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Formulaire:

CERFA 15961-01 : Autorisation pour les transporteurs de l'Union européenne à transporter des viandes à des températures supérieures à +7°C à cœur

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CERFA 15961-01 : Autorisation pour les transporteurs de l'Union européenne à transporter des viandes à des températures supérieures à +7°C à cœur

CERFA 15961-01 : Autorisation pour les transporteurs de l'Union européenne à transporter des viandes à des températures supérieures à +7°C à cœur

Une version en anglais est disponible.

Autorisation de transport de viandes à température élevée

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

CERFA 15961*01, autorisation de transport de viandes à plus de +7°C à cœur : cadre juridique et usage professionnel

Le CERFA 15961*01 correspond à l’autorisation pour les transporteurs de l’Union européenne à transporter des viandes à des températures supérieures à +7°C à cœur. Il s’adresse exclusivement aux professionnels et doit être utilisé dans un contexte sanitaire très précis, lié au transport de certaines viandes provenant d’un abattoir français.

Ce formulaire s’inscrit dans le cadre de l’arrêté du 18 décembre 2009 modifié, relatif aux règles sanitaires applicables aux produits d’origine animale et aux denrées alimentaires en contenant, ainsi que du règlement (CE) n° 853/2004 du 29 avril 2004, qui fixe les règles spécifiques d’hygiène applicables aux denrées alimentaires d’origine animale.

L’enjeu est important : en principe, le transport des viandes est encadré par des exigences strictes de température. Le formulaire permet, dans des cas déterminés, de solliciter une autorisation exceptionnelle pour transporter certaines viandes alors que leur température à cœur est supérieure à +7°C. Il ne s’agit donc pas d’un document administratif de confort, mais d’une pièce à forte portée réglementaire, qui conditionne la régularité sanitaire de l’opération de transport.

Le document officiel précise qu’il doit être transmis au vétérinaire officiel de l’abattoir faisant transporter les viandes. Cette précision est essentielle, car elle détermine l’autorité administrative ou de contrôle à laquelle le dossier doit être présenté.

À quelles viandes et à quelles opérations ce formulaire s’applique-t-il ?

Le CERFA 15961*01 vise le transport de :

  • carcasses,
  • demi-carcasses,
  • quartiers,
  • demi-carcasses découpées en trois morceaux de gros.

Ces produits peuvent être autorisés au transport à une température supérieure à +7°C à cœur, sous réserve du respect des conditions sanitaires applicables. Le formulaire ne concerne donc pas toutes les denrées d’origine animale, ni tous les types de viandes découpées ou transformées.

La logique du texte est claire : il s’agit d’un dispositif ciblé, attaché à une situation particulière de transport de viandes fraîches en gros, et non d’une autorisation générale applicable à l’ensemble de l’activité de l’entreprise.

Une autorisation limitée à un seul chargement

Le formulaire mentionne expressément que cette autorisation est attribuée pour ce seul et unique chargement. Cette phrase emporte des conséquences pratiques importantes.

Concrètement, l’entreprise ne peut pas considérer qu’une autorisation déjà obtenue vaut pour des expéditions ultérieures. Chaque chargement concerné doit faire l’objet de sa propre démarche, avec ses propres caractéristiques, son propre véhicule et ses propres engagements. En cas de contrôle, une autorisation ancienne ou délivrée pour un autre transport ne suffirait pas à régulariser la situation.

Cette limitation invite les professionnels à anticiper la préparation administrative de chaque opération sensible, notamment lorsque les contraintes logistiques de l’abattoir, du transporteur et du destinataire sont serrées.

Contenu du CERFA 15961*01 et informations à renseigner

Le formulaire est relativement court, mais il appelle une grande rigueur. Une erreur de désignation, une information incomplète ou une incohérence entre le véhicule, le transporteur et la demande peuvent compromettre l’instruction du dossier, voire exposer l’entreprise à un refus ou à des difficultés lors d’un contrôle sanitaire.

Identification du demandeur et de la société de transport

Le CERFA demande notamment :

  • le nom et prénom du signataire,
  • la raison sociale de la société de transport,
  • l’adresse de l’établissement,
  • l’adresse complémentaire, si nécessaire,
  • le numéro d’immatriculation du véhicule.

