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CERFA 15596-01 : Engagement de retrait du(ou des) promoteurs(s) (Pêche maritime)
Informations personnelles :
CERFA 15596-01 : Engagement de retrait du(ou des) promoteurs(s) (Pêche maritime)
Engagement de retrait du(ou des) promoteurs(s) (Pêche maritime) - Formulaire
Engagement de retrait en pêche maritime
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
CERFA 15596*01, à quoi sert l’engagement de retrait du ou des promoteeurs en pêche maritime
Le CERFA 15596*01, identifié par la DILA sous la référence R46004, est le formulaire intitulé Engagement de retrait du(ou des) promoteurs(s) (Pêche maritime). Il s’adresse à un public professionnel, plus précisément aux acteurs de la pêche maritime qui sollicitent un permis de mise en exploitation, souvent abrégé PME dans le formulaire.
Ce document intervient lorsqu’un projet de mise en exploitation d’un navire, ou d’évolution de ses capacités, doit être compensé par une sortie de flotte ou par l’abandon d’une décision antérieure liée à un PME. Il ne s’agit donc pas d’un simple formulaire d’identification, mais d’un engagement formel pris par le promoteur auprès de l’administration compétente.
Le texte du formulaire vise expressément le code rural et de la pêche maritime, notamment les articles R921-13 et suivants. Son rôle est d’encadrer les situations dans lesquelles l’octroi d’un permis de mise en exploitation est conditionné à un retrait de navire existant, sans aide publique, ou à l’abandon d’une décision déjà attribuée.
Concrètement, ce CERFA permet de déclarer à l’administration :
- l’objet du PME sollicité, construction, importation, augmentation de capacité, réarmement ou armement à la pêche après une autre activité,
- l’identité du demandeur, personne physique ou personne morale,
- le ou les navires concernés par le retrait de flotte,
- ou la décision PME qui serait abandonnée pour rendre possible le nouveau projet,
- l’engagement du promoteur à produire la preuve de la sortie effective de flotte.
Ce document a une portée importante. Le formulaire rappelle en effet que la preuve de la sortie de flotte des navires actifs remplacés devra être apportée par la radiation de l’acte de francisation par les services des douanes, et que ce justificatif devra parvenir à l’autorité administrative régionale compétente avant le premier armement administratif du navire bénéficiaire du permis.
Il précise également qu’en cas de non-respect de cet engagement, le demandeur pourra perdre le bénéfice des aides publiques éventuellement accordées pour le projet concerné.
Dans quelles situations ce formulaire est-il utilisé
Le CERFA 15596*01 n’est pas destiné à toutes les démarches de pêche maritime. Il est réservé à des cas précis, liés à l’obtention d’un permis de mise en exploitation ou à la compensation d’un projet ayant une incidence sur la flotte.
Les projets de PME visés par le formulaire
Le formulaire prévoit plusieurs hypothèses. Le promoteur doit cocher la case correspondant à son projet. Sont notamment mentionnés :
- le PME pour construction,
- le PME pour importation,
- le PME pour augmentation de capacités, puissance en KW et tonnage en GT,
- le PME pour augmentation de puissance,
- le PME pour augmentation de tonnage,
- le PME pour augmentation de tonnage sécurité, GT’S,
- le PME pour réarmement après une période d’inactivité,
- le PME pour armement à la pêche suite à une autre activité.
Cette liste montre que le formulaire concerne aussi bien l’entrée d’un navire dans la flotte que certaines modifications substantielles d’un navire déjà existant. L’enjeu administratif reste le même : assurer que l’évolution du projet respecte les règles applicables à la gestion de la flotte de pêche maritime.
Le retrait d’un navire actif existant
Le cas le plus classique est celui où le promoteur s’engage, si le permis lui est accordé, à faire sortir de flotte un ou plusieurs navires de pêche actifs existants. Cette sortie de flotte doit être réalisée sans aide publique, selon les mentions mêmes du document.
Le formulaire demande alors d’identifier précisément le navire retiré, son propriétaire, son armateur, ses caractéristiques techniques et la raison de sa sortie de flotte.
