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Formulaire:

CERFA 14984-01 : Demande d'autorisation d'introduction de carpes herbivores (Amour blanc)

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CERFA 14984-01 : Demande d'autorisation d'introduction de carpes herbivores (Amour blanc)

CERFA 14984-01 : Demande d'autorisation d'introduction de carpes herbivores (Amour blanc)

Demande d'autorisation d'introduction de carpes herbivores (Amour blanc) - Formulaire

Autoriser l’introduction de carpes herbivores

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

À quoi sert le Cerfa 14984*01 pour l'introduction de carpes herbivores

Le Cerfa 14984*01 correspond à la demande d'autorisation d'introduction de carpes herbivores, Amour blanc, soit l'espèce Ctenopharyngodon idella. Ce formulaire s'adresse aux professionnels qui souhaitent introduire ces poissons dans un ou plusieurs plans d'eau, dans le respect du cadre fixé par le code de l'environnement.

Cette démarche ne relève pas d'une simple formalité d'élevage ou de gestion piscicole. L'introduction d'une espèce comme la carpe herbivore est encadrée, car elle peut avoir des conséquences sur les milieux aquatiques, la circulation du poisson et l'équilibre écologique du site concerné. Le formulaire permet donc à l'administration d'évaluer le projet, ses objectifs, ses conditions techniques et les garanties apportées pour éviter toute dissémination non maîtrisée.

Le document mentionne expressément les articles L.432-10 et R.432-6 du code de l'environnement, ainsi que les arrêtés ministériels des 20 mars 2013 et 6 août 2013. Ces références donnent le fondement juridique de l'autorisation. En pratique, le dossier sert à présenter l'identité du demandeur, la description précise des plans d'eau concernés, l'origine des poissons, ainsi que les modalités de gestion et de suivi envisagées.

Le formulaire est conçu pour recenser jusqu'à cinq plans d'eau. Si plusieurs sites sont concernés, chacun doit être décrit séparément. Cette individualisation est importante, car les caractéristiques d'un plan d'eau, sa localisation, sa nature, sa profondeur, sa surface ou encore ses dispositifs empêchant la libre circulation du poisson peuvent influencer l'instruction du dossier.

L'autorisation recherchée vise donc moins à valider un simple empoissonnement qu'à contrôler une opération sensible du point de vue environnemental. C'est pourquoi le dossier doit être préparé avec soin, notamment sur les aspects techniques et documentaires.

Qui peut déposer la demande et dans quels cas

Le formulaire prévoit que le demandeur soit soit propriétaire du ou des plans d'eau, soit exploitant. Cette précision n'est pas accessoire. Elle permet à l'administration de vérifier le lien juridique entre la personne qui dépose la demande et le site sur lequel l'introduction est envisagée.

Le Cerfa 14984*01 est principalement destiné aux acteurs professionnels qui interviennent dans la gestion d'étangs, de plans d'eau privés, d'installations aquacoles ou de sites exploités à des fins techniques, environnementales ou économiques. Le formulaire demande d'ailleurs la raison sociale, le numéro SIRET et la forme juridique, ce qui confirme son orientation professionnelle.

La demande peut être pertinente lorsque l'introduction de carpes herbivores répond à une logique de gestion de la végétation aquatique, d'entretien d'un plan d'eau, d'exploitation ou d'expérimentation encadrée. Le formulaire exige d'ailleurs une motivation de la demande, ce qui signifie que le projet doit être justifié de façon concrète. Il ne suffit pas d'indiquer un objectif général. Il est préférable d'expliquer pourquoi l'introduction de l'Amour blanc est envisagée sur ce site précis, compte tenu de ses caractéristiques.

Il faut également être attentif au fait que la demande porte sur une autorisation préalable. Autrement dit, l'introduction ne doit pas être réalisée avant la décision administrative. En cas de doute sur la recevabilité du projet, sur le statut du plan d'eau ou sur les autorisations déjà détenues pour le site, il est prudent de vérifier les informations disponibles sur Service-Public.fr ou auprès du service instructeur territorialement compétent.

Comment remplir le Cerfa 14984*01, rubrique par rubrique

1. Informations et coordonnées du demandeur

La première partie concerne l'identification du professionnel. Il faut y renseigner :

  • le nom et le prénom du demandeur,
  • la raison sociale,
  • le numéro SIRET,
  • la forme juridique,
  • la qualité de propriétaire ou d'exploitant du ou des plans d'eau,
  • l'adresse complète,
  • les coordonnées téléphoniques et électroniques.