Ces éléments doivent être renseignés avec exactitude. Il est recommandé d’utiliser les informations correspondant strictement aux documents officiels de l’entreprise et du véhicule, afin d’éviter toute divergence entre le formulaire et les pièces détenues par le transporteur ou l’administration.

Le formulaire comporte la mention description du navire objet de la demande, alors même qu’il est aussi demandé un numéro d’immatriculation du véhicule. En pratique, cette formulation ne dispense pas de renseigner avec précision le moyen de transport concerné, tel qu’il est demandé sur le document. En cas d’ambiguïté sur le support de transport ou sur la façon de compléter la rubrique, il est prudent de se rapprocher du service compétent ou du vétérinaire officiel de l’abattoir.

Choix de la durée maximale de transport demandée

Le demandeur doit cocher l’une des autorisations suivantes :

  • transport maximal de 6 heures,
  • transport maximal de 30 heures,
  • transport maximal de 60 heures.

Le choix de la durée ne doit jamais être fait de manière approximative. Il doit correspondre au trajet, aux conditions réelles de transport et à l’organisation logistique prévue. Une durée sous-évaluée peut rendre l’autorisation inadaptée. Une durée surévaluée, si elle n’est pas justifiée, peut susciter des interrogations lors de l’examen du dossier.

Élément du formulaire Ce qu’il faut vérifier Point de vigilance
Identité du signataire Nom et prénom exacts Le signataire doit être en mesure d’engager l’entreprise
Société de transport Raison sociale complète Éviter les abréviations non officielles
Établissement Adresse précise et à jour Vérifier la cohérence avec les documents de l’entreprise
Véhicule Numéro d’immatriculation exact Une erreur peut fragiliser la validité du dossier
Durée demandée 6 h, 30 h ou 60 h Choisir selon les conditions réelles du transport
Signature Date, signature, engagement Un formulaire non signé est inutilisable

Les engagements formels du demandeur

Le signataire déclare :

  • s’engager à respecter les conditions sanitaires relatives au transport des produits concernés à des températures supérieures à +7°C à cœur,
  • certifier l’exactitude de l’ensemble des informations fournies dans le formulaire.

Ces mentions ne sont pas de simples formalités. Elles ont une réelle portée juridique. En signant, le demandeur prend personnellement la responsabilité des informations transmises et de la conformité des opérations projetées au regard des règles sanitaires applicables.

Procédure de dépôt du formulaire et rôle du vétérinaire officiel

Le CERFA 15961*01 doit être adressé au vétérinaire officiel de l’abattoir faisant transporter les viandes. Le formulaire comporte d’ailleurs une partie réservée à l’administration, à l’usage du ministère en charge de l’agriculture, qui ne doit pas être complétée par le demandeur.

À quel moment transmettre la demande ?

Le texte fourni ne fixe pas, à lui seul, de délai chiffré de dépôt. En l’absence d’indication expresse sur ce point, il est préférable de transmettre la demande en amont du chargement, suffisamment tôt pour permettre son examen et, le cas échéant, pour corriger une anomalie ou compléter le dossier.

Dans ce type de procédure, l’anticipation est essentielle. Une autorisation sollicitée trop tardivement peut perturber le calendrier de départ du lot, surtout si le vétérinaire officiel doit vérifier plusieurs éléments sanitaires avant d’apposer sa décision.

Comment se matérialise l’autorisation ?

La partie administrative du formulaire prévoit un emplacement pour la date, la signature et le cachet. Cela signifie que l’autorisation prend forme par l’intervention de l’autorité compétente sur le document lui-même. Tant que cette partie n’est pas dûment renseignée par l’administration, le demandeur ne doit pas considérer que la démarche est validée.

Il convient donc de conserver un exemplaire lisible de l’autorisation accordée, afin de pouvoir la produire en cas de contrôle et de justifier la régularité du chargement concerné.

