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CERFA 14854-03 : Proposition de réserve de l'organisation de producteurs ou navire donneur
Informations personnelles :
CERFA 14854-03 : Proposition de réserve de l'organisation de producteurs ou navire donneur
Proposition de réserve de l'organisation de producteurs ou navire donneur - Formulaire
Formalisez votre proposition de réserve
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
Comprendre le CERFA 14854*03, proposition de réserve de l'organisation de producteurs ou navire donneur
Le CERFA 14854*03, référencé par la DILA sous l'identifiant R49139, sert à formaliser une proposition de réserve de l'organisation de producteurs ou navire donneur dans le secteur des pêches maritimes. Il s'adresse à un public professionnel, en particulier aux armateurs, organisations de producteurs, comités des pêches et représentants habilités impliqués dans des demandes de transfert de capacités ou d'éligibilités.
Ce formulaire s'inscrit dans le cadre du code rural et de la pêche maritime, article R 921-32. Il doit être transmis à la DDTM, à la DML ou à la DIRM du port d'immatriculation du navire receveur. Son objet est précis : permettre à l'autorité administrative d'examiner la proposition d'une réserve mobilisable ou d'un navire donneur dans le cadre d'un transfert concerné.
Le document officiel a été mis à jour en octobre 2017, et sa dernière vérification DILA mentionnée est datée du 25 octobre 2017. Aucune notice distincte n'est associée à ce CERFA, ce qui rend une lecture attentive de chacune des rubriques d'autant plus importante.
Dans la pratique, ce formulaire intervient dans un domaine technique où les notions de tonnage, puissance, capacités, réserve nationale, réserve hors OP ou réserve de l'OP ont des conséquences concrètes sur l'exploitation du navire et sur la recevabilité de la demande. Une erreur de qualification, une case mal cochée ou une incohérence entre le navire receveur et le navire donneur peut compliquer l'instruction.
Pour les professionnels qui souhaitent gagner du temps sur la préparation du dossier, Startdoc met à disposition ce CERFA dans une version pré-remplie et structurée, ce qui peut sécuriser la saisie des informations essentielles avant transmission à l'administration compétente.
Dans quels cas utiliser ce formulaire
Une formalité liée aux transferts de capacités ou d'éligibilités
Le CERFA 14854*03 n'est pas un formulaire général de gestion de flotte. Il correspond à une situation ciblée : la proposition de réserve par une organisation de producteurs, ou la désignation d'un navire donneur, pour appuyer une demande de transfert concernant un navire receveur.
Le formulaire fait clairement apparaître une demande de transfert concernée, avec mention du numéro d'immatriculation du navire receveur et du type d'autorisation visé. Il permet donc à l'administration de rattacher la proposition de réserve à une opération déterminée, et non à une déclaration abstraite.
Les hypothèses prévues par le formulaire
Le contenu du CERFA montre qu'il peut être mobilisé dans plusieurs situations, notamment lorsque la proposition repose sur :
- un navire sorti de flotte, avec indication de la date de sortie, et selon qu'il y ait eu ou non aide publique,
- un changement de façade maritime, lorsque le navire donneur est immatriculé dans un quartier incompatible avec la pêcherie sur laquelle le transfert d'éligibilité est sollicité,
- un autre motif, à condition de le préciser de façon claire.
Le formulaire permet aussi de distinguer le type de réserve sollicité :
- la réserve nationale,
- la réserve hors OP,
- la réserve de l'organisation de producteurs.
Il peut s'agir d'un transfert provisoire, avec date de début et de fin de période, ou d'un transfert définitif, à partir d'une date donnée.
Les professionnels concernés
Ce CERFA vise principalement :
- les armateurs de navires de pêche,
- les organisations de producteurs,
- les comités des pêches,
- les représentants habilités qui disposent du pouvoir de signer au nom du demandeur ou du détenteur de la réserve.
