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Formulaire:

CERFA 14942-02 : Demande de licence individuelle d'exportation de matériels de guerre et matériels assimilés

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CERFA 14942-02 : Demande de licence individuelle d'exportation de matériels de guerre et matériels assimilés

CERFA 14942-02 : Demande de licence individuelle d'exportation de matériels de guerre et matériels assimilés

Demande de licence individuelle d'exportation de matériels de guerre et matériels assimilés - Formulaire

Demander une licence d’exportation de matériels

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

Comprendre le CERFA 14942*02 pour l'exportation de matériels de guerre

Le CERFA 14942*02 correspond à la demande de licence individuelle d'exportation de matériels de guerre et matériels assimilés. Il s'agit d'un formulaire administratif destiné aux professionnels qui interviennent dans des opérations sensibles relevant du secteur de la défense. Le document est identifié par la DILA sous le numéro R32320, avec une dernière vérification officielle mentionnée au 19 mars 2020.

Ce formulaire est établi sous l'autorité de la Direction générale de l'armement et de la Direction générale des douanes et droits indirects. Il permet de solliciter une autorisation administrative pour certaines opérations d'exportation, et le modèle officiel vise également, selon les cases à cocher, certaines demandes de transfert de produits liés à la défense.

En pratique, ce CERFA ne concerne pas une formalité courante de commerce extérieur. Il s'inscrit dans un cadre réglementaire renforcé, compte tenu de la nature des biens concernés. L'administration attend donc un niveau élevé de précision sur les parties à l'opération, les pays impliqués, la destination des matériels, leur valeur et leur qualification technique.

Le formulaire se compose de plusieurs éléments :

  • un feuillet n° 1, consacré à l'identification de la demande, du demandeur, des exportateurs, des clients, des destinataires et des caractéristiques générales de l'opération ;
  • un feuillet n° 2, centré sur le détail des fournitures ;
  • des feuillets additionnels, utiles notamment en cas de demande multi-exportateurs ;
  • des annexes dédiées aux pays, clients, premiers destinataires, destinataires finaux, intermédiaires et fournitures complémentaires.

Le niveau de détail demandé montre bien la finalité du document : permettre à l'administration de contrôler l'opération envisagée dans son ensemble, depuis l'identité du demandeur jusqu'à la destination finale des matériels.

Dans quels cas utiliser ce formulaire

Le CERFA 14942*02 est utilisé lorsqu'une entreprise ou un professionnel doit demander une licence individuelle pour une opération touchant à des matériels de guerre ou à des matériels assimilés. Le formulaire mentionne aussi, dans son intitulé interne, la possibilité de demander une licence de transfert de produits liés à la défense, avec une note précisant que l'autorisation est également applicable au transfert des satellites et des lanceurs spatiaux en application de l'article L.2335-18 du code de la défense.

Le recours à ce document peut donc concerner des opérations variées, par exemple :

  • la fourniture de matériels ;
  • une étude ou un développement ;
  • une sous-traitance ;
  • un transfert de technologie ;
  • une cession de licence de fabrication ;
  • un transfert de fabrication et d'assemblage ;
  • une coopération industrielle ;
  • une opération déclarée sous une autre nature, à préciser dans le formulaire.

Le document distingue aussi les opérations temporaires et définitives. Lorsqu'il s'agit d'une exportation ou d'un transfert temporaire, un délai de retour doit être indiqué en mois. Cette distinction n'est pas secondaire : elle influe directement sur la manière de présenter les fournitures et sur l'appréciation administrative du dossier.

Le formulaire doit être envisagé avec prudence. Il ne suffit pas qu'un produit soit exporté par un professionnel du secteur pour que le CERFA soit automatiquement approprié. La qualification exacte du matériel, sa catégorie, sa destination et le régime juridique applicable doivent être vérifiés au préalable. En cas d'hésitation, il est préférable de consulter la fiche officielle Service-Public.fr liée à la référence R32320 ou de se rapprocher de l'administration compétente.

Le cadre juridique de la demande de licence

Une autorisation préalable pour des biens sensibles

L'exportation de matériels de guerre et de matériels assimilés relève d'un régime d'autorisation. Cela signifie que l'opération ne peut pas être conduite librement sur la seule base d'un contrat commercial ou d'une commande étrangère. La licence individuelle sollicitée par ce CERFA constitue une pièce centrale du dispositif de contrôle.

