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CERFA 15564-01 : Déclaration d'importation de semences et plants
Informations personnelles :
CERFA 15564-01 : Déclaration d'importation de semences et plants
Déclaration d'importation de semences et plants - Formulaire
Déclarer l'importation de semences et plants
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
À quoi sert le CERFA 15564*01 pour l'importation de semences et plants
Le CERFA 15564*01 correspond à la déclaration d'importation de semences et plants. Il s'adresse aux professionnels qui importent certaines marchandises végétales et qui doivent signaler cette opération à l'autorité administrative compétente. Le formulaire vise les plants potagers, plants de pomme de terre et plants fraisiers, selon la mention figurant sur le document officiel.
Cette déclaration s'inscrit dans le cadre du décret n°81-605 du 18 mai 1981, pris pour l'application de la loi du 1er août 1905 sur la répression des fraudes en ce qui concerne le commerce des semences et plants. Autrement dit, elle participe au contrôle des importations dans une matière sensible, où la traçabilité, l'identification des lots et la conformité des marchandises sont essentielles.
Le formulaire permet notamment à l'administration de recueillir des informations sur :
- l'identité de l'importateur,
- l'identité de l'expéditeur étranger,
- la nature exacte des marchandises importées,
- leur classement douanier,
- leur provenance et leur pays d'expédition,
- les quantités et valeurs déclarées,
- le service officiel de contrôle concerné.
Le document officiel mentionne que la déclaration doit être adressée au GNIS, service des importations, aujourd'hui connu dans le secteur sous l'appellation interprofessionnelle de référence pour les semences et plants. Sur le plan pratique, ce formulaire sert donc à encadrer l'entrée sur le territoire de produits végétaux réglementés et à permettre leur suivi administratif.
La fourniture des données demandées est présentée comme obligatoire par le formulaire lui-même. Il est aussi précisé que les règles relatives à l'informatique, aux fichiers et aux libertés s'appliquent, avec un droit d'accès et de rectification auprès de la direction gestionnaire.
Quels professionnels sont concernés
Le formulaire vise les opérateurs qui importent des semences ou des plants entrant dans le champ du document. Sont donc principalement concernés les professionnels de la filière végétale, par exemple :
- les importateurs spécialisés,
- les négociants en semences et plants,
- les entreprises horticoles ou maraîchères qui s'approvisionnent à l'étranger,
- les distributeurs de plants,
- plus largement, toute structure professionnelle réalisant une opération d'importation relevant de ce dispositif.
Le formulaire comporte bien la mention selon laquelle le numéro EORI est facultatif si vous êtes un particulier. Toutefois, dans les informations associées à ce CERFA sur Service-Public.fr, le public visé est clairement celui des professionnels. En pratique, pour une utilisation sur une page produit Startdoc, il faut donc le présenter avant tout comme un formulaire destiné aux entreprises et opérateurs de la filière.
Quels produits sont visés
Le titre du formulaire est large, mais la précision figurant en tête du document est importante. Le CERFA 15564*01 couvre les importations de :
- plants potagers,
- plants de pomme de terre,
- plants fraisiers.
Le formulaire demande aussi des informations détaillées sur les marchandises, notamment les espèces, les variétés, la catégorie et le type de semences, avec des cases à cocher pour les semences normales, les semences biologiques et les OGM. Cette structuration montre que l'administration attend une description suffisamment précise pour permettre un contrôle sérieux de l'opération d'importation.
Comment remplir le CERFA 15564*01 sans oublier d'information utile
Le formulaire se présente sur deux pages. Il doit être complété avec soin, car il engage la responsabilité du déclarant. Une donnée imprécise, incomplète ou incohérente peut retarder le traitement du dossier, voire conduire à une demande de complément.
Étape 1, identifier l'importateur
La première partie du CERFA concerne l'identification de l'importateur. Il faut renseigner :
- le numéro d'immatriculation EORI,
- le nom et le prénom,
- l'adresse,
- le code postal et la commune,
- le téléphone,
- le mél.
Le numéro EORI, qui permet l'identification douanière des opérateurs économiques, revêt une importance particulière dans le cadre d'une importation. Même si le formulaire indique qu'il est facultatif pour un particulier, un professionnel a intérêt à veiller à l'exactitude de cette donnée.
Il convient également d'utiliser des coordonnées à jour. En cas de question sur la déclaration, le service instructeur doit pouvoir joindre rapidement l'importateur ou son interlocuteur désigné.
