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CERFA 15242-03 : Demande d'aide exceptionnelle aux producteurs d'agrumes impactés par la maladie du citrus greening
Informations personnelles :
CERFA 15242-03 : Demande d'aide exceptionnelle aux producteurs d'agrumes impactés par la maladie du citrus greening
Demande d'aide exceptionnelle aux producteurs d'agrumes impactés par la maladie du citrus greening - Formulaire
Demandez l’aide exceptionnelle pour vos agrumes
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
CERFA 15242*03, demander l’aide exceptionnelle liée au citrus greening
Le CERFA 15242*03 correspond à la demande d’aide exceptionnelle aux producteurs d’agrumes et aux organisations de producteurs impactés par la maladie du citrus greening. Il s’agit d’un formulaire administratif destiné aux professionnels, dans un contexte agricole précis, celui des pertes et difficultés provoquées par cette maladie affectant les agrumes.
Le document officiel précise que la demande, une fois complétée et accompagnée de ses justificatifs, constitue le dossier unique de demande d’aide pour l’ensemble des financeurs publics potentiels. L’original doit être transmis à la DAAF du département concerné, avec conservation d’un exemplaire par le demandeur.
Ce formulaire s’inscrit dans le cadre des règlements européens mentionnés sur le CERFA, à savoir les règlements UE n°1407/2013 et UE n°1408/2013, relatifs notamment au régime des aides dites de minimis. Cet élément n’est pas accessoire, car il explique la présence d’une attestation sur l’honneur concernant le respect des plafonds applicables.
Le titre officiel du formulaire vise à la fois les producteurs d’agrumes et les organisations de producteurs. Le contenu des justificatifs montre toutefois que certaines pièces diffèrent selon le profil du demandeur, en particulier pour les organisations de producteurs de Guadeloupe.
Un formulaire centré sur une situation agricole exceptionnelle
Le citrus greening est ici au cœur du dispositif. Le CERFA n’a pas vocation à couvrir une aide agricole générale, ni une subvention de fonctionnement ordinaire. Il sert à formaliser une demande liée à l’impact d’une maladie sur la production d’agrumes, avec des conséquences qui peuvent concerner l’exploitation elle-même, les travaux d’arrachage, la situation comptable ou encore la relance d’une organisation de producteurs.
Le formulaire est donc à lire comme un outil de justification. Il ne suffit pas d’indiquer son identité et de signer. Le dossier repose sur la cohérence entre les informations renseignées, les documents économiques produits et les pièces administratives jointes.
Où vérifier la version et l’existence du dispositif
La dernière vérification DILA mentionnée pour cette fiche remonte au 29 janvier 2018. Comme pour tout formulaire administratif lié à une aide spécifique, il est prudent de vérifier l’actualité du dispositif et les conditions d’utilisation auprès de la source officielle, notamment via Service-Public.fr et la DAAF compétente.
Pour les professionnels qui veulent éviter les oublis de structure ou les erreurs de présentation, Startdoc met à disposition ce CERFA dans un format plus simple à exploiter, afin de préparer un dossier lisible avant envoi à l’administration.
Qui peut utiliser ce CERFA et dans quel cadre
Les producteurs d’agrumes
Le formulaire s’adresse d’abord aux producteurs d’agrumes touchés par la maladie du citrus greening. Le CERFA fait référence à plusieurs éléments typiquement agricoles, comme le numéro PACAGE, qui ne concerne que les agriculteurs, ainsi qu’aux déclarations de surface pour certaines campagnes.
En pratique, le producteur doit pouvoir démontrer son existence administrative, son activité, ainsi que les conséquences économiques ou techniques justifiant la demande d’aide. Le dossier s’appuie donc sur :
- l’identification de l’exploitation ou de la structure,
- les éléments comptables ou fiscaux,
- les justificatifs relatifs aux travaux d’arrachage lorsqu’ils existent,
- l’attestation de respect du plafond des aides de minimis.