Ce cadre vise à concilier activité économique, souveraineté, sécurité nationale, engagements internationaux de la France et contrôle des flux de biens sensibles. L'administration examine donc non seulement la nature des matériels, mais aussi l'identité des intervenants et la cohérence globale de l'opération déclarée.

Les autorités impliquées

Le formulaire fait apparaître deux autorités administratives majeures :

  • la Direction générale de l'armement, en raison de la nature des matériels et de l'expertise de défense requise ;
  • la Direction générale des douanes et droits indirects, compte tenu des implications douanières et du contrôle des flux à l'exportation.

Cette double référence rappelle que la demande de licence ne se limite pas à un simple enregistrement administratif. Elle se situe à l'intersection du droit de la défense, du droit douanier et du contrôle des exportations.

Les notions à distinguer dans le formulaire

Le CERFA invite à distinguer plusieurs acteurs et plusieurs étapes géographiques de l'opération. Cette distinction est juridiquement importante :

  • le demandeur, qui peut intervenir comme maître d'oeuvre, mandataire, vendeur ou autre qualité à préciser ;
  • l'exportateur ou fournisseur, identifié notamment par son numéro EORI ;
  • le client ;
  • le premier destinataire ;
  • le destinataire final ;
  • l'intermédiaire, s'il en existe ;
  • le pays client, le pays de première destination, le pays de destination finale et le pays intermédiaire.

Ces informations ne doivent pas être confondues. Une erreur sur l'identité du destinataire final, sur la chaîne contractuelle ou sur le pays de destination peut fragiliser tout le dossier.

Comment remplir correctement le CERFA 14942*02

Les informations d'identification du dossier

Le numéro de licence est réservé à l'administration. Il ne doit donc pas être renseigné par le demandeur. Dès l'ouverture du formulaire, il convient de cocher avec soin la nature de la demande, en particulier lorsqu'il faut distinguer entre exportation de matériels de guerre et transfert de produits liés à la défense.

La case relative à la qualité du demandeur doit être choisie avec précision : maître d'oeuvre, mandataire, vendeur ou autre. Ce point permet à l'administration d'identifier le rôle exact de l'entreprise dans l'opération projetée.

Les données relatives aux acteurs de l'opération

Le formulaire exige les noms et adresses des différents intervenants, ainsi que le numéro EORI de l'exportateur ou du fournisseur. Lorsque plusieurs exportateurs sont concernés, il faut utiliser la mécanique de demande multi-exportateurs et préciser le nombre de feuillets additionnels.

Les clients, premiers destinataires, destinataires finaux et intermédiaires peuvent être des services étatiques ou des sociétés. Dans chaque cas, les renseignements doivent être suffisamment détaillés pour permettre une identification claire. Lorsque l'espace du formulaire principal est insuffisant, les annexes correspondantes prennent le relais.

Les pays à mentionner

Le découpage par pays répond à une logique de traçabilité. Il faut identifier :

  • le ou les pays clients ;
  • le ou les pays de première destination ;
  • le ou les pays de destination finale ;
  • le ou les pays intermédiaires.

Lorsque plusieurs pays sont impliqués, l'annexe n° 1 est prévue pour détailler cette chaîne géographique. Il est essentiel de conserver une cohérence totale entre les pays déclarés et les acteurs mentionnés dans les autres annexes.

La désignation de l'opération et la valeur

La case 10.a prévoit une désignation générale de l'opération. Cette rubrique doit être rédigée avec clarté, sans formule vague. L'objectif est de faire apparaître la nature économique et technique de l'opération. La case 10.b demande la valeur totale. Lorsque le montant est exprimé en devise, le formulaire précise qu'il faut indiquer la contre-valeur en euros.

La nature de l'opération doit ensuite être cochée parmi les options proposées. Là encore, le choix doit être fidèle à la réalité contractuelle. Une qualification approximative peut entraîner des demandes de précision, voire un blocage du traitement du dossier.