Utilité d’un formulaire correctement préparé

Pour les professionnels confrontés à des flux logistiques rapides, un document bien préparé fait gagner un temps précieux. C’est précisément l’intérêt d’un service comme Startdoc, qui permet d’accéder à une version structurée du CERFA 15961*01, plus simple à compléter avant transmission au vétérinaire officiel de l’abattoir, tout en limitant les oublis sur les rubriques sensibles.

Obligations sanitaires et responsabilités du transporteur

Le transport de viandes à une température supérieure à +7°C à cœur constitue une opération dérogatoire ou, à tout le moins, strictement encadrée. Le formulaire ne dispense jamais de respecter l’ensemble des règles sanitaires applicables au transport des denrées d’origine animale.

Une obligation de conformité au-delà du seul formulaire

L’obtention de l’autorisation ne doit pas être comprise comme une immunité générale. Elle porte sur une opération identifiée et suppose que les autres exigences réglementaires demeurent respectées, notamment celles tenant à l’hygiène, à la traçabilité, à l’aptitude du moyen de transport et au respect des conditions spécifiques attachées à la nature des viandes transportées.

Autrement dit, un transporteur ne peut pas se retrancher derrière le seul fait qu’un CERFA a été signé si, dans la réalité, les conditions sanitaires n’ont pas été respectées.

Portée de la certification d’exactitude

Le formulaire contient une déclaration par laquelle le signataire certifie l’exactitude de toutes les informations fournies. Cette mention invite à vérifier avec soin :

  • l’identité de l’entreprise demanderesse,
  • les coordonnées de l’établissement,
  • l’immatriculation du véhicule,
  • la catégorie de produits transportés,
  • la durée maximale sollicitée.

Une inexactitude, même involontaire, peut avoir des conséquences administratives. Selon les circonstances, elle peut justifier un refus, un retrait de confiance de l’autorité de contrôle ou des observations lors d’une inspection.

Traçabilité et conservation des documents

Même si le formulaire ne détaille pas les modalités d’archivage, il est prudent pour l’entreprise de conserver :

  • la demande complétée,
  • l’autorisation signée par l’administration,
  • tout document utile sur le chargement concerné,
  • les éléments permettant de rattacher l’autorisation au transport effectivement réalisé.

Cette conservation facilite la preuve de la conformité du transport en cas de contrôle ultérieur, de litige commercial ou de vérification sanitaire.

Vos droits, traitement des données et portée administrative du CERFA

Le CERFA 15961*01 rappelle expressément que la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés s’applique aux réponses faites sur ce formulaire. Cette mention concerne la protection des données à caractère personnel renseignées dans le dossier.

Droit d’accès et de rectification

Le formulaire précise que cette loi garantit un droit d’accès et de rectification pour les données personnelles vous concernant auprès de l’organisme qui traite la demande. En pratique, si une donnée nominative est erronée ou incomplète, la personne concernée peut demander sa correction à l’autorité ou au service qui instruit le dossier.

Ce droit est particulièrement utile lorsque le formulaire a été transmis avec une erreur d’identité du signataire, une adresse inexacte ou toute autre donnée personnelle susceptible d’affecter l’instruction de la demande.

Un formulaire professionnel, mais comportant aussi des données personnelles

Bien que le CERFA vise des opérateurs économiques, il comporte des informations se rapportant à des personnes physiques, notamment le nom et le prénom du signataire. Cela justifie la présence de la mention sur les droits issus de la législation relative aux données personnelles.

Le respect de ces droits ne fait cependant pas obstacle aux obligations de contrôle sanitaire de l’administration, ni à la conservation des informations nécessaires à l’instruction et au suivi de l’autorisation.

Refus d’autorisation, difficultés de dépôt et voies d’action possibles

Le formulaire ne détaille pas expressément les voies de recours ouvertes en cas de refus. Pour autant, un professionnel confronté à une décision défavorable n’est pas sans solution. La conduite à tenir dépendra de la nature exacte du refus, de son motif et de l’autorité qui l’a formalisé.

Demander les motifs et régulariser le dossier

En premier lieu, lorsqu’une demande n’aboutit pas, il est souvent utile d’identifier précisément le point bloquant :

  • dossier incomplet,
  • rubrique mal renseignée,
  • incohérence entre les informations déclarées et la situation réelle,
  • conditions sanitaires jugées insuffisantes,
  • problème lié au chargement concerné.

