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Formulaire:

CERFA 15486-01 : Contrat de couverture sociale pour l'installation en agriculture

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CERFA 15486-01 : Contrat de couverture sociale pour l'installation en agriculture

CERFA 15486-01 : Contrat de couverture sociale pour l'installation en agriculture

Contrat de couverture sociale pour l'installation en agriculture - Formulaire

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Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

Comprendre le CERFA 15486*01, contrat de couverture sociale pour l'installation en agriculture

Le CERFA 15486*01 correspond au contrat de couverture sociale pour l'installation en agriculture, souvent abrégé CCSIA. Il s'agit d'un formulaire destiné aux porteurs de projet agricole qui préparent leur installation et qui ont besoin d'un cadre de protection sociale pendant certaines actions prévues dans leur parcours.

Ce document s'inscrit dans le cadre des articles L.330-3 et D.330-4 à D.330-8 du Code rural et de la pêche maritime. Sa fonction est précise : il permet de sécuriser la situation d'une personne engagée dans une démarche de professionnalisation préalable à l'installation en agriculture, lorsqu'elle ne relève pas déjà d'un autre régime de sécurité sociale.

Le formulaire officiel prévoit trois cas :

  • le contrat initial, lors de la première mise en place du dispositif,
  • l'avenant pour ajustement, en cas de modification d'éléments du contrat, notamment du calendrier prévisionnel,
  • l'avenant pour renouvellement, lorsque les actions prévues n'ont pas pu être réalisées dans la durée initiale.

Le contrat ne crée pas une rémunération versée par l'État. Il ouvre en revanche un statut protecteur pour la personne qui suit les actions prescrites dans son plan de professionnalisation personnalisé, appelé PPP. Pendant ces périodes, le bénéficiaire est affilié à la Mutualité sociale agricole, ou MSA, à condition de ne pas déjà dépendre d'un autre régime à un autre titre.

À qui s'adresse ce formulaire

Le CERFA 15486*01 vise un public professionnel, plus précisément les personnes qui ont un projet d'installation en agriculture et qui remplissent plusieurs conditions cumulatives.

  • Disposer d'un PPP agréé.
  • Suivre des formations ou actions de professionnalisation en vue de l'installation.
  • Ne pas relever d'un régime de sécurité sociale au moment des périodes concernées.

Autrement dit, ce formulaire n'est pas un document général pour toute installation agricole. Il concerne une situation ciblée, celle d'un futur installé qui se trouve dans une phase préparatoire encadrée, avec des prescriptions de formation, mais sans couverture sociale active par ailleurs.

Pourquoi ce contrat est important dans un parcours d'installation

Dans un parcours d'installation agricole, certaines périodes de formation ou de professionnalisation peuvent créer une zone d'incertitude sur le plan social. Le CCSIA sert précisément à éviter cette fragilité.

Il confère au bénéficiaire le statut de stagiaire de la formation professionnelle continue pour les actions prévues dans le PPP. Cette qualité n'est pas anodine, car elle permet une affiliation à la MSA pour les périodes concernées. La notice du formulaire mentionne que la protection sociale applicable couvre notamment :

  • l'assurance maladie, maternité, invalidité et décès,
  • l'assurance vieillesse,
  • les prestations familiales,
  • les accidents du travail.

Le formulaire matérialise aussi les engagements réciproques. Le centre d'élaboration du plan de professionnalisation personnalisé, ou CEPPP, organise l'accompagnement. Le bénéficiaire, de son côté, s'engage à participer activement aux actions prévues, à honorer les rendez-vous fixés et à fournir les justificatifs nécessaires au suivi de son parcours.

Ce que le contrat ne couvre pas

Le CCSIA a un champ d'application limité. Il ne faut pas lui attribuer des effets qu'il n'a pas.

D'abord, il n'entraîne pas le versement automatique d'une rémunération ou d'une allocation par l'État pendant les périodes où l'intéressé ne perçoit ni rémunération de stage, ni autre allocation.

