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Formulaire:

CERFA 16119-01 : Demande de classement d'un bien compte tenu de la réglementation sur les armes

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CERFA 16119-01 : Demande de classement d'un bien compte tenu de la réglementation sur les armes

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CERFA 16119-01 : Demande de classement d'un bien compte tenu de la réglementation sur les armes

CERFA 16119-01 : Demande de classement d'un bien compte tenu de la réglementation sur les armes

Formulaire destiné aux professionnels, associations ou particuliers qui souhaitent connaître le classement au regard de la réglementation sur les armes d'un bien : matériel, logiciel, information, technologie, expertise/conseil, formation... La demande de classement a pour but de définir le régime juridique applicable au bien dans le cadre de sa fabrication, de son commerce, de son exportation ou importation.

Demandez le classement de votre bien

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

Comprendre le CERFA 16119*01, demande de classement d'un bien au regard de la réglementation sur les armes

Le CERFA 16119*01 permet de demander à l'administration un avis de classement sur un bien au regard de la réglementation nationale applicable aux armes et du contrôle des exportations. Il concerne un champ large : matériel, logiciel, technologie, information, expertise, conseil ou formation. L'objectif est de déterminer le régime juridique applicable au bien, notamment dans le cadre de sa fabrication, de son commerce, de son importation, de son exportation, de son transfert intra Union européenne, de sa détention ou encore de sa cession.

Contrairement à ce que son intitulé peut laisser penser, ce formulaire ne vise pas uniquement les armes à feu au sens courant. Il peut aussi concerner des éléments techniques, des composants, des logiciels, des données, des équipements d'essai ou des technologies susceptibles d'entrer dans une catégorie réglementée. Le document s'adresse aux professionnels, aux associations et aux particuliers. Dans les informations DILA, le public concerné est indiqué comme étant les particuliers, mais le formulaire lui-même vise expressément plusieurs types de demandeurs.

Cette demande de classement est particulièrement utile lorsqu'un doute existe sur la catégorie juridique d'un bien. Ce doute peut porter sur son usage militaire, civil ou mixte, sur ses performances techniques, sur des modifications apportées pour un usage spécifique, ou sur une éventuelle soumission à des règles de contrôle export, y compris étrangères.

Le formulaire doit être daté, signé et, le cas échéant, tamponné. Il doit être transmis en format PDF avec un courriel de demande de classement et une documentation technique suffisamment précise. L'autorité destinataire mentionnée sur le formulaire est la Direction générale de l'armement, par l'intermédiaire de l'adresse fonctionnelle dga-di.classement.fct@intradef.gouv.fr. Un envoi postal reste également prévu.

À quoi sert concrètement la demande de classement

Le classement recherché sert à sécuriser une opération ou un projet. Il permet d'identifier le cadre applicable avant d'agir. Dans la pratique, cette démarche peut être déterminante pour savoir si une autorisation particulière est nécessaire, si un régime de contrôle export s'applique, ou si le bien relève d'une catégorie sensible au sens du code de la sécurité intérieure.

Le formulaire mentionne plusieurs contextes possibles :

  • fabrication du bien,
  • commerce ou intermédiation,
  • utilisation ou exploitation,
  • importation ou transit,
  • exportation ou transfert intra UE,
  • acquisition et détention,
  • cession, déclassement, démantèlement, destruction ou autre opération particulière.

La demande a aussi une portée pratique en amont d'un projet industriel, technique ou commercial. Une entreprise peut souhaiter vérifier la situation réglementaire d'un produit avant sa mise sur le marché. Une association peut vouloir s'assurer du régime applicable à un équipement utilisé dans un cadre spécifique. Un particulier peut être confronté à un objet, à un composant ou à un équipement dont le classement n'est pas évident.

Les textes évoqués par le formulaire

Le CERFA 16119*01 renvoie notamment aux articles R311-1 et R311-2 du code de la sécurité intérieure, pour les définitions et le classement de certains matériels de guerre, armes et munitions. Il vise aussi l'arrêté du 27 juin 2012 modifié fixant la liste des matériels de guerre et matériels assimilés soumis à une procédure spéciale d'exportation, avec ses catégories ML et AMA. Enfin, il mentionne l'annexe I du règlement européen relatif aux biens à double usage, dans sa version citée sur le document.

