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CERFA 15257-01 : Demande initiale de certificat de transporteur aérien exploitant des ballons libres à air chaud
Informations personnelles :
CERFA 15257-01 : Demande initiale de certificat de transporteur aérien exploitant des ballons libres à air chaud
Demande initiale de certificat de transporteur aérien exploitant des ballons libres à air chaud - Formulaire
Demandez le certificat pour ballons à air chaud
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
CERFA 15257*01, demande initiale de certificat de transporteur aérien pour l’exploitation de ballons libres à air chaud
Le CERFA 15257*01 correspond à la demande initiale de certificat de transporteur aérien exploitant des ballons libres à air chaud. Il s’agit d’un formulaire destiné aux professionnels qui souhaitent exercer une activité de transport aérien public avec des ballons libres à air chaud, dans le cadre fixé par l’arrêté du 6 mars 2013 modifié relatif aux conditions d’utilisation de ces aéronefs.
Ce document permet à l’administration de vérifier que l’exploitant, son organisation, ses personnels, sa flotte et son exploitation projetée répondent aux exigences applicables. Le dossier ne se limite donc pas à un simple formulaire administratif. Il s’inscrit dans une démarche plus large de contrôle préalable par l’autorité de l’aviation civile.
Le formulaire mentionne un cadre réservé à l’administration avec la date de réception, le numéro d’enregistrement et le numéro de CTA. Cela montre bien qu’il s’agit d’une demande initiale structurante, indispensable pour engager l’instruction du dossier.
Qui est concerné par ce formulaire
Les exploitants professionnels de ballons à air chaud
Le CERFA 15257*01 s’adresse aux structures qui souhaitent exploiter des ballons libres à air chaud dans un cadre de transport aérien public. Sont donc principalement visés les professionnels qui organisent des vols commerciaux, touristiques ou de découverte, dès lors que l’activité relève du transport aérien public et nécessite l’obtention du certificat correspondant.
Le formulaire vise l’exploitant, c’est-à-dire l’entité qui porte juridiquement et opérationnellement l’activité. Le document prévoit d’ailleurs l’indication du nom officiel, de la raison sociale, de l’adresse du siège social, des coordonnées téléphoniques et électroniques.
Les entreprises en phase de création ou de lancement d’activité
La mention de demande initiale est importante. Ce CERFA n’est pas conçu pour une simple mise à jour ponctuelle. Il concerne avant tout les entreprises qui sollicitent pour la première fois leur certificat de transporteur aérien pour l’exploitation de ballons libres à air chaud.
Il peut donc être utilisé dans un contexte de création d’entreprise, de structuration d’une nouvelle activité aérienne, ou de démarrage d’exploitation lorsque l’opérateur n’est pas encore titulaire du certificat demandé.
Un public technique et réglementé
Ce formulaire suppose de disposer d’un niveau de préparation déjà avancé. L’administration attend non seulement l’identification de l’exploitant, mais aussi une présentation claire de l’encadrement, des personnels navigants, des responsables de l’entretien, du personnel technique au sol, du manuel d’exploitation et des documents de chaque ballon destiné à intégrer la flotte.
Autrement dit, le CERFA 15257*01 s’adresse à des professionnels capables de présenter une organisation opérationnelle cohérente et documentée.
Pourquoi cette demande est indispensable
Obtenir le certificat de transporteur aérien adapté à l’activité
L’objet du formulaire est explicite, il sert à demander le certificat de transporteur aérien pour une activité d’exploitation de ballons libres à air chaud. Sans cette démarche, l’entreprise ne peut pas prétendre exercer légalement l’activité relevant de ce régime, sous réserve bien entendu de l’appréciation de l’autorité compétente et des autres conditions réglementaires applicables.
Permettre à l’administration d’évaluer la sécurité et l’organisation
Le transport aérien est un secteur fortement encadré. Dans le cas des ballons libres à air chaud, l’administration doit pouvoir apprécier plusieurs éléments essentiels, notamment :
- l’identité exacte de l’exploitant,
- la solidité de l’organisation de l’encadrement,
- les compétences des pilotes,
- le dispositif d’entretien des aéronefs,
- les caractéristiques de l’exploitation envisagée,
- la conformité documentaire de chaque ballon exploité.
Le formulaire et ses annexes servent donc à démontrer que l’activité projetée repose sur une base administrative, technique et opérationnelle sérieuse.
Constituer un dossier cohérent dès le premier dépôt
Dans ce type de procédure, un dossier incomplet ou imprécis peut ralentir l’instruction. Il est donc essentiel de préparer un ensemble homogène, avec un formulaire correctement renseigné et des pièces justificatives parfaitement lisibles. Pour ce type de demande sensible, Startdoc permet justement d’accéder à la bonne trame documentaire dans un format plus simple à exploiter, ce qui aide les professionnels à éviter les oublis dès la phase de préparation.