Les organisations de producteurs concernées
Le CERFA vise aussi les organisations de producteurs de Guadeloupe impactées par la maladie. Pour cette catégorie, la logique du dossier est un peu différente. L’administration attend notamment des documents sur la situation comptable de la structure, ses attestations fiscale et sociale, ainsi qu’un plan d’action détaillé pour la relance de l’organisation.
Cette différence est importante. Une organisation de producteurs ne doit pas calquer son dossier sur celui d’un exploitant individuel ou d’une société agricole classique. Les pièces à joindre ne sont pas identiques et les enjeux de présentation du dossier ne sont pas les mêmes.
Un public strictement professionnel
Le public visé est clairement professionnel. Ce CERFA n’est pas destiné aux particuliers, ni à des structures sans lien direct avec la production d’agrumes ou l’organisation de la filière concernée. La nature des justificatifs demandés confirme ce point, notamment avec le Kbis, les comptes annuels, les déclarations de revenus agricoles ou les documents SIRENE.
Comment remplir le CERFA 15242*03 sans omission
Renseigner l’identification du demandeur
Le formulaire commence par l’identification du demandeur. Cette partie doit être remplie avec soin, car elle permet à l’administration d’associer la demande à la bonne entité juridique ou à la bonne exploitation.
Les informations demandées comprennent :
- le numéro SIRET,
- le numéro PACAGE, pour les agriculteurs concernés,
- la raison sociale,
- l’adresse de l’établissement,
- le code postal et la commune.
Il faut veiller à la parfaite concordance entre ces mentions et les justificatifs transmis. Une différence entre la raison sociale inscrite sur le CERFA et celle figurant sur le Kbis ou l’avis de situation SIRENE peut compliquer l’instruction du dossier.
Indiquer les coordonnées de la personne à contacter
Le formulaire prévoit ensuite les coordonnées de la personne à contacter. Sont demandés :
- le nom,
- le prénom,
- un numéro de téléphone fixe,
- un numéro de téléphone mobile,
- une adresse électronique.
Cette rubrique est essentielle dans la pratique. Si la DAAF doit solliciter une précision, demander une pièce manquante ou signaler une incohérence, elle utilisera les coordonnées indiquées. Il est donc préférable de mentionner un contact réellement disponible et capable de répondre sur le contenu du dossier.
Choisir la bonne demande d’aide
Dans la partie relative aux engagements, le demandeur doit cocher la case correspondant à sa situation :
- la demande d’aide exceptionnelle aux producteurs d’agrumes impactés par la maladie du citrus greening,
- ou la demande d’aide exceptionnelle aux organisations de producteurs de Guadeloupe impactées par cette maladie.
Ce point paraît simple, mais il conditionne la lecture du dossier. Un mauvais choix peut créer une incohérence avec les pièces jointes, notamment si le dossier contient les justificatifs prévus pour une organisation de producteurs alors que la case producteur a été cochée, ou inversement.
Soigner la partie signature et engagements
La rubrique finale ne doit pas être traitée comme une formalité secondaire. Le signataire, généralement le représentant légal, certifie :
- qu’il a le pouvoir de représenter le demandeur dans le cadre de la formalité,
- que les informations fournies dans le formulaire et les pièces jointes sont exactes.
Le CERFA rappelle également que le non-respect de ces engagements peut entraîner le reversement intégral de l’aide versée, sauf cas de force majeure ou circonstances exceptionnelles reconnues par la réglementation nationale. Le texte ajoute que ces situations doivent être notifiées par écrit à la DAAF, avec les preuves nécessaires, dans un délai de 10 jours ouvrables à compter du moment où l’exploitant est en mesure de le faire.
La date et la signature doivent donc être portées avec attention, par la personne effectivement habilitée à engager la structure.
Les pièces justificatives à joindre au dossier
Le principe, un dossier unique complet dès l’envoi
Le formulaire précise qu’il constitue, avec les pièces produites, le dossier unique de demande d’aide. Il faut donc viser un envoi complet. En pratique, un dossier incomplet peut ralentir l’examen ou conduire à des demandes complémentaires.
