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CERFA 15023-01 : Demande de plan particulier de décontamination et d'élimination des appareils contenant des PCB
Informations personnelles :
CERFA 15023-01 : Demande de plan particulier de décontamination et d'élimination des appareils contenant des PCB
Demande de plan particulier de décontamination et d'élimination des appareils contenant des PCB - Formulaire
Demandez le plan de décontamination des appareils PCB
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
À quoi sert le CERFA 15023*01 pour les appareils contenant des PCB
Le CERFA 15023*01 correspond à la demande de plan particulier de décontamination et d'élimination des appareils contenant des PCB. Il s'adresse aux professionnels qui détiennent des équipements contenant plus de 50 ppm de PCB et qui doivent formaliser un programme de traitement de ces appareils.
Les PCB, pour polychlorobiphényles, sont des substances réglementées en raison de leurs effets sur l'environnement et la santé. Lorsqu'une entreprise, une collectivité, un exploitant industriel ou tout autre détenteur professionnel possède encore des appareils concernés, elle ne peut pas se limiter à une simple déclaration interne. Elle doit être en mesure de présenter à l'administration un plan structuré de décontamination ou d'élimination.
Le formulaire officiel porte la référence DILA R35396. Il est rattaché aux dispositions du décret n°2013-301 du 10 avril 2013 portant diverses dispositions relatives aux déchets, ainsi qu'à l'arrêté du 28 octobre 2013, publié au Journal officiel du 9 novembre 2013.
Concrètement, ce CERFA permet de centraliser les informations essentielles sur le détenteur, les sites concernés, le nombre d'appareils visés, les échéances prévues et les moyens mis en œuvre pour assurer le suivi du plan. Il sert donc de support administratif à une obligation environnementale qui doit être documentée avec précision.
Le formulaire n'est pas accompagné d'une notice spécifique dans les données officielles communiquées. Cela rend d'autant plus importante la préparation des pièces justificatives et la bonne compréhension de chaque rubrique avant le dépôt.
Cadre juridique applicable à la demande de plan particulier PCB
Un formulaire lié à la réglementation sur les déchets dangereux
Le CERFA 15023*01 s'inscrit dans le cadre de la réglementation relative aux déchets et, plus précisément, à la gestion des appareils contenant des PCB. Le formulaire mentionne expressément deux textes de référence :
- le décret n°2013-301 du 10 avril 2013,
- l'arrêté du 28 octobre 2013.
Ces références montrent que la démarche ne relève pas d'une formalité facultative. Elle répond à une exigence administrative attachée à la détention d'appareils contenant une concentration de PCB supérieure à 50 ppm. L'objectif poursuivi est la maîtrise des risques environnementaux, la traçabilité des équipements et la programmation de leur décontamination ou de leur élimination.
Quels professionnels sont concernés
Sont visés les détenteurs professionnels d'appareils contenant des PCB, qu'il s'agisse d'entreprises privées, de structures publiques, d'exploitants multi-sites ou d'autres personnes morales ou physiques agissant dans un cadre professionnel. Le formulaire demande d'ailleurs des informations complètes sur le détenteur :
- nom et prénom,
- raison sociale,
- numéro SIREN,
- forme juridique,
- adresse du siège,
- coordonnées du contact en charge du suivi du plan.
La présence du numéro SIREN et, pour les sites, du numéro SIRET, confirme que le formulaire s'adresse à des structures identifiables dans le cadre de leur activité professionnelle.
Une logique de planification et de suivi
Le plan particulier ne consiste pas seulement à déclarer l'existence d'appareils concernés. Il impose aussi de prévoir un calendrier prévisionnel et un suivi de l'avancement. Le formulaire comporte des échéances obligatoires, avec une mention expresse d'une première échéance en 2020 concernant au moins 50 pour cent des appareils, puis d'une seconde en 2025.
Ces mentions figurent dans le document officiel. Elles traduisent une obligation de programmation et de justification, et non une simple intention générale. Le détenteur doit donc être capable de démontrer comment il prévoit de traiter les appareils concernés et avec quels moyens de suivi.
Ce que le formulaire vous oblige à déclarer
Les informations d'identification du détenteur
La première partie du CERFA est consacrée à l'identité du détenteur. Les renseignements demandés doivent permettre à l'administration d'identifier clairement la structure responsable du plan particulier. Une vigilance particulière s'impose sur la cohérence entre les données déclarées dans le formulaire et celles figurant sur les documents d'immatriculation de l'entreprise.
Le contact chargé du suivi du plan doit être désigné nominativement. Il est recommandé de choisir une personne effectivement en mesure de répondre aux demandes de l'administration, de centraliser les données techniques et de suivre l'avancement des opérations sur l'ensemble des sites concernés.
