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CERFA 15766-01 : Certificat vétérinaire d'information (CVI) devant accompagner à l'abattoir un animal vivant accidenté
Informations personnelles :
CERFA 15766-01 : Certificat vétérinaire d'information (CVI) devant accompagner à l'abattoir un animal vivant accidenté
Certificat vétérinaire d'information (CVI) devant accompagner à l'abattoir un animal vivant accidenté - Formulaire
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Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
CERFA 15766*01 : le certificat vétérinaire d'information pour un animal vivant accidenté envoyé à l'abattoir
Le CERFA 15766*01 correspond au certificat vétérinaire d'information (CVI) devant accompagner à l'abattoir un animal vivant accidenté. Il concerne un cas très particulier de la réglementation sanitaire : l'envoi à l'abattoir d'un animal qui a subi un accident, tout en restant, sous conditions strictes, apte au transport et à l'abattage pour la consommation humaine.
Ce formulaire s'adresse à un public professionnel, en pratique aux détenteurs d'animaux, éleveurs, transporteurs, vétérinaires intervenants et services vétérinaires en abattoir. Il ne s'agit pas d'un simple document de suivi. C'est une pièce réglementaire qui permet de tracer l'accident, d'encadrer le transport et d'informer l'abattoir ainsi que le vétérinaire officiel sur l'état de l'animal.
Le formulaire vise les équidés, bovins, porcins domestiques et grands gibiers ongulés d'élevage. Les ovins et caprins accidentés ne sont pas visés par cette possibilité d'abattage dans le cadre rappelé sur le document.
Le texte du CERFA rappelle deux fondements majeurs : l'arrêté du 18 décembre 2009 relatif aux règles sanitaires applicables aux produits d'origine animale et le règlement (CE) n°1/2005 sur la protection des animaux pendant le transport. Le document s'inscrit donc à la fois dans une logique de sécurité sanitaire, de bien-être animal et de traçabilité.
Dans quels cas ce certificat est obligatoire
Un animal vivant accidenté, mais seulement s'il est légèrement blessé
Le CERFA 15766*01 n'a pas vocation à être utilisé pour n'importe quel animal blessé. Il sert lorsque l'animal a été accidenté brutalement, alors qu'il était auparavant en bon état de santé, et qu'un vétérinaire estime, après examen clinique détaillé, qu'il est légèrement blessé et apte à supporter le trajet prévu sans souffrance supplémentaire.
Le formulaire reprend expressément la logique du règlement européen : seuls les animaux aptes à supporter le voyage prévu peuvent être transportés. En conséquence, dès qu'il existe un doute sérieux sur l'aptitude au transport, la prudence s'impose. Le vétérinaire joue ici un rôle central, puisqu'il doit se prononcer sur la compatibilité du transport avec l'état de l'animal.
Une fenêtre de temps très encadrée
Le certificat rappelle qu'en matière d'abattage pour cause d'accident, seuls les animaux accidentés depuis moins de 48 heures peuvent être concernés, pour les espèces autorisées. Au-delà, l'introduction à l'abattoir est interdite dans ce cadre.
Autre point essentiel, le vétérinaire indique sur le formulaire une date et une heure limites d'abattage. Il ne suffit donc pas qu'un abattoir accepte le principe de la réception. L'acheminement doit être organisé de manière concrète, rapide et cohérente avec l'état de l'animal.
Un abattoir doit avoir accepté de recevoir l'animal
Le détenteur doit renseigner l'abattoir ayant accepté de recevoir l'animal, avec le nom et l'adresse de l'établissement, ainsi que l'identité de la personne contactée et son numéro de téléphone. Le formulaire prévoit également la mention de la distance en kilomètres et une évaluation de la durée du transport.
Cette étape n'est pas formelle. L'abattoir doit être prévenu, accepter de mettre en place les dispositions nécessaires et être situé à une distance et pour une durée de trajet compatibles avec l'état de l'animal. L'idée est claire : éviter tout transport inadapté qui aggraverait la blessure ou générerait des souffrances inutiles.
