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CERFA 15894-02 : Demande d'aide relative à la réalisation de diagnostic dans les coopératives vinicoles
Informations personnelles :
CERFA 15894-02 : Demande d'aide relative à la réalisation de diagnostic dans les coopératives vinicoles
Demande d'aide relative à la réalisation de diagnostic dans les coopératives vinicoles - Formulaire
Demander une aide pour un diagnostic vinicole
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
CERFA 15894*02 : demander une aide pour la réalisation d’un diagnostic dans les coopératives vinicoles
Le CERFA 15894*02 correspond à la demande d’aide relative à la réalisation de diagnostic dans les coopératives vinicoles. Il s’adresse à un public professionnel et permet à une coopérative vinicole de solliciter un soutien financier pour faire réaliser un audit ou un diagnostic par un prestataire identifié.
Le formulaire est référencé par la DILA sous l’identifiant R50552. Son intitulé officiel est clair : il ne sert pas à financer un investissement matériel, ni un projet commercial au sens large, mais bien une démarche de diagnostic portant sur le fonctionnement, la stratégie ou l’organisation d’une coopérative. La dernière vérification DILA mentionnée pour cette version remonte au 27 juin 2019.
La demande est destinée à FranceAgriMer, organisme mentionné directement dans le formulaire. Le document indique également une transmission par voie électronique à l’adresse dédiée figurant sur le CERFA. Comme pour toute aide administrative, il est essentiel de vérifier que la version utilisée est la bonne et que le dispositif est toujours ouvert au moment du dépôt, notamment en consultant la fiche officielle Service-Public.fr associée.
Dans la pratique, ce formulaire a une utilité très concrète : il permet à une cave coopérative d’obtenir un appui pour financer une analyse approfondie de sa situation, par exemple en matière de stratégie commerciale, d’organisation interne, de ressources humaines ou encore d’adéquation entre la production et les marchés. Ce type de diagnostic peut être décisif pour préparer une réorganisation, sécuriser une évolution économique ou accompagner un projet de transformation.
Qui peut utiliser ce formulaire et dans quel objectif
Un formulaire réservé aux coopératives vinicoles
Le CERFA 15894*02 vise les coopératives vinicoles qui souhaitent faire réaliser un diagnostic par un intervenant externe. Le demandeur à identifier dans le formulaire est une structure professionnelle, avec ses informations administratives complètes : numéro SIRET, raison sociale, adresse du siège, nature juridique, coordonnées générales et personne à contacter.
Ce point est important : le dossier n’est pas construit pour un particulier, ni pour une entreprise extérieure qui déposerait en son nom propre. Le demandeur est bien la structure coopérative qui sollicite l’aide.
Une aide pensée pour financer un diagnostic ciblé
Le formulaire prévoit plusieurs catégories de diagnostic. Plusieurs choix sont possibles. La coopérative peut donc présenter un besoin unique ou articuler plusieurs problématiques dans une même demande, si cela correspond à l’audit envisagé.
- Stratégie commerciale, pour analyser le positionnement, la distribution, la valorisation des vins ou les perspectives de développement.
- Adéquation de la production avec les marchés, pour vérifier si l’offre produite correspond à la demande réelle ou potentielle.
- Ressources humaines, lorsqu’un diagnostic social ou organisationnel s’impose.
- Organisation interne, pour revoir les circuits de décision, les méthodes de travail ou la gouvernance opérationnelle.
- Structuration, dans une logique de clarification ou de consolidation du fonctionnement de la coopérative.
- Meilleure connaissance et meilleur suivi du sociétariat de la coop, sujet souvent sensible dans les structures coopératives où les relations avec les adhérents ont une incidence directe sur la stabilité du modèle.
- Projet de rachat d’absorption d’une entreprise de négoce, lorsque la coopérative envisage une opération de croissance ou de rapprochement.
Le formulaire comprend également une partie appelée état des lieux. Cette zone n’est pas secondaire. Elle permet d’expliquer précisément la situation rencontrée, les difficultés identifiées et la problématique à l’origine de l’audit. Une feuille libre peut être ajoutée si l’espace est insuffisant.