Les appareils contenant plus de 50 ppm de PCB
Le formulaire vise les appareils contenant plus de 50 ppm de PCB. Il faut indiquer :
- le nombre total d'appareils,
- le nombre de sites concernés.
Cette rubrique peut paraître synthétique, mais elle ne dispense pas de fournir des pièces détaillées. Le nombre total déclaré doit correspondre exactement aux listes jointes. Toute discordance entre le chiffre global, les annexes par site et les inventaires techniques peut fragiliser le dossier.
Le calendrier prévisionnel
Le CERFA demande de renseigner un calendrier distinguant les échéances obligatoires et, le cas échéant, des échéances intermédiaires optionnelles. Cette architecture invite le demandeur à présenter un déroulé réaliste de ses opérations de décontamination ou d'élimination.
Il ne s'agit pas seulement d'indiquer des dates. Le plan doit également préciser le nombre d'appareils concernés à chaque étape. L'administration pourra ainsi apprécier la crédibilité du rythme annoncé, en tenant compte du volume total d'appareils déclarés.
L'engagement sur l'honneur
La dernière partie du formulaire comporte une certification sur l'honneur de l'exactitude des renseignements fournis. Cette mention n'est pas symbolique. Elle engage la responsabilité du signataire sur la véracité des informations transmises à l'administration.
Avant signature, il est donc prudent de vérifier :
- la concordance des données d'identification,
- la complétude des annexes,
- la cohérence entre les appareils recensés et les inventaires disponibles,
- la capacité réelle à mettre en œuvre le calendrier annoncé.
Pièces à joindre au CERFA 15023*01
Le formulaire ne peut pas être déposé seul. Il doit être accompagné de pièces justificatives détaillées. C'est un point central, car l'essentiel de l'analyse administrative repose souvent sur ces documents annexes.
| Pièce demandée | Contenu attendu | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Liste des sites concernés | Numéro SIRET, adresse complète, nombre d'appareils par site | Veiller à la cohérence avec le nombre total de sites et d'appareils déclaré dans le formulaire |
| Liste des appareils pour chaque site | Type d'appareil, marque, numéro de série, masse totale, quantité de fluide, teneur en PCB, puissance, année de fabrication | Les données techniques doivent être exactes et actualisées |
| Conditions de détention dérogatoires, le cas échéant | Éléments justifiant une situation dérogatoire à l'article R.543-22 | À joindre uniquement si la situation du détenteur le justifie |
| Moyens mis en œuvre pour le suivi du plan | Description de l'organisation, des outils et des modalités de suivi de l'avancement | Le suivi doit être concret, traçable et adapté au nombre d'appareils et de sites |
Des annexes qui peuvent provenir de l'inventaire national ADEME
Le formulaire précise que certaines pièces justificatives peuvent être issues d'un export de fichiers de l'inventaire national géré par l'ADEME, lorsque les informations ont été tenues à jour. Cet élément est très utile pour les structures qui disposent déjà d'un suivi régulier de leurs équipements.
Utiliser un export à jour peut sécuriser la cohérence des données transmises. Encore faut-il s'assurer que l'inventaire reflète bien la situation réelle au jour de la demande, site par site, appareil par appareil.
Pourquoi la qualité des annexes est déterminante
Sur ce type de dossier, l'administration attend une vision claire du parc d'équipements concernés et des modalités de traitement prévues. Un formulaire bien rempli ne compensera pas des annexes incomplètes, imprécises ou contradictoires. Inversement, un dossier structuré, avec des tableaux techniques fiables et un calendrier crédible, facilite nettement l'instruction.
Pour les professionnels qui souhaitent gagner du temps sur la mise en forme de cette démarche, Startdoc met à disposition ce CERFA dans une version prête à compléter, ce qui peut aider à sécuriser la cohérence entre le formulaire principal et les informations administratives indispensables.
Comment remplir correctement chaque rubrique du formulaire
Rubrique 1, informations et coordonnées du détenteur
Renseignez les éléments d'identification exactement comme ils figurent dans vos documents officiels. Si le détenteur est une société, la raison sociale complète, le numéro SIREN et la forme juridique doivent être conformes aux données d'immatriculation. L'adresse du siège doit être détaillée, avec numéro, voie, compléments utiles et code postal.
Le contact de suivi du plan doit être facilement joignable. Il est préférable d'indiquer une adresse électronique professionnelle pérenne et un numéro de téléphone direct. Si une réorganisation interne est prévue, anticipez pour éviter qu'un dossier reste sans interlocuteur identifié.
