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CERFA 15899-02 : Application for the revision of the certificate of registry of a commercial vessel / fishing vessel
Informations personnelles :
CERFA 15899-02 : Application for the revision of the certificate of registry of a commercial vessel / fishing vessel
Application for the revision of the certificate of registry of a commercial vessel / fishing vessel - Formulaire
Demander la révision du certificat du navire
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
Comprendre le CERFA 15899*02 pour la révision du titre de navigation d’un navire de commerce ou de pêche
Le CERFA 15899*02, identifié par la DILA sous la référence R50571, correspond à la demande de révision du certificat d’immatriculation d’un navire de commerce ou d’un navire de pêche. Il s’adresse à un public exclusivement professionnel : armateurs, représentants légaux, mandataires habilités, affréteurs coque nue ou autres intervenants liés à l’exploitation juridique du navire.
Ce formulaire permet de solliciter l’édition d’un nouveau certificat d’immatriculation lorsque certaines informations portées sur le titre en cours doivent être modifiées ou complétées. Il ne s’agit donc pas d’une première immatriculation, ni d’une démarche générale de transfert de propriété. Le document est conçu pour signaler des changements affectant la situation administrative du navire, ses caractéristiques, les coordonnées du propriétaire, l’existence d’un affrètement coque nue, un contrat de gestion, ou encore d’autres éléments utiles à la tenue du registre.
Le formulaire mentionne expressément plusieurs fondements juridiques, notamment les articles 219 et 219 bis du code des douanes ainsi que l’article L5112-1-1 du code des transports. Ces références rappellent que l’immatriculation et la mise à jour des données du navire s’inscrivent dans un cadre réglementaire précis, à la croisée du droit maritime, du droit douanier et des règles d’identification administrative des navires professionnels.
Dans quels cas utiliser ce formulaire ?
Le CERFA 15899*02 est utilisé lorsqu’un certificat d’immatriculation déjà délivré ne reflète plus fidèlement la situation du navire ou de son exploitation. La logique du formulaire est simple : seules les rubriques concernées par un changement doivent être complétées. Il ne faut donc pas recopier l’intégralité des informations si elles sont inchangées.
La demande peut notamment concerner :
- une modification des informations de registre du navire ;
- un changement relatif au nom réservé ou au numéro d’immatriculation ;
- une évolution de la situation hypothécaire ;
- une mise à jour des caractéristiques techniques du navire ;
- une modification des coordonnées du propriétaire ou des copropriétaires ;
- la déclaration d’un affréteur coque nue ou d’un sous-affréteur ;
- la prise en compte d’un contrat de gestion nautique ;
- d’autres changements nécessitant une actualisation du certificat.
Le formulaire précise en revanche qu’une modification concernant la propriété du navire ne doit pas être déclarée par ce biais. Dans cette hypothèse, il convient d’utiliser la procédure dédiée et le CERFA n° 15897*02. Ce point est essentiel : utiliser le mauvais formulaire peut retarder l’instruction du dossier ou conduire à une demande de régularisation.
Qui peut déposer la demande ?
Le bloc d’identification du demandeur prévoit trois qualités possibles :
- le propriétaire du navire ;
- le représentant légal ;
- le représentant autorisé.
Le demandeur doit indiquer son identité ou, le cas échéant, la dénomination sociale de l’entreprise, ainsi que ses coordonnées complètes. Lorsque la demande est signée par une personne qui n’est pas le représentant légal, un pouvoir devra être joint au dossier. Cette exigence figure clairement parmi les pièces justificatives.
Le formulaire demande aussi les éléments d’identification du navire : nom, numéro de francisation, numéro d’immatriculation, ainsi que, selon les cas, le numéro OMI et le numéro CFR. Ces données permettent à l’administration de rattacher sans ambiguïté la demande au navire concerné.
Les informations pouvant être modifiées sur le certificat d’immatriculation
Changements relatifs au registre
Le formulaire comporte une rubrique consacrée aux changements concernant les informations du registre. On y retrouve notamment le type de navire, ainsi que les mentions relatives au nom ou à la réservation d’un nom et d’un numéro d’immatriculation.
Deux situations sont prévues :
- le navire dispose déjà d’un nom réservé et d’un numéro d’immatriculation ;
- le navire est sans nom et sans numéro d’immatriculation, avec indication du nom demandé.
Cette partie doit être remplie avec attention, car l’identification du navire conditionne la cohérence de l’ensemble du registre. Une erreur sur le nom, le numéro ou le statut de réservation peut avoir des conséquences concrètes sur les démarches ultérieures, notamment en matière de contrôle, d’exploitation ou de documentation de bord.
Déclaration relative à l’hypothèque maritime
Le CERFA prévoit également une mention spécifique sur le changement de situation hypothécaire, avec une réponse par oui ou non. Lorsqu’une hypothèque doit être portée à la connaissance de l’administration ou mise à jour, il est prudent de vérifier que les pièces justificatives correspondantes sont jointes, en particulier le certificat d’hypothèque si la nature du changement le justifie.