Pourquoi cette demande doit être préparée avec soin
Une demande d’aide de ce type ne se limite pas à renseigner des coordonnées. L’administration attend une présentation cohérente du besoin, un prestataire identifié, un auditeur clairement désigné, ainsi qu’un plan de financement sérieux. Une coopérative qui dépose un dossier imprécis, incomplet ou contradictoire prend le risque d’un rejet ou d’une demande de compléments, avec perte de temps à la clé.
C’est précisément pour éviter ces blocages que certains professionnels passent par une solution comme Startdoc, lorsqu’ils veulent récupérer rapidement le bon CERFA, déjà structuré, puis se concentrer sur le fond du dossier plutôt que sur la mise en forme administrative.
Comment remplir le CERFA 15894*02 sans oublier d’éléments essentiels
Identifier correctement le demandeur
La première partie du formulaire concerne l’identification du demandeur. Il faut y indiquer :
- le numéro SIRET,
- la raison sociale,
- l’adresse complète,
- le complément d’adresse si nécessaire,
- le code postal et la commune,
- le téléphone,
- l’adresse électronique,
- la nature juridique.
Les informations saisies doivent être rigoureusement cohérentes avec les autres pièces du dossier, notamment le relevé d’identité bancaire, l’extrait K-Bis du prestataire, ainsi que tout document descriptif joint. Une erreur sur la raison sociale, l’adresse ou le SIRET peut compliquer l’instruction.
Désigner une personne de contact réellement disponible
Le formulaire demande ensuite les coordonnées de la personne à contacter, avec nom, prénom, téléphone fixe, mobile et adresse électronique. Il est préférable de désigner un interlocuteur capable de répondre rapidement aux demandes de FranceAgriMer, de transmettre les pièces manquantes et de suivre l’évolution du dossier.
Dans une coopérative, cette personne peut être un dirigeant, un responsable administratif, un directeur ou toute autre personne mandatée. L’essentiel est qu’elle soit identifiable et joignable.
Renseigner précisément le prestataire et l’auditeur
Le CERFA distingue deux acteurs :
- le prestataire réalisateur du diagnostic, c’est-à-dire la structure qui exécute la mission,
- l’auditeur réalisant le diagnostic, c’est-à-dire la personne physique qui mènera concrètement l’audit.
Pour le prestataire, il faut indiquer la raison sociale, l’adresse, les coordonnées téléphoniques et l’adresse électronique. Pour l’auditeur, il faut renseigner son identité complète et ses coordonnées. Cette distinction a une vraie portée pratique : l’administration veut savoir non seulement quelle société interviendra, mais aussi quel professionnel réalisera effectivement la mission.
Le choix du prestataire doit être cohérent avec les pièces à joindre, en particulier les deux devis détaillés, le K-Bis de moins de trois mois du prestataire retenu, la liste des travaux menés au cours des cinq dernières années, les statuts de ce prestataire, ainsi que le curriculum vitae et les diplômes de l’auditeur.
Choisir le ou les types de diagnostic adaptés
La rubrique relative au type de diagnostic mérite une attention particulière. Il ne s’agit pas de cocher au hasard toutes les options proposées. Il faut sélectionner les thèmes réellement concernés par la mission commandée. Si plusieurs cases sont cochées, le contenu du devis, la note de choix du prestataire et l’état des lieux doivent logiquement refléter cette pluralité.
Par exemple, une coopérative qui coche à la fois stratégie commerciale, organisation interne et ressources humaines devra pouvoir justifier un audit couvrant effectivement ces trois dimensions. À l’inverse, une demande très ciblée sur un projet de rachat d’une entreprise de négoce a intérêt à rester concentrée sur cet objet.
Présenter un plan de financement cohérent
Le formulaire comporte un plan de financement avec plusieurs lignes :
- coût total de l’audit,
- autofinancement,
- prêts,
- FranceAgriMer,
- autres financements.
Parmi les autres financements, le CERFA mentionne notamment la région, le département, le FEADER ou un autre financement à préciser. Cette rubrique demande de la rigueur. Les montants et les parts en pourcentage doivent s’additionner de manière logique. Si des prêts sont prévus, la zone relative au taux et à la durée des prêts doit être renseignée de façon cohérente.