Étape 2, décrire précisément les marchandises importées
La rubrique relative à la désignation des marchandises est centrale. C'est elle qui permet de comprendre ce qui entre sur le territoire et dans quelles conditions. Le CERFA prévoit plusieurs champs à compléter :
- le numéro de nomenclature douanière,
- la désignation des marchandises,
- les espèces,
- les variétés,
- la catégorie,
- le type de semences,
- le poids brut,
- le poids net,
- la valeur C.A.F. en euros,
- la valeur facture en euros,
- le pays de production,
- le pays d'expédition,
- le service officiel de contrôle.
Cette partie doit être renseignée de façon rigoureuse. Il ne suffit pas d'indiquer un intitulé approximatif. La variété, la catégorie ou la nature biologique ou non des semences peuvent avoir des conséquences sur le contrôle administratif ou douanier. Le classement douanier doit aussi être cohérent avec les marchandises effectivement importées.
Lorsque plusieurs lignes de produits sont concernées, il faut veiller à ce que chaque lot soit identifiable. Si l'espace est insuffisant, il peut être prudent de joindre un document annexe clair, tout en s'assurant que la présentation reste conforme aux attentes du service gestionnaire.
Étape 3, renseigner l'expéditeur étranger
Le formulaire prévoit ensuite une rubrique dédiée à l'expéditeur étranger. Il faut y faire figurer :
- la raison sociale,
- l'adresse,
- le code postal et la ville,
- le pays,
- les coordonnées de contact, soit le nom, le prénom, le téléphone et le mél de l'interlocuteur.
Ces informations permettent d'identifier l'origine commerciale et logistique des marchandises. Là encore, la précision est essentielle. Il ne faut pas confondre l'expéditeur, le producteur, le fournisseur ou le transporteur si ces intervenants sont distincts. Le formulaire demande expressément les données de l'expéditeur étranger, il convient donc de s'en tenir à cette qualité.
Étape 4, joindre les justificatifs demandés
Le CERFA 15564*01 précise qu'il faut joindre une copie de la facture ou tout autre document justifiant l'opération. Cette pièce jointe n'est pas accessoire. Elle sert à conforter les informations déclarées, en particulier sur :
- la nature des marchandises,
- les quantités,
- la valeur,
- l'origine commerciale de l'opération.
En pratique, il est recommandé de vérifier que les éléments figurant sur la facture correspondent bien à ceux inscrits sur le formulaire, notamment la désignation des produits, les variétés, les quantités et l'identité de l'expéditeur. Des discordances peuvent entraîner des demandes de régularisation.
Étape 5, signer l'engagement
La seconde page comprend la partie engagement et signature. Le déclarant doit y indiquer ses nom et prénom, puis certifier l'exactitude de l'ensemble des informations fournies. La date et la signature doivent être apposées.
Cette formalité n'est pas anodine. En signant, l'importateur atteste que les renseignements transmis sont exacts. Il est donc utile de procéder à une relecture complète avant envoi, en particulier lorsque plusieurs services internes de l'entreprise ont contribué à la préparation du dossier, par exemple les équipes achats, logistique, douane ou qualité.
Où envoyer la déclaration d'importation de semences et plants
Le formulaire officiel indique très clairement le service destinataire. La déclaration doit être adressée au :
GNIS, Service des importations, 44 rue du Louvre, 75001 Paris
Le document mentionne aussi une transmission possible par voie électronique à l'adresse suivante :
gnisimpex@gnis.fr
Ces coordonnées figurent sur le CERFA lui-même. Avant l'envoi, il reste prudent de vérifier sur Service-Public.fr ou auprès de l'organisme compétent si elles sont toujours à jour, d'autant que la dernière vérification DILA mentionnée remonte au 23 janvier 2018.
Envoi postal ou envoi électronique
Le formulaire autorise deux modes de transmission :
- par voie postale,
- par voie électronique.
Le choix du mode d'envoi peut dépendre de l'organisation interne de l'entreprise, de l'urgence du dossier, du volume de pièces à transmettre ou des pratiques du service instructeur. En cas d'envoi électronique, il est conseillé de s'assurer que les pièces jointes sont lisibles, complètes et idéalement réunies dans un format simple à exploiter.
En cas d'envoi postal, il peut être utile de conserver une copie intégrale du dossier transmis. Pour les opérations sensibles ou répétées, beaucoup de professionnels mettent en place une procédure interne de traçabilité documentaire afin de pouvoir justifier facilement de la date et du contenu de chaque déclaration.