Ensuite, le formulaire officiel précise une exclusion importante : durant le stage d'application en exploitation agricole, le porteur de projet bénéficie du statut de stagiaire agricole au sens de l'article L.741-10 du Code rural et de la pêche maritime. Dans cette hypothèse, le CCSIA ne peut pas être activé.

Il faut donc bien distinguer les actions de professionnalisation inscrites au PPP, qui peuvent relever du contrat, du stage d'application en exploitation agricole, qui obéit à un autre cadre.

Conditions d'éligibilité, durée et fin du contrat

Les conditions préalables à vérifier

Avant de signer le CERFA 15486*01, plusieurs points doivent être vérifiés avec attention.

  • Le PPP doit être agréé.
  • Les actions à réaliser doivent être prescrites dans le cadre de ce PPP.
  • La personne ne doit pas déjà être affiliée à un autre régime de sécurité sociale pour les périodes visées.
  • Le contrat doit être signé au plus tard dans les deux mois suivant l'agrément du PPP.

Ce dernier point est particulièrement sensible. Un contrat signé trop tardivement peut fragiliser la prise en charge du dossier. En pratique, il est prudent d'anticiper la préparation du formulaire dès l'agrément du PPP, avec l'appui du CEPPP.

La durée du CCSIA

Le contrat est conclu pour une durée d'un an. La notice officielle précise que la date de fin à mentionner doit correspondre à un an moins un jour après la date de début.

Le dispositif peut être renouvelé une fois lorsque les actions prévues dans le cadre du PPP n'ont pas été réalisées. Dans ce cas, il faut établir un avenant pour renouvellement.

Une adaptation peut également être nécessaire en cours de parcours, par exemple si le calendrier prévisionnel change selon les disponibilités des prestataires de formation. Le formulaire prévoit alors un avenant pour ajustement.

Les cas de fin du contrat

Le contrat prend fin dans plusieurs situations expressément prévues par le document officiel :

  • lorsque le PPP est validé par le préfet,
  • lorsque le bénéficiaire atteint son quarante et unième anniversaire,
  • à l'échéance prévue, sauf renouvellement régulier lorsque cela est possible.

Il est donc essentiel de suivre l'avancement du PPP et de ne pas considérer ce contrat comme un cadre ouvert sans limite. Son existence dépend directement du parcours d'installation tel qu'il est défini et validé administrativement.

Comment remplir le CERFA 15486*01 sans erreur

Identifier la bonne nature du document

En haut du formulaire, il faut d'abord cocher la bonne case entre :

  • contrat initial,
  • avenant pour ajustement,
  • avenant pour renouvellement.

Cette qualification doit correspondre à la réalité du dossier. Une erreur à ce stade peut créer une incohérence dans le suivi administratif, notamment pour la codification du contrat et pour la transmission à la MSA.

Renseigner l'identification du contrat

Le formulaire prévoit un code CCSIA. La notice explique sa composition sur 12 chiffres :

  • le département, sur 3 chiffres,
  • le mois, sur 2 chiffres,
  • l'année, sur 4 chiffres,
  • le numéro d'ordre, sur 2 chiffres,
  • la nature contrat ou avenant, sur 1 chiffre.

La dernière position permet de distinguer :

  • 0 pour le contrat initial,
  • 1 pour l'avenant pour ajustement,
  • 2 pour l'avenant pour renouvellement.

Ce codage a une utilité pratique dans la gestion du dossier par le CEPPP. Il doit être établi avec rigueur, car il sert à l'identification du contrat dans le temps.

Compléter l'identité du bénéficiaire

La partie consacrée au bénéficiaire doit être remplie avec une exactitude absolue. Les informations attendues sont les suivantes :

  • civilité,
  • nom et prénom,
  • date et lieu de naissance,
  • numéro de sécurité sociale,
  • nationalité,
  • adresse complète,
  • code postal et commune,
  • niveau de diplôme obtenu,
  • détention ou non d'un diplôme requis pour la capacité professionnelle agricole.

