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CERFA 15505-02 : Demande d'aide relative aux investissements réalisés pour la transformation de plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM)
Informations personnelles :
CERFA 15505-02 : Demande d'aide relative aux investissements réalisés pour la transformation de plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM)
Demande d'aide relative aux investissements réalisés pour la transformation de plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM) - Formulaire
Demandez une aide pour vos investissements PPAM
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
CERFA 15505*02 : demander une aide pour les investissements liés à la transformation des PPAM
Le CERFA 15505*02 correspond à la demande d'aide relative aux investissements réalisés pour la transformation de plantes à parfum, aromatiques et médicinales. Il s'adresse à un public professionnel et permet de solliciter un soutien financier pour un projet d'investissement dans la filière PPAM.
Ce formulaire administratif s'inscrit dans le cadre d'un dispositif géré par FranceAgriMer, avec un envoi à la Délégation nationale de Volx. Il concerne les exploitants qui développent une activité autour des PPAM et qui souhaitent financer des équipements ou matériels liés à leur projet. La version mentionnée ici est la version CERFA n°15505*02, mise à jour en janvier 2017, avec une dernière vérification DILA au 8 mars 2017.
Le formulaire officiel précise une date limite d'envoi, au plus tard le 1er mai de chaque année. Cette échéance étant susceptible d'évoluer selon les campagnes ou les décisions applicables, il reste prudent de vérifier les conditions en vigueur sur Service-Public.fr ou auprès de l'organisme instructeur avant tout dépôt.
Ce CERFA ne doit pas être abordé comme une simple formalité de transmission. Il sert à présenter une exploitation, à détailler la production en PPAM, à décrire le projet d'investissement, à exposer son financement et à formaliser plusieurs engagements du demandeur. Sa qualité de remplissage peut donc avoir un impact direct sur l'instruction du dossier.
Qui peut utiliser ce formulaire
Des professionnels de la filière PPAM
Le CERFA 15505*02 vise les professionnels. Le formulaire prévoit deux cas de figure, le demandeur individuel et le demandeur en société. Il faut donc être en mesure d'identifier clairement la structure qui porte le projet, avec un numéro SIRET, une adresse, et selon le cas, les informations relatives au chef d'exploitation ou à la société.
Pour les formes sociétaires, le document demande notamment la raison sociale, la forme juridique, et le cas échéant les informations concernant les associés. Une case spécifique est prévue pour les GAEC, avec indication du nombre d'associés. Les EARL et autres formes sont également mentionnées.
Des exploitations ayant une activité en production de PPAM
Le contenu du formulaire montre clairement que la demande s'adresse à des structures disposant déjà d'une activité agricole en lien avec les plantes à parfum, aromatiques et médicinales, ou présentant un projet suffisamment structuré pour en justifier le développement. L'exploitation doit pouvoir renseigner sa surface agricole utile, la part dédiée aux PPAM, ses autres productions, sa main-d'oeuvre et son chiffre d'affaires.
Le dossier demande aussi des informations de prévision sur plusieurs campagnes, ce qui implique une vision assez précise du projet de développement. En pratique, ce CERFA concerne donc des professionnels capables de documenter leur exploitation et de justifier des investissements envisagés.
Un projet qui ne doit pas avoir commencé avant le dépôt
Un point essentiel figure dans le formulaire, le projet d'investissement ne doit pas avoir fait l'objet d'un commencement d'exécution avant la date de dépôt. Sont visés, selon le document, des actes comme l'acceptation d'un devis, la signature d'un bon de commande ou le versement d'un acompte.
Cette règle est déterminante. Un porteur de projet qui aurait déjà engagé les travaux ou validé formellement ses achats avant le dépôt s'expose à une difficulté majeure lors de l'instruction. Il faut donc organiser son calendrier avec rigueur.
À quoi sert le CERFA 15505*02
Présenter la situation de l'exploitation
Le formulaire sert d'abord à établir une photographie de l'exploitation sur l'année N-1. L'administration attend des informations concrètes sur la dimension agricole de la structure, ses surfaces, son organisation du travail, la part des PPAM dans l'activité, la certification en agriculture biologique, la localisation éventuelle en zone défavorisée, ainsi que les éléments économiques généraux.
