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CERFA 15258-01 : Demande de modification d'un certificat de transporteur aérien exploitant des ballons libres à air chaud
Informations personnelles :
CERFA 15258-01 : Demande de modification d'un certificat de transporteur aérien exploitant des ballons libres à air chaud
Demande de modification d'un certificat de transporteur aérien exploitant des ballons libres à air chaud - Formulaire
Modifier un certificat de transporteur aérien
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
À quoi sert le CERFA 15258*01 pour les exploitants de ballons libres à air chaud
Le CERFA 15258*01, référencé par la DILA sous l’identifiant R39191, permet de demander la modification d’un certificat de transporteur aérien pour une entreprise exploitant des ballons libres à air chaud. Il s’adresse exclusivement à un public professionnel, plus précisément aux exploitants relevant du transport aérien public dans ce secteur particulier de l’aviation civile.
Ce formulaire s’inscrit dans le cadre de l’arrêté du 6 mars 2013 modifié relatif aux conditions d’utilisation des ballons libres à air chaud exploités par une entreprise de transport aérien public. Il ne s’agit donc pas d’une formalité générale applicable à tous les aéronefs, mais d’une démarche ciblée, attachée à une activité réglementée et contrôlée par l’autorité compétente de l’aviation civile.
Le certificat de transporteur aérien, souvent désigné par son sigle CTA, matérialise l’autorisation d’exploiter. Lorsqu’un élément important de l’exploitation évolue, l’exploitant ne peut pas se contenter d’une simple mise à jour interne. Il doit, selon la nature de la modification, en demander la prise en compte officielle au moyen du formulaire adapté. Le CERFA 15258*01 a précisément cette fonction.
Le document permet d’identifier l’exploitant au moyen de ses informations de base, puis de qualifier l’objet de la demande en cochant une ou plusieurs catégories de modifications. Il prévoit ensuite une zone de description destinée à exposer concrètement le changement envisagé, ainsi qu’un engagement signé du demandeur attestant de la conformité du dossier et de l’exactitude des renseignements transmis.
Cette demande peut concerner des évolutions de nature opérationnelle, organisationnelle, documentaire ou technique. Le formulaire officiel vise notamment les cas suivants :
- modification de la zone d’exploitation,
- modification du type d’exploitation,
- modification des procédures ou consignes,
- ajout d’un ballon dans la liste de flotte,
- retrait d’un ballon de la liste de flotte,
- modification du nom commercial de l’exploitation,
- modification du nom du responsable administrateur,
- modification concernant le personnel navigant ou le personnel d’entretien,
- modification des coordonnées de l’exploitation,
- modification du point de contact,
- retrait du CTA,
- autre modification ne rentrant pas exactement dans les catégories précédentes.
Cette liste montre que la notion de modification du certificat est entendue largement. Elle couvre aussi bien l’évolution de la flotte que celle de l’organisation humaine, des documents d’exploitation ou de l’identité administrative de l’entreprise. Pour cette raison, le remplissage doit être particulièrement rigoureux. Une erreur de qualification de la demande, une description trop vague ou une pièce manquante peut ralentir l’instruction du dossier.
Dans la pratique, ce CERFA intéresse les entreprises qui exploitent des vols en ballon libre à air chaud dans un cadre professionnel, par exemple pour des activités de transport aérien public ou de vol commercial. Le formulaire n’est pas destiné à l’usage privé ou de loisir hors du champ du transport aérien public.
Le cadre juridique de la demande de modification du certificat de transporteur aérien
Le formulaire se rattache au droit de l’aviation civile et à la police administrative des exploitants aériens. Le texte mentionné dans la source officielle est l’arrêté du 6 mars 2013 modifié relatif aux conditions d’utilisation des ballons libres à air chaud exploités par une entreprise de transport aérien public. Cet arrêté constitue le socle réglementaire spécifique à l’activité concernée.
Le principe est simple : l’autorisation d’exploiter repose sur un ensemble d’éléments déclarés et validés par l’administration. Dès lors qu’un changement intervient sur l’un de ces éléments, l’exploitant doit s’assurer qu’il reste en conformité avec la réglementation applicable. Le dépôt du CERFA 15258*01 permet précisément de porter cette évolution à la connaissance de l’administration et, lorsque cela est nécessaire, d’obtenir une modification officielle du certificat.
La signature figurant dans le formulaire n’est pas une formalité accessoire. Le demandeur déclare que le dossier et la documentation jointe ont été vérifiés et reconnus conformes à la réglementation applicable. Il certifie également sur l’honneur l’exactitude des renseignements fournis. Cette double affirmation engage la responsabilité de l’exploitant ou de son représentant.