Le formulaire prévoit en effet plusieurs niveaux d'intervention, avec la signature de l'armateur du navire donneur ou de son représentant, et le visa de l'organisation de producteurs dont dépend la réserve ou le navire donneur.
Le cadre juridique et administratif du CERFA 14854*03
Le fondement mentionné sur le document
Le formulaire vise expressément le code rural et de la pêche maritime, article R 921-32. Cette référence situe la formalité dans le régime administratif applicable à la gestion des capacités et autorisations liées à la pêche maritime professionnelle.
Sans ajouter de règle qui ne figurerait pas sur le document, il faut retenir que ce CERFA n'est pas un simple support informatif. Il constitue une pièce de procédure destinée à être examinée par les services compétents dans le cadre de l'instruction d'une demande. Les informations qui y figurent engagent donc leurs signataires.
Les services destinataires
Le formulaire précise qu'il doit être transmis à la DDTM, à la DML ou à la DIRM du port d'immatriculation du navire receveur. Ce point est central. Même si la réserve provient d'une organisation de producteurs ou d'un navire donneur distinct, la compétence administrative se rattache ici au navire receveur.
Avant l'envoi, il est prudent de vérifier l'interlocuteur territorialement compétent et les modalités pratiques de dépôt, notamment si le service demande un envoi papier, une transmission électronique ou la remise d'un dossier complet accompagné de pièces justificatives.
La portée des signatures
Le CERFA comprend des déclarations sur l'honneur et des certifications d'exactitude. Le signataire du cadre réservé à la signature du demandeur certifie avoir pouvoir pour représenter celui-ci dans le cadre de la formalité et certifie l'exactitude de l'ensemble des informations fournies.
Le visa de l'organisation de producteurs constitue, quant à lui, un avis favorable lorsque la case correspondante est cochée. Ce visa ne doit pas être traité comme une simple formalité matérielle. Il peut faire partie des éléments pris en compte dans l'analyse administrative du dossier.
Comment remplir le CERFA 14854*03 sans se tromper
Identifier précisément le navire objet de la demande
Le formulaire demande une description du navire objet de la demande. Il convient d'y renseigner :
- le numéro d'immatriculation,
- le quartier,
- le nom du navire,
- l'organisation de producteurs ou le comité des pêches,
- la longueur hors tout,
- la jauge,
- la puissance.
Ces données doivent être cohérentes avec les documents du navire et avec les informations détenues par l'administration. Toute discordance entre immatriculation, quartier ou caractéristiques techniques peut ralentir le traitement.
Préciser les capacités sollicitées
Le CERFA distingue les capacités demandées selon plusieurs colonnes, avec notamment le nombre, les UMS et les kW. Le formulaire fait apparaître la logique suivante :
- les capacités du navire sollicitées,
- les capacités des réserves sollicitées,
- la nature de la réserve sollicitée.
La précision des unités est essentielle. Il ne suffit pas d'indiquer une intention générale de transfert. Le dossier doit permettre à l'administration d'identifier l'étendue exacte des droits, du tonnage et de la puissance concernés.
Distinguer transfert provisoire et transfert définitif
Le formulaire impose un choix entre :
- un transfert provisoire, avec une date de début et une date de fin de période,
- un transfert définitif, prenant effet à partir d'une date indiquée.
Ce choix n'est pas neutre. Il a une incidence directe sur la nature de la proposition faite et sur les suites administratives possibles. Il convient donc de s'assurer que le type de transfert retenu correspond bien à la situation réelle du navire receveur et du navire donneur, ou de la réserve mobilisée.
Motiver le choix du navire donneur
Le formulaire comporte une rubrique dédiée au motif du choix du navire donneur. Ce point mérite une attention particulière. Une motivation trop vague peut fragiliser la compréhension du dossier par l'administration.
Lorsque le motif repose sur une sortie de flotte, il faut mentionner la date correspondante et préciser s'il y a eu aide publique ou non. En cas de changement de façade maritime, il est utile de rédiger un motif suffisamment explicite pour faire apparaître l'incompatibilité du quartier d'immatriculation avec la pêcherie concernée. Si l'on coche la case autres, la justification doit être rédigée de façon intelligible, concrète et vérifiable.