Qui remplit le CERFA 15766*01
Le détenteur de l'animal
La première partie du formulaire est remplie par le détenteur. Il doit identifier l'animal, préciser son lieu de détention, indiquer l'abattoir destinataire et déclarer les circonstances principales de l'accident. Il atteste également que l'animal était en bonne santé avant l'accident.
Le détenteur doit aussi déclarer les médicaments éventuellement administrés, y compris les analgésiques, et veiller à ce qu'aucun traitement ne rende l'abattage incompatible avec la consommation humaine. Cette déclaration vient en complément de l'ICA, c'est-à-dire l'information sur la chaîne alimentaire.
Le vétérinaire ayant examiné l'animal
La seconde partie est réservée au vétérinaire ayant réalisé l'examen clinique. Il peut s'agir du vétérinaire sanitaire, ou d'un autre vétérinaire intervenant en cas d'indisponibilité. Son rôle est déterminant : il décrit les signes cliniques observés, vérifie le registre d'élevage concernant les traitements et atteste, le cas échéant, que l'animal est légèrement blessé et apte à être transporté sous conditions.
Il doit également fixer les conditions de transport, les précautions à respecter et la limite de temps pour l'abattage. Sa signature et son cachet donnent au document sa portée opérationnelle.
Le conducteur
La troisième partie est complétée par le conducteur. Il y atteste avoir pris connaissance des conditions particulières de transport définies par le vétérinaire et s'engage à les mettre en œuvre. Cette signature est importante, car elle formalise l'engagement du transporteur à respecter les consignes de manipulation, de chargement, de trajet et de déchargement.
Le vétérinaire officiel de l'abattoir
La quatrième partie est remplie à l'abattoir par le vétérinaire officiel. Il y consigne les résultats de l'inspection ante mortem et de l'inspection post mortem, favorables ou défavorables, avec les motifs correspondants. Il peut aussi formuler des remarques complémentaires, notamment sur les heures d'arrivée, d'inspection et d'abattage.
Le document doit ensuite être conservé par les services vétérinaires de l'abattoir pendant 5 ans. Une copie recto verso doit être renvoyée au vétérinaire signataire si le détenteur ne s'y est pas opposé dans la partie I.
Comment remplir correctement chaque partie du formulaire
Partie I, les informations à fournir par le détenteur
Identifier précisément l'animal
Le détenteur doit renseigner l'espèce et la catégorie de l'animal, ainsi que son numéro d'identification. La catégorie ne doit pas être vague. Le formulaire précise qu'il faut donner toute indication utile permettant à l'abattoir d'anticiper la chaîne et le personnel adéquats, par exemple veau non sevré, jeune bovin, bovin adulte, porc charcutier, truie de réforme, poulain ou cheval adulte.
Le lieu de détention doit être mentionné avec son nom et son adresse complète. Ces éléments permettent d'assurer la traçabilité de l'animal depuis son site de départ.
Renseigner l'abattoir destinataire
Il faut indiquer le nom et l'adresse de l'abattoir ayant accepté de recevoir l'animal, ainsi que le nom et le numéro de téléphone de la personne contactée. Il convient aussi de noter la distance et la durée estimée du trajet. Ces données doivent être cohérentes avec les conclusions du vétérinaire sur l'aptitude au transport.
Décrire l'accident et les traitements
Le détenteur atteste que l'animal était en bonne santé avant l'accident, puis précise la date et l'heure de survenue. Les circonstances de l'accident doivent obligatoirement être détaillées au verso. Cette mention est essentielle : une description insuffisante ou trop générale fragilise le dossier.
Il faut aussi mentionner les médicaments administrés, avec le point d'injection, ou cocher l'absence de traitement. Là encore, la rigueur est indispensable, car ces données ont une incidence directe sur l'acceptabilité de l'abattage au regard de la consommation humaine.
Partie II, l'examen clinique du vétérinaire
Un examen détaillé et daté
Le vétérinaire indique le lieu, la date et l'heure de l'examen, puis les signes cliniques observés. Il atteste que l'état constaté est compatible avec la date et l'heure de l'accident déclarées par le détenteur. Cette cohérence entre les déclarations et les constatations cliniques est au cœur du dispositif.
