14772-01 : Plan de cessation d'activité des pêcheurs en eau douce

Permet au pêcheur professionnel en eau douce de demander une aide pour la cessation d'activité en raison de l'application du plan de gestion de l'anguille

Demandez l’aide pour cesser votre activité

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

Comprendre le CERFA 14772*01, plan de cessation d'activité des pêcheurs en eau douce

Le CERFA 14772*01 correspond à la demande d’aide pour la cessation d’activité de pêcheur professionnel en eau douce. Il s’adresse exclusivement aux professionnels concernés par les conséquences du plan de gestion de l’anguille, prévu par le règlement européen n° 1100/2007, et, selon les cas, par les interdictions de commercialisation et de consommation de poissons contaminés par les PCB.

Ce formulaire permet donc à un pêcheur professionnel en eau douce de solliciter une aide financière lorsqu’il met fin à son activité pour des raisons directement liées à ces restrictions réglementaires ou sanitaires. Il ne s’agit pas d’une simple formalité déclarative. Le document engage le demandeur sur sa situation professionnelle, son historique d’activité, la réalité de ses captures et son renoncement à poursuivre la pêche commerciale en eau douce après versement de l’aide.

Le dossier doit être adressé à la direction départementale des territoires, ou direction départementale des territoires et de la mer, du siège social de l’entreprise. L’administration instructrice vérifie notamment l’éligibilité du demandeur, les pièces justificatives produites et la cohérence des éléments économiques transmis.

Pour un formulaire aussi technique, une préparation sérieuse du dossier est essentielle. C’est précisément dans ce type de démarche spécialisée que Startdoc peut faciliter l’accès à un document déjà structuré, afin de limiter les oublis de rubriques et de sécuriser la constitution du dossier avant envoi.

À quoi sert concrètement ce formulaire

Le CERFA recense les informations nécessaires à l’étude de la demande d’aide, notamment :

  • l’identité du demandeur ou de l’entreprise,
  • la qualité du signataire,
  • les numéros d’identification, dont le SIRET et l’identification à la MSA,
  • la localisation des lots de pêche,
  • la nature de l’activité de pêche, à temps plein, pluri-active ou en cofermage,
  • les éventuelles aides déjà perçues au titre d’une reconversion ou d’une relocalisation,
  • les données économiques relatives aux captures et au chiffre d’affaires sur plusieurs années.

Le formulaire comprend aussi des engagements explicites du pêcheur, avec des conséquences directes sur le maintien ou non de son bail, de sa licence de pêche ou de son adhésion à une association de pêcheurs professionnels en eau douce.

Qui peut être concerné

Le dispositif vise les pêcheurs professionnels en eau douce. Plusieurs situations sont visées par le formulaire :

  • le pêcheur professionnel à temps plein,
  • le pêcheur pluri-actif,
  • le pêcheur associé avec un cofermier,
  • le pêcheur impacté par le plan de gestion de l’anguille,
  • le pêcheur touché par les interdictions liées à la contamination par les PCB.

La situation exacte du demandeur a une incidence sur les justificatifs à produire, sur la méthode d’évaluation de l’activité et, parfois, sur les effets juridiques de la cessation, en particulier en cas de cofermage.

Cadre juridique et portée des engagements du demandeur

Un formulaire rattaché à un dispositif réglementé

Le document officiel mentionne expressément le règlement européen n° 1100/2007 du Conseil du 18 septembre 2007, relatif à la reconstitution des stocks d’anguilles. Il s’inscrit aussi dans un contexte d’interdictions de commercialisation ou de consommation de certaines espèces contaminées par les PCB. Le CERFA n’ouvre donc pas un droit automatique à indemnisation. Il sert à demander une aide dans le cadre d’un dispositif encadré par l’administration compétente.

La dernière vérification DILA mentionnée pour cette fiche remonte au 23 septembre 2016. En pratique, il reste prudent de contrôler, avant dépôt, si le formulaire, les conditions du dispositif ou les coordonnées du service instructeur ont évolué, notamment via Service-Public.fr.

Les obligations assumées par le pêcheur

En signant le formulaire, le demandeur prend plusieurs engagements particulièrement importants. Il déclare notamment :

  • ne pas retirer sa demande après réception de la convention signée par les deux parties,
  • communiquer à l’administration les documents complémentaires nécessaires à l’instruction,
  • abandonner toute activité de pêche à des fins commerciales en eau douce à compter du paiement de l’aide,
  • ne plus adhérer à une association de pêcheurs professionnels en eau douce.