Renseigner le transfert concerné
La rubrique relative à la demande de transfert concernée doit être remplie avec rigueur. Elle comprend :
- le numéro d'immatriculation du navire receveur,
- le type d'autorisation.
Cette partie permet à l'administration de relier la proposition de réserve à une demande identifiable. Il faut donc éviter toute ambiguïté sur le navire bénéficiaire final du transfert.
Soigner les signatures et cachets
Le document prévoit plusieurs zones de validation. Selon la situation, doivent apparaître :
- la signature de l'armateur du navire donneur ou de son représentant,
- le visa de l'organisation de producteurs dont dépend la réserve ou le navire donneur,
- la date, le cachet si nécessaire, et l'identité du signataire.
Un dossier non signé, signé par une personne non habilitée, ou dépourvu du cachet attendu pour une société, peut être considéré comme incomplet.
Pièces, vérifications et points de vigilance avant dépôt
Ce que l'administration cherchera à comprendre
Même en l'absence de notice jointe au CERFA, la structure du formulaire permet d'identifier les points sensibles de l'instruction. Le service compétent cherchera en général à vérifier :
- l'identité du navire receveur et du navire donneur,
- la cohérence des capacités mentionnées,
- la nature exacte de la réserve sollicitée,
- la réalité du motif invoqué,
- la qualité du signataire,
- l'accord ou l'avis favorable de l'organisation de producteurs lorsque le formulaire l'exige.
Tableau de contrôle avant transmission
| Point à vérifier | Pourquoi c'est important |
|---|---|
| Numéro d'immatriculation du navire objet de la demande | Permet d'identifier sans équivoque le navire concerné |
| Quartier, nom du navire, OP ou comité des pêches | Assure la cohérence administrative du dossier |
| Longueur, jauge, puissance | Conditionne l'analyse technique des capacités |
| Nature du transfert, provisoire ou définitif | Détermine le régime temporel de la demande |
| Réserve sollicitée, nationale, hors OP ou OP | Oriente l'examen juridique et administratif du transfert |
| Motif du choix du navire donneur | Justifie la proposition faite à l'administration |
| Immatriculation du navire receveur et type d'autorisation | Rattache le formulaire à une demande précise |
| Signatures, date, cachet si nécessaire | Conditionne la validité formelle du document |
Les erreurs les plus fréquentes
Dans ce type de démarche, certaines difficultés reviennent souvent :
- confondre le navire objet de la demande, le navire donneur et le navire receveur,
- indiquer des capacités sans préciser clairement les UMS et les kW,
- cocher plusieurs options de réserve sans explication suffisante,
- oublier de préciser la période en cas de transfert provisoire,
- fournir un motif trop général dans la rubrique autres,
- faire signer le document par une personne dont le pouvoir de représentation n'est pas établi.
Ces points n'impliquent pas nécessairement un rejet automatique, mais ils peuvent entraîner des demandes de compléments, une mise en attente du dossier, voire une décision défavorable si les incohérences persistent.
Dépôt du formulaire et traitement par l'administration
Où envoyer le CERFA 14854*03
Le formulaire doit être adressé à la DDTM, à la DML ou à la DIRM compétente pour le port d'immatriculation du navire receveur. Ce rattachement territorial doit être respecté, même lorsque le navire donneur ou l'organisation de producteurs relèvent d'un autre secteur.
Comment constituer un dossier cohérent
Le CERFA doit être transmis avec un niveau de lisibilité suffisant pour permettre l'instruction. En pratique, il est recommandé de :
- vérifier l'ensemble des informations d'identification des navires,
- relire les données techniques relatives au tonnage et à la puissance,
- justifier clairement le motif de recours à la réserve ou au navire donneur,
- joindre toute pièce utile demandée localement par le service compétent,
- conserver une copie complète du formulaire signé.
