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CERFA 15808-03 : Demande d'édition d'un nouveau certificat d'enregistrement d'un navire de commerce ou de pêche
Informations personnelles :
CERFA 15808-03 : Demande d'édition d'un nouveau certificat d'enregistrement d'un navire de commerce ou de pêche
Demande d'édition d'un nouveau certificat d'enregistrement d'un navire de commerce ou de pêche - Formulaire
Rééditez le certificat d'enregistrement de votre navire
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
À quoi sert le Cerfa 15808*03 pour un navire de commerce ou de pêche
Le Cerfa 15808*03, intitulé Demande d'édition d'un nouveau certificat d'enregistrement d'un navire de commerce ou de pêche, permet de solliciter la réédition du certificat lorsque certaines informations doivent être modifiées ou complétées. Il s'adresse aux professionnels, en particulier à l'armateur, au représentant légal ou au mandataire habilité à agir pour le compte du demandeur.
Ce formulaire relève du ministère de la mer et s'inscrit dans le cadre de l'article L 5112-1-11 du code des transports, tel qu'il est mentionné sur le document officiel. Il ne sert pas à déclarer un changement de propriétaire. Lorsque la propriété du navire change, la démarche doit être effectuée au moyen de la procédure de mutation de propriété, avec le Cerfa 15801*03.
En pratique, ce formulaire est utilisé lorsqu'un certificat d'enregistrement déjà en cours de validité ne reflète plus exactement la situation administrative ou technique du navire. La demande vise alors à faire apparaître les nouvelles données sur un nouveau certificat d'enregistrement.
Les situations couvertes par la demande
Le formulaire permet de déclarer uniquement les éléments qui changent par rapport au certificat existant. Il peut s'agir, selon le cas :
- d'un changement de nom du navire, avec ou sans réservation préalable de nom,
- d'une modification des éléments techniques du navire,
- d'un changement dans les coordonnées d'un propriétaire ou copropriétaire,
- d'un changement relatif à un affréteur ou sous-affréteur,
- d'une évolution concernant un contrat de gestion nautique,
- d'une mise à jour de la rubrique autres contrats et observations.
Le certificat d'enregistrement est un document central dans la vie administrative d'un navire de commerce ou de pêche. Toute discordance entre les informations inscrites sur ce certificat et la situation réelle peut compliquer les relations avec l'administration maritime, les partenaires contractuels ou certains intervenants techniques.
Qui peut déposer la demande
Le formulaire prévoit trois qualités possibles pour le demandeur :
- l'armateur,
- le représentant légal,
- le mandataire.
Le demandeur doit renseigner son identité ou sa raison sociale, son numéro SIREN lorsqu'il existe, ainsi que ses coordonnées complètes. Si le signataire n'est pas le représentant légal, un pouvoir du mandataire et ou des signataires est demandé parmi les pièces justificatives.
Le cadre juridique et les obligations liées à la mise à jour du certificat
Une démarche encadrée par le droit maritime et le code des transports
Le formulaire renvoie expressément à l'article L 5112-1-11 du code des transports. Sans reprendre ici l'intégralité du régime juridique applicable à l'enregistrement des navires professionnels, il faut retenir que le certificat d'enregistrement a vocation à refléter des informations exactes sur le navire, ses caractéristiques et, le cas échéant, certains liens contractuels ou d'exploitation.
La demande de nouveau certificat n'est donc pas une simple formalité de convenance. Elle participe à la mise à jour des données administratives attachées au navire. Le déclarant certifie d'ailleurs sur l'honneur l'exactitude des renseignements fournis au moment de la signature.
Vos obligations déclaratives
Le formulaire impose une logique claire : seules les informations à modifier doivent être renseignées. Cela évite de réécrire l'ensemble de la situation du navire, mais cela suppose une vigilance particulière. Il convient de comparer avec précision le certificat en cours et de ne faire apparaître que les données réellement modifiées.
Plusieurs obligations pratiques ressortent du document :
- identifier précisément le navire concerné, avec son nom, son numéro d'enregistrement et, si applicable, son numéro OMI ou son numéro CFR,
- déclarer les nouvelles informations de manière cohérente et complète,
- joindre les justificatifs adaptés à la nature du changement déclaré,
- restituer l'acte d'enregistrement précédent s'il s'agit d'un original sur support papier.
