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Formulaire:

CERFA 15806-03 : Demande d'enregistrement d'un navire de commerce ou de pêche

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CERFA 15806-03 : Demande d'enregistrement d'un navire de commerce ou de pêche

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CERFA 15806-03 : Demande d'enregistrement d'un navire de commerce ou de pêche

CERFA 15806-03 : Demande d'enregistrement d'un navire de commerce ou de pêche

À transmettre - dans le cas général, à la délégation à la Mer et au Littoral (DML) dont relève le port d'enregistrement futur (ou à la direction de la mer dans les départements d'outre-mer), - pour les navires devant être immatriculés au Registre international français, au Guichet unique du RIF.

Demander l'enregistrement d’un navire professionnel

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

À quoi sert le CERFA 15806*03 pour l'enregistrement d'un navire de commerce ou de pêche

Le CERFA 15806*03, intitulé Demande d'enregistrement d'un navire de commerce ou de pêche, permet d'engager la formalité administrative nécessaire à l'enregistrement d'un navire professionnel. Il concerne les acteurs du secteur maritime, en particulier les armateurs, représentants légaux, mandataires, propriétaires, acquéreurs, affréteurs ou gestionnaires nautiques selon la situation du navire.

Ce formulaire s'inscrit dans le cadre de l'article L5112-1-11 du code des transports. Il sert aussi bien pour l'enregistrement d'un navire neuf que pour l'enregistrement d'un navire existant. Il peut viser un navire de commerce ou un navire de pêche, avec des rubriques prévues pour les caractéristiques d'identification, les données techniques, la propriété, les contrats d'affrètement et, le cas échéant, la copropriété.

L'objectif de cette demande est de permettre à l'administration maritime de disposer de l'ensemble des éléments utiles pour instruire le dossier du navire, vérifier sa situation juridique et technique, puis procéder à son enregistrement selon le régime applicable.

Quels professionnels sont concernés

Le formulaire s'adresse à un public professionnel. Sont directement concernés :

  • les armateurs ;
  • les sociétés propriétaires ou acquéreuses d'un navire ;
  • les représentants légaux d'une entreprise maritime ;
  • les mandataires chargés d'accomplir la formalité ;
  • les affréteurs et sous-affréteurs, lorsque le montage contractuel doit être porté à la connaissance de l'administration ;
  • les gestionnaires nautiques, si un contrat de gestion existe.

Le contenu du CERFA montre clairement qu'il vise des situations parfois complexes, notamment lorsque le navire relève d'une copropriété, d'un crédit-bail, d'un affrètement coque nue, d'une gestion nautique externalisée ou d'un changement de pavillon.

Dans quelles situations utiliser ce formulaire

Le CERFA 15806*03 doit être utilisé lorsque vous demandez l'enregistrement d'un navire professionnel auprès de l'administration française. Cela peut notamment correspondre aux cas suivants :

  • mise en exploitation d'un navire neuf ;
  • achat d'un navire existant déjà enregistré sous un autre pavillon ou dans un autre registre ;
  • changement de propriétaire ou d'acquéreur impliquant une nouvelle instruction ;
  • demande liée à un navire de pêche avec indication du numéro CFR ;
  • enregistrement intégrant des contrats d'affrètement ou de gestion ;
  • situation de copropriété entre plusieurs titulaires.

Le formulaire permet aussi de mentionner si le navire a déjà fait l'objet d'une réservation de nom et de numéro d'enregistrement. À défaut, il est possible d'indiquer le nom conservé ou le nom demandé.

Comment remplir le CERFA 15806*03 sans omission

Le formulaire est structuré en grandes rubriques. Chacune doit être renseignée avec précision, car l'enregistrement d'un navire repose autant sur l'identification de l'exploitant que sur la situation juridique et technique du bâtiment.

1. Identifier le demandeur

La première partie concerne la personne qui dépose la demande. Il peut s'agir de l'armateur, du représentant légal ou d'un mandataire. Il faut renseigner :

  • le nom et prénom, ou la raison sociale ;
  • le numéro SIREN ;
  • le numéro de l'armateur s'il a déjà été attribué par l'administration française ;
  • la nationalité, si le demandeur est acquéreur ou propriétaire ;
  • l'adresse complète ;
  • les coordonnées de contact, téléphone, télécopie, courriel ;
  • la situation du navire, propriétaire unique ou copropriété.