Le détail des fournitures

Le feuillet n° 2 est déterminant. Il sert à détailler les fournitures avec plusieurs informations techniques et financières, notamment :

  • la désignation du matériel ;
  • la référence technique ;
  • les informations complémentaires ;
  • la catégorie ML ;
  • l'unité de mesure ;
  • la quantité ;
  • la devise ;
  • le prix unitaire ;
  • le prix total ;
  • la valeur pour douane ;
  • le caractère temporaire ou définitif ;
  • le délai de retour, le cas échéant.

Pour une demande sérieuse, la description des matériels doit être homogène avec les documents commerciaux et techniques disponibles. Chez Startdoc, l'intérêt d'un formulaire pré-rempli sur ce type de CERFA est justement d'aider les professionnels à structurer les informations sensibles sans oublier une rubrique essentielle au contrôle administratif.

Pièces, annexes et éléments à préparer avant le dépôt

Le formulaire ne comporte pas, dans les informations ici disponibles, de notice détaillant une liste officielle et exhaustive de pièces jointes. Cela impose une vigilance particulière. Le demandeur doit préparer l'ensemble des éléments permettant d'étayer la demande et de justifier les informations renseignées.

À partir de la structure même du CERFA, plusieurs catégories d'éléments apparaissent comme essentielles à réunir :

Élément à préparer Utilité dans le dossier
Identité complète du demandeur Qualifier le rôle exact de l'entreprise dans l'opération
Numéro EORI de l'exportateur ou fournisseur Identifier l'opérateur dans le cadre douanier
Coordonnées des clients, destinataires et intermédiaires Permettre le contrôle des parties impliquées
Liste précise des pays concernés Assurer la traçabilité géographique de l'opération
Description technique des fournitures Qualifier juridiquement et techniquement les matériels
Valeur totale et détails financiers Permettre l'examen économique et douanier du dossier
Annexes adaptées Compléter le formulaire principal lorsque plusieurs intervenants ou fournitures sont concernés

Il est conseillé de vérifier également la cohérence entre le CERFA, les éventuels contrats, devis, bons de commande, documents techniques et pièces d'identification des sociétés concernées. Même si la notice associée n'est pas mentionnée, l'administration peut avoir besoin d'éléments complémentaires pour instruire utilement la demande.

Dépôt de la demande et suivi du dossier

Avant l'envoi, relire la cohérence globale

Le dépôt d'une demande de licence pour des matériels de guerre ne doit pas être abordé comme une formalité standard. Avant transmission, une relecture complète est indispensable. Il faut notamment vérifier :

  • la concordance entre les feuillets principaux et les annexes ;
  • la cohérence entre les pays et les intervenants ;
  • la lisibilité des désignations techniques ;
  • la cohérence entre quantités, unités, prix unitaires et prix totaux ;
  • la signature, la date et le cachet du demandeur.

Le formulaire prévoit en effet une rubrique spécifique pour la date, la signature et le cachet du demandeur. Un dossier non signé ou incomplet a de fortes chances d'être retardé, voire écarté dans l'attente de régularisation.

Où trouver la référence officielle

Pour confirmer l'actualité du formulaire et accéder à la fiche administrative correspondante, il convient de se reporter à la page officielle Service-Public.fr associée à la référence R32320. Cette vérification est importante, car la réglementation applicable aux exportations de défense est sensible et peut évoluer.

Après le dépôt

Les informations disponibles ici ne précisent ni délai d'instruction standard, ni modalité détaillée de dépôt, ni canal de transmission unique. En l'absence d'indication plus complète dans la notice, il convient d'utiliser la source officielle pour connaître les modalités en vigueur au moment de la demande.

Dans tous les cas, il est prudent de conserver :

  • une copie intégrale du formulaire envoyé ;
  • les annexes jointes ;
  • les justificatifs techniques et commerciaux mobilisés ;
  • la preuve de transmission ou de dépôt.

Cette traçabilité est utile en cas de demande de complément, de contrôle douanier, ou de contestation ultérieure.

Droits, obligations et responsabilités du professionnel demandeur

Une obligation de sincérité et d'exactitude

Le premier devoir du demandeur est de transmettre des informations exactes, complètes et à jour. Dans un domaine aussi réglementé que l'exportation de matériels de guerre, une imprécision peut avoir des conséquences administratives importantes. Il ne s'agit pas seulement de bien remplir un formulaire, mais de déclarer fidèlement la réalité de l'opération.