Cette rubrique doit être remplie avec une attention particulière, car elle conditionne les échanges ultérieurs avec l'administration. Une adresse incomplète, un numéro SIRET erroné ou une qualité mal cochée peuvent ralentir l'instruction. Si le demandeur agit en tant qu'exploitant, il est utile de s'assurer que sa situation est cohérente avec les pièces jointes et les autorisations déjà obtenues pour le site.

2. Description du ou des plans d'eau concernés

Le formulaire prévoit cinq sous-rubriques, de 2a à 2e, pour décrire jusqu'à cinq plans d'eau. Pour chacun, plusieurs informations sont demandées :

  • la localisation,
  • la nature du plan d'eau,
  • sa dénomination,
  • les possibilités et modes de recapture,
  • la surface en mètres carrés,
  • la profondeur en mètres.

Cette partie est centrale. Elle permet d'apprécier les conditions concrètes d'introduction et surtout les garanties offertes pour éviter la libre circulation des poissons hors du site concerné. Les possibilités et modes de recapture méritent une rédaction précise. Il convient d'indiquer par quels moyens les carpes peuvent être récupérées, contrôlées ou retirées si nécessaire.

La notion de nature du plan d'eau doit être comprise de manière descriptive. Selon les cas, il peut s'agir d'un étang, d'un bassin ou d'un autre type de plan d'eau, sous réserve d'employer des termes exacts et cohérents avec les documents annexes.

Lorsque plusieurs plans d'eau sont concernés, il est conseillé de distinguer clairement chaque site et d'éviter les descriptions génériques copiées d'une ligne à l'autre. L'administration doit pouvoir apprécier chaque situation séparément.

3. Fournisseur des carpes herbivores

Le demandeur doit indiquer le ou les noms des fournisseurs ainsi que leur numéro d'agrément L432-12. Cette rubrique est essentielle, car l'origine des poissons introduits participe à la sécurité juridique et sanitaire de l'opération.

Avant de déposer le dossier, il est donc recommandé de vérifier :

  • l'identité exacte du fournisseur,
  • la validité de son agrément,
  • la cohérence entre les poissons fournis et la demande d'autorisation déposée.

Si plusieurs fournisseurs sont envisagés, ils doivent être mentionnés de manière lisible. Il est préférable d'éviter toute approximation sur les références d'agrément.

4. Motivation, méthode de gestion et suivi envisagé

Cette rubrique permet d'exposer le fond du projet. Trois éléments sont attendus :

  • la motivation de la demande,
  • la méthode de gestion,
  • le suivi envisagé.

La motivation doit expliquer l'objectif poursuivi. Par exemple, le demandeur peut exposer un besoin de maîtrise de la végétation aquatique ou de gestion d'un plan d'eau présentant des contraintes particulières. L'essentiel est de rester concret et d'établir un lien clair entre le besoin invoqué et l'introduction des carpes herbivores.

La méthode de gestion doit préciser comment l'introduction sera organisée et encadrée. Il peut être utile d'y faire apparaître les modalités pratiques de surveillance, de contrôle des effectifs ou d'intervention en cas de difficulté.

Le suivi envisagé permet de montrer que le projet ne se limite pas à l'introduction initiale. L'administration attend généralement une vision d'ensemble sur la surveillance du plan d'eau et sur les conséquences potentielles de l'opération. Une rédaction sérieuse de cette partie renforce la crédibilité du dossier.

5. Pièces à joindre

Le formulaire cite deux catégories de pièces obligatoires. Elles doivent être préparées avec soin, car un dossier incomplet peut être retardé ou faire l'objet d'une demande de complément.

Pièce Contenu attendu Point de vigilance
Pièce n° 1 Plan de situation au 1/25.000 du ou des plans d'eau et de leurs abords, avec l'emplacement, la nature et la description des dispositifs permanents empêchant la libre circulation du poisson Le plan doit permettre une lecture claire du site et des dispositifs de confinement
Pièce n° 2 Pour chaque plan d'eau, autorisation, déclaration ou certificat Vérifier que chaque document correspond bien au plan d'eau concerné

La première pièce a une forte portée technique. Elle ne se limite pas à situer le plan d'eau sur une carte. Elle doit aussi identifier les dispositifs permanents destinés à empêcher la circulation du poisson. Il faut donc être précis sur leur emplacement, leur nature et leur description.