Le formulaire rappelle aussi l’application de la loi du 6 janvier 1978 modifiée relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. Les données nominatives mentionnées dans le dossier ouvrent un droit d’accès et de rectification auprès de la Direction de la sécurité de l’aviation civile où le dossier a été déposé. Cet aspect est important lorsque la demande porte sur des personnes identifiées, par exemple un responsable administrateur, un pilote ou un autre membre du personnel concerné.
Il faut également noter qu’aucune notice associée n’est mentionnée dans les données officielles. En l’absence de notice explicative, l’exploitant doit être d’autant plus attentif à la cohérence de son dossier, à la précision des pièces jointes et au respect du périmètre exact de la demande.
Quelles modifications peuvent être déclarées avec le CERFA 15258*01
Les changements opérationnels et documentaires
Certaines demandes portent sur la manière dont l’activité est organisée ou exécutée. C’est le cas de la modification de la zone d’exploitation, du type d’exploitation, ou encore des procédures et consignes. Ces rubriques supposent souvent une analyse du manuel d’exploitation et de sa version en vigueur.
Le formulaire précise d’ailleurs que, pour toute demande de modification, une copie du manuel d’exploitation doit être jointe si son amendement est nécessaire. Cette exigence est essentielle. Dès lors que la modification affecte les procédures internes, les limites d’exploitation, les consignes applicables aux équipages ou l’organisation de l’activité, la cohérence entre le CERFA et le manuel devient un point de contrôle central.
Les changements concernant la flotte
Le CERFA est également utilisé pour les évolutions de flotte. Deux cas sont expressément visés : l’ajout d’un ballon en liste de flotte et le retrait d’un ballon de cette liste. L’ajout suppose la production d’un ensemble documentaire relativement complet, destiné à permettre à l’administration de vérifier la situation technique, réglementaire et assurantielle de l’aéronef concerné.
Le retrait est plus simple dans son principe, mais il doit tout de même être formalisé, car la composition de la flotte déclarée au titre du CTA fait partie des données structurantes de l’exploitation autorisée.
Les changements administratifs et humains
Le formulaire couvre aussi des modifications en apparence plus administratives, mais qui peuvent avoir des conséquences concrètes sur l’exploitation. C’est le cas du changement de nom commercial, du changement de responsable administrateur, de la mise à jour des coordonnées de l’exploitation ou du point de contact. Une modification concernant le personnel navigant ou le personnel d’entretien peut également nécessiter le dépôt du CERFA, notamment si elle affecte les personnes appelées à intervenir dans le cadre de l’activité déclarée.
Pour les pilotes de ballon libre à air chaud, des pièces spécifiques sont demandées. L’administration doit pouvoir vérifier que les personnes concernées disposent bien des titres et aptitudes nécessaires.
Le retrait du certificat ou les autres situations particulières
Le formulaire prévoit enfin l’hypothèse du retrait du CTA, ainsi qu’une case intitulée autre. Cette dernière peut servir lorsque la situation ne correspond pas exactement aux rubriques standards, tout en relevant bien d’une modification de l’autorisation d’exploiter. Dans ce type de dossier, la qualité de la description rédigée par le demandeur devient déterminante.
Comment remplir le formulaire de manière sécurisée
Les informations d’identification de l’exploitant
La première partie du CERFA demande le nom officiel, la raison sociale et le numéro de CTA. Ces éléments doivent être renseignés avec une stricte concordance avec les documents administratifs et les références déjà connues de l’autorité. Une discordance entre la raison sociale inscrite sur le formulaire et celle figurant dans les pièces jointes peut compliquer l’instruction.
Il est conseillé de vérifier avant envoi :
- la dénomination exacte de l’entreprise,
- l’orthographe du nom officiel utilisé dans les autorisations existantes,
- le numéro de CTA,
- la cohérence entre les coordonnées indiquées et les documents annexés.
Le choix du ou des objets de modification
Le formulaire autorise la sélection de plusieurs motifs. Il est donc possible de regrouper plusieurs changements dans un même dossier, à condition que l’ensemble soit clairement présenté et que les pièces justificatives correspondantes soient jointes. En revanche, il faut éviter les demandes imprécises ou trop globales. Chaque modification doit être identifiable, documentée et intelligible pour l’administration.
Lorsque plusieurs cases sont cochées, il est prudent de structurer la description de la modification envisagée par thèmes ou par points numérotés, afin de faciliter la lecture du dossier. Cette méthode permet aussi d’associer plus facilement chaque évolution à ses justificatifs.
La description de la modification envisagée
Cette partie est souvent sous-estimée alors qu’elle joue un rôle majeur. Une simple formule générale ne suffit pas toujours. Il convient d’exposer la nature du changement, son impact sur l’exploitation et, si nécessaire, les documents internes ou techniques mis à jour. Plus la demande est claire, plus l’administration est en mesure d’en apprécier rapidement la portée.