Le demandeur n'a pas à être juriste pour utiliser le formulaire, mais il est invité à indiquer sa propre lecture de la réglementation s'il en a une. Cette partie ne remplace pas l'analyse de l'administration, elle l'éclaire.

Dans quelles situations utiliser ce formulaire

Le CERFA 16119*01 a du sens dès qu'un bien pourrait relever d'un régime particulier lié aux armes, aux matériels de guerre, aux matériels assimilés ou aux biens à double usage. Il n'est pas réservé à un contentieux ou à un blocage administratif. Il s'utilise surtout de manière préventive.

Exemples de situations concrètes

  • Vous envisagez d'importer un matériel technique depuis l'étranger et vous ne savez pas s'il relève d'une catégorie réglementée.
  • Vous souhaitez exporter un composant, un logiciel ou une technologie et vous devez vérifier s'il entre dans une liste de contrôle.
  • Vous détenez ou souhaitez acquérir un bien dont l'usage militaire possible soulève un doute de classement.
  • Vous avez développé un produit civil qui existe aussi en version militaire, et vous devez documenter les différences.
  • Vous intervenez sur un programme de réparation, rénovation, intégration, essai ou démonstration d'un bien potentiellement classé.
  • Vous voulez savoir si des modifications apportées à un produit sur étagère entraînent un changement de régime juridique.
  • Vous devez clarifier la situation d'un bien déjà soumis, dans un pays d'origine, à une réglementation restrictive à l'exportation, par exemple ITAR ou EAR.

Quand la demande est particulièrement recommandée

Elle devient essentielle lorsque la documentation commerciale seule ne suffit pas à décrire précisément le bien. La notice explicative du formulaire attire l'attention sur un point important : une présentation trop générale, ou une communication valorisant uniquement l'emploi par les forces armées, peut conduire à une appréciation défavorable si les caractéristiques techniques ne sont pas clairement exposées. Autrement dit, l'absence de précision peut fragiliser le dossier.

Cette démarche est également prudente lorsque le bien a un usage mixte, civil et militaire. Le formulaire cherche précisément à savoir si les versions civile et militaire ont la même définition technique, les mêmes caractéristiques, les mêmes performances et la même référence commerciale. Ces éléments sont centraux pour l'analyse.

Comment remplir le CERFA 16119*01, rubrique par rubrique

Le formulaire repose sur une logique simple : identifier le demandeur, décrire le bien, expliquer le contexte, puis donner tous les éléments techniques permettant un classement fiable. La qualité des informations fournies conditionne la recevabilité de la demande.

Identification du demandeur et du bien

Le début du CERFA demande les informations de base :

  • raison sociale du demandeur,
  • prénom, nom et fonction de la personne qui formule la demande,
  • coordonnées complètes,
  • désignation commerciale du bien en français,
  • désignation commerciale du bien en anglais,
  • domaine technique du bien,
  • rubrique,
  • référence technique,
  • part number ou P/N,
  • référence NNO ou NSN si elle existe,
  • nom du fabricant et coordonnées.

La désignation commerciale en français doit être explicite. Le formulaire précise que les sigles et acronymes doivent être développés. Il faut donc éviter les intitulés internes incompréhensibles pour un tiers ou les formulations trop vagues. Le domaine technique doit être choisi parmi la liste fournie, par exemple aéronautique, armes, drones, cryptologie, cybersécurité, missiles, naval, optronique, télécommunications ou autre. La rubrique correspond à la nature du bien : produit, équipement, système, sous-système, composant, équipement d'essai, matière, logiciel ou technologie.

Partie I, contexte et justification de la demande

Cette première partie permet de comprendre pourquoi le classement est demandé.

1. Destination du bien

Il faut cocher l'option correspondant à l'opération envisagée : fabrication, commerce, intermédiation, utilisation, exportation, transfert, importation, transit, acquisition-détention, ou autre. Si vous cochez « autre », précisez clairement l'objet de la démarche, par exemple cession, destruction, déclassement ou démantèlement.

2. Contexte d'emploi

Décrivez le cadre concret dans lequel le bien sera utilisé. Le formulaire donne plusieurs exemples : programme d'armement, exposition, démonstration, essais, assemblage, intégration, réparation, rénovation, formation opérationnelle, maintien en condition opérationnelle. L'idée est de permettre à l'administration de situer le bien dans son environnement réel.

Cette partie doit rester factuelle. Il est préférable d'indiquer le contexte exact plutôt que de multiplier les formulations générales. Si le bien n'est encore qu'au stade du projet, dites-le clairement.