La seconde pièce renvoie, pour chaque plan d'eau, à une autorisation, déclaration ou certificat. Le formulaire source mentionne une notice, mais aucune notice associée n'est signalée dans les informations disponibles. En cas d'incertitude sur le document exact à produire pour un site donné, mieux vaut se rapprocher du service instructeur ou consulter la fiche officielle sur Service-Public.fr.

6. Engagement sur l'honneur et signature

Le dossier se termine par une certification sur l'honneur de l'exactitude des renseignements, accompagnée de la date, du lieu et de la signature du demandeur. Cette déclaration engage le professionnel sur la sincérité des informations fournies.

Avant de signer, il est utile de relire l'ensemble du formulaire et de vérifier la cohérence entre :

  • les informations d'identité,
  • les descriptions des plans d'eau,
  • les pièces jointes,
  • les indications relatives au fournisseur,
  • les éléments de motivation et de suivi.

Où envoyer la demande d'autorisation

Le formulaire indique que les données peuvent être exercées auprès de la direction départementale des territoires du département, service chargé de l'eau et de la biodiversité. Pour les départements 75, 92, 93 et 94, il est fait référence à la direction régionale et interdépartementale de l'environnement et de l'énergie d'Ile-de-France, service police de l'eau, à Paris.

En pratique, cela signifie que la demande doit être adressée au service compétent chargé de l'eau et de la biodiversité, selon la localisation du plan d'eau concerné. Le bon interlocuteur dépend donc du territoire où se situe le site.

Avant l'envoi, il est recommandé de vérifier :

  • le service instructeur territorialement compétent,
  • les éventuelles modalités locales de dépôt,
  • la nécessité d'un envoi postal, d'un dépôt physique ou d'une transmission dématérialisée si elle est admise localement.

Comme le formulaire lui-même ne détaille pas une procédure unique d'envoi, il est prudent de consulter la page officielle associée ou de contacter le service concerné. Pour un professionnel qui souhaite gagner du temps sur la préparation du dossier, Startdoc permet d'accéder à ce Cerfa dans une version pré-remplie plus simple à exploiter, ce qui aide à sécuriser les informations avant transmission à l'administration compétente.

Délais, instruction et calendrier à anticiper

Le formulaire et les données disponibles ne mentionnent aucun délai chiffré d'instruction, ni délai légal de réponse, ni durée de validité explicite de l'autorisation dans les informations fournies ici. Il faut donc éviter toute supposition sur ce point.

En revanche, plusieurs réflexes de calendrier sont utiles :

  • préparer le dossier en amont, en particulier les plans de situation et les justificatifs pour chaque plan d'eau,
  • ne pas programmer l'introduction des carpes herbivores avant d'avoir obtenu l'autorisation requise,
  • tenir compte d'un possible temps d'échange avec l'administration si des précisions ou pièces complémentaires sont demandées.

Dans les dossiers environnementaux, le temps de traitement dépend souvent de la complétude du dossier et de la sensibilité du site concerné. Un formulaire soigneusement rempli, appuyé par des pièces lisibles et cohérentes, limite le risque d'allongement de l'instruction.

Si le projet est lié à une saison de gestion du plan d'eau, à un calendrier d'exploitation ou à une intervention technique ponctuelle, il est donc préférable d'anticiper suffisamment. En l'absence de délai officiel indiqué sur le formulaire, seule l'autorité compétente peut préciser les délais habituellement constatés.

Ce que vérifie l'administration après le dépôt

Après réception, l'administration enregistre la demande dans le cadre réservé à cet effet. Le formulaire comporte d'ailleurs des zones réservées à la date de réception, au numéro d'enregistrement et au numéro d'autorisation. Cela confirme qu'un suivi administratif du dossier est effectué.

L'instruction porte vraisemblablement sur plusieurs points essentiels :

  • l'identité et la qualité du demandeur,
  • la situation et les caractéristiques des plans d'eau,
  • l'existence de dispositifs empêchant la libre circulation du poisson,
  • l'origine des carpes herbivores et l'agrément du fournisseur,
  • la justification du projet,
  • les modalités de gestion et de suivi proposées,
  • la présence des pièces exigées.