Les justificatifs listés sur le document officiel se répartissent selon la catégorie du demandeur. Le tableau ci-dessous permet de visualiser les principales pièces attendues.
| Catégorie de demandeur | Pièces mentionnées sur le CERFA |
|---|---|
| Producteurs d’agrumes |
|
| Organisations de producteurs de Guadeloupe |
|
Comprendre la logique des justificatifs pour les producteurs
Pour les producteurs d’agrumes, les pièces demandées servent à documenter plusieurs aspects du dossier.
- L’activité agricole, avec la déclaration de surface et, le cas échéant, le numéro PACAGE.
- L’existence juridique du demandeur, avec le Kbis, la pièce d’identité ou l’avis SIRENE selon la forme d’exploitation.
- La situation économique, grâce aux bilans, comptes de résultat, ou déclarations de revenus agricoles accompagnées de l’attestation fiscale.
- La réalité des travaux effectués, avec les factures acquittées ou l’attestation sur l’honneur en cas de travaux réalisés pour son propre compte.
- La capacité de paiement, avec le RIB SEPA si nécessaire.
- Le respect du régime d’aides applicable, via l’attestation de minimis.
Cette architecture montre qu’il ne s’agit pas seulement de prouver l’existence d’un préjudice. Le demandeur doit aussi permettre à l’administration d’évaluer l’éligibilité de la structure et la conformité du versement au cadre réglementaire.
Les pièces spécifiques aux organisations de producteurs
Pour les organisations de producteurs de Guadeloupe, le dossier prend une dimension plus institutionnelle. Le plan d’action détaillé pour la relance est particulièrement important, car il éclaire l’usage projeté de l’aide et la stratégie de redémarrage ou de restructuration de l’organisation.
Les attestations fiscale et sociale ont également une place centrale. Elles permettent de justifier la situation de la structure au regard de ses obligations. Là encore, il convient de présenter des documents cohérents avec l’identité juridique figurant sur le Kbis et sur le formulaire.
Points de vigilance sur les aides de minimis
Pourquoi une attestation sur l’honneur est demandée
Le CERFA renvoie expressément aux règlements européens sur les aides de minimis. Cela signifie que l’aide exceptionnelle sollicitée s’inscrit dans un cadre où le cumul d’aides publiques peut être plafonné selon la nature de l’activité et le régime applicable.
Le formulaire exige donc une attestation sur l’honneur du respect du plafond des aides de minimis, avec renvoi aux annexes 1 et 1 bis. Cette attestation doit être remplie avec sérieux. Une simple approximation sur les aides déjà perçues peut avoir des conséquences sur la recevabilité ou sur le maintien de l’aide.
Bien recenser les aides déjà perçues
Avant de compléter l’attestation, il est prudent de recenser les aides publiques susceptibles d’entrer dans le champ du régime de minimis applicable à votre structure. Si un doute existe sur la qualification d’une aide déjà reçue, mieux vaut vérifier auprès de votre interlocuteur habituel, de votre comptable ou de la DAAF, plutôt que de signer une déclaration incertaine.
Le CERFA ne détaille pas lui-même les plafonds chiffrés dans son corps principal. Il faut donc se référer aux annexes mentionnées, ainsi qu’aux indications officielles disponibles sur le site de l’administration ou auprès du service instructeur.
Transmission du formulaire, à qui l’envoyer et sous quelle forme
L’original doit être adressé à la DAAF
Le document officiel est clair, l’original du dossier doit être transmis à la DAAF de votre département. Il est également expressément demandé d’en conserver un exemplaire.
Cette recommandation est essentielle pour la gestion du dossier. Garder une copie complète permet :
- de répondre plus facilement à une demande complémentaire,
- de vérifier ce qui a été effectivement transmis,
- de conserver une trace en cas de difficulté ultérieure sur l’instruction ou le paiement.
Préparer un exemplaire fidèle à l’envoi
L’exemplaire conservé doit comprendre :
- le formulaire signé,
- l’ensemble des annexes,
- toutes les pièces justificatives jointes,
- si possible, une preuve de la date d’envoi ou de dépôt.
Même lorsque l’administration ne le demande pas expressément sur le CERFA, cette précaution est particulièrement utile pour les dossiers liés à une aide exceptionnelle, car ils reposent souvent sur des éléments factuels et comptables nombreux.
