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Formulaire:

CERFA 15897-02 : Application for transfer of ownership of a French registered commercial or fishing ship

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CERFA 15897-02 : Application for transfer of ownership of a French registered commercial or fishing ship

CERFA 15897-02 : Application for transfer of ownership of a French registered commercial or fishing ship

Application for transfer of ownership of a French registered commercial or fishing ship - Formulaire

Demander le transfert de propriété d’un navire

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

CERFA 15897*02 : demander le transfert de propriété d’un navire de commerce ou de pêche immatriculé en France

Le formulaire CERFA 15897*02, identifié par la DILA sous la référence R50570, sert à demander le transfert de propriété d’un navire de commerce ou de pêche immatriculé en France. Il s’adresse à un public professionnel, dans un contexte précis : la mutation de propriété d’un navire déjà enregistré sous pavillon français.

Son intitulé officiel, en anglais, est Application for transfer of ownership of a French registered commercial or fishing ship. Malgré cette présentation, il concerne bien une démarche administrative relevant des autorités françaises compétentes, sous l’autorité du ministère chargé des douanes et du ministère chargé des transports.

Le formulaire mentionne expressément les articles L5114-2 et L5114-3 du code des transports. Il permet au propriétaire, à son représentant légal ou à son mandataire de déclarer la cession du navire, d’identifier le bâtiment concerné, d’indiquer le nom demandé pour l’exploitation future, puis de joindre les pièces justificatives nécessaires à l’instruction du dossier.

Cette formalité ne doit pas être confondue avec une première immatriculation, une simple modification de caractéristiques techniques, ni une démarche relative à un navire de plaisance. Ici, l’objet du dossier est bien le changement de propriétaire d’un navire de commerce ou de pêche déjà francisé et immatriculé en France.

Dans quels cas utiliser ce formulaire

Le CERFA 15897*02 est utilisé lorsqu’un navire de commerce ou de pêche change de propriétaire. Cela vise notamment plusieurs situations professionnelles courantes :

  • vente d’un navire entre deux sociétés,
  • cession d’un navire entre armateurs,
  • transfert de propriété à la suite d’un contrat de crédit-bail avec option d’achat,
  • réorganisation juridique impliquant le changement de société propriétaire,
  • transmission accompagnée, le cas échéant, d’une demande de maintien ou de changement de nom du navire.

Le formulaire peut être déposé par le propriétaire lui-même, par son représentant légal ou par un représentant mandaté. Ce point est important pour les entreprises maritimes qui délèguent souvent les démarches à un service juridique, à un cabinet spécialisé ou à un intermédiaire habilité.

Dans la pratique, la demande sert à mettre à jour la situation administrative du navire auprès de l’administration compétente. Le transfert de propriété doit être appuyé par des pièces précises, en particulier l’acte de vente ou le contrat de location avec option d’achat, ainsi que les éléments relatifs à l’immatriculation actuelle.

Ce que le formulaire permet de déclarer

Le document comporte une structure courte mais exigeante. Il permet de :

  • désigner l’auteur de la demande, personne physique ou personne morale,
  • identifier le navire concerné par son numéro de francisation, son numéro d’enregistrement, son port d’attache, son nom actuel et son type,
  • signaler si le nom du navire reste inchangé ou si un nouveau nom est demandé,
  • énumérer les pièces jointes justifiant la mutation,
  • engager la responsabilité du déclarant au moyen d’une attestation sur l’exactitude des informations fournies et d’une signature.

Le caractère apparemment simple du CERFA ne doit pas faire oublier que l’administration vérifie la cohérence globale du dossier. Une erreur d’identification du navire, un extrait Kbis trop ancien ou l’absence du certificat précédent peuvent suffire à retarder l’instruction.

Comment remplir le CERFA 15897*02 sans oublier d’information essentielle

Rubrique 1, identité du demandeur

La première partie du formulaire est consacrée au demandeur. Il faut d’abord préciser sa qualité :

  • shipowner, c’est-à-dire le propriétaire du navire,
  • legal representative, c’est-à-dire le représentant légal,
  • authorised representative, c’est-à-dire le mandataire autorisé.