Comment remplir le CERFA 15257*01
1. Renseigner l’identité et les coordonnées de l’exploitant
La première partie du formulaire concerne les informations et coordonnées de l’exploitant. Il convient d’y faire figurer avec précision :
- le nom officiel,
- la raison sociale,
- l’adresse du siège social,
- le numéro de voie, l’extension éventuelle et la boîte postale si nécessaire,
- le nom de la voie,
- le code postal et la localité,
- le numéro de téléphone,
- le numéro de télécopie, si l’exploitant en utilise un,
- l’adresse électronique.
Ces informations doivent être exactes et à jour. Il est recommandé d’utiliser les mêmes dénominations que celles figurant sur les documents officiels de l’entreprise afin d’éviter toute incohérence entre le formulaire et les pièces jointes.
2. Décrire l’organisation de l’encadrement
La deuxième partie porte sur la description de l’organisation de l’encadrement. C’est un point central du dossier. Le formulaire demande notamment :
- le nom du responsable administrateur,
- le nom du ou des personnels navigants,
- le nom du ou des personnels responsables de l’entretien ou de l’atelier d’entretien,
- le nom du ou des personnels techniques au sol,
- une description de l’organisation de l’encadrement.
Cette partie ne doit pas être remplie de manière vague. L’administration doit comprendre qui fait quoi, selon quelle répartition des responsabilités, avec quel niveau d’encadrement et, si nécessaire, quelles ressources internes ou externes sont mobilisées.
Une description trop succincte peut donner l’impression que l’exploitant n’a pas structuré son activité. Il faut donc expliciter l’organisation réelle, en cohérence avec le manuel d’exploitation et avec les justificatifs transmis.
3. Présenter l’exploitation proposée
La troisième partie est consacrée à la description de l’exploitation proposée. Même si le formulaire est sobre dans sa présentation, cette rubrique est essentielle. Elle doit permettre à l’autorité de comprendre l’activité envisagée, son périmètre et les moyens utilisés.
Il convient d’y décrire clairement l’exploitation projetée, par exemple au regard de la flotte envisagée, de l’organisation des opérations, des plateformes ou aérodromes utilisés selon les autorisations obtenues, ainsi que des conditions générales de mise en œuvre de l’activité. Mieux vaut rester factuel, précis et aligné sur les pièces jointes.
4. Signer l’engagement du demandeur
La quatrième partie comprend l’engagement et la signature. Le demandeur y déclare que le dossier et l’ensemble de la documentation jointe ont été vérifiés et reconnus conformes à la réglementation applicable. Il certifie également sur l’honneur l’exactitude des renseignements fournis.
La signature ne doit pas être traitée comme une simple formalité. Elle engage le demandeur sur le contenu du dossier. Il faut donc procéder à une relecture complète avant l’envoi, en vérifiant la concordance entre le formulaire, les annexes et les documents justificatifs.
Les pièces justificatives à joindre au dossier
Le formulaire liste expressément les documents à fournir. L’exploitant doit porter une attention particulière à cette étape, car l’absence d’une pièce peut fragiliser l’instruction du dossier.
Documents liés à l’organisation et aux personnels
Au titre de la description de l’organisation de l’encadrement, il faut joindre :
- une description de l’organisation de l’encadrement,
- une copie du manuel d’exploitation,
- pour chaque pilote de ballon libre à air chaud, une copie de la licence de pilote de ballon libre,
- pour chaque pilote, une copie du certificat d’aptitude médical.
Documents liés à chaque ballon de la flotte
Pour la description de l’exploitation proposée, le formulaire exige, pour chaque ballon destiné à être inscrit en liste de flotte, une copie des documents suivants :
| Pièce à fournir | Objet de la vérification |
|---|---|
| Certificat d’immatriculation | Identification officielle du ballon |
| Certificat de navigabilité, CDN, et certificat d’examen de navigabilité, CEN | Conformité de navigabilité de l’aéronef |
| Acception du programme d’entretien par l’autorité | Validation du cadre d’entretien applicable |
| Certificat d’assurance conforme au règlement UE n°785/2004 du 21 avril 2004 | Vérification de la couverture d’assurance requise |
| Licence de station d’aéronef, LSA, si requise par la présence d’un émetteur installé à bord | Régularité des équipements radio concernés |
| Fiche de pesée | Données techniques de masse et d’exploitation |
| Tout document justifiant l’approbation et l’installation d’équipements spécifiques fixés à la structure | Conformité des équipements ajoutés au ballon |
Autorisation relative à la plateforme d’envol ou à l’aérodrome
Le dossier doit également comprendre au moins une autorisation administrative nécessaire à l’utilisation d’une plateforme d’envol ou une autorisation d’un gestionnaire d’aérodrome. Cette exigence montre que l’exploitation proposée doit déjà reposer sur des conditions concrètes d’utilisation du site de départ, et pas seulement sur une intention générale d’exploiter.