Lorsque le certificat a été édité avant le 1er janvier 2022, le formulaire précise qu'il faut renseigner le numéro d'immatriculation. Ce point mérite une attention particulière pour éviter un rejet ou une demande de régularisation.
Ce que le formulaire ne permet pas de faire
Le Cerfa 15808*03 ne doit pas être utilisé pour toutes les modifications imaginables. Le cas le plus important expressément exclu est celui du changement de propriété. En présence d'une vente, d'une cession ou de toute mutation de propriété du navire, il faut suivre la procédure dédiée.
Cette distinction est essentielle. Employer le mauvais formulaire peut ralentir l'instruction du dossier, voire conduire l'administration à demander une nouvelle saisine conforme.
Comment remplir le Cerfa 15808*03 sans erreur
Les informations sur le demandeur
La première partie du formulaire est consacrée au demandeur. Il faut indiquer :
- le nom et prénom, ou la raison sociale,
- le numéro SIREN,
- l'adresse complète,
- les coordonnées téléphoniques et électroniques.
Lorsque le demandeur est une société non établie en France, le formulaire mentionne parmi les pièces à joindre des documents sociaux étrangers de moins de 3 mois. Cette exigence vise à permettre à l'administration de vérifier l'existence juridique de l'entité et la qualité de la personne qui agit en son nom.
L'identification du navire
Le navire doit être désigné avec soin. Le document demande notamment :
- le nom du navire,
- le numéro d'enregistrement,
- le numéro OMI, le cas échéant,
- le numéro CFR, le cas échéant.
Cette identification conditionne la bonne orientation du dossier. Une incohérence entre le navire visé et les pièces jointes peut bloquer le traitement de la demande.
Le changement de nom du navire
Si la demande porte sur le nom du navire, il faut préciser le type de navire et indiquer si une réservation de nom a déjà été effectuée. Deux hypothèses sont prévues :
- le navire a fait l'objet d'une réservation de nom, il faut alors indiquer le nom réservé,
- le navire n'a pas fait l'objet d'une réservation, il faut alors renseigner le nouveau nom demandé.
Ce point mérite d'être préparé avec rigueur, car le nom du navire est un élément d'identification majeur dans les registres et dans l'exploitation courante.
Les modifications techniques du navire
Le formulaire ouvre une rubrique détaillée pour les éléments techniques. Peuvent notamment être actualisés :
- la longueur hors-tout,
- la longueur de coque, selon les cas visés par la norme ISO 8666,
- la longueur de référence,
- le port en lourd,
- la largeur maximale,
- la jauge brute et la jauge nette,
- le constructeur et le pays de construction,
- l'année de construction,
- les caractéristiques du moteur principal,
- le nombre de moteurs principaux et auxiliaires,
- la puissance totale propulsive et celle des auxiliaires,
- la société de classification habilitée, selon le cas.
Ces informations ont une portée technique et réglementaire importante. Elles doivent être appuyées par des pièces adaptées, par exemple un certificat de jauge lorsque la modification le justifie.
Les changements relatifs aux acteurs du navire
Le Cerfa permet également de mettre à jour certaines informations concernant les intervenants liés au navire, sans pour autant modifier la propriété elle-même.
Il peut s'agir :
- des coordonnées d'un propriétaire ou copropriétaire,
- d'un affréteur ou d'un sous-affréteur,
- d'un gestionnaire dans le cadre d'un contrat de gestion nautique.
Pour chaque personne physique ou morale concernée, le formulaire demande des éléments d'identification précis, ainsi que les coordonnées complètes. Pour certains opérateurs, il faut aussi préciser le siège social et l'établissement stable en France. Les dates de début et la durée de certains contrats doivent également être renseignées.
Lorsque le changement déclaré concerne l'affrètement ou la gestion, l'administration peut attendre la production des contrats correspondants.