Ensuite, le formulaire demande soit le nom et le prénom, soit la dénomination sociale. Cette distinction dépend de la qualité du propriétaire. Lorsqu’il s’agit d’une société, il convient d’indiquer la raison sociale exacte, telle qu’elle figure sur l’extrait Kbis ou sur le certificat d’incorporation fourni au dossier.

L’adresse doit être renseignée avec soin, sur les lignes prévues à cet effet, avec le code postal, la ville et le pays. Le numéro de téléphone et l’adresse électronique doivent également être complétés. Même si le formulaire reste sobre, ces coordonnées sont utiles pour permettre à l’administration de demander un complément ou de signaler une irrégularité.

Point de vigilance sur le représentant

Si la demande est déposée par un mandataire ou par un signataire qui n’est pas clairement identifié comme représentant légal, une procuration doit être jointe. Le formulaire vise expressément le power of attorney of representative and/or signatories. Mieux vaut donc vérifier en amont que la personne qui signe dispose bien d’un pouvoir valable et traçable.

Rubrique 2, déclaration du transfert de propriété

La deuxième partie est le coeur du CERFA. Le demandeur y déclare le transfert de propriété du navire. Plusieurs informations d’identification sont exigées :

  • le numéro de francisation,
  • le numéro d’immatriculation ou d’enregistrement,
  • le port d’attache,
  • le nom actuel du navire,
  • le type de navire.

Ces mentions doivent reprendre exactement les données administratives connues de l’administration. En cas d’écart entre le contrat de cession et les références officielles, il est préférable de clarifier la situation avant le dépôt du dossier. Pour un navire professionnel, les erreurs sur les identifiants créent rapidement des difficultés, notamment lorsqu’il existe des actes antérieurs, des chartes-parties ou des formalités en cours.

Le numéro de francisation est une donnée centrale. Il permet de rattacher le navire à son statut administratif français. Le numéro d’enregistrement doit, lui aussi, être reproduit fidèlement. Le port d’attache doit correspondre à la situation du navire au moment de la demande, sauf si une autre démarche est menée parallèlement.

Rubrique 3, nom demandé pour le navire

Le formulaire permet ensuite d’indiquer le nom demandé pour le navire. Deux hypothèses sont envisagées :

  • aucun changement de nom,
  • demande d’un nouveau nom.

Si le navire conserve son nom actuel, il convient de le signaler clairement. Si un nouveau nom est souhaité, il faut l’inscrire dans l’espace prévu. Cette demande doit rester cohérente avec l’ensemble du dossier et avec les règles administratives applicables au nommage des navires professionnels. En cas de doute sur la recevabilité du nom choisi, il est prudent de vérifier les usages administratifs applicables auprès du guichet compétent ou sur Service-Public.fr.

Dans le cadre d’une acquisition, le changement de nom peut répondre à des raisons commerciales, d’intégration dans une flotte existante ou de continuité d’exploitation. Même lorsqu’il paraît secondaire, ce point doit être traité avec précision, car il conditionne les documents à établir ensuite.

Rubrique 4, pièces justificatives à joindre

Le CERFA 15897*02 mentionne directement les justificatifs attendus. C’est un avantage, car la liste est intégrée au formulaire lui-même. Chaque pièce doit être lisible, à jour et cohérente avec les informations déclarées.

Pièce mentionnée sur le formulaire Utilité dans le dossier Point de vigilance
Procuration du représentant et/ou des signataires Justifie le pouvoir de déposer et signer la demande À fournir si le signataire n’agit pas directement en qualité de propriétaire ou de représentant légal clairement établi
Extrait Kbis de moins de 3 mois ou certificat d’incorporation du propriétaire Atteste de l’existence juridique du propriétaire Vérifier la date de validité pour le Kbis et la concordance de la dénomination sociale
Contrat de vente ou contrat de location avec option d’achat Établit la base juridique du transfert de propriété Les références du navire doivent correspondre exactement à celles déclarées sur le CERFA
Charte-partie ou chartes-parties, si enregistrement demandé Permet de prendre en compte la situation contractuelle d’exploitation du navire À joindre uniquement si le dossier implique l’enregistrement d’une charte-partie
Ancien certificat d’immatriculation Permet la mise à jour administrative après transfert Le formulaire précise qu’il doit être restitué

Le Kbis de moins de 3 mois mérite une attention particulière. Un extrait trop ancien expose à une demande de régularisation. Pour les sociétés étrangères ou les structures ne relevant pas d’un Kbis français, le formulaire admet le certificate of incorporation. Là encore, la cohérence entre la pièce produite, la qualité du signataire et les informations inscrites sur le CERFA est essentielle.