Ces engagements ne doivent pas être sous-estimés. La demande d’aide est ici liée à une sortie effective de l’activité, et non à une simple baisse temporaire ou à une suspension de l’exploitation.

Effets sur le bail ou la licence de pêche

Le formulaire attire clairement l’attention du demandeur sur les conséquences administratives de son choix :

  • si le pêcheur n’est pas associé à un cofermier, le paiement de l’aide peut entraîner la résiliation du bail ou le retrait de la licence de pêche par décision préfectorale,
  • si le pêcheur est associé à un cofermier, le bail peut être transféré à ce dernier, sauf si le cofermier souhaite lui aussi cesser son activité.

Cette précision est essentielle, car l’acceptation de l’aide s’accompagne d’une réorganisation, voire d’une extinction, des droits d’exploitation attachés à l’activité professionnelle.

Déclaration sur l’honneur et sanctions en cas de fausse déclaration

Le signataire atteste sur l’honneur l’exactitude des renseignements fournis et autorise l’administration à en vérifier la sincérité auprès des organismes compétents. Le formulaire vise également l’article 441-6 du code pénal en rappelant que la fausse déclaration expose à des sanctions pénales, avec en outre l’obligation de rembourser les sommes indûment perçues, assorties des intérêts au taux légal.

Il faut donc veiller à une parfaite cohérence entre le formulaire, les annexes comptables, les justificatifs sociaux, les licences, les baux et les déclarations antérieures.

Pièces justificatives à joindre au dossier

Le CERFA 14772*01 exige un dossier documenté. La qualité des pièces transmises conditionne l’instruction de la demande et limite le risque de rejet pour dossier incomplet.

Pièce demandée Utilité principale
RIB, RICE ou RIP Permettre le versement de l’aide par virement
Justificatif de cotisation MSA ou certificat de radiation Établir la situation sociale du demandeur
Copies des baux ou licences de pêche, ou justification d’activité en domaine privé Justifier le droit d’exercer l’activité de pêche
Carte la plus récente de l’association agréée de pêcheurs professionnels, avec timbres liés à l’anguille ou à la civelle Pièce requise si l’aide est demandée au titre du plan de gestion de l’anguille
Documents établissant une ancienneté de moins de 5 ans, le cas échéant Préciser la période d’activité réellement prise en compte
Avis d’imposition des 5 dernières années concernées Apprécier la situation fiscale et économique du demandeur
Documents comptables ou autres justificatifs du chiffre d’affaires de pêche Calculer l’activité moyenne sur la période retenue
Documents relatifs à la pluri-activité Évaluer la part du revenu issue de la pêche dans l’ensemble de l’activité
Tableaux de synthèse des captures par espèce et du chiffre d’affaires associé Présenter les données économiques de manière structurée
Attestations SNPE auprès de l’ONEMA, à défaut d’autres justificatifs Documenter les captures quand les pièces comptables font défaut

Cas des pêcheurs sans justificatifs comptables complets

Le formulaire prévoit une solution alternative pour les professionnels ne disposant pas de documents comptables suffisants. Un tableau spécifique permet alors de reconstituer le chiffre d’affaires à partir du poids des captures et d’une base de calcul par espèce. Sont notamment prévues des lignes pour les civelles, le saumon, l’omble chevalier, la truite, le sandre, les différentes catégories d’anguilles, le brochet ou encore les poissons blancs.

Cette possibilité ne dispense pas d’apporter tous les justificatifs disponibles. Elle permet surtout de ne pas bloquer totalement l’instruction lorsque les pièces comptables sont incomplètes ou indisponibles.

Comment remplir et déposer le CERFA 14772*01

Les informations d’identité à renseigner

La première partie du formulaire porte sur l’identification du demandeur. Il convient d’indiquer avec précision :

  • la raison sociale,
  • la qualité du signataire,
  • le nom et les prénoms,
  • la date et le lieu de naissance,
  • l’adresse complète,
  • le numéro SIRET,
  • le numéro d’identification à la MSA.

Si la demande est déposée au nom d’une structure, le signataire doit être en mesure de justifier de son pouvoir pour agir. Une discordance entre le nom figurant sur les pièces et le signataire effectif peut retarder l’instruction.

La description de l’activité de pêche

Le demandeur doit préciser la localisation du ou des lots de pêche et cocher la case correspondant à sa situation réelle. Il doit également indiquer s’il a déjà bénéficié d’une aide à la reconversion ou à la relocalisation en lien avec les PCB, ainsi que le montant perçu, lorsque cette information est applicable.