L’abandon d’une décision PME antérieure
Le formulaire prévoit aussi une autre possibilité : au lieu d’un retrait de navire, le promoteur peut s’engager à retirer une décision PME déjà attribuée. Dans ce cas, il faut renseigner le numéro et la date de la décision, le nom du bénéficiaire et la raison de l’abandon.
Les motifs proposés par le document sont :
- changement de projet,
- augmentation de capacité,
- autres motifs, à détailler.
Cette partie est utile lorsque le nouvel équilibre administratif du projet ne passe pas par la suppression immédiate d’un navire, mais par la renonciation à un droit ou à une autorisation déjà accordée.
Qui peut remplir le CERFA 15596*01
Le formulaire vise les professionnels. Il peut être utilisé par une personne physique, par exemple un armateur exploitant à titre individuel, ou par une personne morale, telle qu’une société intervenant dans le secteur de la pêche maritime.
Le demandeur personne physique
Lorsque le promoteur est une personne physique, il doit indiquer :
- son nom et son prénom,
- son adresse complète,
- son numéro de téléphone,
- son adresse électronique.
Les informations d’adresse sont détaillées selon la structure administrative habituelle, numéro de voie, extension, type de voie, nom de voie, lieu-dit ou boîte postale, code postal et localité.
Le demandeur personne morale
Lorsque le promoteur est une personne morale, le formulaire prévoit une rubrique spécifique. Elle permet d’indiquer l’identité de la structure et ses coordonnées. En pratique, il convient de renseigner avec soin les informations permettant d’identifier sans ambiguïté l’entreprise ou la société qui porte la demande.
Cette distinction entre personne physique et personne morale est importante, car elle conditionne l’identification du responsable de l’engagement pris auprès de l’administration.
Comment remplir le formulaire, rubrique par rubrique
Le CERFA 15596*01 comporte peu de pages, mais il demande un niveau de précision élevé. Une erreur sur les caractéristiques du navire, sur la décision concernée ou sur la nature du projet peut retarder l’instruction du dossier.
Cadres réservés à l’administration
En tête du formulaire figurent deux cadres réservés à l’administration, dont un cadre réservé à l’administration régionale. Le demandeur n’a pas à compléter ces zones. Elles servent notamment à mentionner la date de la demande, la date de réception et le numéro PME sous NAVPRO.
Il convient donc de ne rien inscrire dans ces parties, sauf instruction expresse de l’autorité compétente.
Rubrique 1, objet du PME sollicité
Cette première rubrique permet de préciser la nature exacte du permis de mise en exploitation demandé. Une seule erreur de qualification peut avoir des conséquences sur l’analyse du dossier. Il faut donc cocher l’option correspondant réellement au projet.
Avant de remplir cette partie, il est prudent de vérifier la catégorie administrative du projet auprès du service instructeur ou via la fiche officielle disponible sur Service-Public.fr.
Rubrique 2, coordonnées du demandeur personne physique
Cette rubrique ne doit être complétée que si le promoteur agit en tant que personne physique. Les informations doivent être complètes, lisibles et cohérentes avec les autres pièces du dossier. Le numéro de téléphone et l’adresse électronique sont particulièrement utiles pour permettre à l’administration de demander un complément ou une précision.
Rubrique 3, coordonnées du demandeur personne morale
Si le projet est porté par une société ou un autre organisme professionnel, il faut compléter cette rubrique. Il est recommandé d’utiliser une dénomination identique à celle figurant sur les documents officiels de l’entreprise, afin d’éviter toute discordance entre le formulaire et les justificatifs annexés.
Rubrique 4, description du navire engagé au retrait ou de la décision PME pour l’attribution du PME
Il s’agit du cœur du formulaire. Cette partie formalise l’engagement du ou des signataires à procéder au retrait d’un navire, ou à l’abandon d’une décision, en contrepartie du permis sollicité.
Si l’engagement porte sur le retrait d’un navire
Le formulaire demande de renseigner :
- le nom du navire,
- son numéro d’immatriculation,
- le nom du propriétaire,
- le nom de l’armateur,
- l’organisation de producteurs,
- la longueur hors tout,
- la jauge,
- la puissance,
- le type de navire,
- le quartier d’immatriculation,
- le port d’exploitation,
- la date d’acquisition.
