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Formulaire:

CERFA 15029-01 : Demande d'autorisation spéciale de transport (AST) - Navigation fluviale

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CERFA 15029-01 : Demande d'autorisation spéciale de transport (AST) - Navigation fluviale

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CERFA 15029-01 : Demande d'autorisation spéciale de transport (AST) - Navigation fluviale

CERFA 15029-01 : Demande d'autorisation spéciale de transport (AST) - Navigation fluviale

Permet d'obtenir l'autorisation spéciale de transport (AST) obligatoire pour les déplacements de bateaux (engins, matériels ou établissements flottants) dont les dimensions ne répondent pas aux caractéristiques de la voie d'eau. La demande doit être adressée dans un délai de 30 jours avant le déplacement, par le propriétaire du bateau ou du convoi, à la préfecture dont dépend le lieu d'arrivée du transport, ou à Voies navigables de France (VNF) s'il s'agit du domaine qui lui est confié.

Demandez l'autorisation spéciale de transport fluvial

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

À quoi sert le CERFA 15029*01 pour la navigation fluviale

Le CERFA 15029*01, intitulé Demande d'autorisation spéciale de transport (AST) - Navigation fluviale, permet de solliciter l'autorisation indispensable pour déplacer un bateau, un engin flottant, un établissement flottant ou un matériel flottant lorsque ses dimensions ne correspondent pas aux caractéristiques de la voie d'eau empruntée.

Cette formalité concerne un public professionnel. Elle s'applique lorsque le transport fluvial envisagé sort du cadre ordinaire de navigation au regard du gabarit, du tirant d'air, du tirant d'eau, de la largeur, de la longueur ou, plus largement, des contraintes techniques de la section de voie intérieure concernée.

Le formulaire se rattache aux articles R. 4241-35, R. 4241-36 et R. 4241-37 du code des transports. Il doit être transmis avec ses pièces justificatives à l'autorité compétente au moins 30 jours avant le déplacement.

L'objectif de cette demande est double :

  • permettre à l'administration ou à Voies navigables de France d'examiner si le déplacement peut être autorisé sur l'itinéraire retenu,
  • vérifier que le bateau ou le convoi présente les garanties administratives et techniques nécessaires à la sécurité de la navigation.

En pratique, ce CERFA est utilisé dans des situations variées, par exemple pour un aller vers un chantier, un retour de chantier, un convoyage spécifique ou tout autre déplacement exceptionnel d'une unité flottante ne respectant pas les caractéristiques habituelles de la voie d'eau.

Dans quels cas l'autorisation spéciale de transport est-elle obligatoire

L'autorisation spéciale de transport est requise lorsque le déplacement porte sur un bateau ou un ensemble flottant dont les dimensions ne sont pas compatibles, en l'état, avec les caractéristiques réglementaires de la voie d'eau. Le formulaire vise expressément :

  • le bateau,
  • l'engin flottant,
  • l'établissement flottant,
  • le matériel flottant.

Il ne s'agit donc pas d'une simple formalité commerciale ou d'une demande facultative. Sans autorisation, le déplacement peut être refusé, reporté ou rendu impossible si les services compétents considèrent que les conditions de sécurité ou de circulation ne sont pas réunies.

L'administration vérifie notamment si la section d'eau intérieure concernée permet le passage de l'unité, si le titre de navigation est fourni et adapté à l'usage, et si des mesures temporaires de restriction ou d'interruption de navigation existent sur l'itinéraire.

Qui doit déposer la demande

La demande est en principe effectuée par le propriétaire du bateau ou du convoi. Le formulaire prévoit toutefois la possibilité qu'un tiers accomplisse la démarche, à condition qu'une procuration soit jointe lorsque le demandeur n'est pas le propriétaire.

En cas de copropriété, il convient de prévoir une procuration par propriétaire. Ce point est important, car une demande déposée par une personne non habilitée risque d'être considérée comme incomplète.

Le CERFA permet d'identifier :

  • une personne physique, avec son nom, prénom et ses coordonnées,
  • une personne morale, avec sa dénomination, sa forme juridique, son numéro SIRET et ses coordonnées.

À qui envoyer le formulaire et dans quel délai

L'autorité compétente selon le domaine navigué

Le formulaire précise clairement l'autorité destinataire. La demande doit être adressée :

  • à la direction territoriale de VNF compétente, lorsque le déplacement concerne le domaine confié à Voies navigables de France,
  • à la préfecture de département, en dehors du domaine confié à VNF.