Rubrique 2, appareils contenant plus de 50 ppm de PCB
Cette rubrique appelle un chiffrage synthétique. Comptez tous les appareils relevant du seuil mentionné par le formulaire. Si votre organisation est implantée sur plusieurs établissements, vérifiez que le nombre de sites retenus correspond bien aux sites pour lesquels des annexes sont jointes.
Un bon réflexe consiste à partir des listes détaillées par site, puis à reconstituer le total général. Cela limite les risques d'erreur de totalisation.
Rubrique 3, calendrier prévisionnel et suivi de l'avancement
Le calendrier doit être réaliste. Il vaut mieux présenter une progression argumentée et compatible avec vos capacités opérationnelles plutôt qu'un engagement théorique difficile à tenir. Les échéances intermédiaires, même facultatives, peuvent être utiles pour montrer une trajectoire sérieuse, surtout en présence d'un parc d'appareils important ou dispersé sur plusieurs sites.
La description des moyens de suivi doit être concrète. Elle peut, selon les situations, reposer sur un tableau de pilotage interne, une répartition des responsabilités, une procédure de contrôle, une centralisation des preuves de décontamination ou d'élimination, ou encore un rapprochement régulier avec l'inventaire ADEME lorsqu'il est utilisé.
Rubrique 4, pièces à joindre
Ne traitez pas cette partie comme une simple formalité de fin de dossier. C'est le cœur technique de la demande. Chaque pièce doit être lisible, ordonnée et si possible présentée dans un format homogène. Lorsque plusieurs sites sont concernés, un classement site par site est généralement plus lisible qu'un regroupement global sans hiérarchie.
Rubrique 5, engagement et signature
La signature doit émaner d'une personne habilitée à engager le détenteur. Selon la structure, il peut s'agir du dirigeant, d'un représentant légal ou d'un délégataire régulièrement autorisé. En cas de doute sur la compétence du signataire, il peut être utile de vérifier les règles internes de délégation ou les pouvoirs existants.
Dépôt du dossier et instruction administrative
À quel service adresser la demande
Le formulaire comporte un cadre réservé à l'administration avec une date de réception et un numéro d'enregistrement, ce qui confirme l'existence d'une instruction formelle. En revanche, les éléments fournis ici ne précisent pas le service destinataire exact ni les modalités de transmission. En pratique, il convient de vérifier les indications actualisées sur Service-Public.fr à partir de la fiche officielle associée au formulaire.
Cette précaution est importante, car selon l'organisation administrative en vigueur, le service compétent peut dépendre de la localisation des sites, de la nature de l'activité ou du mode d'instruction retenu par l'administration.
Format du dossier
Lorsque rien n'est précisé dans les données disponibles, il est préférable d'adopter un dossier complet, lisible et immédiatement exploitable. Un sommaire interne, une numérotation claire des annexes et une cohérence entre le formulaire et les pièces jointes facilitent la réception et le traitement du dossier par l'administration.
Après le dépôt
Une fois la demande transmise, il est recommandé de conserver une copie intégrale du formulaire signé et de toutes les annexes. Gardez également la preuve de transmission ou de dépôt. En cas de demande de complément, cette conservation permet de répondre rapidement et de justifier du contenu exact de la version initialement envoyée.
Le suivi du dossier ne doit pas s'arrêter au dépôt. Puisque le formulaire impose la description des moyens de suivi de l'avancement, la structure doit être en mesure d'actualiser ses données et de justifier, si nécessaire, la mise en œuvre effective du plan annoncé.
Vos obligations pratiques en tant que détenteur professionnel
Tenir un inventaire fiable
Le formulaire et ses annexes supposent un recensement précis des équipements concernés. Cette obligation pratique implique une connaissance fine du parc d'appareils, y compris lorsque celui-ci est ancien, réparti sur plusieurs établissements ou géré par différents services techniques.
Un inventaire fiable doit permettre d'identifier rapidement, pour chaque appareil :
- sa localisation,
- ses caractéristiques techniques,
- sa teneur en PCB,
- son état,
- la stratégie retenue, décontamination ou élimination,
- le stade d'avancement du traitement.
Assurer la traçabilité des opérations
Le plan particulier n'a de sens que si les opérations annoncées peuvent être retracées. Il est donc prudent de conserver l'ensemble des documents utiles, par exemple les relevés techniques, les échanges internes de validation, les justificatifs des opérations menées et tout document permettant de démontrer la progression effective du plan.
Mettre à jour les données en cas d'évolution
La situation d'un site ou d'un appareil peut évoluer, notamment en cas de cession d'activité, de réorganisation, de remplacement d'équipement ou d'opération déjà réalisée. Une demande fondée sur des données obsolètes peut exposer à des difficultés lors de l'instruction ou lors d'un contrôle. La mise à jour régulière des informations est donc une exigence de bonne gestion du dossier.