Le contrôle des traitements et du registre d'élevage
Le vétérinaire doit vérifier que le registre d'élevage ne mentionne pas de traitements dont les délais d'attente seraient incompatibles avec un abattage destiné à la consommation humaine. Il note ensuite les traitements éventuellement administrés, y compris les analgésiques, ou indique qu'aucun médicament n'a été administré.
Les conditions de transport et la limite d'abattage
Si l'animal est déclaré transportable, le vétérinaire doit préciser les conditions à respecter. Le formulaire prévoit notamment des précautions pour la préparation de l'animal, le chargement, le transport lui-même et le déchargement. Ces précautions doivent être inscrites au verso, puis signées par le vétérinaire sur le lieu de départ.
Le vétérinaire mentionne aussi l'abattoir vers lequel l'animal peut être transporté et la date limite avant laquelle l'abattage doit être réalisé. Ces indications ont une portée concrète immédiate. En pratique, elles conditionnent l'organisation du départ.
Partie III, l'engagement du conducteur
Le conducteur doit renseigner le lieu, la date et l'heure, ainsi que les noms du transporteur et du conducteur. Par sa signature, il reconnaît avoir pris connaissance des prescriptions particulières de transport. Il ne s'agit pas d'une simple formalité administrative, mais d'une preuve que les consignes ont été transmises et acceptées.
Partie IV, le suivi à l'abattoir
Cette partie relève du vétérinaire officiel de l'abattoir. Le détenteur et le transporteur n'ont pas à la remplir, mais ils doivent s'assurer que le document accompagne bien l'animal jusqu'à l'établissement. Une perte, un oubli ou un document incomplet à l'arrivée peut entraîner des difficultés majeures de prise en charge.
Documents et éléments à préparer avant de demander le certificat
Le CERFA 15766*01 n'est pas accompagné d'une notice officielle distincte. Il est donc utile de préparer en amont les éléments nécessaires pour éviter les oublis au moment de l'examen vétérinaire.
| Élément à préparer | Utilité pour le formulaire |
|---|---|
| Identification complète de l'animal | Permet de renseigner l'espèce, la catégorie et le numéro d'identification |
| Coordonnées exactes du lieu de détention | Assure la traçabilité du point de départ |
| Description précise de l'accident | Doit être reportée obligatoirement au verso du certificat |
| Coordonnées de l'abattoir ayant donné son accord | Permet de compléter la destination et le contact préalable |
| Estimation du trajet, distance et durée | Doit être cohérente avec l'état de l'animal |
| Registre d'élevage | Permet au vétérinaire de vérifier les traitements incompatibles |
| Liste des médicaments administrés | À déclarer par le détenteur et à contrôler par le vétérinaire |
| Coordonnées du vétérinaire intervenant | Nécessaires pour l'émission du certificat et le retour éventuel de copie |
Dans ce type de démarche urgente, disposer d'un formulaire correctement structuré fait gagner un temps précieux. Pour ce CERFA sensible, Startdoc permet justement d'accéder à un document prêt à compléter, ce qui limite les erreurs matérielles quand il faut agir rapidement après un accident d'élevage.
Les précautions de fond à respecter avant tout transport
Ne pas confondre animal blessé et animal transportable
Un animal accidenté n'est pas automatiquement transportable. Le principe posé par la réglementation est l'inaptitude au transport des animaux blessés ou affaiblis, sauf exception pour les animaux légèrement blessés auxquels le transport n'occasionnera pas de souffrance supplémentaire. C'est précisément l'objet du certificat : documenter cette exception.
En pratique, si l'état de l'animal est sévère, si la douleur paraît importante, si la mobilité est trop altérée ou si le trajet envisagé est trop long, la conclusion du vétérinaire peut être défavorable. Le formulaire n'a pas vocation à contourner cette appréciation médicale et réglementaire.
