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Formulaire:

CERFA 15713-01 : Demande d'agrément d'un véhicule routier pour le transport de longue durée d'animaux domestiques des espèces : équine, bovine, ovine, caprine et/ou porcine

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CERFA 15713-01 : Demande d'agrément d'un véhicule routier pour le transport de longue durée d'animaux domestiques des espèces : équine, bovine, ovine, caprine et/ou porcine

CERFA 15713-01 : Demande d'agrément d'un véhicule routier pour le transport de longue durée d'animaux domestiques des espèces : équine, bovine, ovine, caprine et/ou porcine

Demande d'agrément d'un véhicule routier pour le transport de longue durée d'animaux domestiques des espèces : équine, bovine, ovine, caprine et/ou porcine - Formulaire

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Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

Comprendre le CERFA 15713*01 pour l’agrément d’un véhicule de transport longue durée d’animaux

Le CERFA 15713*01 correspond à la demande d’agrément d’un véhicule routier pour le transport de longue durée d’animaux domestiques des espèces équine, bovine, ovine, caprine et porcine. Il s’adresse à un public professionnel, qu’il s’agisse d’une entreprise, d’une exploitation agricole ou d’un transporteur intervenant dans la filière animale.

Ce formulaire est utilisé lorsque le véhicule doit transporter des animaux sur une durée de plus de 8 heures. Il ne s’agit donc pas d’une simple formalité liée au véhicule lui-même, mais d’une démarche de conformité relevant de la protection animale pendant le transport. L’administration vérifie, à travers le dossier et l’inspection du véhicule, que les exigences réglementaires sont respectées.

Le texte de référence mentionné directement sur le formulaire est le règlement (CE) n°1/2005 du Conseil du 22 décembre 2004, relatif à la protection des animaux pendant le transport et les opérations annexes, notamment son article 7.1, son article 18 et l’annexe III, chapitre 4. Le demandeur s’engage également à respecter les chapitres II et VI de l’annexe I de ce règlement, qui portent sur les conditions de conception, d’équipement et d’utilisation des véhicules.

Le CERFA doit être rempli et envoyé à la Direction départementale en charge de la protection des populations, souvent désignée DDecPP ou DDPP selon l’organisation locale, du département dans lequel est domicilié l’établissement ou l’exploitation du demandeur.

Le formulaire permet aussi bien une première demande qu’une demande de renouvellement. Un point important ressort du document officiel, un formulaire doit être rempli par numéro de châssis, à l’exclusion des tracteurs de semi-remorques. Autrement dit, chaque véhicule concerné fait l’objet de sa propre demande.

À quoi sert concrètement cet agrément

L’agrément atteste, sous réserve de la décision de l’administration, que le véhicule peut être utilisé pour des transports longue durée d’animaux relevant des espèces visées par le formulaire. Cette autorisation a une portée pratique forte, car elle conditionne l’usage régulier du véhicule dans un cadre professionnel soumis à des normes précises en matière de bien-être animal.

Le formulaire ne vaut pas agrément à lui seul. Le récépissé prévu en bas de page n’a qu’une valeur d’enregistrement du dossier. Le document précise expressément que le récépissé ne vaut pas agrément et que celui-ci sera notifié par courrier séparé si l’étude du dossier et l’inspection du véhicule permettent d’attester sa conformité.

Espèces concernées par la demande

Le CERFA 15713*01 vise exclusivement certaines catégories d’animaux domestiques. Le demandeur doit cocher les cases correspondant aux espèces transportées. Sont concernées :

  • les bovins, y compris les veaux dépendant encore d’une alimentation lactée,
  • les ovins, y compris les agneaux dépendant encore d’une alimentation lactée,
  • les caprins, y compris les chevreaux dépendant encore d’une alimentation lactée,
  • les porcins, y compris les porcelets dépendant encore d’une alimentation lactée,
  • les équins, avec une distinction entre équidés enregistrés et équidés non enregistrés.

Cette précision n’est pas secondaire. L’agrément demandé doit correspondre à l’utilisation réelle du véhicule. Une déclaration incomplète ou imprécise pourrait compliquer l’instruction du dossier, voire conduire à une demande de complément ou à un refus si le véhicule ne répond pas aux exigences applicables à l’espèce transportée.

Cadre juridique et obligations du demandeur

Le fondement réglementaire du CERFA 15713*01

Le formulaire s’inscrit dans le cadre de la réglementation européenne relative à la protection des animaux pendant leur transport. Le règlement (CE) n°1/2005 impose des obligations spécifiques lorsque le transport est de longue durée. Le véhicule ne doit pas seulement être en état de circuler, il doit également présenter des caractéristiques adaptées aux besoins biologiques et au bien-être des animaux transportés.