Si le dossier est incomplet ou imprécis, des compléments peuvent être demandés. Il est donc important de conserver une copie intégrale du formulaire envoyé et de toutes les annexes. Cette précaution facilite les échanges avec le service instructeur et permet de répondre plus rapidement en cas de demande complémentaire.

Selon le contenu du dossier et les caractéristiques du site, l'administration peut apprécier le niveau de maîtrise du projet. Les éléments relatifs à la recapture et aux dispositifs empêchant la libre circulation du poisson jouent ici un rôle déterminant.

Conseils pratiques pour éviter un dossier incomplet

Soigner la cohérence entre le formulaire et les annexes

Les erreurs les plus courantes tiennent moins à l'oubli total d'une rubrique qu'à des incohérences. Par exemple, un plan d'eau peut être désigné sous un nom dans le formulaire et sous un autre dans la pièce jointe. De même, une surface indiquée dans le dossier principal peut ne pas correspondre à celle mentionnée dans un document annexe. Une relecture croisée est donc indispensable.

Décrire précisément les dispositifs de confinement

Le formulaire insiste sur les dispositifs permanents empêchant la libre circulation du poisson. Ce point ne doit pas être traité en quelques mots vagues. Il faut fournir une description compréhensible et exploitable par l'administration, en lien avec le plan de situation joint au dossier.

Ne pas négliger les modes de recapture

Les possibilités et modes de recapture sont demandés pour chaque plan d'eau. Cette mention traduit une préoccupation de maîtrise. Il faut donc expliquer comment les poissons pourront être récupérés, surveillés ou retirés si nécessaire, avec une formulation concrète.

Vérifier les documents relatifs à chaque plan d'eau

Lorsque plusieurs plans d'eau sont déclarés, chacun doit être appuyé par ses propres éléments justificatifs. Il ne faut pas supposer qu'une pièce unique suffira pour l'ensemble des sites si les situations administratives diffèrent.

Rester factuel dans la motivation de la demande

Une motivation trop générale est rarement la plus convaincante. Il vaut mieux exposer les besoins réels du site, les contraintes observées et les raisons pour lesquelles l'introduction d'Amour blanc apparaît adaptée dans le cadre réglementaire applicable.

Cadre juridique et protection des données

Le formulaire s'inscrit dans le cadre des articles L.432-10 et R.432-6 du code de l'environnement, ainsi que des arrêtés ministériels des 20 mars 2013 et 6 août 2013. Ces références sont à conserver si vous constituez un dossier technique ou si vous devez échanger avec l'administration sur le fondement de votre demande.

Le document rappelle également l'application de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés. Les données nominatives inscrites sur le formulaire bénéficient donc des garanties prévues par ce texte, notamment en matière d'accès et de rectification auprès du service compétent.

Cette précision peut être utile pour les professionnels qui déposent des dossiers au nom d'une structure, avec des coordonnées personnelles ou nominatives. Il reste toutefois essentiel de ne transmettre que les informations demandées et de veiller à la lisibilité des données administratives fournies.

Ce qu'il faut retenir avant de déposer le Cerfa 14984*01

Le Cerfa 14984*01 n'est pas un simple imprimé d'empoissonnement. Il constitue une demande d'autorisation environnementale ciblée, destinée à encadrer l'introduction de carpes herbivores, Amour blanc, dans un ou plusieurs plans d'eau. Le dossier doit montrer que le demandeur maîtrise le site, connaît l'origine des poissons, justifie son projet et apporte des garanties suffisantes sur le confinement, la recapture et le suivi.

Avant l'envoi, il faut au minimum vérifier quatre points :

  • les informations du demandeur, notamment sa qualité et son numéro SIRET,
  • la description détaillée de chaque plan d'eau,
  • la conformité des pièces jointes,
  • l'identité du fournisseur et son numéro d'agrément L432-12.

En l'absence de notice associée disponible dans les informations communiquées, la prudence consiste à compléter le dossier de manière la plus claire possible et à se rapprocher du service instructeur en cas d'hésitation sur une pièce ou sur la procédure locale de dépôt. Pour les professionnels, cette anticipation est souvent la meilleure façon d'éviter une instruction ralentie et de sécuriser le projet d'introduction dans le respect du droit de l'environnement.