Cette rubrique mérite une vigilance particulière, car la situation hypothécaire d’un navire peut intéresser différents acteurs : créanciers, autorités compétentes, cocontractants et, plus largement, toute personne ayant à apprécier la situation juridique du bâtiment.
Modifications des caractéristiques du navire
Une large partie du formulaire est consacrée aux caractéristiques techniques et administratives du navire. Peuvent notamment être renseignés :
- la longueur hors tout ;
- la longueur de coque ;
- la longueur de ligne de charge ;
- le port en lourd ;
- la largeur maximale ;
- le jaugeage brut et le jaugeage net ;
- le chantier constructeur, le pays de construction et l’année de construction ;
- les informations sur le moteur principal et les moteurs auxiliaires ;
- la puissance propulsive totale ;
- la société de classification autorisée, selon le cas.
Ces données ont une importance pratique et réglementaire. Elles contribuent à l’identification exacte du navire, à son classement administratif et, dans certains cas, à la vérification du respect des normes applicables. Le formulaire renvoie d’ailleurs à certaines définitions techniques, notamment pour la longueur de ligne de charge ou la longueur de coque.
Si les modifications reposent sur de nouveaux certificats, sur des travaux réalisés, sur un changement de motorisation ou sur des documents techniques récents, il est conseillé de joindre tous les justificatifs utiles. L’administration demande expressément tout document relatif aux caractéristiques du navire lorsque cela est pertinent.
Coordonnées du propriétaire, de l’affréteur ou du gestionnaire
Le certificat d’immatriculation doit également refléter avec exactitude les personnes impliquées dans l’exploitation ou la gestion du navire. À ce titre, le CERFA 15899*02 prévoit plusieurs rubriques distinctes.
La première vise les coordonnées du ou des propriétaires. Il peut s’agir d’une personne physique ou d’une société. Le formulaire permet de faire figurer l’adresse complète, le pays, les coordonnées téléphoniques et électroniques, ainsi que, lorsqu’il y a lieu, le siège social et l’établissement stable en France.
La deuxième rubrique concerne l’affréteur coque nue et, le cas échéant, le sous-affréteur. Les dates de début et de fin d’affrètement doivent être indiquées. Là encore, les informations d’identification et de contact doivent être cohérentes avec les actes contractuels produits.
Enfin, le formulaire permet de déclarer les changements liés à un contrat de gestion du navire. Le gestionnaire, parfois désigné comme manager, doit être identifié avec précision, de même que la période couverte par le contrat de gestion nautique.
Pour les professionnels du maritime, cette granularité est essentielle : le propriétaire juridique, l’exploitant économique, l’affréteur et le gestionnaire peuvent être des entités différentes. Le certificat doit donc correspondre à la réalité des relations contractuelles et opérationnelles.
Pièces justificatives, dépôt du dossier et points de vigilance
Les documents à joindre
Le formulaire liste les pièces justificatives à produire pour toute demande, ainsi que celles qui ne sont requises qu’en fonction de la nature des modifications déclarées. Une lecture attentive de cette liste permet d’éviter les dossiers incomplets.
| Type de pièce | Caractère | Observation |
|---|---|---|
| Pouvoir du représentant et/ou des signataires | Selon le cas | À fournir si le signataire n’est pas le représentant légal |
| Extrait Kbis de moins de 3 mois | Pour l’identification de la société | Ou document équivalent de constitution |
| Certificat de l’armateur ou de l’affréteur coque nue | Selon la situation | Permet de justifier l’existence juridique de l’entité concernée |
| Certificat d’hypothèque | Selon la nature du changement | À joindre en cas d’évolution de la situation hypothécaire |
| Charte-partie ou contrat d’affrètement | Selon la situation | Utile en cas d’affrètement coque nue ou de sous-affrètement |
| Contrat de gestion | Selon la situation | À produire si la demande porte sur le gestionnaire du navire |
| Certificat de jauge | Selon la nature du changement | Important en cas de modification des caractéristiques techniques |
| Documents relatifs aux caractéristiques du navire | Selon la situation | Tout justificatif technique utile peut être demandé |
| Ancien certificat d’immatriculation | Obligatoire | Le titre précédent doit être restitué |
Le point souvent négligé est la restitution de l’ancien certificat. Le formulaire indique clairement que le certificat d’immatriculation précédent doit être retourné. Il ne s’agit donc pas simplement d’obtenir un duplicata enrichi, mais bien de faire remplacer le document en cours par un titre mis à jour.