Le demandeur, en signant le CERFA, ne se contente pas de solliciter une autorisation administrative. Il certifie l’exactitude des informations fournies et atteste avoir pris connaissance des règles applicables. Cette dimension déclarative est juridiquement importante, car elle engage la responsabilité du signataire.

Qui peut déposer la demande

La demande peut être présentée par le titulaire du certificat d’immatriculation du véhicule ou par un délégataire représentant ce titulaire dans le cadre de la démarche. Le formulaire prévoit expressément cette possibilité. En pratique, cela peut concerner, selon les organisations, un responsable d’exploitation, un gestionnaire de flotte ou un représentant habilité.

Le dossier comporte deux niveaux d’identification :

  • l’identification du titulaire du certificat d’immatriculation du véhicule, avec le numéro SIRET si le titulaire est une entreprise ou une exploitation,
  • les coordonnées du demandeur, c’est-à-dire la personne à contacter pour le suivi administratif du dossier.

Lorsque le demandeur et le titulaire se confondent, le formulaire permet de le signaler. Cette organisation évite les ambiguïtés sur l’interlocuteur de l’administration.

Les engagements pris lors de la signature

La partie VI du CERFA regroupe plusieurs engagements que le signataire accepte expressément. Ils doivent être lus avec attention, car ils structurent les obligations du professionnel pendant toute la durée de validité de l’agrément.

  • Le demandeur sollicite l’agrément du véhicule identifié dans le formulaire pour le transport de plus de 8 heures des espèces déclarées.
  • Il certifie l’exactitude de l’ensemble des informations transmises.
  • Il déclare connaître et respecter les dispositions du règlement européen applicable, notamment celles relatives à l’agrément des véhicules routiers pour les transports de longue durée.
  • Il s’engage à informer la DDPP ou la DDecPP en cas de cession du véhicule, qu’elle soit commerciale, gratuite ou liée à sa destruction, et à renvoyer l’original du certificat d’agrément dans ce cas.
  • Il s’engage aussi à informer l’administration de toute modification des informations déclarées ou de toute modification apportée au véhicule pendant la durée de validité de l’agrément.

Ces engagements montrent que l’agrément n’est pas figé. Il repose sur la permanence des conditions ayant justifié sa délivrance. Toute évolution significative doit donc être signalée.

Données personnelles et droit d’accès

Le formulaire rappelle l’application de la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. Les réponses faites sur le CERFA donnent lieu à un traitement de données à caractère personnel. Le demandeur dispose d’un droit d’accès et de rectification auprès de l’organisme qui traite la demande.

Sur le plan pratique, cela signifie qu’en cas d’erreur dans les coordonnées, l’identité du demandeur ou les informations sur l’établissement, une rectification peut être sollicitée auprès du service instructeur.

Comment remplir le formulaire sans omission

Partie I, informations relatives au véhicule à agréer

La première partie concerne l’identification technique du véhicule. Il faut indiquer le numéro d’immatriculation et le numéro de châssis. Le professionnel doit aussi préciser si le véhicule :

  • ne sera utilisé qu’en France,
  • ou sera susceptible d’être utilisé sur le territoire d’autres États membres de l’Union européenne.

Il convient également de cocher la catégorie du véhicule :

  • véhicule motorisé,
  • remorque,
  • semi-remorque.

Cette partie conditionne l’examen du dossier. Les informations d’identification doivent correspondre exactement aux justificatifs transmis. Une incohérence entre le certificat d’immatriculation et le formulaire peut bloquer l’instruction.

Partie II, titulaire du certificat d’immatriculation

Cette section vise à identifier juridiquement la personne ou la structure au nom de laquelle le véhicule est immatriculé. Il faut renseigner, selon le cas, le numéro SIRET et la raison sociale, ou le nom et prénom si le titulaire est une personne physique.

Cette étape est essentielle en cas de flotte de véhicules, de location, de mise à disposition interne ou de gestion déléguée. L’administration doit savoir qui est titulaire du véhicule concerné, indépendamment de la personne qui suit matériellement le dossier.

Partie III, coordonnées du demandeur

La partie III concerne la personne à contacter. Il faut y faire figurer :

  • le numéro SIRET de l’établissement dont relève le demandeur, sauf si celui-ci est identique aux informations de la partie II,
  • le nom et prénom du contact,
  • l’adresse complète,
  • le code postal et la commune,
  • le ou les numéros de téléphone,
  • l’adresse électronique.