Le droit à une instruction conforme des demandes

Le professionnel a droit à ce que sa demande soit examinée dans le cadre légal applicable. Cela implique une instruction reposant sur les données communiquées, les règles de contrôle des exportations et les compétences des autorités concernées. Lorsque l'administration estime le dossier incomplet ou ambigu, elle peut demander des précisions.

La nécessité de respecter le périmètre de la licence

Si une licence est accordée, son titulaire doit veiller à respecter strictement le périmètre autorisé. En pratique, cela signifie que les éléments essentiels de l'opération, nature des matériels, acteurs, destination et conditions de l'exportation, ne doivent pas s'écarter de ce qui a été autorisé. Toute modification substantielle peut nécessiter une nouvelle démarche ou une régularisation préalable.

Refus, difficulté d'instruction et voies de recours

Les informations reproduites avec le formulaire ne détaillent pas de procédure particulière de recours. Pour autant, comme pour toute décision administrative défavorable, une entreprise confrontée à un refus, à une demande de régularisation complexe ou à un blocage d'instruction peut envisager une analyse juridique de la situation.

En pratique, plusieurs réflexes sont utiles :

  • identifier précisément le motif de difficulté ou de refus ;
  • vérifier si le dossier transmis était complet et cohérent ;
  • réunir les pièces susceptibles de lever une ambiguïté ;
  • consulter la fiche officielle Service-Public.fr ;
  • solliciter, si nécessaire, un accompagnement juridique adapté au secteur concerné.

Selon la nature de la décision reçue, un recours administratif peut parfois être envisagé avant tout contentieux. Les modalités concrètes dépendent toutefois du contexte exact, de la décision prise et des mentions figurant dans la notification adressée au demandeur.

Points de vigilance avant de finaliser votre CERFA

Ne pas sous-estimer la qualification du matériel

La mention de la catégorie ML dans le feuillet consacré aux fournitures montre que la qualification des biens est un sujet central. Avant de renseigner cette rubrique, il faut s'assurer que la classification retenue correspond bien au matériel concerné et à sa description technique.

Soigner la chaîne des destinataires

Le formulaire distingue le client, le premier destinataire et le destinataire final. Cette architecture révèle que l'administration veut connaître le parcours réel des matériels. Si plusieurs sociétés interviennent ou si des pays intermédiaires sont utilisés, il faut l'exposer de façon transparente et ordonnée.

Être rigoureux sur les annexes

Les annexes ne sont pas accessoires. Elles font partie intégrante du dossier dès lors que le nombre d'intervenants, de pays ou de fournitures dépasse l'espace prévu dans les feuillets principaux. Une annexe oubliée, incomplète ou incohérente peut compromettre la lisibilité de l'ensemble.

Vérifier l'actualité du formulaire

La dernière vérification DILA connue est datée du 19 mars 2020. Avant utilisation, il reste recommandé de contrôler qu'aucune version plus récente n'a remplacé le CERFA 14942*02 et que la procédure applicable n'a pas évolué. La fiche officielle Service-Public.fr constitue le bon point de départ pour cette vérification.

Ce qu'il faut retenir pour utiliser le CERFA 14942*02

Le CERFA 14942*02 est un formulaire technique et sensible, réservé aux professionnels impliqués dans l'exportation de matériels de guerre et matériels assimilés. Il ne se limite pas à une déclaration sommaire : il impose une présentation précise des acteurs, des pays concernés, de la nature de l'opération et du détail des fournitures.

Sa bonne utilisation repose sur cinq exigences principales :

  1. identifier correctement le rôle du demandeur et des exportateurs ;
  2. distinguer sans erreur les clients, destinataires et intermédiaires ;
  3. décrire avec précision les matériels et leur catégorie ;
  4. utiliser les annexes dès que la situation le nécessite ;
  5. vérifier l'actualité de la procédure auprès de la source officielle.

Dans un domaine aussi encadré, la qualité du dossier transmis est un enjeu juridique autant qu'administratif. Un formulaire bien renseigné, cohérent et complet facilite l'instruction de la demande et limite les risques de retard ou de contestation.