Si le navire est en copropriété, il faut compléter l'annexe spécifique figurant à la fin du formulaire.

2. Préciser l'objet de la demande

Deux options sont prévues :

  • l'enregistrement d'un navire neuf ;
  • l'enregistrement d'un navire existant.

Cette distinction est importante, car certaines pièces justificatives et certaines données techniques pourront varier selon que le navire est déjà en service ou encore en phase de construction, d'essais ou de livraison.

3. Renseigner l'identité du navire

La rubrique relative au navire demande notamment :

  • le type de navire ;
  • le numéro OMI, le cas échéant ;
  • le nom du navire, s'il s'agit d'un navire existant ;
  • le numéro CFR pour les navires de pêche ;
  • le pavillon actuel ;
  • le numéro d'enregistrement actuel ;
  • les informations sur une éventuelle réservation de nom et de numéro d'enregistrement.

Ces mentions permettent à l'administration de rattacher le dossier à la bonne unité et d'éviter les erreurs d'identification, en particulier lorsqu'un navire a déjà navigué sous un autre registre ou sous un autre pavillon.

4. Compléter les éléments techniques

Cette partie est centrale. Elle rassemble les caractéristiques physiques et techniques du navire, parmi lesquelles :

  • la longueur hors-tout ;
  • la longueur de coque, dans les cas visés par la norme ISO 8666 ;
  • la longueur de référence ;
  • le port en lourd ;
  • la largeur maximale ;
  • la jauge brute et la jauge nette ;
  • le constructeur du navire et le pays de construction ;
  • l'année de construction et la date de pose de quille ;
  • les données relatives au moteur principal et aux moteurs auxiliaires ;
  • la puissance totale propulsive ;
  • les dates prévues d'essais en mer et de livraison, selon le cas ;
  • la société de classification habilitée, si elle intervient ;
  • les coordonnées de contact correspondantes.

Ces informations doivent être cohérentes avec les certificats techniques et les documents du chantier naval ou du vendeur. En pratique, toute contradiction entre le formulaire et les justificatifs peut ralentir l'instruction.

5. Indiquer le propriétaire ou l'acquéreur si différent du demandeur

Lorsque la personne qui dépose la demande n'est pas elle-même propriétaire ou acquéreur, cette rubrique devient indispensable. Il faut alors préciser :

  • l'identité ou la raison sociale du propriétaire ou acquéreur ;
  • son numéro SIREN ;
  • sa nationalité ;
  • son adresse complète ;
  • le siège social et l'établissement stable en France, lorsqu'ils existent ;
  • les coordonnées de contact.

Le formulaire prévoit expressément cette distinction, car l'exploitation d'un navire professionnel peut reposer sur une organisation différente entre propriété, armement et gestion.

6. Déclarer les affrètements et la gestion nautique

Si le navire fait l'objet d'un affrètement ou d'une sous-location contractuelle, les rubriques 6 et 7 permettent d'enregistrer les informations utiles. Sont attendus :

  • l'identité de l'affréteur ;
  • l'identité du sous-affréteur, s'il y a lieu ;
  • les dates de début et la durée des chartes-parties ;
  • l'identité du gestionnaire nautique ;
  • la date de début et la durée du contrat de gestion nautique.

Ces informations sont importantes lorsque les contrats doivent être pris en compte pour l'inscription sur l'acte ou pour l'analyse de l'exploitation effective du navire.

7. Ajouter les observations utiles

Une rubrique dédiée permet de mentionner d'autres contrats et observations. Le formulaire précise que les références des annexes du navire peuvent y être indiquées. Cette zone est utile pour signaler une particularité juridique ou technique qui n'entre pas parfaitement dans les cases précédentes.

Les pièces justificatives à joindre à la demande

Le CERFA 15806*03 comporte sa propre liste de pièces. Toutes ne sont pas exigées dans chaque dossier. Certaines ne concernent que des situations particulières, par exemple une copropriété, un affrètement, un navire provenant d'un État tiers à l'Union européenne ou un navire avec pavillon précédent.