Cette rubrique ne doit pas être remplie à la légère. En cas de demande de pièces complémentaires, de convocation pour inspection ou de notification de décision, c’est sur la base de ces coordonnées que l’administration communiquera.

Partie IV, espèces transportées

Le professionnel doit cocher toutes les espèces pour lesquelles il demande l’agrément. Cette déclaration doit être cohérente avec l’usage réel du véhicule et avec ses aménagements. Pour les équins, une précision complémentaire est demandée, entre équidés enregistrés et équidés non enregistrés.

Le formulaire prévoit une particularité importante à propos du relevé des données du système de navigation. Cette pièce est indiquée comme étant sans objet si le transport ne concerne que des équidés enregistrés non destinés à l’abattoir. Il faut donc vérifier attentivement si cette exception correspond effectivement à votre situation.

Partie VI, signature et portée de la déclaration

Le formulaire se termine par la date et la signature du demandeur. Sans signature, la demande est incomplète. La signature donne une valeur juridique aux engagements déclarés. Dans un contexte de contrôle administratif ou contentieux, elle pourra être opposée au signataire.

Pour éviter les erreurs matérielles, de nombreux professionnels choisissent de préparer leur dossier avec un formulaire déjà structuré. Sur ce type de démarche technique, Startdoc permet justement d’accéder à une version pré-remplissable du CERFA 15713*01, ce qui aide à sécuriser les informations d’identité, les rubriques du véhicule et les mentions à ne pas oublier avant l’envoi au service compétent.

Pièces à joindre et dépôt auprès de l’administration

Les documents mentionnés sur le formulaire

Le CERFA énumère lui-même les pièces à joindre au dossier. Il faut en principe transmettre les éléments suivants :

Pièce Utilité dans le dossier Observation
Certificat d’immatriculation du véhicule en cours de validité Permet de vérifier l’identification juridique et administrative du véhicule Il doit être valide au moment du dépôt
Relevé des données du système de navigation Participe au contrôle de conformité au regard des exigences applicables au transport longue durée Sans objet si le transport ne concerne que des équidés enregistrés non destinés à l’abattoir

Le formulaire mentionne aussi des zones réservées à l’administration pour signaler que ces pièces ont été transmises. Il est donc prudent de vérifier, avant l’envoi, que le dossier est complet et lisible.

À quelle administration envoyer la demande

La demande doit être adressée à la Direction départementale en charge de la protection des populations du département dans lequel est domicilié l’établissement ou l’exploitation du demandeur. Selon les départements, l’intitulé exact du service peut varier entre DDPP et DDecPP. En cas de doute sur le service compétent ou les modalités d’envoi, il reste utile de consulter la fiche officielle accessible via Service-Public.fr.

Le formulaire ne détaille pas ici un mode d’envoi unique. Selon les pratiques locales, un dépôt postal, un dépôt sur place ou parfois une transmission dématérialisée pourrait être admis. Il convient donc de se rapprocher du service instructeur concerné avant l’expédition du dossier.

Ce qu’il se passe après le dépôt

Une fois le dossier reçu, l’administration peut enregistrer la demande et remettre ou adresser un récépissé. Le formulaire rappelle expressément que ce récépissé ne vaut pas agrément. La délivrance de l’agrément dépend de deux éléments :

  • l’étude du dossier,
  • l’inspection du véhicule permettant d’attester de sa conformité à la réglementation.

Le professionnel doit donc anticiper une vérification concrète du véhicule. Une demande complète sur le plan documentaire ne garantit pas, à elle seule, l’obtention de l’agrément.

Points de vigilance pour éviter un refus ou un blocage du dossier

Un formulaire par numéro de châssis

Le document officiel est très clair, un formulaire doit être rempli par numéro de châssis, à l’exclusion des tracteurs de semi-remorques. Dans les entreprises disposant de plusieurs véhicules, cette règle impose une gestion individualisée des demandes. Déposer un seul dossier pour plusieurs véhicules serait contraire aux indications du CERFA.

Bien distinguer usage national et usage dans l’Union européenne

La case relative à l’utilisation du véhicule en France seulement, ou dans d’autres États membres, mérite une attention particulière. Cette information peut avoir des conséquences sur l’analyse administrative du dossier et sur la portée pratique de l’agrément sollicité. Il faut donc cocher l’option correspondant à l’usage réellement envisagé, sans minimiser ni élargir artificiellement l’activité prévue.