Le demandeur atteste par ailleurs ne pas avoir sollicité d’autres aides pour le financement du diagnostic que celles mentionnées au plan de financement. Cette déclaration engage la coopérative. Il faut donc vérifier avant signature que tous les concours financiers attendus ou demandés figurent bien dans le dossier.
Décrire l’état des lieux avec des faits, pas seulement des intentions
La partie état des lieux est souvent déterminante. Elle doit expliquer la situation de la coopérative, les éléments de contexte et les difficultés concrètes ayant motivé le recours à un diagnostic. Il ne suffit pas d’indiquer que la structure souhaite se développer ou se moderniser. Il faut montrer pourquoi un audit est nécessaire.
Un bon état des lieux peut, par exemple, faire apparaître :
- des difficultés de commercialisation,
- un décalage entre la production et la demande,
- une gouvernance interne à clarifier,
- une baisse de mobilisation du sociétariat,
- un projet de rapprochement avec une entreprise de négoce,
- des besoins de réorganisation des fonctions administratives ou commerciales.
Plus l’analyse initiale est précise, plus la demande d’aide paraît structurée. Si la place manque, il est possible d’ajouter une feuille libre, ce que prévoit expressément le formulaire.
Signer les engagements en connaissance de cause
La dernière partie utile au demandeur porte sur les engagements. Le signataire atteste l’exactitude des renseignements fournis. Il s’engage également, en cas d’acceptation de la demande, à informer FranceAgriMer dans les huit jours, par lettre recommandée avec accusé de réception, de certains événements, notamment :
- la cessation d’activité,
- l’ouverture d’une procédure collective,
- toute modification de structure ou de capital.
Cette clause ne doit pas être prise à la légère. Elle rappelle que le suivi administratif continue après le dépôt et, le cas échéant, après l’octroi de l’aide.
Pièces justificatives à joindre au dossier
Le formulaire comporte une liste précise de documents à annexer. L’absence d’une pièce peut retarder l’instruction. Il est donc utile de vérifier point par point le contenu du dossier avant envoi.
| Pièce demandée | Observation utile |
|---|---|
| Formulaire de demande d’aide complété et signé | Le CERFA doit être intégralement renseigné et signé par la personne habilitée. |
| R.I.B. | Les coordonnées bancaires doivent correspondre au demandeur. |
| Fiche descriptive de la coopérative, avec le cas échéant les justificatifs prouvant l’accompagnement de nouveaux installés | Le formulaire renvoie à l’annexe 1 de la décision de la Directrice Générale. |
| Deux devis détaillés de deux prestataires distincts, accompagnés d’une note expliquant les raisons du choix entre les prestataires | La comparaison doit être explicite, sérieuse et argumentée. |
| K-Bis de moins de 3 mois du prestataire d’audit réalisant le diagnostic | Le délai de validité doit être respecté au moment du dépôt. |
| Liste des travaux exécutés par le prestataire d’audit au cours des cinq dernières années, avec indication succincte des suites données à ces études et engagement sur l’honneur de bonne réalisation | Cette pièce sert à apprécier l’expérience du prestataire. |
| Curriculum vitae et diplômes de l’auditeur qui réalisera le diagnostic | Ils permettent d’évaluer la compétence de la personne intervenante. |
| Statuts du prestataire | À joindre dans le format demandé. |
Au-delà de la simple présence des documents, il faut s’assurer de leur cohérence d’ensemble. Le prestataire désigné dans le CERFA doit être celui du devis retenu et celui dont le K-Bis et les statuts sont annexés. L’auditeur mentionné dans le formulaire doit être le même que celui du CV et des diplômes transmis.
Transmission du dossier et points de vigilance sur la procédure
Un envoi par voie électronique à FranceAgriMer
Le CERFA indique que la demande doit être adressée à FranceAgriMer par voie électronique, à l’adresse figurant sur le document. Le formulaire mentionne également une date limite précise pour la campagne visée par cette version, ainsi qu’une information sur une possible deuxième phase de dépôt si le montant demandé s’avérait inférieur au budget disponible.
Comme cette version du document date d’avril 2019, il est indispensable de ne pas reprendre mécaniquement les dates inscrites sans vérification. Si vous utilisez ce formulaire aujourd’hui, il convient de contrôler sur Service-Public.fr ou auprès de FranceAgriMer si le dispositif est toujours actif, dans quelles conditions et selon quel calendrier.
