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CERFA 15477-02 : Notification préalable au vol d'un aéronef circulant sans personne à bord (drone) utilisé dans le cadre d'activités particulières
Informations personnelles :
CERFA 15477-02 : Notification préalable au vol d'un aéronef circulant sans personne à bord (drone) utilisé dans le cadre d'activités particulières
Notification préalable au vol d'un aéronef circulant sans personne à bord (drone) utilisé dans le cadre d'activités particulières - Formulaire
Notifier un vol de drone professionnel
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
À quoi sert le CERFA 15477*02 pour les vols de drone professionnels
Le CERFA 15477*02, identifié par la DILA sous la référence R42701, permet d’effectuer la notification préalable au vol d’un aéronef circulant sans personne à bord, autrement dit un drone, lorsqu’il est utilisé dans le cadre d’activités particulières. Il s’adresse donc aux professionnels qui doivent informer l’administration avant certaines opérations aériennes.
Ce formulaire relève du ministère chargé de l’aviation civile. Il vise les vols réalisés hors vue du télépilote ou au-dessus de 50 mètres dans certains espaces, selon les indications figurant sur le document officiel. Il ne s’agit pas d’une simple formalité accessoire. Cette notification participe à l’organisation de la sécurité aérienne et à la bonne information des autorités compétentes.
Le formulaire mentionne expressément l’arrêté relatif à l’utilisation de l’espace aérien par les aéronefs qui circulent sans personne à bord. En pratique, il sert à transmettre à l’administration les éléments indispensables sur l’exploitant, le télépilote, le type d’aéronef utilisé et les caractéristiques de l’opération prévue.
Pour un professionnel du drone, audiovisuel, inspection technique, cartographie, agriculture, relevé topographique ou expérimentation, la qualité de cette déclaration est essentielle. Une notification incomplète, imprécise ou transmise hors délai peut fragiliser l’opération envisagée.
Dans quels cas la notification préalable est requise
Le contenu du CERFA 15477*02 montre qu’il est destiné aux vols relevant d’un cadre précis. Il concerne les opérations impliquant un drone utilisé hors vue du télépilote ou à une hauteur supérieure à 50 mètres dans certains espaces. Le formulaire permet aussi d’indiquer le scénario opérationnel retenu, parmi S-1, S-2, S-3 ou S-4, ainsi que les cas d’expérimentation ou d’autorisation équivalente.
Le document officiel précise également que, hors scénario S-4, les vols doivent être réalisés dans un rayon de 2 kilomètres autour de la position du télépilote déclarée. Si ce périmètre n’est pas respecté, une autre déclaration doit être complétée. Cette donnée est importante car elle conditionne directement la portée de la notification.
Le scénario S-4 appelle une vigilance particulière. Le formulaire indique qu’il faut joindre un descriptif détaillé de la zone de vol prévue, avec acceptation de fichiers au format .kml ou .csv. Le déposant doit donc anticiper la préparation de cette documentation complémentaire.
Ce que la notification ne remplace pas
Le CERFA 15477*02 n’a pas pour objet de se substituer à l’ensemble des obligations applicables aux exploitants professionnels de drones. Il ne dispense pas de respecter la réglementation aérienne, les règles propres à l’espace survolé, ni les éventuelles autorisations exigées par ailleurs selon la nature de l’activité, le lieu de l’opération ou le matériel utilisé.
La notification ne dispense pas non plus de vérifier les contraintes locales, notamment lorsqu’un vol est envisagé à proximité de zones sensibles, d’espaces aériens réglementés ou d’environnements présentant des risques particuliers. En cas d’incertitude, il reste prudent de consulter les informations officielles disponibles sur Service-Public.fr ou auprès des services compétents de l’aviation civile.
Contenu du formulaire, informations à renseigner et pièces à anticiper
Identification de l’exploitant et du télépilote
La première partie du CERFA porte sur l’identité de l’exploitant. Il faut renseigner son nom et, si l’exploitant est un particulier, la civilité et le prénom. Le formulaire demande aussi le numéro d’exploitant déclaré. À défaut, il prévoit la possibilité d’indiquer la référence de l’attestation de dépôt du Manuel d’activités particulières ainsi que sa date.
Le télépilote prévu pour les vols doit également être identifié, avec son nom, son prénom, son numéro de téléphone portable et son adresse électronique. Ces informations doivent être fiables et immédiatement exploitables, car elles permettent à l’administration de joindre rapidement l’interlocuteur concerné si nécessaire.
