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CERFA 16086-01 : Demande d'autorisation relative à l'introduction dans le milieu naturel d'une espèce exotique envahissante
Informations personnelles :
CERFA 16086-01 : Demande d'autorisation relative à l'introduction dans le milieu naturel d'une espèce exotique envahissante
Demande d'autorisation relative à l'introduction dans le milieu naturel d'une espèce exotique envahissante - Formulaire
Demandez l'autorisation pour une espèce exotique
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
Comprendre le CERFA 16086*01
Le CERFA 16086*01 correspond à la demande d'autorisation relative à l'introduction dans le milieu naturel d'une espèce exotique envahissante. Il s'adresse avant tout à un public professionnel, notamment aux établissements de recherche, de conservation, aux structures à vocation commerciale ou à d'autres organismes susceptibles de conduire une opération encadrée sur des spécimens relevant de la réglementation sur les espèces exotiques envahissantes.
Ce formulaire s'inscrit dans le cadre du règlement (UE) n°1143/2014 et des articles L.411-5 et R.411-38 du code de l'environnement. Il ne s'agit pas d'une simple formalité administrative. L'introduction dans le milieu naturel d'une espèce exotique envahissante est un acte strictement réglementé, car il peut avoir des effets importants sur la biodiversité, les activités économiques ou encore la santé humaine, animale et végétale.
L'autorisation demandée ne peut être accordée que dans un cadre précis. Le formulaire rappelle d'ailleurs que l'opération doit répondre à un intérêt général et ne pas engendrer de conséquences négatives sur l'environnement, l'économie ou la santé. Le niveau d'exigence est donc élevé, tant sur la justification du projet que sur l'évaluation des risques et les moyens de suivi prévus.
Concrètement, ce CERFA sert à présenter à l'administration un dossier structuré, permettant d'identifier le demandeur, les espèces concernées, les modalités d'introduction envisagées, les risques potentiels, les mesures d'évitement ou de réduction de ces risques, ainsi que les moyens techniques et financiers mobilisés.
Dans quels cas utiliser ce formulaire
Le CERFA 16086*01 doit être utilisé lorsque vous sollicitez une autorisation d'introduction dans le milieu naturel de spécimens appartenant à une espèce exotique envahissante réglementée. Cette situation peut se présenter dans des contextes très encadrés, par exemple dans le cadre d'un programme scientifique, d'une opération de suivi, d'une expérimentation ou d'une mission répondant à un objectif d'intérêt général.
Le formulaire prévoit plusieurs catégories de demandeurs :
- particulier, même si le public visé est principalement professionnel,
- établissement de conservation,
- établissement de recherche,
- établissement à vocation commerciale,
- autre structure ou organisme.
Dans les faits, les demandes les plus fréquentes concerneront des acteurs disposant de compétences techniques, d'une organisation administrative solide et d'une capacité à documenter précisément les opérations projetées.
Il est essentiel de distinguer cette demande d'autres régimes administratifs liés à la faune, à la flore ou aux espèces protégées. Ici, l'objet du formulaire est bien l'introduction dans le milieu naturel d'une espèce exotique envahissante, et non la seule détention, le transport ou l'élevage. Le dossier doit donc démontrer pourquoi une telle introduction est envisagée, dans quelles conditions et avec quelles garanties.
À quelle autorité adresser la demande
Une fois complété, le formulaire doit être adressé à la préfecture du département du lieu de détention des spécimens concernés.
Le document officiel précise ensuite le service compétent selon la nature des espèces et selon le territoire :
| Situation | Espèces animales | Espèces végétales |
|---|---|---|
| Métropole | Direction départementale de la protection de la population | Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement |
| Outre-Mer | Direction de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt | Direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement |
Avant l'envoi, il reste prudent de vérifier le bon interlocuteur auprès de la préfecture territorialement compétente ou sur la fiche officielle Service-Public.fr associée au formulaire. Cette vérification évite un dépôt auprès d'un service inadapté, susceptible de retarder l'instruction.
Conditions à réunir avant de déposer le CERFA 16086*01
Un projet justifié par l'intérêt général
Le formulaire rappelle clairement que l'autorisation est subordonnée à la condition suivante : l'opération d'introduction dans le milieu naturel ne peut répondre qu'à un intérêt général. Il ne suffit donc pas d'exposer un objectif pratique ou organisationnel. La finalité du projet doit être sérieuse, argumentée et cohérente avec le cadre réglementaire.
L'absence de conséquences négatives
L'introduction ne doit pas engendrer de conséquences négatives sur :
- l'environnement,
- les activités économiques,
- la santé, qu'il s'agisse de la santé des végétaux, de la santé animale ou de la santé humaine.
Le demandeur doit donc apporter une véritable démonstration. Une simple affirmation générale ne suffira pas. Il convient de décrire les risques identifiés, les scénarios possibles et les mesures prévues pour les prévenir ou les limiter.