Liste des documents mentionnés par le formulaire

Pièce Observation
Pouvoir du mandataire et ou des signataires À joindre si le signataire n'est pas le représentant légal
Documents sociaux étrangers Pour les sociétés non établies en France
PV du conseil d'administration, ou documents d'achat, de livraison et de vente Selon la structure et l'opération réalisée
Certificat hypothécaire ou de non inscription hypothécaire Permet d'établir la situation du navire
Contrat de vente, contrat de crédit-bail avec option d'achat, ou document justifiant de la propriété Justifie le droit sur le navire
Convention de copropriété À produire en cas de copropriété
Contrat ou contrats d'affrètement Si un contrat d'affrètement doit être enregistré
Contrat de gestion Si un contrat de gestion existe
Certificat de jauge Selon la longueur de référence du navire et le type de jauge applicable
Certificat de radiation du précédent pavillon, ou certificat de gel du pavillon sous-jacent Si le navire relevait déjà d'un autre pavillon
Déclaration d'importation Si le navire provient d'un pays hors Union européenne
Rapport de repérage amiante ou attestation de réservation de la prestation Selon les navires concernés par le décret n°2017-1442

Conseils pratiques pour constituer un dossier recevable

Avant l'envoi, il est recommandé de vérifier que les noms, numéros, dates et références figurant sur les justificatifs correspondent exactement à ceux inscrits sur le formulaire. Cela vaut tout particulièrement pour :

  • la raison sociale de la société propriétaire ou exploitante ;
  • le numéro SIREN ;
  • le nom du navire ;
  • le numéro OMI ou le numéro CFR ;
  • les dates contractuelles ;
  • les caractéristiques techniques du navire ;
  • la chaîne de propriété et les éventuels contrats annexes.

Lorsque le dossier est préparé avec un mandataire, il faut aussi sécuriser la délégation de pouvoir et la signature. Une erreur de signataire est un motif classique de demande de complément.

Pour un formulaire aussi technique que le CERFA 15806*03, disposer d'une trame déjà structurée peut faire gagner un temps précieux. C'est précisément l'intérêt d'un service comme Startdoc, qui permet aux professionnels de retrouver le bon document dans une version pensée pour limiter les oublis sur les rubriques sensibles, notamment celles liées à la propriété du navire et aux pièces à joindre.

À qui envoyer la demande d'enregistrement d'un navire de commerce ou de pêche

Le destinataire du formulaire dépend du registre et de la localisation administrative compétente.

D'après la description officielle, la demande doit être transmise :

  • dans le cas général, à la délégation à la Mer et au Littoral, DML, dont relève le futur port d'enregistrement ;
  • dans les départements d'outre-mer, à la direction de la mer compétente ;
  • pour les navires devant être immatriculés au Registre international français, RIF, au Guichet unique du RIF.

Le choix du bon service destinataire est essentiel. Un envoi au mauvais interlocuteur peut entraîner des retards, voire la nécessité de reformuler le dépôt. En cas d'hésitation sur le service compétent, il est prudent de vérifier l'information auprès de l'administration maritime concernée ou via la fiche officielle Service-Public.fr liée à ce formulaire.

Version officielle et source administrative

La dernière vérification DILA mentionnée pour cette fiche remonte au 7 avril 2022. La référence administrative du téléservice d'information est R49768. La source officielle renvoie au Ministère de la mer et à la fiche Service-Public.fr consacrée à cette demande.

Déroulement de la procédure, du dépôt au suivi du dossier

Avant l'envoi

La première étape consiste à réunir les informations d'identification du navire et à rassembler tous les documents qui justifient sa situation juridique. Pour un navire neuf, il faut souvent coordonner les éléments fournis par le chantier, la société de classification et l'acquéreur. Pour un navire existant, il convient de vérifier la chaîne de propriété, le pavillon précédent, la situation hypothécaire et, selon les cas, l'importation.

Il est également important d'anticiper les rubriques qui peuvent sembler secondaires mais qui ont une portée administrative réelle, comme la gestion nautique, les chartes-parties ou la copropriété.