Caractéristiques du ou des drones utilisés
La deuxième partie du formulaire concerne les aéronefs susceptibles d’être utilisés. Il convient d’indiquer la ou les classes d’aéronefs, parmi multicoptères, hélicoptères, avions ou dirigeables. Le document demande aussi la masse maximale de l’aéronef, ou la plus élevée des masses maximales si plusieurs appareils peuvent être mobilisés pour l’opération.
Cette rubrique ne doit pas être remplie de manière approximative. Le choix de la classe de drone et la masse maximale déclarée doivent correspondre à la réalité technique de l’exploitation. Une incohérence entre la notification et l’appareil effectivement utilisé pourrait poser difficulté en cas de contrôle.
Description précise des opérations prévues
La troisième partie est centrale. Elle rassemble les données opérationnelles du vol ou des vols projetés :
- la date de l’opération, au format jour, mois, année,
- l’heure de début du vol et l’heure de fin du vol, en heure locale et au format 24 heures,
- la nature de l’activité, activité particulière ou expérimentation,
- le scénario opérationnel retenu, S-1, S-2, S-3 ou S-4,
- la position approximative du télépilote, avec commune, code postal, latitude et longitude,
- la hauteur maximale de vol prévue,
- les autres informations utiles.
Le niveau de précision attendu mérite une attention particulière. Les coordonnées géographiques, la commune et les horaires doivent permettre d’identifier sans ambiguïté l’opération. Dans la pratique, mieux vaut préparer ces données en amont plutôt que de compléter le formulaire dans l’urgence.
Documents complémentaires et cas du scénario S-4
Le CERFA indique explicitement qu’en scénario S-4, un descriptif détaillé de la zone de vol doit être joint. Les formats .kml ou .csv sont acceptés. Cette exigence suppose souvent une préparation technique spécifique, notamment lorsque la zone à couvrir est étendue, mobile ou complexe.
Il est également nécessaire d’être attentif à toute modification de la mission. Le document prévoit une case modification, avec la mention qu’il faut annuler en parallèle la notification initiale, en se reportant à la notice. Même si aucune notice n’est associée dans les métadonnées communiquées, cette mention du formulaire doit être prise au sérieux et invite à formaliser proprement tout changement affectant l’opération déclarée.
Comment transmettre le CERFA 15477*02 dans les délais
Modalités d’envoi prévues par le formulaire officiel
Le formulaire doit être rempli numériquement puis adressé par courriel. L’adresse indiquée sur le document officiel est la suivante : dsac-operation-rpa-bf@aviation-civile.gouv.fr.
Le texte précise un délai clair : l’envoi doit intervenir au plus tard à minuit la veille des vols prévus. Ce point est déterminant. Un envoi tardif expose le professionnel à devoir reporter son opération ou à se placer dans une situation administrative incertaine.
| Élément | Exigence indiquée sur le formulaire |
|---|---|
| Mode de remplissage | Formulaire rempli numériquement |
| Mode d’envoi | Transmission par courriel |
| Date limite | Au plus tard à minuit la veille des vols prévus |
| Adresse de destination | dsac-operation-rpa-bf@aviation-civile.gouv.fr |
| En cas de changement | Toute modification ou annulation doit être signalée |
Bonnes pratiques avant l’envoi
Avant transmission, il est conseillé de relire l’ensemble des mentions inscrites sur le CERFA. Les erreurs les plus fréquentes portent souvent sur les horaires, les coordonnées géographiques, le scénario opérationnel ou l’identité exacte de l’exploitant. Pour un formulaire aussi sensible, un document prérempli et vérifié en amont peut faire gagner un temps précieux. C’est précisément l’intérêt d’une solution comme Startdoc, qui facilite l’accès à ce type de CERFA pour les professionnels souhaitant sécuriser leurs démarches administratives sans repartir de zéro.
Il convient aussi de vérifier que les éventuels fichiers joints sont lisibles, correctement nommés et cohérents avec les informations déclarées dans le formulaire. Si une zone de vol détaillée est exigée, le contenu de la pièce jointe doit correspondre exactement à l’opération notifiée.
Signature et attestation sur l’honneur
Le formulaire se termine par une formule de certification : « Je certifie l’exactitude des renseignements figurant dans la présente notification ». Il faut indiquer le lieu, la date, le nom, le prénom et, pour les personnes morales, la qualité du signataire.
Cette partie engage le déclarant. Elle rappelle que les informations transmises à l’administration doivent être sincères, complètes et à jour. En contexte professionnel, il est donc préférable que la personne signataire soit en mesure de justifier les éléments portés sur le document.