Cette présentation permet de situer le projet dans son contexte réel. Un investissement n'est pas examiné de manière abstraite. Il est apprécié au regard de l'exploitation, de son activité, de son poids économique et de son orientation productive.
Décrire précisément le projet d'investissement
Le coeur du CERFA porte sur le projet lui-même. Le demandeur doit indiquer un calendrier prévisionnel, présenter le projet, détailler les matériels envisagés, leur fonction, les critères de choix retenus et les impacts attendus. Le formulaire invite même à expliciter les effets économiques, qualitatifs ou énergétiques du projet.
Cette partie n'est pas secondaire. Elle permet à l'organisme instructeur de comprendre la cohérence du dossier. Un investissement bien décrit, bien justifié et correctement relié à l'activité PPAM sera plus lisible qu'une simple liste de matériels sans explication.
Identifier les financements envisagés
Le CERFA comprend un tableau d'investissements prévisionnels et un plan de financement prévisionnel. Le demandeur doit y faire apparaître le montant total des investissements hors taxes, les éventuels financements publics, l'autofinancement et les emprunts.
Le formulaire rappelle aussi un engagement important, ne pas solliciter, pour ce projet, d'autres crédits nationaux ou européens que ceux mentionnés dans le plan de financement. Il mentionne également le respect d'un taux maximal d'aides publiques autorisé à hauteur de 40 %, ou du taux maximal autorisé dans le cadre d'un cofinancement Feader.
Comment remplir le formulaire sans négliger les points sensibles
Renseigner l'identification du demandeur avec cohérence
La première partie du CERFA doit être remplie avec une attention particulière. Le numéro SIRET, l'identité du demandeur, l'adresse et la forme juridique doivent correspondre exactement aux justificatifs transmis, notamment la preuve d'existence légale et le relevé d'identité bancaire.
En société, il faut veiller à faire apparaître la bonne raison sociale et la personne habilitée à représenter la structure. Si le formulaire est signé par un gérant ou un représentant, cette qualité doit être cohérente avec les pièces du dossier.
Soigner la partie sur l'exploitation
La rubrique consacrée aux caractéristiques de l'exploitation appelle des données chiffrées et descriptives. Mieux vaut préparer à l'avance les éléments de l'année N-1 pour éviter les approximations. Les surfaces, le chiffre d'affaires agricole hors taxes, le chiffre d'affaires PPAM et les unités de travail annuel doivent être renseignés de manière homogène.
Il convient aussi de distinguer clairement ce qui relève des PPAM de ce qui relève des autres productions. Le formulaire cherche à mesurer la place réelle de cette activité dans l'exploitation. Une confusion entre les postes peut fragiliser la compréhension du dossier.
Détailler la production et la commercialisation
Le document demande de présenter les espèces produites, les surfaces concernées pour les espèces cultivées, ainsi que des prévisions sur l'année de la demande et sur les années suivantes. Il faut également décrire les activités de production, les volumes, la valeur de la production et les modes de commercialisation.
Cette partie mérite une vraie cohérence d'ensemble. Si une exploitation indique un fort développement à venir sur certaines espèces, il faut que le projet d'investissement présenté plus loin paraisse logique au regard de cette montée en charge. De la même façon, le mode de commercialisation déclaré doit être compatible avec la nature des produits et le projet économique global.
Pour les professionnels qui veulent gagner du temps sur ce type de dossier technique, Startdoc met à disposition une version structurée du CERFA 15505*02, pré-remplie sur les rubriques les plus standard, ce qui aide à se concentrer sur les données PPAM et la justification du projet plutôt que sur la mise en forme administrative.
Présenter le projet de façon concrète
La rubrique de présentation du projet doit rester précise et opérationnelle. Il ne suffit pas d'indiquer l'achat d'un matériel. Il faut expliquer à quoi il servira, dans quelle logique de transformation ou d'amélioration de l'activité PPAM il s'inscrit, et pourquoi cet équipement a été retenu.
Le formulaire invite expressément à décrire les matériels et leur fonction, ainsi qu'à préciser les critères de choix. Cela peut concerner, par exemple, la capacité de l'équipement, son adéquation aux volumes traités, son intérêt en matière de qualité du produit fini, d'organisation du travail ou d'économie d'énergie. Il faut relier chaque investissement à un besoin concret de l'exploitation.