Ne pas négliger la conformité technique du véhicule

Le formulaire renvoie à des exigences de conception, d’équipement et d’utilisation prévues par le règlement européen. Même si le CERFA n’en donne pas le détail complet, il est clair que l’agrément repose sur la conformité effective du véhicule. Le demandeur doit donc vérifier en amont que le véhicule est adapté au transport longue durée des espèces mentionnées.

En pratique, il est recommandé de s’assurer que les équipements et aménagements du véhicule sont cohérents avec la réglementation applicable et avec les catégories d’animaux transportés. À défaut, l’inspection pourrait faire apparaître des non-conformités rendant impossible la délivrance de l’agrément.

Informer l’administration en cas de changement

Beaucoup de professionnels se concentrent sur l’obtention de l’agrément et oublient les obligations postérieures. Pourtant, le CERFA impose de signaler :

  • la cession du véhicule,
  • toute modification des informations figurant dans la demande,
  • toute modification apportée au véhicule pendant la durée de validité de l’agrément.

Cette obligation de mise à jour est importante. Un agrément obtenu sur la base d’une certaine configuration du véhicule ne doit pas être considéré comme définitivement acquis si le véhicule est modifié ou change de main.

Refus d’agrément, suites possibles et précautions utiles

Pourquoi un refus peut intervenir

Le formulaire n’énumère pas les motifs de refus, mais il indique clairement que l’agrément n’est délivré que si l’étude du dossier et l’inspection du véhicule permettent d’attester de sa conformité à la réglementation. Un refus peut donc résulter, selon les cas, d’un dossier incomplet, d’informations incohérentes, d’une pièce manquante ou d’une non-conformité constatée lors de l’inspection.

Lorsque le véhicule est destiné à des transports longue durée d’animaux, l’administration exerce un contrôle particulièrement attentif, car la démarche touche à la fois à l’activité économique du professionnel et à la protection animale.

Comment réagir en cas de décision défavorable

En cas de refus, la première précaution consiste à analyser précisément le motif retenu. Si la décision mentionne des éléments techniques ou documentaires manquants, une régularisation peut parfois être envisagée. Si le refus repose sur une appréciation de non-conformité du véhicule, il peut être nécessaire de procéder à des adaptations matérielles avant de déposer une nouvelle demande ou de solliciter un nouvel examen.

Le formulaire lui-même ne détaille pas les voies de recours. En l’absence d’indications supplémentaires dans le document, il est prudent de se référer à la décision de refus notifiée par l’administration, qui mentionne en principe les délais et modalités de contestation applicables, ou de consulter Service-Public.fr pour connaître les démarches adaptées à votre situation.

Conserver une traçabilité complète du dossier

Pour sécuriser la démarche, il est conseillé de conserver :

  • une copie intégrale du CERFA signé,
  • les pièces jointes transmises,
  • la preuve d’envoi ou de dépôt,
  • les échanges éventuels avec la DDPP ou la DDecPP,
  • la décision finale d’agrément ou de refus.

Cette traçabilité est utile en cas de demande complémentaire, de contrôle ultérieur ou de contestation d’une décision administrative.

Ce qu’il faut retenir avant d’envoyer le CERFA 15713*01

Le CERFA 15713*01 est un formulaire de conformité destiné aux professionnels qui utilisent un véhicule routier pour le transport de longue durée, soit plus de 8 heures, d’animaux domestiques des espèces équine, bovine, ovine, caprine et porcine. Il ne suffit pas de renseigner l’identité du véhicule, il faut aussi être en mesure de démontrer que son aménagement et son usage respectent les exigences du règlement (CE) n°1/2005.

Avant l’envoi, quelques vérifications s’imposent :

  1. s’assurer qu’un formulaire distinct est bien préparé pour chaque numéro de châssis concerné,
  2. vérifier l’exactitude des informations d’immatriculation et d’identité,
  3. cocher correctement l’usage national ou européen du véhicule,
  4. déclarer toutes les espèces réellement transportées,
  5. joindre les pièces prévues par le CERFA, en tenant compte de l’exception relative à certains équidés enregistrés,
  6. dater et signer le document,
  7. adresser le dossier au service départemental compétent.

Enfin, il faut garder à l’esprit que le dépôt du dossier ouvre une instruction, mais ne remplace jamais la décision d’agrément elle-même. Seule la notification formelle de l’administration, après examen du dossier et inspection du véhicule, permet d’attester que le véhicule est agréé pour ce type de transport.