La description officielle mentionne également que la demande doit être adressée à la préfecture dont dépend le lieu d'arrivée du transport, ou à VNF s'il s'agit du domaine qui lui est confié. En présence d'un trajet complexe, traversant plusieurs sections ou plusieurs départements, il est prudent de vérifier l'autorité compétente en amont, notamment via Service-Public.fr ou auprès des services gestionnaires de la voie d'eau.

Le délai de 30 jours avant le déplacement

Le dossier doit être envoyé au moins 30 jours avant le déplacement. Ce délai n'est pas indicatif. Il permet à l'administration d'instruire la demande, d'examiner les caractéristiques du transport et, si nécessaire, de coordonner l'information avec d'autres préfectures ou services concernés.

Un dépôt tardif expose à un risque très concret, celui de ne pas obtenir l'autorisation à temps. Pour un professionnel, cela peut entraîner un report de chantier, un blocage logistique ou une immobilisation coûteuse de l'unité flottante.

C'est précisément dans ce type de démarche technique que disposer d'un formulaire déjà structuré fait gagner un temps utile, et Startdoc permet justement d'accéder plus simplement au CERFA 15029*01 pré-rempli, afin de sécuriser la préparation du dossier avant son envoi à VNF ou à la préfecture compétente.

Comment remplir le CERFA 15029*01 sans oublier d'information essentielle

1. Informations sur le demandeur

La première partie du formulaire est consacrée à l'identité du demandeur. Il faut indiquer, selon le cas :

  • le nom et le prénom de la personne physique,
  • ou le nom de la personne morale, sa forme juridique et son numéro SIRET.

Le demandeur doit aussi renseigner ses coordonnées complètes :

  • adresse,
  • code postal et localité,
  • numéro de téléphone,
  • numéro de télécopie, si applicable,
  • adresse électronique,
  • autres informations utiles, le cas échéant.

Cette partie doit être remplie avec soin. Une erreur sur les coordonnées peut retarder l'instruction, notamment si l'administration doit demander une pièce complémentaire ou notifier la décision.

2. Identification précise du bateau ou du matériel flottant

La deuxième partie porte sur l'unité concernée par le déplacement. Le formulaire invite à cocher la catégorie adaptée :

  • bateau,
  • engin flottant,
  • établissement flottant,
  • matériel flottant.

Il faut ensuite détailler plusieurs éléments techniques et administratifs, parmi lesquels :

  • le type et l'usage,
  • la motorisation, avec indication de la puissance en kW si elle existe,
  • la devise,
  • le numéro d'immatriculation,
  • le numéro d'enregistrement plaisance, si concerné,
  • le numéro européen unique d'identification,
  • tout autre numéro utile,
  • les dimensions maximales de la coque, notamment la longueur et la largeur,
  • le tirant d'eau à vide et en charge,
  • le creux,
  • le tirant d'air maximum.

Cette rubrique est centrale. L'AST repose précisément sur l'adéquation, ou l'absence d'adéquation, entre les dimensions de l'unité et les caractéristiques de la voie d'eau. Les informations doivent donc être exactes, cohérentes et, si possible, recoupées avec les titres et certificats joints au dossier.

3. Description du déplacement envisagé

La troisième partie du CERFA permet de décrire le transport lui-même. Il faut notamment mentionner :

  • le lieu exact où le bateau peut être visité avant son départ,
  • le motif du déplacement, par exemple aller à un chantier, retour de chantier ou autre motif à préciser,
  • les dates et horaires envisagés,
  • la durée,
  • le trajet,
  • la destination, avec la ville, le département, la section de voie d'eau empruntée et l'adresse exacte du lieu d'arrivée,
  • les autres départements concernés,
  • le stationnement prévu en cours de trajet.

Le formulaire distingue aussi les modalités du déplacement :

  • en autonomie,
  • par convoyage, en poussage, à couple ou en remorquage.

Selon le mode retenu, plusieurs renseignements complémentaires sont demandés, comme l'identité du conducteur, l'identification du pousseur ou du remorqueur, sa devise, son numéro d'immatriculation, son numéro européen unique d'identification, ou la puissance du ou des moteurs.