Respecter strictement les consignes écrites au verso
Le verso du certificat n'est pas accessoire. Il contient obligatoirement les circonstances de l'accident et les précautions de transport destinées à éviter toute souffrance additionnelle. Ces mentions doivent être suffisamment concrètes pour être applicables par le conducteur et par l'abattoir à l'arrivée.
Selon les cas, ces précautions peuvent concerner la manière de manipuler l'animal, les appuis à éviter, les conditions de chargement, la stabilisation pendant le trajet ou l'ordre de déchargement. Il faut suivre exactement les prescriptions du vétérinaire signataire.
Veiller à la cohérence entre tous les intervenants
Le dispositif repose sur une chaîne d'information continue : détenteur, vétérinaire, conducteur, abattoir, vétérinaire officiel. Une contradiction entre les horaires, l'identité de l'animal, les traitements déclarés ou la destination prévue peut entraîner des réserves, voire un refus de prise en charge dans les conditions espérées.
Il est donc prudent de relire l'ensemble du document avant le départ, y compris le recto et le verso, et de vérifier que toutes les signatures requises ont été apposées.
Erreurs fréquentes à éviter avec le CERFA 15766*01
Oublier de détailler les circonstances de l'accident
C'est l'une des erreurs les plus classiques. Le formulaire précise clairement que les circonstances de l'accident doivent être détaillées au verso. Une formule trop brève, imprécise ou incomplète ne répond pas à l'exigence du document.
Ne pas faire figurer les traitements administrés
Même lorsqu'il s'agit d'antalgiques ou d'anti-inflammatoires donnés juste après l'accident, l'information doit être déclarée si un médicament a été administré. Le point d'injection doit aussi être mentionné lorsque le formulaire le demande. L'omission de ces données peut poser un problème sanitaire majeur.
Choisir un abattoir sans accord préalable
Le texte du formulaire indique que l'abattoir doit avoir accepté de recevoir l'animal. Il ne suffit donc pas d'inscrire un établissement proche sans contact préalable. L'accord doit être concret, avec une personne identifiée et joignable.
Faire partir l'animal sans certificat entièrement signé
Le document doit être renseigné par le détenteur, le vétérinaire et le conducteur. Un départ avec une partie manquante, un verso non complété ou une signature absente fragilise toute la procédure.
Ignorer le délai de moins de 48 heures depuis l'accident
Le certificat rappelle que seuls certains animaux accidentés depuis moins de 48 heures peuvent être abattus dans ce cadre. Il ne faut pas attendre avant d'organiser l'examen vétérinaire et la prise de contact avec l'abattoir. Si le temps écoulé devient incompatible avec les règles applicables, le CERFA ne pourra plus sécuriser la démarche.
Négliger la conservation et le suivi du document
Une fois arrivé à l'abattoir, le certificat doit être remis pour transmission immédiate au vétérinaire officiel. Le document est ensuite conservé pendant 5 ans par les services vétérinaires de l'abattoir. Il convient donc de traiter le CERFA comme une pièce réglementaire à part entière, et non comme un simple bon de transport.
Ce qu'il faut retenir avant d'utiliser ce formulaire
Le CERFA 15766*01 est un document de coordination sanitaire et vétérinaire indispensable lorsqu'un animal vivant accidenté, relevant des espèces autorisées, doit être dirigé vers l'abattoir. Son usage n'est possible que dans un cadre très strict : accident récent, animal antérieurement sain, examen clinique préalable, aptitude au transport confirmée par un vétérinaire, abattoir ayant donné son accord, et respect des précautions de transport.
La qualité du remplissage est essentielle. Chaque mention a une utilité, qu'il s'agisse de la description de l'accident, des traitements, de la durée du trajet ou des consignes de manipulation. En cas de doute sur les conditions exactes d'utilisation du formulaire, il reste prudent de consulter la fiche officielle disponible sur Service-Public.fr ou de se rapprocher de son vétérinaire et de l'abattoir concerné.
Dernière vérification DILA connue pour cette fiche : 21 novembre 2024.