Une bonne description peut notamment préciser :
- le changement demandé,
- la date envisagée de mise en œuvre, si elle est connue,
- les éléments du manuel d’exploitation concernés,
- les aéronefs ou personnels visés,
- les pièces jointes produites à l’appui.
Pour les professionnels qui souhaitent éviter les oublis de forme sur ce type de dossier technique, Startdoc met à disposition une version pré-remplie pensée pour faciliter la préparation du CERFA correspondant, tout en laissant à l’exploitant la maîtrise des données propres à son activité.
L’engagement et la signature
La partie finale ne doit pas être négligée. Le formulaire doit être daté, localisé et signé par le demandeur. La personne signataire doit être légitime pour engager l’exploitant. En cas de doute sur l’identité du signataire habilité, il est préférable de vérifier l’organisation interne de l’entreprise et les pouvoirs de représentation applicables.
Les pièces justificatives à joindre selon la nature de la modification
Le contenu du dossier varie selon l’objet de la demande. Le formulaire distingue les pièces communes à toute demande et les pièces spécifiques à certaines catégories de modifications. Ce point est fondamental, car un dossier incomplet peut être jugé insuffisant pour l’instruction.
| Type de demande | Pièces à joindre selon le formulaire |
|---|---|
| Toute demande de modification | Copie du manuel d’exploitation si son amendement est nécessaire |
| Ajout d’un ballon en liste de flotte | Certificat d’immatriculation, certificat de navigabilité et certificat d’examen de navigabilité, acception du programme d’entretien par l’autorité, certificat d’assurance conforme au règlement UE n°785/2004, licence de station d’aéronef si requise, fiche de pesée, document justifiant l’approbation et l’installation d’équipements spécifiques fixés à la structure |
| Modification concernant un pilote de ballon libre à air chaud | Licence de pilote de ballon libre, certificat d’aptitude médical |
Le manuel d’exploitation
La copie du manuel d’exploitation n’est pas systématiquement exigée dans son intégralité par principe, mais elle doit être fournie dès lors qu’un amendement est nécessaire. Concrètement, cela vise toutes les situations dans lesquelles la modification déclarée affecte les procédures, l’organisation, les limitations ou les informations de référence de l’exploitation. Il est recommandé de vérifier si le changement implique une mise à jour du manuel, même partielle.
Les documents à produire pour l’ajout d’un ballon
Lorsqu’un ballon est ajouté à la flotte, l’administration attend une démonstration complète de sa régularité. Le certificat d’immatriculation permet d’identifier l’aéronef. Le certificat de navigabilité et le certificat d’examen de navigabilité permettent d’apprécier sa situation technique au regard des exigences aéronautiques. L’acception du programme d’entretien par l’autorité atteste du cadre de maintenance applicable.
Le certificat d’assurance conforme au règlement européen mentionné est tout aussi déterminant, car l’activité de transport aérien est soumise à des exigences spécifiques en matière de couverture assurantielle. Selon l’équipement embarqué, la licence de station d’aéronef peut également être requise. La fiche de pesée et les documents relatifs à certains équipements spécifiques complètent le contrôle de conformité de l’aéronef exploité.
Les justificatifs concernant les pilotes
En cas de modification touchant le personnel navigant, et plus spécialement chaque pilote de ballon libre à air chaud, le formulaire exige la copie de la licence de pilote de ballon libre ainsi que du certificat d’aptitude médical. L’objectif est de permettre à l’administration de vérifier que les personnels déclarés disposent bien des titres et de l’aptitude médicale requis pour exercer.
Dépôt du dossier, instruction et relation avec l’administration
Le formulaire mentionne un cadre réservé à l’administration comportant la date de réception, le numéro d’enregistrement et le numéro de CTA. Cela confirme qu’il s’agit d’un dossier formel destiné à être enregistré par le service compétent. Le texte renvoie à la Direction de la sécurité de l’aviation civile comme interlocuteur de référence pour l’exercice des droits relatifs aux données personnelles. En pratique, c’est auprès du service compétent de l’aviation civile que le dossier doit être déposé, selon les modalités applicables à l’exploitant concerné.
Les données fournies ne permettent pas de fixer ici un délai précis d’instruction ni un mode unique de transmission. En l’absence d’indication officielle complémentaire dans le formulaire, il est prudent de consulter la page Service-Public.fr associée au CERFA ou de se rapprocher de l’autorité administrative compétente pour connaître les modalités actualisées de dépôt.