La partie économique est centrale. Les tableaux récapitulatifs doivent être remplis avec soin pour les années N-5 à N-1. Il faut distinguer les captures d’anguilles, les autres espèces impactées par les PCB et les autres espèces, ou utiliser le tableau de calcul prévu en l’absence de justificatifs comptables complets.

Le dépôt auprès du service compétent

Le formulaire doit être adressé à la direction départementale des territoires, ou à la direction départementale des territoires et de la mer, du siège social de l’entreprise. Le document officiel ne précise pas ici de délai uniforme de traitement ni de date limite générale. Il est donc conseillé de vérifier les modalités locales de réception du dossier et, en cas d’incertitude, de contacter le service instructeur avant l’envoi.

Le dossier doit être daté, signé et accompagné des pièces exigées. Le versement de l’aide est demandé par virement bancaire ou postal, avec le relevé d’identité correspondant.

Points de vigilance avant signature

Ne pas minimiser la portée de la cessation d’activité

Le dispositif suppose un arrêt de la pêche commerciale en eau douce à compter du paiement de l’aide. Cette conséquence est substantielle. Avant de signer, le professionnel doit mesurer l’impact sur son exploitation, ses droits de pêche, sa situation sociale et ses éventuelles activités connexes.

Soigner la cohérence des données financières

L’administration peut être particulièrement attentive à la cohérence entre :

  • les avis d’imposition,
  • les documents comptables,
  • les tableaux de captures,
  • les déclarations faites dans le cadre du suivi national de la pêche aux engins,
  • les revenus provenant d’autres activités en cas de pluri-activité.

Une variation importante d’une année à l’autre n’interdit pas nécessairement l’accès à l’aide, mais elle doit pouvoir être expliquée. Le formulaire évoque d’ailleurs la possibilité de justifier la non prise en compte d’une année validée comme exceptionnelle.

Vérifier le cas particulier du cofermage

Lorsque le demandeur est associé à un cofermier, la situation doit être analysée avec attention. Le transfert du bail au profit du cofermier qui poursuit l’activité peut produire des effets juridiques durables. Il convient donc de s’assurer que la case correspondante est cochée en pleine connaissance de ses conséquences, et que la situation entre les coexploitants est clairement établie.

Refus, demande de complément, contestation

En cas de dossier incomplet

Le premier risque, en pratique, est la demande de pièces complémentaires. L’administration peut solliciter tout document utile à l’instruction. Il est donc préférable de conserver une copie intégrale du dossier transmis, y compris des tableaux de calcul et des justificatifs annexés.

En cas de refus de l’aide

Si l’aide est refusée, les voies de recours dépendront de la décision notifiée et de son fondement. En principe, il peut être utile d’examiner :

  • la motivation du refus,
  • l’existence d’un document manquant ou jugé insuffisant,
  • une erreur matérielle dans les informations transmises,
  • une contestation sur l’éligibilité ou sur l’évaluation de l’activité de pêche.

Selon le contenu de la décision, un recours administratif gracieux ou hiérarchique peut parfois être envisagé avant toute démarche contentieuse. En l’absence d’indication suffisante dans le formulaire lui-même, il reste prudent de se reporter à la notification reçue et aux informations disponibles sur Service-Public.fr.

Pourquoi conserver toutes les preuves

Dans une procédure liée à la cessation d’activité, chaque élément peut avoir une portée importante, identité professionnelle, justificatifs de pêche, comptabilité, revenus annexes, statut social, droits de bail. Conserver les copies, les accusés de réception et tout échange avec le service instructeur est indispensable, tant pour suivre l’avancement du dossier que pour défendre ses droits en cas de difficulté.

Ce qu’il faut retenir pour utiliser ce formulaire

Le CERFA 14772*01 est un formulaire ciblé, destiné aux pêcheurs professionnels en eau douce qui demandent une aide pour cesser leur activité dans un cadre réglementaire précis. Son remplissage ne se limite pas à une identification administrative. Il suppose de démontrer la réalité de l’activité, son impact économique, la situation sociale du demandeur et son engagement ferme à mettre fin à la pêche commerciale en eau douce.

Un dossier solide repose sur trois points, la précision des informations déclarées, l’exhaustivité des pièces justificatives et la compréhension des effets juridiques de la cessation. Avant tout envoi, une relecture complète du formulaire et des annexes reste la meilleure garantie pour éviter un retard d’instruction ou une contestation ultérieure.