Dans de nombreux cas, une régularisation rapide du dossier peut permettre de présenter une nouvelle demande plus solide. Cette approche est souvent préférable à une contestation immédiate, surtout lorsque le besoin opérationnel est urgent.

Recours administratifs envisageables

Si une décision explicite de refus est prise, il peut être opportun d’envisager un recours administratif, selon les règles applicables à la situation. Celui-ci peut consister à demander un réexamen du dossier ou à saisir l’autorité hiérarchiquement compétente. En l’absence d’indications détaillées sur le formulaire lui-même, il est recommandé de vérifier les modalités applicables sur Service-Public.fr ou auprès du service instructeur.

Lorsque le refus compromet une opération économique importante, l’entreprise peut également avoir intérêt à solliciter un accompagnement juridique afin d’évaluer la pertinence d’un recours plus formel.

Importance de la preuve écrite

En cas de difficulté, il est conseillé de conserver une trace datée des échanges, des documents transmis et, si possible, de toute décision ou observation émise par l’administration. Cette discipline documentaire est particulièrement utile si l’entreprise doit démontrer qu’elle a déposé une demande complète ou qu’elle a cherché à régulariser sa situation de bonne foi.

Points de vigilance avant de signer le CERFA 15961*01

Avant d’apposer sa signature, le demandeur a intérêt à procéder à une vérification finale. Sur ce type de formulaire sanitaire, les erreurs les plus simples peuvent produire des effets concrets sur l’exploitation du chargement.

Vérifier la cohérence entre le chargement et l’autorisation demandée

Le contenu du transport doit correspondre exactement aux catégories de viandes visées par le formulaire. Si l’opération porte sur d’autres produits, ou sur une présentation différente de celle prévue, il ne faut pas supposer que le CERFA 15961*01 est approprié.

La même prudence s’impose pour la durée maximale demandée. Le professionnel doit pouvoir justifier que le temps retenu correspond au besoin réel de l’opération.

Ne pas compléter la partie réservée à l’administration

Le document comporte une rubrique clairement réservée à l’administration, à l’usage du ministère en charge de l’agriculture. Le demandeur ne doit rien y inscrire. Toute intervention dans cette partie pourrait entraîner des difficultés de lecture, voire remettre en cause la recevabilité du document.

Signer en qualité de personne habilitée

La signature engage. Il est donc préférable que le formulaire soit signé par une personne disposant d’une habilitation claire pour représenter l’entreprise ou pour effectuer ce type de démarche en son nom. En cas de doute, il convient de sécuriser ce point en interne avant transmission du dossier.

Prendre en compte l’existence d’une version en anglais

La fiche officielle mentionne qu’une version en anglais est disponible. Cette information peut être utile pour les opérateurs de transport de l’Union européenne ou pour des interlocuteurs non francophones impliqués dans la chaîne logistique. Pour autant, la version utilisée dans la relation avec l’administration française doit rester conforme aux exigences du service compétent.

Ce qu’il faut retenir pour utiliser correctement ce formulaire

Le CERFA 15961*01 est un formulaire spécialisé, destiné aux professionnels du transport ou aux opérateurs intervenant dans la circulation de viandes provenant d’un abattoir français, lorsque celles-ci doivent être transportées à une température supérieure à +7°C à cœur. Il repose sur un cadre sanitaire exigeant et sur une autorisation accordée pour un seul chargement.

Son utilisation suppose de :

  • renseigner avec exactitude l’identité du demandeur et de la société de transport,
  • identifier précisément le véhicule concerné,
  • choisir la durée maximale de transport adaptée,
  • respecter les engagements sanitaires mentionnés,
  • transmettre le formulaire au vétérinaire officiel de l’abattoir concerné,
  • attendre la validation administrative avant d’exécuter le transport sur ce fondement.

En cas d’incertitude sur les conditions d’utilisation du document, sur la procédure exacte de dépôt ou sur les suites d’un refus, il reste prudent de se reporter à la fiche officielle de Service-Public.fr correspondant à l’identifiant DILA R54188, ou de contacter directement l’autorité compétente.