Avant envoi, il est utile de procéder à un contrôle interne du dossier :
- vérifier que toutes les rubriques utiles sont remplies,
- s’assurer que la description de la modification est suffisamment précise,
- joindre les pièces correspondant à chaque case cochée,
- contrôler la cohérence entre le formulaire, le manuel d’exploitation et les annexes,
- dater et signer le document.
Conserver une copie complète du dossier transmis est également une bonne pratique. En cas de demande de complément, de difficulté d’instruction ou de contestation, cette copie permet de retracer exactement les éléments communiqués à l’administration.
Droits, obligations et vigilance juridique pour l’exploitant
L’obligation de sincérité et de conformité
Le formulaire comporte une certification sur l’honneur. Cette mention implique que l’exploitant doit fournir des informations exactes, complètes et à jour. La logique de sécurité propre au droit aérien renforce l’importance de cette exigence. Une modification non déclarée, mal décrite ou appuyée par des documents obsolètes peut créer un décalage entre l’exploitation réelle et l’autorisation administrative en vigueur.
L’obligation de conformité ne s’arrête pas au moment du dépôt. L’exploitant doit veiller à ce que la documentation transmise reflète effectivement son organisation et ses moyens d’exploitation. Cela suppose, lorsque nécessaire, de mettre à jour en parallèle les documents internes, les listes de flotte, les justificatifs de personnel ou les éléments assurantiels.
Le droit d’accès et de rectification des données
Les données nominatives renseignées dans le formulaire sont soumises à la loi informatique et libertés. Le texte indique expressément qu’un droit d’accès et de rectification peut être exercé auprès de la Direction de la sécurité de l’aviation civile où le dossier a été déposé. Ce droit concerne les informations personnelles figurant dans le dossier, notamment lorsqu’une demande vise des personnes physiques identifiées.
Les points de vigilance les plus fréquents
Plusieurs difficultés reviennent souvent dans les démarches de modification de certificat :
- cocher une catégorie de modification sans joindre les justificatifs adaptés,
- omettre de mettre à jour le manuel d’exploitation alors que le changement le nécessite,
- décrire de manière trop sommaire l’évolution demandée,
- joindre des documents techniques ou administratifs périmés,
- oublier de préciser les conséquences de la modification sur la flotte ou sur le personnel,
- faire signer le dossier par une personne dont la qualité n’est pas clairement établie.
Dans un domaine aussi réglementé que l’exploitation de ballons libres à air chaud en transport aérien public, la vigilance documentaire est un élément de sécurité juridique autant qu’opérationnelle.
Que faire en cas de difficulté ou de refus
Les informations officielles fournies avec le CERFA 15258*01 ne détaillent pas les voies de recours ni les délais applicables en cas de refus ou de blocage du dossier. Il n’est donc pas possible d’indiquer ici une procédure uniforme sans risquer d’induire l’exploitant en erreur.
En pratique, si la demande fait l’objet d’un refus exprès, d’une demande de compléments ou d’une difficulté d’instruction, il convient d’abord d’analyser précisément le motif invoqué par l’administration. Une régularisation documentaire peut parfois suffire, par exemple si certaines pièces manquent ou si la description de la modification doit être clarifiée.
Lorsque la difficulté persiste, l’exploitant a intérêt à se référer aux mentions figurant dans la décision reçue, à la page Service-Public.fr relative au formulaire, ou à solliciter des précisions auprès du service instructeur. Selon la situation, un recours administratif peut être envisagé, mais sa forme et ses conditions dépendront du contenu exact de la décision contestée et du cadre juridique applicable.
Dans tous les cas, il est préférable d’agir sur la base d’un dossier complet, daté, cohérent et conservé dans son intégralité. Cette précaution facilite le dialogue avec l’administration et permet, si nécessaire, de démontrer les éléments déjà transmis.
Ce qu’il faut retenir avant de transmettre le CERFA 15258*01
Le CERFA 15258*01 est le formulaire de référence pour demander la modification d’un certificat de transporteur aérien lorsqu’une entreprise exploite des ballons libres à air chaud dans le cadre du transport aérien public. Son usage est strictement professionnel et s’inscrit dans un cadre réglementaire spécifique à l’aviation civile.
La réussite de la démarche repose sur quatre exigences simples en apparence, mais décisives en pratique : identifier correctement l’exploitant, qualifier précisément la modification demandée, joindre les pièces correspondant à la situation réelle, puis signer un dossier sincère et cohérent avec la documentation d’exploitation.
Une attention particulière doit être portée aux demandes touchant la flotte, le personnel navigant et le manuel d’exploitation. Ce sont les points les plus sensibles du dossier. En cas d’hésitation sur la version du formulaire, sur le service compétent ou sur les modalités de dépôt à jour, la consultation de la fiche officielle Service-Public.fr demeure le réflexe le plus sûr.