Le demandeur doit ensuite préciser la raison de la sortie de flotte. Le formulaire propose plusieurs motifs :
- destruction par naufrage,
- destruction non aidée,
- destruction aidée,
- exportation intra UE,
- exportation hors UE,
- passage en rôle hors pêche, plaisance ou commerce,
- arrêt d’activité définitif.
Il faut aussi mentionner la date prévisionnelle de sortie de flotte. Si plusieurs navires sont concernés, la rubrique doit être dupliquée.
Si l’engagement porte sur une décision PME
Lorsque le retrait concerne non pas un navire, mais une décision administrative déjà attribuée, il faut renseigner :
- le numéro de la décision,
- la date de la décision,
- la mention de l’arrêté PME attributif,
- le nom du bénéficiaire,
- la raison de l’abandon du PME.
En cas de motif autre que ceux proposés, le formulaire exige un détail. Il est donc préférable d’exposer ce motif de façon claire, précise et cohérente avec le projet présenté.
Rubrique 5, engagement et signature
La dernière rubrique reprend les conséquences juridiques de l’engagement. Le signataire y reconnaît avoir été pleinement informé de ses obligations et des risques encourus en cas de non-respect.
Le formulaire rappelle deux points essentiels :
- la preuve de la sortie de flotte doit être apportée par la production de la radiation de l’acte de francisation des navires concernés, établie par les services des douanes,
- ce document doit parvenir à l’autorité administrative régionale compétente avant le premier armement administratif du navire bénéficiaire du PME.
Le demandeur doit ensuite indiquer le lieu, la date et apposer sa signature. Cette signature engage réellement son auteur. Elle ne doit jamais être apposée sur un formulaire incomplet ou contenant des informations approximatives.
Les pièces et informations à préparer avant de compléter le dossier
Le CERFA lui-même ne contient pas de liste détaillée de pièces jointes obligatoires. En revanche, son contenu permet d’identifier les informations indispensables à réunir avant de commencer la saisie. Une préparation sérieuse évite les oublis.
| Élément à préparer | Utilité dans le formulaire |
|---|---|
| Identification complète du demandeur | Remplir correctement la rubrique personne physique ou personne morale |
| Données du projet de PME | Choisir le bon objet de demande en rubrique 1 |
| Caractéristiques du navire retiré | Compléter la description technique et administrative du navire |
| Motif de sortie de flotte | Justifier la nature du retrait déclaré |
| Références d’une décision PME antérieure | Permettre l’abandon formalisé de cette décision si ce cas s’applique |
| Radiation de l’acte de francisation | Justificatif attendu pour prouver la sortie effective de flotte |
Les informations techniques du navire
La rubrique relative au navire impose de disposer de données fiables sur l’immatriculation, la jauge, la puissance et la longueur. Ces mentions doivent correspondre aux documents officiels du navire. En cas d’écart entre le formulaire et les pièces administratives, le dossier peut être bloqué ou nécessiter des explications complémentaires.
La preuve future de la sortie de flotte
Même si elle n’est pas toujours jointe au moment de la première rédaction du formulaire, la radiation de l’acte de francisation occupe une place centrale. Le texte officiel précise clairement que cette preuve devra être produite auprès de l’autorité régionale compétente avant le premier armement administratif du navire bénéficiaire.
Autrement dit, l’engagement signé dans le CERFA doit pouvoir être suivi d’une preuve tangible. Il ne s’agit pas d’une simple déclaration d’intention.
Points de vigilance pour éviter un rejet ou une demande de complément
Dans les démarches liées à la flotte de pêche maritime, l’administration examine avec attention la cohérence entre le projet, le retrait annoncé et les justificatifs produits. Plusieurs erreurs reviennent fréquemment.
Bien distinguer retrait de navire et retrait de décision
Le formulaire permet deux types d’engagements différents. Il ne faut pas mélanger les informations d’un navire retiré avec celles d’une décision PME abandonnée. Si les deux situations existent, elles doivent être présentées clairement, dans les rubriques prévues et, si nécessaire, sur des sections dupliquées.
Ne pas sous-estimer la précision des données administratives
Un nom de navire incomplet, une immatriculation imprécise, une date manquante ou un motif de sortie mal coché peuvent rendre l’engagement difficile à exploiter par le service instructeur. Chaque information doit être vérifiée avant envoi.
