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CERFA 15273-03 : Déclaration du changement d'exploitant d'une ICPE relevant du régime de la déclaration (cerfa n° 15273)
Informations personnelles :
CERFA 15273-03 : Déclaration du changement d'exploitant d'une ICPE relevant du régime de la déclaration (cerfa n° 15273)
Déclaration du changement d'exploitant d'une ICPE relevant du régime de la déclaration (cerfa n° 15273) - Formulaire
Déclarer un changement d'exploitant ICPE
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
Déclarer un changement d'exploitant d'une ICPE soumise à déclaration
Le CERFA 15273*03, identifié par la DILA sous la référence R42637, permet de déclarer le changement d'exploitant d'une installation classée pour la protection de l'environnement, dite ICPE, lorsqu'elle relève du régime de la déclaration. Ce formulaire s'adresse aux professionnels qui reprennent l'exploitation d'un site déjà concerné par cette réglementation environnementale.
Ce document s'inscrit dans le cadre de l'article R.512-68 du code de l'environnement. Il ne sert pas à déclarer une nouvelle activité, ni à demander une autorisation, ni à enregistrer une cessation d'activité. Son objet est précis : informer l'administration qu'un exploitant en remplace un autre pour une installation classée déjà existante, dès lors que cette installation relève du régime déclaratif.
La formalité est importante. En matière d'ICPE, l'administration doit pouvoir identifier clairement la personne physique ou morale responsable de l'exploitation, du respect des prescriptions applicables, des contrôles éventuels et, plus largement, des obligations environnementales attachées au site.
Le formulaire officiel mentionne aussi que le nom de l'exploitant, lorsqu'il exerce une activité soumise à la réglementation ICPE, constitue une information regardée comme nécessaire à l'information du public. Cette donnée peut donc être publiée sans anonymisation, sous réserve du cas particulier de l'exploitant personne physique qui demanderait la non mise en ligne pour des motifs tenant notamment à la sécurité.
Dans quels cas utiliser ce CERFA
Le CERFA 15273*03 doit être utilisé lorsqu'une installation classée relevant du régime de la déclaration change d'exploitant. Cette situation peut se présenter dans plusieurs hypothèses :
- cession d'un fonds ou d'une branche d'activité,
- rachat d'une société exploitante ou transfert de l'activité à une autre structure,
- reprise d'un site industriel, artisanal, agricole ou logistique comportant une ou plusieurs rubriques ICPE soumises à déclaration,
- reprise partielle des activités relevant de certaines rubriques de la nomenclature.
Le point déterminant n'est pas seulement le changement de propriétaire du terrain ou des bâtiments. Ce qui compte, c'est le changement de la personne qui exerce effectivement l'activité réglementée et assume la qualité d'exploitant au sens du droit des ICPE.
Le formulaire prévoit d'ailleurs le cas d'une reprise partielle. Si le nouvel exploitant ne reprend qu'une partie des activités du site, il faut préciser les rubriques de la nomenclature des installations classées concernées par le changement.
Ce que recouvre le régime de la déclaration
Les ICPE sont réparties en plusieurs régimes administratifs selon la nature et l'importance des dangers ou inconvénients que les activités peuvent présenter. Le CERFA 15273*03 concerne uniquement les installations relevant du régime de la déclaration.
Dans la pratique, cela vise des activités qui demeurent encadrées par le code de l'environnement, mais selon une procédure plus légère que l'autorisation ou l'enregistrement. Pour autant, l'exploitant reste tenu de respecter les prescriptions générales applicables à sa ou ses rubriques, ainsi que, le cas échéant, les obligations de contrôle périodique prévues pour certaines rubriques identifiées par le régime "DC".
Le formulaire demande justement si, sur le site, était exploitée au moins une installation relevant du régime de l'autorisation ou de l'enregistrement. Cette information permet à l'administration d'apprécier le contexte réglementaire global du site, même si la démarche porte bien sur une installation ou des installations relevant de la déclaration.