Respecter le calendrier prévisionnel
Le CERFA prévoit deux dates, le début prévisionnel du projet et la fin prévisionnelle du projet. Ces indications doivent rester réalistes. Un calendrier trop vague ou trop ambitieux peut compliquer l'instruction ou la mise en oeuvre ultérieure du projet.
Le rappel figurant sur le formulaire impose une vigilance particulière, aucun commencement d'exécution ne doit intervenir avant le dépôt de la demande. En pratique, il faut sécuriser ses échanges avec les fournisseurs et éviter tout acte qui pourrait être interprété comme un engagement ferme trop anticipé.
Remplir le plan de financement avec exactitude
Le tableau financier doit permettre de comprendre comment le projet sera couvert. Le total des investissements hors taxes doit être cohérent avec la somme des devis transmis. Les autres sources de financement doivent être identifiées clairement, qu'il s'agisse de financements publics, d'autofinancement ou d'emprunts.
Il est indispensable que les montants indiqués dans le formulaire, les devis et les éventuels dossiers déposés auprès d'autres partenaires publics concordent. En cas de financement croisé, la transparence est essentielle, d'autant qu'une pièce spécifique est demandée si le dossier a été déposé auprès d'un autre partenaire financier public.
Les pièces justificatives à joindre au dossier
Le formulaire liste expressément les documents à joindre. Certaines pièces sont systématiques, d'autres dépendent de la situation du demandeur ou des caractéristiques du projet. Il est conseillé de constituer le dossier en suivant l'ordre de cette liste pour faciliter la vérification.
| Pièce | Caractère | Observation utile |
|---|---|---|
| Formulaire de demande d'aide complété, daté et signé | Obligatoire | La signature doit émaner de la personne habilitée, ou de tous les associés pour les GAEC selon le formulaire |
| Preuve d'existence légale | Obligatoire | Extrait K Bis, inscription au registre du commerce, affiliation MSA, selon le cas |
| Copie des devis relatifs aux investissements de production | Obligatoire | Ils doivent correspondre aux investissements déclarés dans le tableau prévisionnel |
| Relevé d'identité bancaire | Obligatoire | À vérifier avec l'identité exacte du demandeur |
| Descriptif de l'exploitation par exploitation utilisatrice de matériel aidé | Selon le cas | Prévu pour les CUMA, avec renvoi à l'annexe 3 de la décision |
| Attestation d'adhésion à une OP ou à un GIEE | Selon le cas | Doit préciser le nom de l'organisation et être signée par une personne habilitée |
| Projet de développement élaboré par l'organisation de producteurs | Selon le cas | À joindre si le projet s'inscrit dans ce cadre |
| Copie du certificat agriculture biologique | Selon le cas | Utile si l'exploitation déclare une certification AB |
| Diagnostics techniques fournis par des organismes compétents | Selon le cas | À joindre lorsqu'ils existent ou appuient le projet |
| Accusé de réception de dépôt de dossier auprès d'un autre partenaire financier public | Selon le cas | Important en présence de cofinancements ou d'autres demandes d'aide |
| Attestation liée au développement d'un GIEE | Selon le cas | À produire si le projet s'inscrit dans cette dynamique |
| Liste des exploitations impactées | Selon le cas | À joindre si le projet a des effets sur d'autres exploitations |
Avant l'envoi, il est judicieux de relire le formulaire en même temps que les justificatifs. Cette méthode permet de vérifier que chaque affirmation du dossier repose bien sur une pièce identifiable, notamment pour l'existence légale, le financement, les devis et les démarches collectives.
Les engagements à ne pas signer à la légère
Des déclarations sur l'honneur nombreuses et structurantes
La page des engagements n'est pas une simple formalité de clôture. Le signataire atteste notamment avoir pouvoir pour représenter le demandeur, fournir des informations exactes, être à jour de ses obligations fiscales et sociales, et ne pas avoir commencé l'exécution du projet avant le dépôt.
Le demandeur atteste également que son entreprise n'est pas en difficulté au sens des lignes directrices communautaires mentionnées dans le formulaire. Même si le CERFA ne développe pas ce point, il s'agit d'une déclaration importante qui engage le signataire.
