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CERFA 15668-01 : Demande d'aide relative aux investissements réalisés pour la transformation de plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM)
Informations personnelles :
CERFA 15668-01 : Demande d'aide relative aux investissements réalisés pour la transformation de plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM)
Demande d'aide relative aux investissements réalisés pour la transformation de plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM) - Formulaire
Demander l'aide pour la transformation des PPAM
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
CERFA 15668*01 : demander une aide pour les investissements de transformation de PPAM
Le CERFA 15668*01 correspond à la demande d'aide relative aux investissements réalisés pour la transformation de plantes à parfum, aromatiques et médicinales, souvent désignées sous l'acronyme PPAM. Il s'agit d'un formulaire destiné aux professionnels, plus précisément aux entreprises autres que les exploitations agricoles, qui souhaitent solliciter une subvention pour un projet d'investissement lié à la transformation de ces plantes.
Le document officiel est rattaché à l'identifiant DILA R47110 et a été vérifié sur Service-Public.fr le 8 mars 2017. Il s'inscrit dans le cadre d'un dispositif géré par FranceAgriMer, avec envoi du dossier à la Délégation nationale de Volx.
Ce formulaire ne sert pas à déclarer une activité ni à immatriculer une entreprise. Il permet de présenter un projet d'investissement, d'en démontrer la cohérence économique et technique, et de demander un financement public pour sa réalisation. Le contenu du dossier va donc bien au-delà d'un simple état civil administratif.
Entreprises concernées
Le CERFA 15668*01 vise les structures professionnelles intervenant dans la transformation de PPAM. Le formulaire précise expressément qu'il est réservé aux entreprises autres que les exploitations agricoles. Sont notamment attendues des informations sur :
- le numéro SIRET,
- le statut juridique,
- la raison sociale et, le cas échéant, l'enseigne commerciale,
- le code NAF ou APE et le secteur d'activité,
- l'identité du représentant légal,
- la répartition éventuelle du capital entre associés.
Le dossier suppose donc une activité déjà structurée, avec une comptabilité disponible et une capacité à justifier les investissements projetés.
Objet précis de l'aide
L'aide porte sur des investissements de transformation. Le formulaire demande au candidat de décrire les matériels envisagés, leur fonction, les critères de choix, les impacts attendus et le financement prévu. Il ne s'agit donc pas d'une demande générale de soutien à l'activité, mais bien d'une sollicitation ciblée sur un projet concret, chiffré et documenté.
Le dossier doit notamment permettre à l'administration d'apprécier :
- la situation de l'entreprise,
- son approvisionnement en PPAM,
- ses débouchés commerciaux,
- la nature exacte du projet,
- la cohérence entre investissements et objectifs,
- la soutenabilité du plan de financement.
À quoi sert ce formulaire dans la filière PPAM
La transformation de plantes à parfum, aromatiques et médicinales peut nécessiter des équipements spécifiques, parfois coûteux, selon la nature de l'activité exercée. Le CERFA 15668*01 sert à formaliser la demande d'aide pour ces investissements, dans un cadre administratif précis. Il ne suffit pas d'indiquer un besoin matériel. L'entreprise doit démontrer que le projet s'inscrit dans une stratégie de développement ou d'amélioration de son outil de transformation.
Une logique de soutien à un projet structuré
Le formulaire demande une présentation de l'entreprise et un historique sur les trois dernières années, y compris les éventuelles acquisitions ou fusions. Cette partie est importante, car elle éclaire la stabilité de la structure, son évolution récente et la place du projet dans sa trajectoire.
Le dossier comporte aussi une partie détaillée sur l'approvisionnement. L'entreprise doit indiquer les volumes de PPAM achetés, la part des producteurs locaux, celle des grossistes, ainsi que l'origine géographique des approvisionnements, régionale, nationale, européenne ou hors Union européenne. La part provenant de l'agriculture biologique doit également être mentionnée lorsqu'elle existe.
Ces éléments permettent de replacer la demande d'aide dans la réalité économique de la filière. Une entreprise qui transforme des PPAM doit montrer d'où viennent ses matières premières, sous quelle forme elles sont reçues, plantes en l'état, huiles essentielles ou extraits, et selon quelles modalités contractuelles.
Un dossier qui relie technique, économie et débouchés
La partie consacrée à la commercialisation complète cette logique. Le demandeur doit renseigner les quantités transformées et la répartition des ventes entre la France, l'exportation en Union européenne et l'exportation hors Union européenne. L'administration ne regarde donc pas seulement le matériel demandé, elle examine aussi la place du projet dans le modèle économique de l'entreprise.
Le projet d'investissement doit ensuite être décrit avec précision. Il faut présenter :
- la nature du projet,
- le calendrier prévisionnel,
- la localisation,
- les matériels à acquérir ou à financer,
- les impacts attendus, par exemple sur la qualité, l'économie d'énergie ou la performance économique.