Le contrat de vente ou de location avec option d’achat doit permettre d’identifier sans ambiguïté le navire transféré. Si le contrat utilise une dénomination commerciale différente ou des références incomplètes, mieux vaut ajouter tout document utile permettant de lever l’ambiguïté, dans la mesure acceptée par l’administration concernée.

Rubrique 5, engagement et signature

La dernière partie comprend l’attestation sur l’honneur du déclarant, qui certifie l’exactitude des informations fournies. Le lieu et la date doivent être indiqués, puis la demande doit être signée.

La signature n’est pas une simple formalité. Elle engage l’auteur de la demande sur le contenu du dossier. Il est donc recommandé de procéder à une dernière relecture avant envoi, notamment sur les points suivants :

  • identité exacte du propriétaire,
  • qualité du signataire,
  • références administratives du navire,
  • cohérence entre le nom actuel et le nom demandé,
  • présence de toutes les pièces annoncées.

Cas pratiques, difficultés fréquentes et points de contrôle avant dépôt

Vente classique d’un navire professionnel

Dans l’hypothèse la plus courante, une société cède un navire de commerce ou de pêche à une autre société. Le nouveau propriétaire remplit alors le CERFA 15897*02, joint l’acte de vente, son extrait Kbis récent, et restitue l’ancien certificat d’immatriculation. Si la société acheteuse mandate un tiers pour la formalité, une procuration complète le dossier.

Ce cas est simple en apparence, mais il suppose que l’acte de vente, le Kbis et le formulaire reprennent tous la même identité juridique du propriétaire acquéreur. Les divergences de dénomination, de forme sociale ou d’adresse sont une source classique de blocage.

Crédit-bail avec option d’achat

Le formulaire vise expressément le contrat de leasing avec option d’achat. Cette mention est utile pour les montages dans lesquels le transfert de propriété résulte de la levée d’option prévue contractuellement. Dans cette configuration, le contrat transmis doit montrer clairement le fondement juridique du transfert.

Il faut alors prêter une attention particulière à la date du transfert et à l’identité de la personne ou de la société devenue propriétaire au moment de la demande. L’administration doit pouvoir relier sans difficulté la situation antérieure à la situation nouvelle.

Mandataire, cabinet ou service interne qui dépose le dossier

Beaucoup d’entreprises maritimes ne déposent pas elles-mêmes leurs formalités. Elles confient le dossier à un cabinet, à un juriste interne ou à un interlocuteur chargé des démarches d’immatriculation. Dans ce cas, la procuration est un document clé. Elle doit permettre d’identifier le mandant, le mandataire et l’étendue du pouvoir de signature ou de dépôt.

Pour ce type de formalité, Startdoc peut être utile lorsqu’un professionnel souhaite partir d’un document déjà structuré, plus simple à compléter et à vérifier avant transmission, en particulier lorsque plusieurs intervenants relisent le dossier.

Changement de nom du navire au moment du transfert

Le changement de propriétaire s’accompagne parfois d’un changement de nom. Cette option existe sur le CERFA, mais elle ne doit pas être traitée à la légère. Le nouveau nom demandé doit être indiqué clairement, sans contradiction avec les autres pièces du dossier.

Si le contrat de cession mentionne encore l’ancien nom, cela n’est pas anormal, puisque le navire est cédé sous son identité au jour de la vente. En revanche, la demande administrative doit distinguer sans ambiguïté le nom actuel du navire et le nom souhaité après transfert.