Le numéro de sécurité sociale mérite une vérification attentive. Une simple inversion de chiffres peut retarder l'enregistrement du dossier par les organismes compétents.

Pour le niveau de diplôme, le formulaire retient les niveaux V, IV, III, II et I. La notice précise les correspondances principales, notamment CAP ou BEP pour le niveau V, baccalauréat pour le niveau IV, Bac plus 2 pour le niveau III, puis les diplômes universitaires plus élevés pour les niveaux II et I.

Identifier correctement le CEPPP

Le centre d'élaboration du plan de professionnalisation personnalisé doit également être identifié avec précision. Il faut indiquer :

  • sa dénomination,
  • son adresse,
  • son code postal et sa commune,
  • la date de labellisation du CEPPP,
  • la région concernée.

Cette partie n'est pas une simple formalité. Le contrat repose sur l'accompagnement du bénéficiaire par un centre habilité. Une erreur dans l'identification du CEPPP peut créer un doute sur la validité du dossier.

Décrire les conditions particulières du contrat

Le cœur du CERFA se situe dans la partie relative aux prescriptions du PPP. C'est là que sont décrites les compétences à acquérir et les actions prévues pour y parvenir.

Le formulaire demande d'indiquer :

  • le nom du conseiller référent chargé de l'accompagnement,
  • les compétences visées par le PPP,
  • les actions prescrites, avec leur thème et leurs dates prévisionnelles,
  • le calendrier des rendez-vous entre le conseiller et le porteur de projet, avec une périodicité minimale de 6 mois,
  • les éventuels commentaires utiles.

Le formulaire prévoit jusqu'à cinq actions. Il est indiqué expressément qu'il faut mentionner les actions prescrites hors stage d'application en exploitation agricole. Ce point doit être respecté à la lettre.

Lorsque le calendrier est amené à évoluer en fonction des prestataires, le document prévoit l'établissement d'un avenant pour ajustement. Il ne faut donc pas corriger le contrat initial de manière informelle ou manuscrite sans suivre la logique prévue par le formulaire.

Les signatures à ne pas oublier

Le contrat doit être daté et signé par :

  • le bénéficiaire,
  • le responsable du CEPPP.

Les signataires déclarent avoir pris connaissance des conditions générales et particulières du contrat et s'engagent à les respecter. Ils certifient aussi l'exactitude des renseignements fournis.

En pratique, l'absence d'une signature ou d'une date peut suffire à bloquer l'instruction du dossier. Il faut donc relire le formulaire dans son intégralité avant transmission.

Pièces à joindre et transmission du dossier

Le nombre d'exemplaires à prévoir

La notice officielle est claire : le formulaire doit être rempli en trois exemplaires, avec signatures et cachets originaux.

  • Un exemplaire est remis à la personne concernée.
  • Un exemplaire est conservé par le CEPPP.
  • Un exemplaire est transmis à la MSA du domicile du bénéficiaire.

Il ne s'agit donc pas d'un simple document interne au centre d'accompagnement. Le contrat suit un circuit précis qui associe le bénéficiaire, le CEPPP et la Mutualité sociale agricole.

Le justificatif à joindre

L'exemplaire adressé à la MSA doit être accompagné d'une copie de la pièce d'identité du bénéficiaire.

Cette pièce doit être lisible et cohérente avec les informations d'état civil indiquées sur le formulaire. En cas de divergence entre la pièce d'identité et les mentions portées sur le CERFA, il est préférable de faire corriger le document avant envoi.

Tableau récapitulatif des documents à préparer

Élément Ce qu'il faut prévoir Destination
Formulaire CERFA 15486*01 3 exemplaires complétés, datés, signés, avec cachets originaux si nécessaire Bénéficiaire, CEPPP, MSA
Pièce d'identité Copie lisible À joindre à l'exemplaire transmis à la MSA
Mentions du PPP Actions prescrites, compétences visées, calendrier de suivi À intégrer directement dans le formulaire

Lorsque le dossier doit être monté rapidement, disposer d'un formulaire déjà structuré et conforme à la version officielle peut éviter des oublis matériels. C'est précisément l'intérêt d'un service comme Startdoc, qui facilite l'accès à ce type de CERFA pré-rempli pour les professionnels confrontés à des démarches sociales et agricoles très encadrées.