Une détention conforme des spécimens
Pour les spécimens animaux, le formulaire indique qu'ils doivent être détenus conformément à la réglementation en vigueur sur la faune sauvage captive. Si le projet prévoit capture, manipulation, transport, marquage ou recapture, le demandeur doit également montrer qu'il maîtrise ces opérations dans des conditions compatibles avec le droit applicable et le bien-être animal.
Le texte rappelle aussi que la capture et, le cas échéant, la destruction éventuelle de spécimens doivent s'effectuer en évitant toute douleur, détresse ou souffrance.
Une capacité technique et financière réelle
L'administration attend du demandeur qu'il justifie :
- de son aptitude technique à mener l'opération,
- de ses compétences sur la biologie et l'écologie des espèces concernées,
- de sa connaissance des impacts potentiels de l'introduction,
- de sa capacité financière à assumer l'ensemble des coûts liés au projet.
C'est précisément sur ces points que beaucoup de dossiers se fragilisent. Chez Startdoc, l'intérêt d'un formulaire pré-rempli et correctement structuré apparaît particulièrement pour ce type de demande sensible, où chaque rubrique doit être renseignée avec méthode afin de présenter un projet cohérent dès le premier envoi.
Comment remplir le formulaire, rubrique par rubrique
1. Coordonnées du demandeur
La première partie sert à identifier précisément la personne qui dépose la demande.
Statut du demandeur
Vous devez cocher la catégorie correspondant à votre situation : particulier, établissement de conservation, établissement de recherche, établissement à vocation commerciale ou autre.
Si le demandeur est une personne morale
Il faut indiquer :
- la dénomination ou raison sociale,
- le numéro SIRET,
- la forme juridique,
- l'adresse du siège social.
Identification du signataire
Le formulaire demande ensuite les informations relatives à la personne physique qui signe pour elle-même ou pour le compte de la structure :
- nom et prénom,
- qualité,
- numéro de téléphone fixe, facultatif,
- numéro de portable, facultatif,
- adresse électronique, obligatoire,
- adresse du signataire si elle diffère de celle du siège social.
Cette partie doit être parfaitement cohérente avec les pièces annexes et avec l'identité du représentant habilité à engager la structure.
2. Espèces concernées par l'introduction
Cette rubrique est centrale. Pour chaque espèce introduite, il faut renseigner :
- le nom latin des espèces,
- le nombre de spécimens introduits,
- la date d'obtention des spécimens,
- la provenance et l'origine géographique des spécimens,
- le lieu de détention actuel des spécimens ou le site de capture avant relâcher,
- l'état sanitaire des spécimens introduits.
Le recours au nom latin est particulièrement important pour éviter toute ambiguïté. De même, l'origine géographique et l'état sanitaire doivent être décrits avec précision, car ces éléments permettent à l'administration d'apprécier le niveau de risque associé à l'opération.
3. Détail des opérations d'introduction envisagées
Le formulaire précise que ces informations peuvent figurer dans un dossier descriptif complémentaire joint au CERFA. C'est souvent la meilleure option lorsqu'un projet comporte plusieurs phases, plusieurs sites ou des protocoles scientifiques détaillés.
3.1 Objectifs et motifs justifiant les opérations
Vous devez expliquer le sens du projet : intitulé du programme scientifique, durée, partenariats, objectifs, localisation des opérations. L'objectif est de faire apparaître l'intérêt général de la démarche et la logique qui conduit à solliciter l'autorisation.
3.2 Description des opérations envisagées
Il faut présenter les protocoles mis en place : matériel utilisé, marquage des animaux, conditions de capture, de détention, de transport et, si nécessaire, de recapture éventuelle. Cette rubrique doit permettre de comprendre concrètement comment se déroulera l'introduction.
3.3 Évaluation des conséquences négatives ou positives
Le demandeur doit analyser les effets possibles sur :
- l'environnement,
- les activités économiques,
- les aspects sanitaires,
- la santé des végétaux,
- la santé animale,
- la santé humaine.
Cette évaluation doit être sérieuse, nuancée et argumentée. Il est utile de distinguer les bénéfices attendus du projet et les risques résiduels qui subsistent malgré les précautions prises.
3.4 Mesures prévues pour éviter les conséquences négatives
Vous devez détailler les mesures envisagées pour protéger la biodiversité, les écosystèmes, les activités économiques et la santé, y compris à l'issue des opérations d'introduction. Cette partie est déterminante, car elle montre la capacité du porteur de projet à anticiper les effets indésirables et à organiser une réponse adaptée.
3.5 Mesures prévues pour suivre les opérations dans le temps
L'administration attend un dispositif de suivi. Il peut s'agir d'un calendrier d'observation, de contrôles de terrain, de relevés sanitaires, de rapports ou d'indicateurs permettant d'évaluer l'évolution de la situation après l'introduction.
3.6 Aptitude technique du demandeur
Il faut démontrer vos compétences : formation, expérience, savoir-faire dans la manipulation des spécimens, connaissance de leur biologie et de leur écologie, compréhension des impacts potentiels. Plus le projet est sensible, plus cette justification doit être étayée.