Lorsque le transport implique plusieurs intervenants, il est conseillé d'harmoniser les informations entre le CERFA, les justificatifs techniques et les documents d'exploitation. Une incohérence sur la chaîne de convoyage peut provoquer une demande de complément.

4. Rubrique d'informations complémentaires

Le formulaire prévoit un espace destiné à d'autres informations. Cette zone peut être utile pour signaler une contrainte particulière, préciser une caractéristique inhabituelle, attirer l'attention sur une étape du trajet ou compléter un point qui ne trouverait pas sa place dans les rubriques standard.

Il convient d'y rester factuel. L'objectif est d'aider l'instructeur à comprendre l'opération de transport, pas de surcharger le dossier avec des éléments inutiles.

5. Procuration si le demandeur n'est pas propriétaire

Lorsque la demande est déposée par une personne autre que le propriétaire, la partie procuration doit être complétée. Le propriétaire y autorise le demandeur à effectuer les démarches administratives nécessaires pour la délivrance de l'autorisation spéciale de transport.

La procuration doit indiquer :

  • l'identité du propriétaire,
  • l'identité de la personne autorisée,
  • la désignation de l'unité concernée, notamment sa devise,
  • le numéro d'immatriculation,
  • la date, le lieu et la signature.

En présence de plusieurs propriétaires, chacun doit donner mandat.

6. Engagement sur l'honneur et signature

En fin de formulaire, le demandeur certifie sur l'honneur l'exactitude des renseignements fournis. La demande doit être datée et signée. Sans signature, le dossier n'est pas régulier.

Cette attestation engage la responsabilité du demandeur. Les informations transmises doivent donc correspondre à la situation réelle de l'unité et du déplacement projeté.

Quelles pièces justificatives joindre au dossier AST

Le CERFA 15029*01 comporte une liste précise des justificatifs à joindre. Certaines pièces ne sont requises que selon le cas. Mieux vaut relire cette liste avant l'envoi, car un dossier incomplet peut ralentir l'instruction.

Pièce Observation
Photocopie de l'attestation de rendez-vous du chantier À fournir le cas échéant, notamment si le déplacement est lié à un chantier
Photocopie du certificat d'immatriculation du bateau ou des bateaux du convoi Permet d'identifier officiellement l'unité ou les unités concernées
Photocopie du titre de navigation du bateau ou des bateaux du convoi, ou titre provisoire Doit correspondre à l'usage de l'unité
Photocopie recto verso d'une pièce d'identité récente du demandeur et, le cas échéant, du propriétaire Carte nationale d'identité, passeport ou document équivalent pour les personnes relevant de l'Union européenne
Photocopie du certificat de capacité du conducteur Le titre doit correspondre au type de bateau ou convoi et à la zone de navigation
Photocopie de l'attestation d'assurance du bateau ou des bateaux du convoi À joindre le cas échéant

Vérifier la cohérence entre formulaire et justificatifs

Les pièces jointes ne servent pas uniquement à compléter le dossier. Elles permettent à l'autorité compétente de contrôler plusieurs points essentiels :

  • la réalité de l'immatriculation,
  • la validité du titre de navigation,
  • l'identité du demandeur et du propriétaire,
  • la capacité du conducteur à effectuer le déplacement,
  • l'adéquation du projet de transport avec la réglementation applicable.

Il est donc utile de vérifier que les numéros, noms, devises et caractéristiques techniques inscrits sur le formulaire correspondent exactement aux pièces produites.

Cas particulier du chantier

Lorsque le motif du déplacement est un aller à un chantier ou un retour de chantier, la production de l'attestation de rendez-vous peut s'avérer décisive. Elle permet d'étayer le motif annoncé dans la demande et de donner un cadre concret au transport exceptionnel.

Ce que contrôle l'administration avant de délivrer l'autorisation

Le bas du formulaire comporte un cadre réservé à l'administration ou à Voies navigables de France. Même si cette partie n'est pas remplie par le demandeur, elle renseigne utilement sur les points examinés lors de l'instruction.

Les services compétents vérifient notamment :

  • le respect des caractéristiques de la section d'eau intérieure définies par le règlement particulier de police,
  • la possibilité de délivrer une autorisation spéciale de transport au titre de l'article R. 4241-35,
  • le cas échéant, si l'établissement flottant ou le matériel flottant relève de l'article R. 4241-37 du code des transports avec autorisation du gestionnaire,
  • la fourniture du titre de navigation, ou du titre provisoire, et sa correspondance avec l'usage déclaré,
  • l'existence d'une interruption ou d'une restriction de navigation au titre de l'article R. 4241-26,
  • la nécessité de transmission à d'autres préfectures de départements concernés par le trajet.