Erreurs fréquentes à éviter lors de la demande
Confondre producteur et organisation de producteurs
L’une des erreurs les plus courantes consiste à utiliser le formulaire en pensant que toutes les rubriques et tous les justificatifs se valent, quel que soit le profil. Or le CERFA distingue bien les producteurs d’agrumes et les organisations de producteurs de Guadeloupe. Les pièces à joindre ne sont pas interchangeables.
Joindre des documents qui ne correspondent pas aux années demandées
Le formulaire mentionne des exercices comptables précis. Pour les producteurs, il est demandé les exercices 2011, 2012 et 2013, ou 2012, 2013 et 2014 pour les demandes au titre de l’année 2016. Pour les organisations de producteurs de Guadeloupe, il est demandé les exercices 2011, 2012, 2013 et 2014.
Un dossier contenant des documents sur d’autres périodes, sans explication claire, risque de créer une difficulté de lecture. Il faut donc vérifier attentivement les années avant envoi.
Oublier la preuve des travaux d’arrachage
Pour les producteurs concernés, les factures acquittées des travaux d’arrachage ou l’attestation sur l’honneur de réalisation des travaux pour compte propre sont des pièces importantes. Un oubli sur ce point peut affaiblir la justification matérielle du dossier.
Négliger la cohérence des identifiants
Le numéro SIRET, la raison sociale, l’adresse de l’établissement et, le cas échéant, le numéro PACAGE doivent être cohérents avec tous les justificatifs. Une simple variation dans l’orthographe de la structure, un ancien siège social ou un numéro incomplet peuvent retarder le traitement.
Signer sans vérifier le pouvoir du signataire
Le formulaire doit être signé par la personne qui a effectivement pouvoir pour représenter le demandeur. Pour une société ou une organisation, cela suppose de vérifier que le signataire est bien le représentant légal ou une personne dûment habilitée. Cette vigilance est d’autant plus importante que le CERFA contient des engagements et des déclarations sur l’honneur.
Envoyer un dossier sans copie conservée
Le CERFA demande explicitement de conserver un exemplaire. Ne pas le faire est une erreur très concrète. En cas de demande de complément, de perte de pièce ou de discussion sur le contenu du dossier, l’absence de copie complique inutilement les échanges avec l’administration.
Mentions légales et données personnelles
Des données obligatoires pour l’instruction
Le formulaire rappelle l’application de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. Il indique aussi que la fourniture des données est obligatoire. Cela signifie que les informations demandées ne relèvent pas d’une simple convenance administrative. Elles sont nécessaires au traitement de la demande d’aide.
Droit d’accès et de rectification
Le texte mentionne également le droit d’accès et de rectification des données vous concernant, à exercer auprès du service destinataire du formulaire. Si une erreur matérielle est constatée après dépôt, il peut être utile de contacter rapidement le service instructeur pour connaître la marche à suivre.
Ce qu’il faut retenir pour constituer un dossier solide
Le CERFA 15242*03 est un formulaire spécialisé, réservé à un dispositif d’aide exceptionnelle en matière agricole, en lien avec la maladie du citrus greening. Son remplissage doit être abordé avec méthode, car l’administration attend un dossier complet, cohérent et documenté.
Pour sécuriser votre demande, il faut en particulier :
- identifier correctement la catégorie de demandeur, producteur d’agrumes ou organisation de producteurs de Guadeloupe,
- renseigner sans erreur l’identité de la structure et les coordonnées du contact,
- joindre l’ensemble des pièces prévues pour votre situation,
- vérifier les années et la cohérence des documents comptables ou fiscaux,
- remplir avec sérieux l’attestation relative aux aides de minimis,
- signer par le représentant habilité,
- adresser l’original à la DAAF du département et conserver une copie complète.
Comme ce formulaire est lié à un dispositif ciblé et à un contexte administratif particulier, il reste conseillé de vérifier l’actualité des modalités de dépôt et des conditions d’instruction auprès de la source officielle Service-Public.fr ou directement auprès de la DAAF compétente.