Le cadre juridique et les obligations du nouvel exploitant
Une obligation de transparence vis-à-vis de l'administration
Le changement d'exploitant d'une ICPE n'est pas une simple information interne à l'entreprise. Il emporte des conséquences juridiques et administratives. Le nouvel exploitant devient l'interlocuteur de l'administration pour les obligations attachées à l'installation. Il doit donc être correctement identifié, avec ses coordonnées, sa forme juridique et, le cas échéant, son numéro SIRET.
Le formulaire distingue clairement :
- le déclarant, c'est-à-dire le nouvel exploitant,
- les informations générales concernant l'installation,
- l'ancien exploitant,
- les informations relatives au changement d'exploitant.
Cette structure permet à l'administration de relier la situation antérieure et la situation nouvelle, sans ambiguïté sur la continuité ou la reprise de l'exploitation.
Les responsabilités qui suivent le transfert d'exploitation
Déclarer le changement d'exploitant ne se limite pas à mettre à jour une fiche administrative. En pratique, le nouvel exploitant reprend une responsabilité importante. Il doit s'assurer que l'installation exploitée respecte la réglementation applicable à la ou aux rubriques concernées.
Selon la situation du site, cela peut impliquer :
- la vérification des rubriques ICPE réellement exercées,
- le respect des prescriptions générales en vigueur,
- la conservation des justificatifs utiles,
- le suivi des contrôles périodiques lorsque certaines rubriques y sont soumises,
- la mise à jour des informations remises à l'administration si la situation évolue ensuite.
Un repreneur a donc intérêt à sécuriser son analyse avant même le dépôt du CERFA, notamment lorsque l'activité est reprise partiellement, lorsque plusieurs entités interviennent sur un même site ou lorsque le site a connu des modifications successives.
Publication du nom de l'exploitant et protection des données
Le formulaire rappelle l'application de la loi du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés aux données nominatives inscrites dans le document. Il mentionne également un droit d'accès et de rectification auprès du service destinataire.
Il faut toutefois distinguer cette protection générale des données personnelles d'une règle propre à la transparence administrative en matière d'ICPE. Le nom de la personne physique ou morale qui exerce l'activité peut être regardé comme une information nécessaire à l'information du public et être publié sans anonymisation.
Le formulaire prévoit néanmoins une possibilité spécifique pour l'exploitant personne physique. Si la mise en ligne des données fait craindre des représailles ou est susceptible de porter atteinte à la sécurité publique ou à la sécurité des personnes, une demande d'anonymisation peut être formulée dans le cadre mentionné sur le document.
Comment remplir le CERFA 15273*03 sans erreur
Partie 1, identifier le déclarant
La première partie concerne le nouvel exploitant. Il faut indiquer s'il s'agit d'une personne morale ou d'une personne physique, puis renseigner les éléments d'identification demandés.
Pour une personne morale, il convient de faire figurer :
- la raison sociale,
- la forme juridique,
- le numéro SIRET, le cas échéant,
- l'adresse complète,
- les coordonnées de contact,
- le nom, les prénoms et la qualité du signataire de la déclaration.
Pour une personne physique, le formulaire attend le nom et les prénoms, ainsi que l'adresse et les moyens de contact. Si l'exploitant est une personne physique et souhaite que ses données ne soient pas mises en ligne, la case d'anonymisation prévue à cet effet doit être examinée avec attention.
Le signataire doit disposer de la qualité nécessaire pour engager le déclarant. Pour une société, il est préférable que la signature émane du représentant légal ou d'une personne dûment habilitée.
Partie 2, décrire l'installation concernée
La deuxième partie porte sur le site d'exploitation. Il faut renseigner le numéro SIRET lié au site, l'enseigne ou le nom usuel du site, puis son adresse. Lorsque l'adresse de l'installation est identique à celle du déclarant, la case correspondante peut être cochée.
Le formulaire demande également si, sur le site, était exploitée au moins :
- une installation classée relevant du régime d'autorisation,
- une installation classée relevant du régime d'enregistrement.
Ces mentions doivent être remplies avec exactitude. Elles ne changent pas la nature du présent CERFA, mais elles éclairent l'administration sur la configuration réglementaire du site. En cas d'hésitation sur les rubriques ou sur le régime applicable, il est prudent de vérifier la situation à partir de la nomenclature ICPE et des éléments déjà détenus par l'entreprise.