Points de vigilance pour un dossier recevable
Veiller à la cohérence entre toutes les pièces
Le premier point de vigilance concerne la cohérence globale. Le nom de l’exploitant, la raison sociale, les noms des personnels, la flotte indiquée et les responsabilités décrites doivent correspondre d’un document à l’autre. Une divergence, même mineure, peut entraîner une demande de précision.
Ne pas sous-estimer la description de l’organisation
Dans ce formulaire, l’organisation de l’encadrement n’est pas accessoire. Elle fait partie du cœur de l’analyse. Une formule trop générale, sans véritable répartition fonctionnelle, peut donner l’image d’une structure insuffisamment préparée. Il faut donc détailler l’organisation réelle, y compris si certaines fonctions sont concentrées dans une petite équipe.
Joindre les documents de chaque pilote et de chaque ballon
Le formulaire impose des pièces pour chaque pilote et pour chaque ballon. L’erreur classique consiste à ne transmettre qu’un échantillon ou à oublier un document propre à un aéronef donné. Or l’administration examine la flotte et les personnels affectés à l’exploitation projetée, pas seulement la structure dans son ensemble.
Vérifier la lisibilité et la validité des copies
Les copies jointes doivent être exploitables. Des documents tronqués, flous ou incomplets peuvent être considérés comme insuffisants. Il est prudent de vérifier également que les documents transmis sont toujours valides au moment du dépôt du dossier, en particulier les certificats, licences et attestations dont la durée de validité peut être limitée.
Ne pas oublier la signature et la date
Un formulaire non daté ou non signé est un motif évident d’irrégularité. La date et le lieu doivent être renseignés avec soin, puis la signature du demandeur apposée dans la partie prévue à cet effet.
Erreurs fréquentes à éviter lors de la demande initiale
Confondre activité de loisir et transport aérien public
Le CERFA 15257*01 relève d’une logique professionnelle spécifique. Il ne concerne pas une pratique privée ou une activité informelle. L’exploitant doit bien se situer dans le cadre du transport aérien public par ballon libre à air chaud.
Déposer un dossier trop précoce
Certains demandeurs peuvent être tentés de déposer le formulaire avant d’avoir réuni les pièces essentielles, notamment le manuel d’exploitation, les copies des licences ou les documents propres aux ballons. Cette stratégie est risquée, car une demande initiale doit être suffisamment construite pour être instruite utilement.
Fournir une exploitation proposée trop imprécise
Une présentation floue de l’activité projetée peut compliquer l’examen du dossier. Il faut éviter les formulations trop générales et décrire concrètement le dispositif envisagé, dans les limites des informations disponibles et des justificatifs fournis.
Négliger les exigences propres à la flotte
Chaque ballon inscrit en liste de flotte doit être documenté. Oublier la fiche de pesée, la preuve d’assurance, la licence de station d’aéronef si elle est requise, ou les documents relatifs aux équipements spécifiques est une erreur fréquente. Une vérification aéronef par aéronef est souvent la méthode la plus sûre.
Transmission du dossier et source officielle
Le formulaire indique que les données nominatives relèvent de la loi du 6 janvier 1978 modifiée relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. Le droit d’accès et de rectification s’exerce auprès de la Direction de la Sécurité de l’Aviation Civile où le dossier a été déposé.
En pratique, il convient de se référer aux indications actualisées de l’administration compétente pour connaître les modalités exactes de dépôt, les éventuels compléments attendus et les coordonnées du service destinataire. En cas de doute sur la procédure applicable ou sur une mise à jour réglementaire, il est utile de consulter la fiche officielle disponible sur Service-Public.fr, rattachée à l’identifiant DILA R39189.
La dernière vérification DILA mentionnée pour cette fiche date du 18 septembre 2018. Comme toujours en matière aérienne, il est prudent de s’assurer qu’aucune évolution n’est intervenue depuis, en particulier si le projet d’exploitation est complexe ou comporte des spécificités techniques.
Ce qu’il faut retenir avant de remplir le CERFA 15257*01
Le CERFA 15257*01 est un formulaire clé pour toute demande initiale de certificat de transporteur aérien portant sur l’exploitation de ballons libres à air chaud. Il ne s’agit pas d’un document isolé, mais du support d’un dossier complet permettant à l’autorité d’évaluer l’exploitant, son organisation, ses pilotes, sa flotte et son projet d’exploitation.
Un dossier solide repose sur quatre réflexes simples :
- renseigner avec exactitude l’identité de l’exploitant,
- décrire de manière crédible l’organisation de l’encadrement,
- présenter une exploitation proposée précise et cohérente,
- joindre l’ensemble des justificatifs exigés pour les personnels, les ballons et les autorisations d’utilisation des sites.
Dans un domaine aussi réglementé que le transport aérien par ballon libre à air chaud, la qualité formelle du dossier compte presque autant que son contenu technique. Un formulaire bien renseigné, accompagné de pièces complètes et cohérentes, met l’exploitant dans de meilleures conditions pour engager son projet professionnel auprès de l’administration compétente.