Mentions légales et publication de certaines données
Le CERFA rappelle que certaines informations nominatives peuvent faire l’objet d’une publication annuelle dans le cadre des règles applicables aux aides financées par le FEAGA et le FEADER. Sont notamment visés le nom ou la raison sociale du bénéficiaire, la commune du siège social, le code postal et le montant net des aides perçues.
Le formulaire mentionne également les droits d’accès et de rectification des données. Pour une coopérative, il est utile d’intégrer cet aspect dans le suivi administratif du dossier, notamment lorsque plusieurs personnes interviennent dans sa préparation.
Les erreurs les plus fréquentes à éviter
Déposer un dossier sans démontrer le besoin réel du diagnostic
Une demande trop vague est fragilisée dès le départ. Il faut éviter les formulations générales du type : amélioration du fonctionnement, modernisation de la structure, développement futur. L’administration attend une problématique concrète, ancrée dans la situation de la coopérative.
Choisir un prestataire sans justifier la sélection
Le dossier exige deux devis détaillés de prestataires distincts et une note expliquant les raisons du choix. Cette note ne doit pas être traitée comme une simple formalité. Un commentaire sommaire ou purement financier peut apparaître insuffisant si la qualité technique, l’expérience ou l’adéquation au besoin ne sont pas abordées.
Confondre le prestataire et l’auditeur
Le formulaire distingue bien la société prestataire et la personne qui réalisera le diagnostic. Oublier cette distinction, ou fournir des informations incomplètes sur l’un des deux, peut rendre le dossier incohérent.
Négliger le plan de financement
Les montants, les pourcentages et l’origine des financements doivent être cohérents entre eux. Un coût total d’audit mal ventilé, un financement non mentionné ou une part en pourcentage erronée peuvent susciter des demandes de régularisation.
Joindre des pièces périmées ou non concordantes
Le cas le plus classique concerne le K-Bis du prestataire, qui doit dater de moins de trois mois. Mais d’autres incohérences sont fréquentes, par exemple un CV qui ne correspond pas à l’auditeur désigné, des statuts incomplets, ou des devis dont le contenu ne reflète pas les cases cochées dans la partie type de diagnostic.
Oublier la signature ou la qualité du signataire
Le formulaire doit être signé par une personne habilitée à engager la coopérative. Une signature absente, illisible ou apposée par une personne non autorisée est une erreur évitable mais potentiellement bloquante.
Bien préparer sa demande pour sécuriser l’instruction
Le CERFA 15894*02 s’inscrit dans une logique assez exigeante : la coopérative doit expliquer sa situation, démontrer l’intérêt du diagnostic, choisir un prestataire crédible, identifier l’auditeur, présenter un financement sérieux et rassembler plusieurs justificatifs professionnels. Ce n’est donc pas un simple formulaire de renseignements, mais le support d’un dossier argumenté.
Avant l’envoi, un dernier contrôle est recommandé :
- toutes les rubriques du CERFA sont-elles remplies lisiblement,
- le besoin de diagnostic est-il expliqué de manière précise,
- les cases cochées correspondent-elles réellement à la mission confiée,
- le prestataire retenu est-il correctement documenté,
- les devis, le CV, les diplômes, le K-Bis et les statuts sont-ils bien joints,
- le plan de financement est-il complet et cohérent,
- la signature finale a-t-elle été apposée par la bonne personne.
Pour consulter la référence officielle et vérifier l’actualité de la procédure, il reste prudent de se reporter à la fiche Service-Public.fr correspondant au formulaire R50552. Cela permet de s’assurer que les conditions de dépôt, les coordonnées d’envoi et l’ouverture effective de l’aide sont toujours valables.
Lorsqu’il est correctement préparé, le CERFA 15894*02 peut constituer un véritable levier pour engager une réflexion structurée sur l’avenir d’une coopérative vinicole, qu’il s’agisse de renforcer sa gouvernance, d’adapter sa production aux marchés, de mieux suivre son sociétariat ou de sécuriser un projet stratégique plus ambitieux.