Délais, calendrier et moment opportun pour effectuer la démarche
Le formulaire transmis dans la source officielle ne mentionne aucun délai chiffré précis de dépôt, ni une date butoir uniforme applicable à toutes les situations. Il ne serait donc pas rigoureux d'affirmer un nombre de jours déterminé sans source complémentaire officielle.
En pratique, la logique du dispositif conduit à recommander une anticipation suffisante avant l'opération d'importation ou avant la mise en circulation des marchandises concernées, selon les exigences de la filière et des contrôles applicables. Pour éviter tout blocage, il est préférable de ne pas attendre la dernière minute.
Pourquoi anticiper l'envoi
Une importation de semences ou de plants mobilise souvent plusieurs vérifications simultanées :
- cohérence des données douanières,
- identification précise des espèces et variétés,
- contrôle de l'origine et de l'expédition,
- présence des justificatifs commerciaux,
- éventuels contrôles techniques ou administratifs complémentaires.
Si la déclaration est préparée trop tard, la moindre erreur documentaire peut retarder l'ensemble de l'opération. Dans les secteurs agricoles et horticoles, le calendrier logistique est souvent serré. Une imprécision sur un lot de plants peut avoir des répercussions immédiates sur la production, la distribution ou la saison culturale.
Comment organiser son calendrier interne
Pour sécuriser la démarche, l'entreprise peut mettre en place une chronologie simple :
- rassembler les informations commerciales dès la commande ou la confirmation d'expédition,
- vérifier les références techniques des semences ou plants,
- contrôler la cohérence avec les documents de transport et la facture,
- compléter le CERFA,
- effectuer une relecture par la personne en charge des importations ou de la conformité,
- transmettre le dossier au service compétent,
- archiver une copie du formulaire envoyé et des pièces jointes.
Pour les professionnels qui souhaitent éviter les oublis formels au moment de préparer le dossier, disposer d'un formulaire déjà structuré facilite la démarche, et c'est précisément dans ce type d'usage que Startdoc peut aider en mettant à disposition le CERFA 15564*01 dans une version prête à compléter, plus simple à reprendre en interne avant transmission au service des importations.
Pièces et informations à préparer avant de compléter le CERFA 15564*01
Avant de remplir le formulaire, mieux vaut réunir l'ensemble des données nécessaires. Cette préparation réduit les risques d'erreur et limite les allers-retours avec le service instructeur.
| Élément à préparer | Utilité dans le formulaire | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Numéro EORI | Identification douanière de l'importateur | Vérifier qu'il correspond bien à l'entité déclarante |
| Coordonnées complètes de l'importateur | Contact et identification administrative | Utiliser des informations à jour |
| Facture commerciale | Justificatif de l'opération | Doit être cohérente avec les marchandises déclarées |
| Nomenclature douanière | Classement des marchandises | Éviter les erreurs de codification |
| Description technique des produits | Espèces, variétés, catégorie | Ne pas se limiter à une désignation trop générale |
| Données de poids et de valeur | Évaluation de l'importation | Différencier poids brut, poids net, valeur C.A.F. et valeur facture |
| Informations sur l'expéditeur étranger | Traçabilité de l'origine commerciale | Identifier le bon interlocuteur et la bonne société |
| Pays de production et pays d'expédition | Contrôle de provenance | Ne pas confondre les deux si ce sont des pays distincts |
Vérifier la cohérence des données avant signature
Le principal risque n'est pas toujours l'oubli d'un champ, mais la contradiction entre plusieurs documents. Par exemple :
- une variété mentionnée sur la facture mais absente du CERFA,
- un poids net différent entre la déclaration et le document commercial,
- un pays d'expédition qui ne correspond pas aux pièces annexes,
- un expéditeur étranger différent de celui indiqué sur la facture.
Une simple vérification croisée permet souvent d'éviter ces difficultés. Dans les structures où les informations proviennent de plusieurs sources, il est judicieux de désigner un référent unique chargé de valider la version finale du dossier.
Ce qu'il se passe après l'envoi du formulaire
Le CERFA comporte un cadre réservé à l'administration. Cette partie comprend notamment :
- la date de réception,
- un numéro GNIS,
- un avis,
- des mentions relatives au bureau de douane,
- un suivi des quantités imputées,
- les observations éventuelles,
- la signature de l'agent et le cachet du bureau.