Charte-partie à enregistrer

Le formulaire prévoit la transmission d’une ou plusieurs chartes-parties, lorsqu’un enregistrement de charte-partie est demandé. Cette précision concerne les situations dans lesquelles l’exploitation du navire s’inscrit dans un cadre contractuel qui doit être porté à la connaissance de l’administration.

Il ne s’agit pas d’une pièce systématique pour tous les dossiers. Si aucune charte-partie n’est concernée, il n’y a pas lieu d’en ajouter artificiellement. À l’inverse, lorsqu’un contrat d’affrètement doit être pris en compte, son omission pourrait rendre le dossier incomplet.

Conseils pour constituer un dossier cohérent et éviter les retours de l’administration

Vérifier l’identité juridique du propriétaire

Le premier réflexe consiste à uniformiser tous les documents. La dénomination sociale, l’adresse du siège, le nom du représentant légal et, le cas échéant, l’identité du mandataire doivent être harmonisés. Une société qui a récemment changé de nom, fusionné ou transféré son siège doit être particulièrement vigilante.

Si le contrat de cession est ancien ou a été signé avant une modification de la société, il peut être utile de joindre des documents complémentaires selon les exigences de l’administration compétente. En cas d’incertitude, il est préférable de consulter la page Service-Public.fr liée au formulaire ou de contacter le service instructeur.

Reprendre les références du navire à l’identique

Le numéro de francisation, le numéro d’enregistrement, le port d’attache, le nom actuel du navire et son type doivent être reproduits exactement. L’administration maritime et douanière travaille à partir de références formelles. Une approximation, même minime, peut susciter une demande de précision.

Il est conseillé de s’appuyer sur les documents administratifs existants du navire, et non sur des mentions commerciales ou internes à l’entreprise. Cette précaution est particulièrement utile lorsque plusieurs navires d’une flotte ont des noms proches ou des caractéristiques voisines.

Contrôler la date et la qualité des justificatifs

Le formulaire impose un extrait Kbis de moins de 3 mois. Cette mention doit être respectée strictement. De la même façon, la procuration, si elle est requise, doit être signée par la bonne personne. Le contrat de vente ou de crédit-bail doit être complet, lisible et exploitable.

Un dossier administrativement recevable n’est pas seulement un dossier rempli. C’est un ensemble où chaque pièce répond à une fonction identifiable. Avant envoi, il est utile de vérifier que l’on peut répondre simplement à trois questions :

  • qui demande le transfert,
  • quel navire est concerné,
  • sur quel fondement juridique le transfert est demandé.

Ne pas oublier la restitution de l’ancien certificat

Le formulaire précise que le précédent certificat d’immatriculation doit être retourné. Ce point est parfois négligé, alors qu’il participe à la mise à jour régulière de la situation du navire. Si le certificat n’est plus disponible, il est prudent d’anticiper une explication ou une régularisation auprès de l’administration concernée.

Conserver une copie complète du dossier transmis

Même lorsque le dépôt se fait dans un cadre bien maîtrisé, il est recommandé de conserver une copie intégrale du formulaire signé et de toutes les pièces jointes. En matière maritime, les formalités peuvent s’articuler avec d’autres démarches, notamment contractuelles, douanières ou d’exploitation. Disposer d’un dossier archivé facilite les échanges ultérieurs.

Ce qu’il faut retenir sur le formulaire R50570

Le CERFA 15897*02 est le formulaire de référence pour demander le transfert de propriété d’un navire de commerce ou de pêche immatriculé en France. Il relève d’une démarche professionnelle, encadrée par le code des transports, et suppose un dossier rigoureux malgré la brièveté du document.

La réussite de la formalité repose sur quelques principes simples : identifier précisément le demandeur, reprendre sans erreur les références du navire, joindre le bon justificatif de propriété, fournir un Kbis récent ou un certificat équivalent, restituer l’ancien certificat d’immatriculation et signer avec la bonne qualité.

La dernière vérification DILA mentionnée pour cette fiche remonte au 30 avril 2019. En cas d’évolution des pratiques de dépôt ou des exigences administratives, il reste prudent de consulter la fiche officielle associée sur Service-Public.fr avant transmission du dossier.