3.7 Destination finale des spécimens en cas de recapture
Le formulaire vous demande d'indiquer ce qu'il adviendra des spécimens recapturés, par exemple une conservation en détention confinée ou une destruction. Cette précision est essentielle pour démontrer que le projet est maîtrisé jusqu'à son terme.
4. Coût total des opérations
La demande doit comporter une estimation du coût total des opérations. Le formulaire précise que cette estimation inclut notamment :
- les mesures liées au confinement,
- le transport et la détention,
- les éventuelles mesures d'urgence ou de réparation en cas d'accident,
- les coûts de destruction et d'élimination des spécimens à l'issue des opérations, le cas échéant.
Vous devez aussi justifier votre capacité financière à supporter ces dépenses. L'idée est de démontrer que le projet ne repose pas sur une hypothèse budgétaire fragile, surtout si une intervention corrective devait être mise en place.
5. Informations diverses et rappel des conditions
Cette partie du formulaire ne se remplit pas à proprement parler, mais elle rappelle des éléments essentiels du régime juridique applicable. Elle doit être lue attentivement avant signature.
6. Engagement du demandeur
Le signataire atteste de l'exactitude des informations fournies, puis mentionne le lieu, la date et sa signature. Cette déclaration engage la responsabilité du demandeur sur le contenu du dossier transmis.
Pièces et éléments utiles à joindre
Aucune notice associée n'est mentionnée pour ce CERFA. Le formulaire indique en revanche que des documents complémentaires peuvent être annexés, en particulier pour détailler les opérations envisagées.
Selon la nature du projet, il peut être pertinent de joindre :
- un dossier descriptif technique complet,
- un document présentant les objectifs scientifiques ou opérationnels,
- les protocoles de capture, de transport, de détention, de marquage et de recapture,
- une analyse des impacts potentiels,
- la description des mesures de suivi et des mesures d'urgence,
- des justificatifs de compétence ou d'expérience,
- des éléments démontrant la capacité financière du demandeur.
Il convient de rester strictement cohérent avec les rubriques du formulaire. Un dossier très technique est utile, mais il ne doit pas contredire ou laisser incomplètes les informations inscrites sur le CERFA lui-même.
Instruction de la demande et suite du dossier
Un rejet implicite en cas de silence de l'administration
Le formulaire mentionne une règle importante : le silence gardé par l'autorité administrative compétente pendant plus de six mois à compter de l'enregistrement de la demande vaut décision de rejet, conformément à l'article R.411-41 du code de l'environnement.
Il faut donc distinguer la date d'envoi et la date d'enregistrement de la demande. En pratique, conserver une preuve de dépôt et suivre les échanges avec le service instructeur est indispensable.
Vérifier la complétude du dossier
Compte tenu de la technicité du sujet, un dossier incomplet, imprécis ou insuffisamment motivé peut fragiliser l'instruction. Avant l'envoi, il est recommandé de relire les points suivants :
- identification exacte du demandeur et du signataire,
- désignation scientifique des espèces,
- description claire des opérations,
- évaluation argumentée des impacts,
- mesures de prévention, de suivi et de gestion des incidents,
- justification des moyens techniques et financiers.
Sanctions en cas d'introduction sans autorisation
Le formulaire rappelle expressément les sanctions applicables en cas d'introduction de spécimens d'une espèce réglementée au titre des espèces exotiques envahissantes.
En cas d'introduction volontaire sans autorisation, l'article L.415-3 du code de l'environnement prévoit une sanction pouvant aller jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende.
En cas d'introduction involontaire, par négligence ou imprudence, l'article R.415-1 du code de l'environnement vise une contravention de 4ème classe.
Ces rappels montrent que la demande d'autorisation ne doit jamais être abordée comme une simple formalité. Lorsqu'une espèce exotique envahissante est en cause, l'administration attend un niveau de prudence élevé et une parfaite traçabilité des opérations.
Ce qu'il faut retenir avant de déposer votre demande
Le CERFA 16086*01 permet de solliciter une autorisation particulièrement sensible en matière environnementale. Le dossier doit démontrer à la fois l'intérêt général du projet, la maîtrise des risques, l'aptitude technique du demandeur et sa capacité financière à conduire l'opération jusqu'à son terme, y compris en cas d'incident ou de recapture.
Le formulaire doit être transmis à la préfecture du département du lieu de détention des spécimens, avec les annexes utiles. En l'absence de notice, la qualité du dossier descriptif complémentaire devient souvent déterminante. Pour vérifier les modalités de dépôt ou l'actualité du dispositif, il est conseillé de consulter la fiche officielle Service-Public.fr liée au formulaire R58797.
Enfin, toute introduction dans le milieu naturel d'une espèce exotique envahissante sans autorisation expose à des sanctions pénales ou contraventionnelles. Une préparation rigoureuse du CERFA et des pièces jointes est donc essentielle, tant pour la recevabilité de la demande que pour la sécurité juridique du projet.