Au moment du dépôt

Le formulaire doit être signé par le demandeur. La signature s'accompagne d'une certification sur l'honneur de l'exactitude des renseignements fournis. Cette déclaration engage son auteur. Il est donc préférable de relire l'ensemble du dossier avant transmission, y compris les annexes et les pièces jointes.

Après l'envoi

Une fois la demande reçue, l'administration vérifie en principe la complétude du dossier, la cohérence des informations déclarées et la conformité des justificatifs produits. Si des éléments manquent ou sont insuffisamment lisibles, un complément peut être demandé.

Le traitement peut varier selon la complexité du dossier. Un navire avec changement de pavillon, copropriété, affrètement ou importation nécessitera généralement une analyse plus approfondie qu'un dossier simple. Le formulaire ne mentionne pas de délai chiffré d'instruction. Il faut donc éviter d'annoncer un calendrier ferme sans confirmation de l'administration compétente.

Ce que l'administration peut examiner

Sans préjuger des pratiques du service instructeur, les points suivants retiennent en général l'attention :

  • la qualité du demandeur à agir ;
  • la preuve de propriété ou du droit d'exploitation ;
  • l'existence d'un précédent enregistrement ;
  • la situation hypothécaire du navire ;
  • la cohérence entre les données techniques et les certificats ;
  • le respect des conditions propres à certains registres ;
  • la présence des contrats à inscrire, lorsque cela est demandé.

Délais, calendrier et points de vigilance

Aucun délai précis n'apparaît dans le formulaire reproduit ni dans les informations fournies ici. En pratique, il est préférable de déposer la demande avant la date prévue d'exploitation du navire et suffisamment en amont lorsque des essais en mer, une livraison, une radiation de pavillon ou une importation sont en cours.

Plusieurs facteurs peuvent avoir une incidence sur le calendrier :

  • la disponibilité des documents du vendeur ou du chantier ;
  • la délivrance du certificat de radiation du pavillon précédent ;
  • l'obtention du certificat de jauge ;
  • la production du rapport de repérage amiante ou de l'attestation de réservation ;
  • la formalisation des contrats d'affrètement ou de gestion ;
  • la nécessité de compléter l'annexe de copropriété.

Un dossier préparé tardivement peut retarder la mise en service commerciale ou l'exploitation de pêche. Pour cette raison, les professionnels ont intérêt à bâtir un calendrier documentaire dès la signature de l'opération d'achat, d'affrètement ou de construction.

Erreurs fréquentes à éviter

  • utiliser un nom de navire différent selon les documents ;
  • omettre une pièce pourtant visée par la situation réelle du navire ;
  • négliger la preuve du pouvoir du signataire ;
  • indiquer des données techniques approximatives ;
  • oublier de signaler l'existence d'un affrètement ou d'un contrat de gestion ;
  • ne pas joindre l'annexe de copropriété alors que la case correspondante est cochée ;
  • adresser le dossier à un service incompétent territorialement ou matériellement.

Bien sécuriser l'enregistrement d'un navire professionnel

Le CERFA 15806*03 n'est pas une simple formalité de renseignement. Il constitue le support principal d'une demande qui touche à l'identité du navire, à sa nationalité administrative, à sa propriété, à son exploitation et à plusieurs éléments techniques déterminants. Sa bonne préparation suppose une lecture attentive de chaque rubrique et une coordination rigoureuse entre les différents intervenants du dossier.

Pour un navire de commerce comme pour un navire de pêche, la qualité du dossier transmis à la DML, à la direction de la mer ou au Guichet unique du RIF conditionne largement la fluidité de l'instruction. Lorsque les informations sont cohérentes, les annexes complètes et les justificatifs bien ordonnés, la démarche est plus lisible pour l'administration et plus sécurisée pour l'exploitant.

En cas d'incertitude sur le service destinataire, sur une pièce à produire ou sur l'applicabilité d'un document technique, il reste préférable de s'appuyer sur la fiche officielle Service-Public.fr correspondant à l'identifiant R49768, ou de contacter directement l'administration maritime compétente avant l'envoi.