Partie 3, identifier l'ancien exploitant
La troisième partie vise à désigner l'ancien exploitant. Là encore, il faut préciser s'il s'agit d'une personne morale ou d'une personne physique, puis renseigner son identité ou sa dénomination, sa forme juridique si nécessaire, son numéro SIRET le cas échéant, ainsi que son adresse.
Cette rubrique n'est pas accessoire. Elle permet de rattacher correctement la reprise au dossier administratif existant. Une erreur sur l'identité de l'ancien exploitant peut ralentir le traitement ou créer des incertitudes sur le périmètre du changement déclaré.
Partie 4, préciser le changement d'exploitant
La quatrième partie est centrale. Elle comporte plusieurs informations déterminantes :
- la date effective du changement d'exploitant,
- le cas échéant, les rubriques de la nomenclature concernées s'il s'agit d'une reprise partielle,
- l'indication de l'existence éventuelle d'installations soumises au contrôle périodique prévu à l'article L.512-11 du code de l'environnement, pour les rubriques relevant du régime "DC",
- pour chaque rubrique "DC", le numéro de la rubrique, la date du dernier contrôle et le nom de l'organisme de contrôle,
- des commentaires utiles si la situation appelle une précision complémentaire.
La date effective mérite une attention particulière. Elle doit correspondre au moment réel où l'exploitation est reprise, et non à une date approximative choisie pour convenance. En cas de reprise partielle, les rubriques concernées doivent être désignées de manière suffisamment précise pour que l'administration comprenne ce qui change, et ce qui ne change pas.
Lorsque des contrôles périodiques sont en jeu, le nouvel exploitant doit être en mesure de reprendre l'historique des contrôles déjà réalisés. Cette transmission d'information entre cédant et repreneur est essentielle pour éviter une rupture dans le suivi réglementaire du site.
Les informations à réunir avant le dépôt
Pour remplir le CERFA de façon fiable, il est utile de rassembler en amont les pièces et informations suivantes :
| Information à préparer | Pourquoi elle est utile |
|---|---|
| Identité complète du nouvel exploitant | Pour renseigner correctement le déclarant et le signataire |
| Numéro SIRET, forme juridique, coordonnées | Pour sécuriser l'identification administrative |
| Adresse exacte du site d'exploitation | Pour éviter toute confusion entre siège social et installation |
| Identité de l'ancien exploitant | Pour relier la reprise au dossier existant |
| Date réelle de reprise | Pour fixer le changement d'exploitant sans ambiguïté |
| Rubriques ICPE concernées | Pour préciser le périmètre exact de la reprise |
| Historique des contrôles périodiques, si rubriques DC | Pour reprendre le suivi réglementaire demandé par le formulaire |
Lorsqu'un professionnel souhaite gagner du temps sur cette formalité tout en limitant les oublis, Startdoc met à disposition ce CERFA dans un format prêt à compléter, pensé pour faciliter une démarche souvent technique lorsqu'il faut articuler reprise d'activité, rubriques ICPE et identification précise de l'ancien et du nouvel exploitant.
Dépôt du formulaire et traitement du dossier
À quelle administration adresser la déclaration
Le formulaire a vocation à être transmis au service administratif compétent en matière d'ICPE. La page Service-Public.fr associée à la référence R42637 permet d'accéder à l'information officielle utile sur la démarche. En pratique, le service compétent dépend généralement de l'implantation du site et de l'organisation locale de l'administration chargée du suivi des installations classées.
En cas de doute sur le destinataire, il est préférable de vérifier auprès du guichet administratif indiqué par Service-Public.fr ou du service en charge de l'environnement dans le département concerné. Une déclaration adressée au mauvais service peut retarder la prise en compte du changement d'exploitant.
Formalisme et signature
Le CERFA doit être complété lisiblement, daté, signé et accompagné, si nécessaire, des éléments permettant de comprendre la situation décrite. Le document officiel ne mentionne pas ici de notice associée. Cela renforce l'intérêt d'une lecture attentive de chaque rubrique avant envoi.
Il est conseillé de conserver une copie intégrale du formulaire signé et de tout document transmis avec lui. Cette précaution est utile en cas de contrôle, de demande de précision de l'administration ou de difficulté ultérieure sur la date réelle du transfert d'exploitation.