Partie II, description et applications du bien

Cette section est le coeur du dossier. C'est ici que se joue la recevabilité technique de la demande.

3. Usage spécialement conçu pour le militaire

Le formulaire demande si le bien est spécialement conçu pour un usage militaire. Si la réponse est oui, il faut mentionner explicitement les spécificités pertinentes : caractéristiques, performances, normes ou contraintes particulières. Une réponse affirmative sans explication serait insuffisante.

4. Applications militaires et civiles

Vous devez décrire les applications du bien dans le domaine militaire et, le cas échéant, dans le domaine civil. Si le bien n'a pas d'application civile, il vaut mieux l'indiquer nettement plutôt que laisser la rubrique imprécise.

5. Comparaison entre usage civil et usage militaire

Lorsque le bien existe en version civile et en version militaire, le formulaire vous demande si les deux versions ont strictement :

  • la même définition technique,
  • les mêmes caractéristiques ou performances,
  • la même référence commerciale.

En cas de différence, il faut détailler précisément les écarts. Cette comparaison est essentielle pour distinguer un produit simplement polyvalent d'un produit spécifiquement adapté à un emploi militaire.

6. Modifications pour usage militaire

Si le bien a été modifié pour un usage militaire, il faut décrire ces modifications. Il peut s'agir d'un changement de logiciel, de blindage, de renforcement, de sécurisation, d'interface, de capacité de communication ou de performances particulières. Ne minimisez pas les adaptations si elles existent.

7. Produit sur étagère ou spécifications particulières

Le formulaire distingue le produit standard et le produit ayant fait l'objet de spécifications imposées par un client. Si des spécifications particulières existent, il convient de les lister. Cela peut influencer l'appréciation du classement.

8. Produits concurrents similaires

Indiquez s'il existe des biens comparables sur le marché français ou à l'étranger. Si possible, ajoutez une documentation ou des caractéristiques techniques. Cette rubrique peut aider à situer le bien dans son environnement industriel et réglementaire.

9. Classement étranger restrictif à l'exportation

Le formulaire vous demande si le bien, ou certains de ses éléments, est soumis à une réglementation étrangère restrictive à l'exportation, par exemple ITAR ou EAR. Si oui, mentionnez le classement connu dans le pays d'origine. Cette information ne remplace pas le classement français, mais elle éclaire l'instruction.

Partie III, indication donnée par le demandeur sur le classement

Cette section ne vous oblige pas à être certain du droit applicable. Elle vous invite à signaler, si vous le pouvez, la catégorie qui vous paraît pertinente.

10. Référence à l'article R311-2 du code de la sécurité intérieure

Vous devez indiquer si le bien est expressément désigné dans une catégorie relevant de l'article R311-2. Si oui, précisez la catégorie, le paragraphe et le sous-paragraphe. Le formulaire rappelle que si le matériel relève de certaines catégories, notamment A ou B dans les conditions indiquées, une autorisation de fabrication, de commerce ou d'intermédiation peut être nécessaire.

11. Référence à l'arrêté du 27 juin 2012 modifié

Il faut indiquer si le bien entre dans la liste des matériels de guerre et matériels assimilés soumise à procédure spéciale d'exportation. Le formulaire distingue la première partie dite ML et la deuxième partie dite AMA. Si vous identifiez une entrée possible, mentionnez la catégorie, le paragraphe et le sous-paragraphe.

12. Référence aux biens à double usage

Si le bien ne relève pas des rubriques précédentes, le formulaire vous invite à vérifier s'il est visé par l'annexe I du règlement européen mentionné. Si vous répondez oui, il faut là encore indiquer la catégorie, le paragraphe et le sous-paragraphe. Si vous répondez non et qu'une exportation ou un transfert est envisagé, il faut préciser les pays destinataires. Si une importation est envisagée, mentionnez les pays de provenance.

Partie IV, observations et informations complémentaires

Cette zone libre sert à enrichir le dossier. Vous pouvez y préciser le contexte, la finalité de l'opération, des caractéristiques techniques complémentaires, ou signaler l'existence d'un avis ou d'une décision de classement antérieure concernant le bien ou un bien proche.

Cette rubrique est souvent sous-utilisée, alors qu'elle permet de lever des ambiguïtés. Si certaines informations sont difficiles à intégrer dans les cases précédentes, mieux vaut les exposer ici de manière structurée.