Comment remplir le CERFA sans erreur
La principale difficulté tient au fait que le formulaire est rédigé en anglais alors qu’il s’inscrit dans une procédure administrative française relevant des autorités compétentes en matière de transports et de douanes. Les professionnels doivent donc veiller à la cohérence des informations fournies avec leurs documents français, leurs actes sociaux et leurs titres techniques.
Plusieurs précautions sont utiles :
- ne compléter que les rubriques réellement modifiées ;
- reprendre les dénominations sociales exactement telles qu’elles figurent sur le Kbis ou les documents équivalents ;
- vérifier la concordance entre le formulaire, les contrats produits et les certificats techniques ;
- indiquer les périodes contractuelles sans ambiguïté pour l’affrètement ou la gestion ;
- ne pas utiliser ce CERFA pour une mutation de propriété.
Dans la pratique, la sécurisation du dossier est déterminante. Pour ce type de démarche maritime, Startdoc permet justement d’accéder plus facilement à un formulaire structuré et prêt à être complété, ce qui limite les oublis sur des rubriques sensibles comme les mandats, les caractéristiques techniques ou la liste des justificatifs.
Où déposer la demande ?
Le CERFA est rattaché à une procédure administrative accessible depuis Service-Public.fr, sous la référence R50571. La page officielle constitue le point d’entrée à privilégier pour vérifier les modalités de transmission du dossier, l’autorité compétente et, le cas échéant, les évolutions intervenues depuis la dernière vérification DILA mentionnée au 30 avril 2019.
En l’absence de notice associée, il est d’autant plus important de s’appuyer sur :
- le contenu du formulaire lui-même ;
- les pièces mentionnées dans la rubrique 9 ;
- les indications données sur le site officiel de l’administration ;
- les justificatifs techniques ou contractuels propres au navire.
Si un doute subsiste sur l’autorité destinataire ou sur la nécessité de produire un document complémentaire, il est préférable de consulter la page officielle ou de se rapprocher du service instructeur avant envoi.
Cadre juridique, obligations du déclarant et recours en cas de difficulté
La portée de la déclaration signée
En signant le CERFA 15899*02, le demandeur certifie l’exactitude des informations déclarées. Cette attestation n’est pas une simple formalité. Elle engage la responsabilité du signataire sur la véracité des données communiquées à l’administration.
Dans un contexte maritime professionnel, une déclaration incomplète ou inexacte peut entraîner des conséquences administratives importantes : demande de pièces complémentaires, refus de mise à jour du certificat, blocage de certaines opérations, voire difficultés lors de contrôles. Il est donc indispensable que les modifications déclarées correspondent strictement aux documents justificatifs disponibles.
Données personnelles et droit de rectification
Le formulaire rappelle l’application de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. Les données à caractère personnel collectées dans le cadre de la demande ouvrent un droit d’accès et de rectification auprès de l’autorité destinataire du dossier.
Cette mention intéresse particulièrement les dirigeants, représentants légaux, mandataires et personnes physiques dont les coordonnées sont reportées dans le formulaire. En cas d’erreur matérielle ou de changement intervenu après transmission, une régularisation peut être demandée auprès du service compétent.
En cas de refus ou de blocage du dossier
Le formulaire ne détaille pas de voie de recours spécifique. En cas de difficulté, le premier réflexe consiste à identifier le motif exact du blocage : dossier incomplet, pièce justificative insuffisante, incohérence entre les documents, erreur de formulaire, ou changement qui relève en réalité d’une autre procédure.
Avant toute contestation, il est généralement utile de :
- relire l’intégralité du dossier transmis ;
- vérifier si la modification demandée entrait bien dans le champ du CERFA 15899*02 ;
- compléter ou corriger les pièces à la demande du service instructeur ;
- consulter la page officielle Service-Public pour vérifier la procédure applicable.
Si un refus formel est opposé, les recours dépendront de la décision reçue, de son auteur et de sa motivation. En pratique, il peut être opportun de demander d’abord des précisions écrites au service compétent afin de régulariser la situation ou de comprendre la base du refus.
Points de vigilance juridiques pour les professionnels
Plusieurs points méritent une attention particulière dans le cadre de cette démarche :
- la distinction entre révision du certificat et changement de propriété, qui relève d’un autre CERFA ;
- la cohérence entre les données contractuelles et les données administratives, notamment pour l’affrètement coque nue et la gestion ;
- la justification des modifications techniques, qui suppose souvent la production de certificats ou de documents spécialisés ;
- la régularité du pouvoir du signataire lorsque la demande n’est pas signée par le représentant légal ;
- la restitution de l’ancien certificat, indispensable à l’édition du nouveau titre.
Le CERFA 15899*02 est un formulaire technique, mais sa logique reste claire : il sert à maintenir à jour le certificat d’immatriculation d’un navire professionnel lorsque la situation déclarée au registre a évolué. Une demande bien ciblée, documentée et juridiquement cohérente reste le meilleur moyen d’obtenir une révision du titre sans retard inutile.