Autrement dit, l'examen ne se limite pas à la forme du dossier. Il porte aussi sur la faisabilité réglementaire et matérielle du déplacement. Même un formulaire soigneusement rempli ne garantit donc pas automatiquement la délivrance de l'autorisation si les conditions de navigation ne sont pas réunies.

Conseils pratiques pour constituer un dossier exploitable dès le premier envoi

Soigner les adresses et le parcours

Le formulaire demande l'adresse exacte du lieu où le bateau peut être visité avant le départ, ainsi que l'adresse exacte du lieu d'arrivée. Ces mentions ne doivent pas être approximatives. Un lieu mal identifié peut compliquer l'organisation d'un contrôle ou l'analyse du parcours.

Il est également utile de préciser clairement la section de voie d'eau empruntée et les départements traversés lorsqu'ils sont connus.

Ne pas minimiser les dimensions réelles

Dans ce type de demande, les dimensions réelles de l'unité sont déterminantes. Il ne faut pas se contenter d'une estimation ancienne ou théorique. Les indications sur la longueur, la largeur, le tirant d'eau et le tirant d'air doivent être les plus fiables possible, notamment si le transport est sensible au franchissement d'ouvrages ou à la profondeur disponible.

Anticiper les justificatifs du conducteur et du convoi

Lorsque le déplacement est réalisé par convoyage, il faut préparer sans attendre les informations relatives au pousseur, au remorqueur ou à toute autre unité d'assistance. Les documents du conducteur et du convoi doivent être disponibles dès la constitution du dossier.

Relire la procuration si nécessaire

Une procuration incomplète est une cause classique de blocage administratif. Si le propriétaire n'est pas le demandeur, il faut vérifier la présence de toutes les mentions utiles, de la date et de la signature.

Après l'envoi, comment suivre la demande d'autorisation spéciale de transport

Le formulaire ne décrit pas une procédure de suivi détaillée, mais plusieurs éléments peuvent être retenus. D'abord, la date de réception du dossier est inscrite dans le cadre réservé à l'administration. Ensuite, en cas de délivrance, un numéro d'autorisation et une date de délivrance sont renseignés.

Pour faciliter les échanges avec le service instructeur, il est recommandé de conserver :

  • une copie complète du CERFA rempli,
  • la copie de toutes les pièces jointes,
  • la preuve d'envoi du dossier,
  • les coordonnées du service destinataire, VNF ou préfecture.

Si le trajet concerne plusieurs départements ou une situation technique complexe, des échanges complémentaires peuvent intervenir pendant l'instruction. Il est alors préférable de répondre rapidement et de façon documentée.

Données personnelles et droit de rectification

Le formulaire rappelle que la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés s'applique aux données nominatives portées par les personnes physiques. Elle garantit un droit d'accès et de rectification auprès de l'organisme géographiquement compétent où la demande a été déposée.

En cas d'erreur constatée après l'envoi, il est donc utile de prendre contact sans tarder avec le service qui instruit la demande.

Ce qu'il faut retenir avant de déposer le CERFA 15029*01

Le CERFA 15029*01 est le formulaire de référence pour obtenir une autorisation spéciale de transport en navigation fluviale lorsque les dimensions du bateau ou du convoi ne répondent pas aux caractéristiques de la voie d'eau.

Trois réflexes sont essentiels :

  • identifier le bon destinataire, VNF ou préfecture selon le domaine concerné,
  • respecter le délai minimal de 30 jours avant le déplacement,
  • constituer un dossier complet, précis et cohérent avec les justificatifs demandés.

Pour sécuriser la demande, il faut porter une attention particulière à l'identification de l'unité, aux données techniques, au trajet prévu, au mode de convoyage éventuel et à la qualité des pièces jointes. Dans un contexte professionnel, cette rigueur évite des retards qui peuvent avoir des conséquences opérationnelles importantes.

Pour aller plus loin ou vérifier un point non précisé par le formulaire, la page officielle de Service-Public.fr consacrée à la démarche reste la source à consulter en priorité.