Erreurs fréquentes à éviter pour le contrat de couverture sociale en agriculture

Confondre actions de professionnalisation et stage d'application

C'est l'une des confusions les plus fréquentes. Le CCSIA concerne les actions prescrites dans le PPP, mais il ne s'applique pas au stage d'application en exploitation agricole. Si ce stage est intégré par erreur dans la partie dédiée aux actions couvertes, le contrat risque d'être inadapté au dossier réel.

Signer hors délai après l'agrément du PPP

Le contrat doit être signé au plus tard dans les deux mois suivant l'agrément du PPP. Attendre trop longtemps peut compromettre la régularité de la démarche. Il est donc préférable d'organiser la signature dès que le plan est agréé, sans repousser la formalisation.

Mal calculer la date de fin

La date de fin ne doit pas être choisie librement. La notice prévoit une durée d'un an, avec une date de fin fixée à un an moins un jour après le début du contrat. Une erreur de calcul sur ce point peut entraîner une anomalie évidente à la lecture du dossier.

Oublier la logique des avenants

Lorsque le calendrier évolue ou que le contrat doit être prolongé, il ne faut pas modifier le document initial sans cadre. Le formulaire distingue clairement :

  • l'avenant pour ajustement, en cas de modification d'informations,
  • l'avenant pour renouvellement, lorsque les actions n'ont pas pu être réalisées dans le délai initial.

Utiliser le mauvais type d'avenant, ou ne pas en établir alors qu'il serait nécessaire, peut fragiliser la traçabilité du parcours.

Renseigner un code CCSIA incohérent

Le code doit respecter la structure prévue par la notice. Une erreur sur le département, le mois, l'année, le numéro d'ordre ou l'indicateur contrat et avenant peut rendre le dossier difficile à suivre pour le CEPPP et les organismes concernés.

Négliger la cohérence des données personnelles

Nom, prénom, date de naissance, numéro de sécurité sociale, adresse, nationalité, niveau de diplôme, tout doit être concordant. Les erreurs de saisie sont fréquentes sur les formulaires administratifs, surtout lorsqu'ils sont remplis rapidement ou à partir de documents distincts. Une relecture croisée avec la pièce d'identité et, si possible, avec la carte Vitale ou un justificatif de sécurité sociale est utile.

Oublier la copie de la pièce d'identité pour la MSA

La notice l'exige expressément pour l'exemplaire transmis à la MSA. Cet oubli, en apparence mineur, peut entraîner une demande de complément et retarder l'enregistrement du contrat.

Ce qu'il faut retenir avant d'envoyer le CERFA 15486*01

Le CERFA 15486*01 n'est pas un simple formulaire d'inscription. Il formalise un contrat de couverture sociale destiné à accompagner un projet d'installation en agriculture dans une phase très précise, celle des actions de professionnalisation prévues par un PPP agréé.

Pour qu'il soit correctement utilisé, plusieurs réflexes sont indispensables :

  • vérifier que le bénéficiaire entre bien dans le champ du dispositif,
  • remplir le contrat dans le bon délai après l'agrément du PPP,
  • décrire uniquement les actions concernées, hors stage d'application en exploitation agricole,
  • porter une attention particulière aux dates, au code CCSIA et aux signatures,
  • préparer les trois exemplaires et joindre la copie de la pièce d'identité à destination de la MSA.

En cas d'incertitude sur l'éligibilité, sur la portée du contrat ou sur le circuit de transmission, il reste prudent de vérifier les informations actualisées auprès de Service-Public.fr ou du CEPPP qui suit le projet d'installation.

La dernière vérification DILA mentionnée pour cette fiche remonte au 4 janvier 2018. Comme pour toute formalité administrative, une confirmation auprès de la source officielle est recommandée avant dépôt du dossier.