Comme aucune notice n'est associée au document, il peut être utile de prendre attache avec le service instructeur en amont si un doute subsiste sur les pièces complémentaires attendues ou sur la manière de renseigner une rubrique technique.
Ce que comporte la partie réservée à l'administration
Le CERFA comporte une section explicitement réservée à l'administration, avec notamment :
- la date de réception,
- la date de saisie SISAAP,
- le numéro de dossier.
Le demandeur ne doit rien inscrire dans cette zone. Cette mention figure clairement sur le document. Il faut donc veiller à ne pas la compléter, même partiellement.
Droits du demandeur, protection des données et responsabilités
Le droit d'accès et de rectification
Le formulaire rappelle l'application de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés. Les données nominatives portées dans le CERFA ouvrent un droit d'accès et de rectification auprès des services compétents du lieu de dépôt de la demande.
Concrètement, si une donnée personnelle ou nominative est inexacte, incomplète ou obsolète, la personne concernée peut demander sa correction auprès du service qui instruit ou conserve le dossier.
La responsabilité liée aux déclarations effectuées
La signature du formulaire ne se limite pas à une validation matérielle. Elle vaut certification de l'exactitude des informations fournies et affirmation du pouvoir de représentation du signataire. Il est donc important de ne pas signer un CERFA incomplet, non relu ou reposant sur des données non vérifiées.
Dans un secteur aussi réglementé que celui de la pêche maritime professionnelle, la fiabilité des informations déclarées a une portée concrète sur l'examen des droits et autorisations demandés.
Que faire en cas de difficulté, de refus ou de demande de complément
Réagir rapidement à une demande de l'administration
Si le service instructeur estime le dossier incomplet ou insuffisamment clair, il peut demander des précisions ou des pièces complémentaires. Dans ce cas, il est préférable de répondre rapidement, avec des éléments ordonnés et cohérents, afin d'éviter que la demande ne reste en suspens.
Une réponse utile consiste souvent à reprendre, point par point, les rubriques concernées du CERFA, en corrigeant les erreurs matérielles et en complétant la motivation lorsque cela est demandé.
En cas de refus
Le formulaire lui-même ne détaille pas les voies de recours, ni les délais applicables. En l'absence d'indication plus précise sur le document, il convient de se référer à la décision de refus notifiée par l'administration, qui doit en principe mentionner les modalités de contestation ou, à défaut, d'interroger le service compétent.
Selon la situation, un professionnel peut envisager :
- un échange avec le service instructeur pour comprendre le motif exact du refus,
- une régularisation si le rejet repose sur un dossier incomplet ou une erreur matérielle,
- un recours administratif si la décision paraît contestable,
- un recours contentieux dans les conditions indiquées par la décision reçue ou par les textes applicables.
Lorsqu'un enjeu économique important dépend du transfert sollicité, il peut être prudent de se faire accompagner afin d'évaluer la stratégie la plus adaptée.
Ce qu'il faut retenir pour sécuriser votre démarche
Le CERFA 14854*03 est un formulaire technique, destiné aux professionnels de la pêche maritime, qui sert à formaliser une proposition de réserve de l'organisation de producteurs ou d'un navire donneur dans le cadre d'un transfert lié à un navire receveur.
Pour qu'il soit exploitable par l'administration, il faut porter une attention particulière à cinq éléments :
- l'identification exacte des navires,
- la cohérence des capacités mentionnées en nombre, UMS et kW,
- la qualification correcte du type de réserve sollicitée,
- la motivation du recours au navire donneur ou à la réserve,
- les signatures et visas requis.
Comme le document ne comporte pas de notice associée, la prudence consiste à vérifier chaque rubrique avant dépôt et, en cas d'incertitude, à consulter la fiche officielle Service-Public.fr ou le service instructeur compétent. Dans ce domaine, un formulaire bien préparé facilite non seulement l'instruction du dossier, mais aussi la sécurisation juridique de l'opération envisagée.