Cette approche globale explique pourquoi la qualité de rédaction du dossier compte autant que la complétude des pièces justificatives. Pour les professionnels qui veulent éviter les oublis de structure et gagner du temps sur la préparation documentaire, Startdoc permet d'accéder à ce CERFA dans une version pré-remplie, pensée pour sécuriser les champs essentiels dès le départ.
Comment remplir le CERFA 15668*01 sans fragiliser son dossier
1. Identifier clairement le demandeur
La première page rassemble les informations d'identification de l'entreprise. Il faut veiller à une parfaite cohérence entre le formulaire et les justificatifs remis, notamment l'extrait K Bis, le RIB et les bilans. Une discordance sur la raison sociale, l'adresse ou le représentant légal peut compliquer l'instruction.
Les coordonnées de la personne à contacter doivent être opérationnelles. Dans un dossier de subvention, un numéro erroné ou une adresse électronique non consultée peut ralentir les échanges avec le service instructeur.
2. Décrire la situation économique réelle de l'entreprise
Le formulaire demande les données du dernier exercice connu :
- le chiffre d'affaires,
- le chiffre d'affaires PPAM,
- l'effectif salarié.
Ces informations doivent être renseignées avec rigueur, en cohérence avec les comptes fournis. Il ne faut pas arrondir au hasard ni utiliser des estimations si les documents comptables permettent une donnée précise.
3. Présenter l'historique et le fonctionnement de l'entreprise
La rubrique de présentation de l'entreprise ne doit pas être négligée. Elle permet d'expliquer l'origine de la structure, ses changements récents, son évolution de marché ou de capacité de production. Un texte trop vague est souvent moins convaincant qu'une synthèse courte mais concrète.
Il est utile d'y faire apparaître :
- l'activité principale de transformation,
- les étapes récentes de développement,
- les opérations de restructuration s'il y en a eu,
- le lien entre cette évolution et le projet d'investissement demandé.
4. Renseigner l'approvisionnement avec précision
Cette partie appelle une attention particulière, car elle touche au cœur de l'activité PPAM. Le formulaire distingue l'approvisionnement auprès de producteurs locaux et celui auprès de grossistes, ainsi que la nature des produits achetés. Il faut également ventiler l'origine géographique des approvisionnements et signaler la part issue de l'agriculture biologique.
Si l'entreprise travaille avec des contrats d'approvisionnement, qu'ils soient conclus avec des organisations de producteurs ou avec des producteurs individuels, elle doit le mentionner et détailler les achats concernés par espèce, quantité et caractère biologique ou conventionnel.
Une réponse imprécise peut donner l'impression d'une chaîne d'approvisionnement mal maîtrisée. Mieux vaut prendre le temps de réunir les données internes avant de remplir le tableau.
5. Expliquer le projet d'investissement
Le cœur du CERFA se situe dans la description du projet. L'entreprise doit présenter les investissements envisagés en tenant compte de la grille d'évaluation mentionnée par le formulaire, même si cette grille n'est pas reproduite dans le document transmis. Il peut être pertinent de joindre une annexe si l'espace disponible est insuffisant.
La présentation doit répondre à plusieurs questions :
- quel est le besoin concret,
- quels matériels sont concernés,
- pour quelles fonctions de transformation,
- pourquoi ces équipements ont été retenus,
- quels effets sont attendus sur l'activité.
Les impacts peuvent être économiques, qualitatifs, techniques ou énergétiques. Là encore, la clarté prime. Une administration qui comprend immédiatement l'utilité du matériel instruit plus facilement le dossier.
6. Respecter la règle essentielle sur le démarrage des travaux
Le formulaire rappelle un point capital : le projet d'investissement ne doit pas avoir commencé avant la date de dépôt de la demande d'aide. Sont expressément visés des actes comme l'acceptation d'un devis, la signature d'un bon de commande ou le versement d'un acompte.
Autrement dit, il ne faut pas engager juridiquement ou financièrement l'opération avant le dépôt du dossier si l'on souhaite que la demande reste recevable. C'est l'un des points les plus sensibles de ce CERFA.
7. Chiffrer les investissements et le plan de financement
Le formulaire comporte un tableau des investissements prévisionnels avec, pour chaque ligne, le libellé de l'investissement, le fournisseur et le montant hors taxes. Le total HT doit être cohérent avec le plan de financement prévisionnel.
Le plan de financement distingue :
- FranceAgriMer,
- la Région,
- le Département,
- les autres financements publics à préciser,
- l'autofinancement,
- les emprunts.
Le demandeur s'engage à ne pas solliciter d'autres crédits que ceux mentionnés. Il s'engage aussi à respecter le taux maximal d'aides publiques autorisé, mentionné dans le formulaire à hauteur de 40 %, ou le taux maximal autorisé en cas de cofinancement Feader.