Points de vigilance juridiques avant de signer
Ne pas sous-estimer la notion de détenteur
Le détenteur au sens administratif n'est pas toujours celui qui utilise matériellement l'appareil au quotidien. Dans des organisations complexes, il faut identifier la structure juridiquement responsable du dépôt du plan. Une confusion entre société mère, filiale, établissement ou exploitant effectif peut créer des incohérences dans le dossier.
Vérifier les situations dérogatoires
Le formulaire prévoit la production, le cas échéant, des conditions de détention de ces appareils dérogatoires à l'article R.543-22. Si vous êtes concerné par une situation particulière, cette question mérite une attention renforcée. Une pièce insuffisamment motivée ou absente alors qu'elle serait nécessaire peut fragiliser la recevabilité ou la compréhension du dossier.
Éviter les calendriers purement théoriques
Un calendrier irréaliste peut être contre-productif. L'administration attend un plan crédible, construit à partir des moyens réellement mobilisables. Si certaines opérations dépendent d'arbitrages internes, de contraintes techniques ou de marchés en préparation, il faut veiller à ce que le calendrier tienne compte de ces paramètres, sans promettre ce qui ne pourra pas être justifié ensuite.
Soigner la cohérence entre tous les documents
Les incohérences sont l'une des principales causes de fragilité d'un dossier administratif. Sur ce CERFA, il faut particulièrement surveiller :
- la concordance entre SIREN, SIRET et raison sociale,
- le lien entre nombre total d'appareils et listes détaillées,
- la cohérence entre nombre de sites déclaré et annexes jointes,
- la compatibilité entre calendrier annoncé et volume d'appareils à traiter.
En cas de difficulté, de demande de complément ou de refus
Demande de régularisation ou de pièces complémentaires
Lorsqu'un dossier est incomplet ou insuffisamment clair, l'administration peut solliciter des précisions ou des compléments. Dans cette situation, il est important de répondre de manière structurée, en reprenant point par point les éléments demandés, sans modifier inutilement le reste du dossier. Une réponse partielle ou désordonnée peut prolonger l'instruction.
Comprendre les motifs d'un éventuel refus
Les informations disponibles ici ne détaillent pas les motifs de refus possibles ni la procédure exacte applicable. En pratique, un refus pourrait être lié à une insuffisance du dossier, à des incohérences importantes, à l'absence de pièces nécessaires ou à un plan jugé non conforme aux exigences réglementaires. Il convient alors d'analyser précisément la motivation de la décision reçue.
Quels recours envisager
En cas de refus, la première étape consiste généralement à relire la décision, à identifier les points contestés et à vérifier si une régularisation est possible. Selon la situation, un échange avec le service instructeur peut permettre de clarifier les attentes administratives. Lorsque cela ne suffit pas, les voies de recours de droit commun peuvent devoir être envisagées, dans les conditions mentionnées par la décision elle-même ou par les informations disponibles sur Service-Public.fr.
Comme les modalités de recours ne figurent pas dans le formulaire reproduit ici, il est préférable de se référer à la notification reçue et aux sources administratives officielles pour connaître les délais et les formes applicables.
Protection des données et portée de la déclaration
Le formulaire rappelle que la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, s'applique aux données nominatives portées dans la demande. Les personnes concernées disposent d'un droit d'accès et de rectification auprès du service destinataire.
Cette mention concerne notamment les coordonnées du contact chargé du suivi du plan, ainsi que les données personnelles éventuellement inscrites dans le dossier. Il est donc conseillé de limiter les informations nominatives au strict nécessaire et de s'assurer que les personnes mentionnées dans le formulaire savent que leurs coordonnées sont transmises à l'administration dans le cadre de cette procédure.
Ce qu'il faut retenir pour sécuriser votre dossier
Le CERFA 15023*01 est un formulaire à forte portée réglementaire pour les professionnels détenant des appareils contenant des PCB à un niveau supérieur à 50 ppm. Il ne se résume pas à une déclaration administrative simple. Il formalise un engagement de planification, de suivi et de justification.
Un dossier solide repose sur cinq points essentiels :
- une identification exacte du détenteur,
- un recensement complet et fiable des appareils concernés,
- des annexes techniques précises pour chaque site,
- un calendrier crédible et documenté,
- une signature engageant valablement la structure.
Avant tout envoi, une relecture croisée entre services administratifs, techniques et juridiques est souvent utile. Elle permet de limiter les incohérences, de consolider les justificatifs et de présenter à l'administration un plan particulier clair, sérieux et exploitable.