Après le dépôt
Une fois la déclaration transmise, l'administration peut vérifier la cohérence des informations communiquées. Si certaines mentions sont incomplètes ou ambiguës, des précisions complémentaires peuvent être demandées. Le nouvel exploitant a donc intérêt à pouvoir justifier rapidement :
- de son lien avec l'activité reprise,
- de la date d'effet du changement,
- des rubriques effectivement concernées,
- de la situation des contrôles périodiques éventuels.
Le formulaire ne fixe pas, dans les éléments ici disponibles, de délai chiffré de traitement ni de liste de pièces annexes obligatoire. Il faut donc s'en tenir aux indications officielles accessibles via Service-Public.fr et, si besoin, aux demandes du service instructeur.
Points de vigilance et recours en cas de difficulté
Les erreurs les plus fréquentes
En matière de changement d'exploitant d'une ICPE, certaines erreurs reviennent souvent :
- confondre changement d'exploitant et changement de propriétaire,
- indiquer l'adresse du siège social sans vérifier l'adresse exacte du site,
- négliger une reprise partielle et ne pas préciser les rubriques concernées,
- omettre les informations relatives aux rubriques soumises au contrôle périodique,
- faire signer le formulaire par une personne insuffisamment habilitée,
- utiliser des informations anciennes sur l'ancien exploitant ou le dossier ICPE.
Ces erreurs ne rendent pas forcément la démarche irrégulière de manière définitive, mais elles peuvent entraîner des demandes de correction, des délais supplémentaires, voire une mauvaise traçabilité administrative de la reprise.
Pourquoi la reprise des rubriques DC exige une attention particulière
Le formulaire attire expressément l'attention sur les installations classées soumises à l'obligation de contrôle périodique, c'est-à-dire les rubriques figurant dans la nomenclature avec le régime "DC". Le nouvel exploitant doit alors être capable d'indiquer, pour chaque rubrique concernée, le numéro de rubrique, la date du dernier contrôle et le nom de l'organisme de contrôle.
Ce point est sensible, car il ne suffit pas de reprendre matériellement une activité. Il faut aussi reprendre l'historique réglementaire du site. En pratique, lors d'une cession ou d'une reprise, il est donc utile d'intégrer à l'audit de transfert l'ensemble des éléments relatifs aux contrôles ICPE déjà réalisés.
Que faire en cas de refus, de blocage ou de désaccord
Le formulaire et les éléments fournis ne détaillent pas de procédure spécifique de recours attachée à ce CERFA. En cas de difficulté, plusieurs réflexes sont néanmoins utiles :
- demander au service compétent les motifs précis du blocage ou de la demande de complément,
- vérifier que le dossier transmis correspond bien à un simple changement d'exploitant et non à une situation nécessitant une autre formalité,
- corriger sans tarder les erreurs matérielles ou les informations incomplètes,
- conserver la preuve de l'envoi et des échanges avec l'administration.
Si un refus explicite était opposé ou si un désaccord persistait sur la portée de la démarche, il conviendrait d'examiner la situation au regard du droit administratif applicable et des voies de contestation ouvertes par la décision concernée. Dans une situation complexe, notamment lorsqu'il existe plusieurs régimes ICPE sur un même site ou une reprise fractionnée entre plusieurs opérateurs, un accompagnement juridique peut être opportun.
Sécuriser la démarche dès l'amont
Le meilleur moyen d'éviter un contentieux ou une régularisation tardive reste de préparer la déclaration avec méthode. Pour ce CERFA, cela suppose de vérifier en priorité :
- qui a réellement la qualité d'exploitant avant et après l'opération,
- quelles rubriques ICPE sont effectivement reprises,
- si le site comprend aussi des installations relevant d'autres régimes,
- si des contrôles périodiques sont attachés à certaines rubriques,
- si la signature engage valablement la personne morale déclarante.
Le CERFA 15273*03 n'est pas un simple formulaire d'information. Il constitue une pièce de traçabilité juridique essentielle dans la vie d'une installation classée. Bien renseigné, il permet de clarifier les responsabilités, de sécuriser la continuité de l'exploitation et de maintenir un dialogue administratif cohérent autour du site concerné.