Pièces justificatives à joindre au dossier
Le CERFA 15668*01 prévoit une liste de pièces à cocher. Certaines sont obligatoires, d'autres seulement le cas échéant. La qualité du dossier dépend largement de la présence de ces justificatifs dès le premier envoi.
| Pièce demandée | Observation |
|---|---|
| Formulaire de demande d'aide complété, daté et signé | Base obligatoire du dossier |
| Contrats individuels ou collectifs | À joindre s'ils existent |
| Copie du certificat agriculture biologique | À joindre si l'activité ou les approvisionnements concernés sont en AB |
| Diagnostics techniques fournis par des organismes compétents | À joindre le cas échéant |
| Accusé de réception de dépôt auprès d'un autre partenaire financier public | À fournir si un autre dossier public a été déposé |
| Preuve d'existence légale | Extrait K Bis, inscription au registre du commerce, affiliation MSA, selon le cas |
| Copie des devis relatifs aux investissements de transformation | Pièce essentielle pour justifier le montant demandé |
| Les 3 derniers bilans et comptes de résultats | Permettent d'apprécier la santé économique de l'entreprise |
| Relevé d'identité bancaire | Indispensable pour le traitement financier |
Avant l'envoi, il est prudent de classer les pièces dans l'ordre de la liste officielle. Cette méthode facilite la lecture du dossier et limite le risque d'oubli.
Engagements du demandeur et points de vigilance juridiques
La signature du formulaire n'est pas une simple formalité. Le représentant légal atteste notamment :
- avoir pouvoir pour représenter le demandeur,
- avoir pris connaissance de la décision de FranceAgriMer visée par le formulaire,
- l'exactitude des informations fournies,
- être à jour de ses obligations fiscales et sociales,
- ne pas avoir commencé les travaux avant le dépôt,
- que l'entreprise n'est pas en difficulté au sens des règles européennes mentionnées dans le formulaire.
Il s'engage aussi à fournir les documents nécessaires à l'instruction, à réaliser les investissements dans les délais de la décision individuelle, à signaler les évolutions du projet, à conserver l'investissement en état fonctionnel et sans modification d'usage pendant 5 ans après le paiement final de l'aide, et à conserver les documents utiles pendant 10 ans à compter du versement.
Le formulaire rappelle en outre les conséquences d'une fausse déclaration. Les mentions légales renvoient à la loi Informatique et Libertés et à l'article 441-6 du code pénal, qui sanctionne la production volontaire d'informations fausses ou incomplètes.
Erreurs fréquentes à éviter pour ce CERFA PPAM
Commencer le projet trop tôt
C'est l'erreur la plus risquée. Signer un devis ou verser un acompte avant le dépôt peut compromettre la demande. Il faut vérifier le calendrier administratif avant toute démarche engageante auprès d'un fournisseur.
Présenter un projet trop flou
Une formule générale du type « modernisation de l'outil de production » ne suffit pas. Les matériels doivent être identifiés, leur fonction expliquée, et les impacts attendus détaillés.
Oublier la cohérence entre les rubriques
Le chiffre d'affaires PPAM, les volumes approvisionnés, les quantités transformées et les investissements projetés doivent former un ensemble crédible. Des données contradictoires peuvent susciter des demandes de complément.
Négliger les contrats et l'origine des approvisionnements
Dans la filière PPAM, l'ancrage de l'approvisionnement a du sens. Si l'entreprise travaille avec des producteurs, des organisations de producteurs ou une filière biologique, il faut le documenter correctement lorsque cela est demandé.
Envoyer un dossier incomplet
Les devis, les bilans, la preuve d'existence légale et le RIB sont des pièces structurantes. Leur absence peut ralentir fortement l'instruction, voire empêcher l'examen du dossier dans de bonnes conditions.
Où envoyer la demande et à quelle échéance
D'après le formulaire officiel, la demande doit être adressée à la Délégation nationale de Volx, 25 rue du Maréchal Foch, BP 8, 04130 Volx. Le document indique un envoi au plus tard le 1er mai de chaque année.
Comme toute procédure administrative peut évoluer, il reste utile de vérifier les conditions applicables au moment du dépôt sur la fiche officielle Service-Public.fr associée au formulaire R47110, ou directement auprès de l'organisme instructeur.
Ce qu'il faut retenir avant de déposer le CERFA 15668*01
Le CERFA 15668*01 s'adresse aux entreprises de transformation de PPAM qui souhaitent obtenir une aide sur des investissements identifiés. La réussite du dossier repose sur quatre exigences : un projet non commencé avant dépôt, une description technique claire, un financement cohérent et des pièces justificatives complètes.
Ce formulaire demande à la fois des informations administratives, économiques et sectorielles. Il faut donc le préparer comme un véritable dossier de subvention, et non comme un simple imprimé à compléter rapidement. Plus la demande est structurée, plus l'analyse de l'administration sera facilitée.
Pour consulter la source officielle et vérifier l'état du dispositif, il convient de se reporter à la page Service-Public.fr relative à l'identifiant DILA R47110.