Anticiper la cohérence du calendrier
Le formulaire demande une date prévisionnelle de sortie de flotte. Cette date doit rester compatible avec le calendrier du projet et avec l’obligation de fournir la radiation de l’acte de francisation avant le premier armement administratif du navire bénéficiaire.
Si la chronologie est irréaliste ou contradictoire, l’administration pourra demander des précisions.
Mesurer la portée de la signature
La signature n’est pas une simple formalité. En la donnant, le promoteur déclare être informé de la possible perte des aides publiques accordées si l’engagement n’est pas respecté. Il faut donc s’assurer, en amont, que le retrait du navire ou l’abandon de la décision PME est effectivement réalisable.
Pour les professionnels du secteur maritime qui veulent gagner du temps tout en sécurisant la préparation du dossier, Startdoc met à disposition ce CERFA dans une version prête à compléter, ce qui aide à structurer les informations attendues sans se perdre dans la logique administrative propre aux permis de mise en exploitation.
Transmission du formulaire et suivi de la demande
Le document source fait apparaître un cadre réservé à l’administration régionale, ce qui indique que le suivi du dossier relève de l’autorité administrative territorialement compétente. Le formulaire ne détaille pas, à lui seul, l’ensemble des modalités pratiques de dépôt. Pour cette raison, il est recommandé de vérifier les consignes actualisées sur la fiche officielle Service-Public.fr associée au CERFA R46004.
À quelle autorité adresser le document
Le formulaire vise l’autorité administrative régionale compétente. En pratique, le dépôt devra être effectué selon les circuits administratifs applicables au permis de mise en exploitation en matière de pêche maritime. Selon les cas, le dossier peut relever des services chargés des pêches maritimes au niveau territorial ou régional.
En cas d’hésitation, il est préférable de confirmer le point de dépôt avant l’envoi, surtout lorsqu’un calendrier d’armement est déjà engagé.
Ce que l’administration vérifiera
Le service instructeur vérifiera en particulier :
- l’identité du demandeur,
- la nature exacte du PME sollicité,
- la réalité de l’engagement de retrait ou d’abandon,
- la précision des informations relatives au navire ou à la décision concernée,
- la production de la radiation de l’acte de francisation dans le délai pertinent par rapport au premier armement administratif.
Comment suivre l’avancement du dossier
Le formulaire ne prévoit pas de mécanisme autonome de suivi. Le demandeur devra généralement conserver une copie complète du CERFA signé, ainsi que des pièces transmises et de toute preuve d’envoi ou de dépôt. Cette précaution est essentielle pour pouvoir justifier du contenu exact de l’engagement pris.
Il est aussi utile de garder trace des échanges avec le service instructeur, notamment si des compléments sont demandés ou si plusieurs navires sont concernés par la sortie de flotte.
Ce qu’il faut retenir avant de signer le CERFA 15596*01
Le CERFA 15596*01 est un formulaire spécialisé, utilisé dans le cadre des projets professionnels relevant de la pêche maritime et du permis de mise en exploitation. Son objectif n’est pas simplement descriptif. Il sert à formaliser un engagement administratif contraignant.
Avant de le signer, il faut s’assurer de quatre points :
- le type de PME sollicité est correctement identifié,
- les informations sur le demandeur sont exactes,
- le navire retiré ou la décision abandonnée est décrit sans ambiguïté,
- la preuve de la sortie de flotte pourra être fournie dans les conditions demandées.
Le formulaire attire clairement l’attention du promoteur sur les conséquences d’un manquement, notamment au regard des aides publiques éventuellement accordées. C’est pourquoi ce document doit être préparé avec la même rigueur qu’une pièce centrale du dossier de mise en exploitation.
En cas de doute sur les modalités de dépôt, sur l’autorité compétente ou sur l’actualisation de la procédure, la consultation de la fiche officielle Service-Public.fr liée à la référence R46004 reste le bon réflexe. Le CERFA ayant une dernière vérification DILA datée du 30 novembre 2016, il est toujours prudent de contrôler les pratiques administratives en vigueur au moment de la demande.