Documents à joindre et modalités d'envoi

Le CERFA ne suffit pas à lui seul. Le formulaire indique expressément qu'il doit être transmis avec une documentation technique. Cette documentation doit permettre d'identifier précisément le bien et ses caractéristiques.

Élément à transmettre Utilité
Formulaire daté et signé Formalise la demande et engage le demandeur habilité
Courriel de demande de classement Accompagne l'envoi du dossier en version PDF
Descriptif technique référencé Permet d'analyser les fonctions, performances et spécificités du bien
Plans, photos, éléments de définition technique Apportent une base concrète pour le classement
Le cas échéant, documentation sur des produits similaires Peut aider à situer le bien dans son environnement technique

L'envoi électronique doit se faire à l'adresse indiquée sur le formulaire. Un envoi postal à la Direction générale de l'armement, bureau compétent, est également prévu. Avant l'envoi, vérifiez que la signature émane bien d'un représentant habilité à engager l'entité qui sollicite le classement. Cette exigence est expressément mentionnée.

Cas sensibles, erreurs à éviter et conseils pour un dossier solide

Le point le plus important est la précision technique. La notice explicative précise qu'une demande imprécise ou trop générique peut être jugée irrecevable. L'administration peut alors suspendre l'instruction dans l'attente de compléments.

Les erreurs les plus fréquentes

  • décrire le bien avec des formules commerciales trop vagues,
  • ne pas distinguer clairement les usages civils et militaires,
  • omettre les modifications techniques apportées pour un usage militaire,
  • ne pas joindre de documentation technique exploitable,
  • laisser sans réponse les rubriques relatives au contrôle export étranger,
  • utiliser des acronymes sans les développer,
  • faire signer le formulaire par une personne non habilitée.

Ce qui renforce la qualité du dossier

Un bon dossier décrit le bien de manière neutre, précise et documentée. Il explique son contexte réel d'utilisation, identifie les caractéristiques techniques pertinentes, et expose les éventuelles différences entre versions civile et militaire. Il ne se contente pas d'affirmer qu'un produit est civil ou militaire, il le démontre par des éléments concrets.

Pour ce type de démarche, disposer d'un formulaire déjà correctement structuré fait gagner un temps utile, surtout lorsqu'il faut réunir en parallèle les pièces techniques. C'est dans cette logique que Startdoc met à disposition ce CERFA avec un cadre de saisie plus lisible, afin d'aider les particuliers à préparer une demande de classement sans se perdre dans la présentation administrative.

Que faire en cas d'incertitude juridique

Si vous hésitez sur la catégorie à renseigner dans la partie III, mieux vaut l'indiquer avec prudence, en précisant qu'il s'agit de votre lecture du texte, plutôt que d'improviser une certitude. Le formulaire prévoit précisément cette logique. En cas de doute important sur la réglementation applicable, il peut être utile de consulter la fiche Service-Public.fr associée au formulaire et de préparer une documentation technique la plus complète possible.

Enfin, gardez à l'esprit que la demande de classement n'est pas une simple formalité descriptive. Elle vise à faire déterminer un régime juridique applicable à un bien potentiellement sensible. Plus le dossier est rigoureux, plus l'analyse peut être menée dans de bonnes conditions.

Ce qu'il faut retenir avant de déposer la demande

Le CERFA 16119*01 sert à obtenir un classement officiel ou une appréciation administrative sur un bien susceptible d'entrer dans la réglementation relative aux armes, aux matériels de guerre, aux matériels assimilés ou aux biens à double usage. Il ne concerne pas seulement des objets finis, mais aussi des logiciels, des technologies, des informations, des composants ou des prestations techniques.

Pour être recevable, la demande doit reposer sur une description technique sérieuse, contextualisée et accompagnée de pièces utiles. Le formulaire doit être daté, signé par une personne habilitée, puis transmis avec les documents complémentaires demandés. Lorsqu'un usage militaire est possible, lorsqu'une opération d'importation ou d'exportation est envisagée, ou lorsqu'un doute existe sur la catégorie réglementaire, ce CERFA constitue un point d'appui important pour sécuriser la situation.

La dernière vérification DILA mentionnée pour cette fiche remonte au 26 novembre 2020. En cas d'évolution réglementaire ou pour confirmer les modalités pratiques en vigueur, il reste prudent de consulter la page officielle Service-Public.fr liée à l'identifiant DILA R57632.