Pièces justificatives, dépôt du dossier et points de vigilance
Les justificatifs à joindre
La liste des pièces figure dans le formulaire lui-même. Certaines sont requises dans tous les dossiers, d'autres seulement selon la nature des modifications demandées.
| Type de pièce | Quand la joindre |
|---|---|
| Pouvoir du mandataire et ou des signataires | Si le signataire n'est pas le représentant légal |
| Documents sociaux étrangers de moins de 3 mois | Si le demandeur est une société non établie en France |
| Contrat ou contrats d'affrètement | En cas de changement relatif à l'affréteur ou au sous-affréteur |
| Contrat de gestion | En cas de changement concernant un contrat de gestion nautique |
| Certificat de jauge | Lorsque la modification porte sur des éléments techniques concernés |
| Acte d'enregistrement précédent | À restituer s'il s'agit d'un original papier |
Un dossier incomplet expose à un retard d'instruction. Il est donc recommandé de relire le formulaire rubrique par rubrique avant l'envoi. Pour les professionnels qui souhaitent gagner du temps sur cette étape, Startdoc met à disposition ce Cerfa dans une version pré-remplie, pensée pour sécuriser les informations essentielles avant dépôt.
Où déposer la demande
Le formulaire renvoie à la démarche administrative associée sur Service-Public.fr, sous l'identifiant R49773. Le dépôt doit être réalisé auprès du service destinataire compétent pour l'enregistrement du navire. Selon l'organisation administrative applicable au dossier, il peut être utile de vérifier en amont le guichet compétent et les modalités de transmission admises.
Comme aucune notice n'est associée à ce Cerfa dans les données officielles communiquées, il est particulièrement prudent de s'appuyer sur la fiche Service-Public.fr pour confirmer les conditions pratiques actualisées.
Les erreurs les plus fréquentes à éviter
- utiliser ce formulaire alors qu'il s'agit en réalité d'une mutation de propriété,
- renseigner toutes les rubriques au lieu de ne mentionner que les données modifiées,
- omettre le numéro d'immatriculation pour un certificat édité avant le 1er janvier 2022,
- signer sans justificatif de pouvoir lorsque le signataire n'a pas qualité apparente,
- déclarer un changement technique sans joindre la pièce probante adaptée,
- oublier de restituer l'ancien acte lorsqu'il existe en original papier.
En cas de difficulté, refus ou demande de régularisation
La demande de complément par l'administration
Si le dossier est incomplet ou imprécis, l'administration peut solliciter des pièces ou explications complémentaires. Dans cette situation, il faut répondre avec rigueur et dans un délai raisonnable, en reprenant les références du dossier et l'identification exacte du navire. Une réponse partielle ou imprécise peut prolonger la procédure.
Le refus de délivrance du nouveau certificat
Le formulaire ne détaille pas les motifs possibles de refus. En pratique, un refus pourrait être lié à une absence de justificatif, à une incohérence dans les informations déclarées, à l'utilisation d'une procédure inadaptée ou à une difficulté juridique tenant à la situation du navire ou du demandeur.
En cas de décision défavorable, il convient d'abord d'examiner son fondement et de vérifier si une régularisation est possible. Si le refus est maintenu, les voies de recours dépendront de la nature de la décision reçue et des mentions qui y figurent. Il est alors recommandé de se référer aux indications portées par l'administration, ou à défaut de consulter la fiche officielle de la démarche sur Service-Public.fr.
Protection des données personnelles
Le formulaire rappelle l'application de la loi du 6 janvier 1978 modifiée relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés. Les données nominatives inscrites dans la demande ouvrent un droit d'accès et de rectification auprès de l'autorité ou du service destinataire du formulaire. Cette mention est importante pour les sociétés, armateurs et mandataires qui transmettent des données sur plusieurs intervenants liés au navire.
Pourquoi cette mise à jour administrative doit être traitée avec méthode
Le certificat d'enregistrement d'un navire de commerce ou de pêche n'est pas un simple document formel. Il synthétise des informations utiles à l'identification du navire, à sa situation administrative et, selon les cas, à son exploitation. Dès lors qu'un nom change, qu'une caractéristique technique évolue ou qu'un contrat d'affrètement ou de gestion doit apparaître différemment, la réédition du certificat devient une étape importante.
Le Cerfa 15808*03 répond précisément à cet objectif. Bien utilisé, il permet d'obtenir un document à jour sans engager une procédure qui ne correspondrait pas à la situation réelle. Toute la difficulté tient dans la qualification exacte du changement déclaré, dans la sélection des rubriques pertinentes et dans la réunion des justificatifs appropriés.
Avant dépôt, une vérification finale est toujours utile : qualité du signataire, identité du navire, nature du changement, cohérence des annexes, restitution de l'ancien titre le cas échéant. Cette méthode limite les allers-retours avec l'administration et favorise une instruction plus fluide du dossier.