Des obligations qui se prolongent après l'obtention éventuelle de l'aide
Le formulaire prévoit aussi des engagements sur la durée. Le demandeur s'engage à fournir les documents nécessaires à l'instruction, à réaliser les investissements dans les délais prévus, à signaler toute évolution du projet et à accepter les contrôles.
Il s'engage également à poursuivre son activité et à conserver l'investissement en état fonctionnel et sans modification de l'usage pendant 5 ans après la date de paiement final de l'aide. Il doit enfin conserver et fournir les documents permettant de vérifier l'exactitude de la déclaration pendant 10 années à compter du versement de l'aide.
Ces durées doivent être prises en compte dès le montage du dossier. Un investissement subventionné ne se gère pas comme un achat ordinaire. Il s'accompagne d'une traçabilité et d'obligations de conservation de longue durée.
Les erreurs les plus fréquentes sur ce type de dossier
Commencer les dépenses trop tôt
L'erreur la plus sensible consiste à engager le projet avant le dépôt de la demande. La signature d'un bon de commande, l'acceptation d'un devis ou le versement d'un acompte peuvent être problématiques au regard du rappel expressément inscrit dans le formulaire. Il faut attendre d'avoir déposé le dossier avant tout commencement d'exécution au sens retenu par le dispositif.
Décrire le matériel sans expliquer son utilité
Beaucoup de dossiers listent des équipements sans démontrer leur intérêt pour l'activité PPAM. Or le CERFA demande une description précise du type de matériel, de sa fonction, des critères de choix et des impacts des investissements. Plus le lien est clair entre le matériel et les objectifs de l'exploitation, plus le dossier est compréhensible.
Présenter des données économiques incohérentes
Les surfaces, les volumes, la valeur de la production, les prévisions de développement et le plan de financement doivent former un ensemble cohérent. Si les prévisions de production augmentent fortement, le projet doit apparaître dimensionné en conséquence. Si le chiffre d'affaires PPAM reste limité, il faut que l'investissement soit justifié avec mesure et précision.
Oublier une pièce conditionnelle
Les pièces facultatives sont souvent oubliées alors qu'elles deviennent obligatoires dès lors que la situation correspondante existe. C'est le cas, par exemple, de l'attestation d'adhésion à une organisation de producteurs, du certificat AB, de l'attestation liée à un GIEE ou de l'accusé de réception d'un autre dossier déposé auprès d'un financeur public.
Un contrôle point par point de la liste des pièces est donc indispensable avant l'envoi.
Signer sans vérifier la capacité du signataire
La signature doit être portée par la bonne personne. Le formulaire mentionne la signature du demandeur, de tous les associés pour les GAEC, ou du gérant en cas de forme sociétaire. Une signature inadaptée ou incomplète peut retarder l'instruction du dossier, voire entraîner une demande de régularisation.
Adresse d'envoi et vigilance sur l'actualité du dispositif
D'après la version du formulaire communiquée, la demande doit être adressée à la Délégation nationale de Volx, 25 rue du Maréchal Foch, BP 8, 04130 VOLX. Le CERFA mentionne un envoi au plus tard le 1er mai de chaque année.
Comme cette version date de 2017, il est préférable de vérifier avant tout envoi si l'adresse, la date limite, la décision de référence ou les modalités de dépôt ont été actualisées. Le lien officiel de consultation du formulaire sur Service-Public.fr, associé à l'identifiant DILA R47109, reste le bon point de départ pour contrôler la version applicable.
Ce qu'il faut retenir avant de déposer votre demande
Le CERFA 15505*02 est un formulaire technique, destiné aux professionnels de la filière PPAM qui souhaitent demander une aide pour des investissements liés à leur activité. Il ne se limite pas à une identification administrative. Il exige une présentation solide de l'exploitation, de la production, du projet, de son calendrier et de son financement.
Trois réflexes sont essentiels, ne pas commencer les travaux avant le dépôt, appuyer chaque information importante par une pièce justificative, conserver une cohérence d'ensemble entre l'activité PPAM, les investissements envisagés et le plan de financement.
Un dossier bien préparé repose autant sur la précision des chiffres que sur la clarté de la démonstration. Pour ce type de demande, la rigueur administrative protège le projet autant qu'elle facilite son instruction.