Obligations juridiques et points de vigilance pour les opérateurs professionnels
Exactitude des informations transmises
Le premier point de vigilance tient à la fiabilité de la notification. Les données relatives à l’exploitant, au télépilote, au drone et à la mission doivent correspondre à l’opération réellement envisagée. Toute déclaration lacunaire ou erronée peut compliquer les échanges avec l’administration, voire remettre en cause la régularité de la démarche.
Une attention particulière doit être portée à la hauteur maximale de vol, à la localisation et au scénario annoncé. Ces informations sont structurantes pour l’analyse de l’opération.
Gestion des modifications et des annulations
Le formulaire distingue la notification initiale et la modification. Il mentionne aussi l’obligation de signaler toute annulation. En pratique, cela implique une organisation rigoureuse lorsque les conditions d’exploitation évoluent, par exemple en cas de changement d’horaire, de télépilote, de zone d’intervention ou de caractéristiques du drone utilisé.
Un professionnel a intérêt à conserver une trace claire de chaque envoi et de chaque mise à jour, notamment les courriels transmis, les pièces jointes et la version du formulaire adressée à l’administration. Cette précaution peut être utile en cas de contrôle ou de difficulté ultérieure.
Respect du périmètre déclaré
Le CERFA rappelle que, pour les scénarios autres que S-4, les vols doivent être réalisés dans un rayon de 2 kilomètres autour de la position référencée du télépilote. Si la mission dépasse ce cadre, une autre déclaration doit être complétée. Cette règle n’est pas secondaire. Elle influence directement la validité de la notification par rapport à l’opération exécutée.
Il ne faut donc pas considérer ce formulaire comme une autorisation générale valable pour toute intervention future sur une zone large ou indéterminée. La notification est liée à une opération décrite, datée et localisée.
Que faire en cas de difficulté, d’absence de retour ou de refus
Vérifier d’abord la régularité du dépôt
En cas de difficulté, la première étape consiste à vérifier que la notification a bien été envoyée dans les formes prévues. Il faut contrôler la date d’envoi, l’adresse destinataire, le caractère numérique du formulaire et la présence de toutes les pièces nécessaires. Un simple oubli de pièce jointe ou une erreur matérielle peut suffire à bloquer le traitement du dossier.
Il est utile de conserver une preuve d’envoi du courriel et une copie intégrale du dossier transmis. Cela permet de justifier que la formalité a été accomplie et de répondre plus rapidement à une demande de précision.
Prendre contact avec le service compétent
Si un doute subsiste sur la recevabilité de la notification ou sur la marche à suivre après un changement de situation, le plus prudent est de se rapprocher du service compétent de l’aviation civile. Le formulaire fournit une adresse de contact dédiée à l’envoi. Le site Service-Public.fr associé à la référence R42701 peut également aider à vérifier les informations utiles et l’actualité de la procédure.
En cas de refus ou d’opposition administrative
Les métadonnées fournies ne détaillent pas de procédure spécifique de recours liée à ce CERFA. Il serait donc imprudent d’inventer un délai ou une voie de contestation précise. En cas de refus explicite, d’opposition ou de désaccord avec l’administration, il est recommandé de demander les motifs de la décision et de consulter les indications figurant sur le courrier reçu ou sur Service-Public.fr.
Selon la situation, un recours administratif pourrait être envisageable, voire un accompagnement juridique plus poussé lorsque l’enjeu économique de l’opération est important. Cette appréciation dépend toutefois du contexte concret du dossier, du type d’activité et de la nature exacte de la décision contestée.
Pourquoi ce formulaire mérite une préparation rigoureuse
Le CERFA 15477*02 s’inscrit dans un domaine où l’exigence de sécurité est forte. Pour les professionnels du drone, la notification préalable n’est pas une formalité purement déclarative à traiter au dernier moment. Elle conditionne la bonne articulation entre le projet de vol, la réglementation aérienne et l’information des autorités compétentes.
Une notification sérieuse suppose de réunir en amont les bonnes informations, d’identifier le scénario opérationnel adapté, de localiser précisément l’intervention et de respecter le délai d’envoi avant minuit la veille du vol. Lorsque la mission évolue, la gestion des modifications et des annulations doit être tout aussi rigoureuse.
Le bon réflexe consiste à traiter ce CERFA comme une pièce centrale du dossier d’exploitation. Cela permet de limiter les erreurs, de fluidifier la relation avec l’administration et de sécuriser l’activité professionnelle dans un cadre réglementaire exigeant.