Ces éléments montrent que la déclaration fait l'objet d'un traitement administratif et d'un suivi. Une fois le dossier transmis, plusieurs situations peuvent se présenter selon le contenu de la demande et la régularité des pièces :
- le dossier est complet et peut être enregistré,
- des précisions complémentaires sont demandées,
- certaines informations donnent lieu à vérification,
- un rapprochement peut être effectué avec les services douaniers ou les services de contrôle compétents.
Conserver une preuve et un dossier d'archives
Même si le formulaire ne détaille pas la durée de conservation des documents, il est prudent pour tout professionnel d'archiver :
- le CERFA rempli et signé,
- la preuve d'envoi,
- la facture jointe,
- les éventuelles annexes techniques,
- les échanges avec le service administratif compétent.
Cette conservation peut s'avérer utile en cas de contrôle ultérieur, de contestation sur un lot, de difficulté douanière ou simplement pour faciliter une opération similaire future.
En cas de dossier incomplet
Si certaines informations manquent ou apparaissent insuffisamment claires, le service compétent peut demander un complément. Dans ce cas, il faut répondre avec précision et sans délai inutile. Un dossier traité rapidement est souvent un dossier dont les pièces sont ordonnées, cohérentes et immédiatement exploitables.
Lorsque l'incertitude porte sur la portée du formulaire, sur son champ exact ou sur les modalités actualisées d'envoi, le plus sûr reste de consulter la fiche officielle Service-Public.fr associée au CERFA 15564*01 ou de se rapprocher directement du service gestionnaire mentionné sur le document.
Points de vigilance juridiques et pratiques pour les importateurs
Le CERFA 15564*01 paraît simple dans sa présentation, mais il se situe au croisement de plusieurs enjeux, commerce international, réglementation des semences et plants, traçabilité, conformité documentaire et échanges avec les services administratifs. Quelques réflexes permettent de sécuriser la déclaration.
Ne pas sous-estimer la précision variétale
Dans la filière des semences et plants, la variété ne constitue pas une information secondaire. Elle peut être déterminante pour l'identification du lot, le contrôle de conformité et le traitement administratif de l'importation. Il faut donc reprendre fidèlement les désignations figurant sur les documents commerciaux et techniques.
Distinguer les différentes notions de provenance
Le formulaire demande à la fois le pays de production et le pays d'expédition. Ces deux informations ne sont pas forcément identiques. Un lot peut être produit dans un pays puis expédié depuis un autre. Il convient de ne pas les fusionner par facilité.
Être vigilant sur les catégories particulières
Le CERFA prévoit des cases relatives au type de semences, notamment semences BIO et OGM. Si la marchandise relève de l'une de ces catégories, l'information doit être renseignée avec exactitude. Compte tenu de la sensibilité réglementaire de ces sujets, toute approximation est à éviter.
Vérifier la version du formulaire utilisée
Le document communiqué porte le numéro 15564*01 et une date de mise à jour de juillet 2016. Avant utilisation, il est recommandé de s'assurer qu'aucune version plus récente n'a été publiée depuis. La fiche officielle de référence est accessible sur Service-Public.fr sous l'identifiant R44579.
Pourquoi une bonne préparation du CERFA limite les risques opérationnels
Pour un professionnel, l'enjeu ne se limite pas à remplir une formalité administrative. Une déclaration d'importation mal préparée peut désorganiser une chaîne d'approvisionnement entière. Dans les activités liées aux semences et aux plants, les contraintes saisonnières, la fragilité biologique des produits et les engagements pris envers les clients rendent la fiabilité documentaire particulièrement importante.
Un dossier bien monté permet :
- de fluidifier les échanges avec le service instructeur,
- de réduire les risques de demande de complément,
- de faciliter la justification des opérations en cas de contrôle,
- de sécuriser la traçabilité des lots importés,
- de mieux coordonner les fonctions douane, logistique et qualité.
Le CERFA 15564*01 doit donc être abordé comme un outil de conformité et non comme une simple formalité à remplir au dernier moment. Pour les entreprises qui réalisent des importations régulières, la mise en place d'un mode opératoire interne, avec liste de pièces, relecture systématique et archivage, constitue souvent la meilleure manière d'éviter les difficultés récurrentes.
En résumé, ce formulaire sert à déclarer l'importation de semences et plants relevant de son champ, à identifier précisément les acteurs et les marchandises, et à transmettre au service compétent les éléments nécessaires au suivi administratif de l'opération. Son remplissage exige de la précision, une documentation cohérente et une attention particulière aux références techniques des lots importés.