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CERFA 16198-02 : Attestation de cession d'animaux d'espèces non domestiques
Informations personnelles :
CERFA 16198-02 : Attestation de cession d'animaux d'espèces non domestiques
Cette attestation peut être utilisée pour toute cession (vente ou don) d'animaux sauvages.
Attestation de cession pour animaux non domestiques
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
À quoi sert le CERFA 16198*02 pour la cession d'animaux d'espèces non domestiques
Le CERFA 16198*02, intitulé Attestation de cession d'animaux d'espèces non domestiques, permet de formaliser toute cession d'animaux sauvages, qu'il s'agisse d'une vente, d'un don ou d'un échange. Il concerne aussi bien les particuliers que les professionnels.
Ce document s'inscrit dans le cadre du code de l'environnement et de l'arrêté du 8 octobre 2018 modifié fixant les règles générales de détention d'animaux d'espèces non domestiques. Le formulaire rappelle expressément qu'une attestation de cession doit être délivrée pour toute cession d'animaux vivants d'espèces non domestiques, y compris lorsque l'espèce concernée n'est pas soumise à un régime de déclaration ou d'autorisation réglementaire.
Autrement dit, ce CERFA ne vise pas seulement les espèces les plus sensibles ou les plus strictement encadrées. Il a vocation à servir de preuve écrite de la cession, à identifier précisément les animaux concernés, et à vérifier que cédant et cessionnaire respectent leurs obligations administratives.
L'attestation est établie en au moins deux exemplaires, chacun devant être signé par les deux parties. Un exemplaire est conservé par le cédant, l'autre par le cessionnaire.
Animaux concernés par le formulaire
Le document vise les animaux vivants d'espèces non domestiques. Il peut donc concerner, selon les cas, des reptiles, oiseaux, amphibiens, mammifères, invertébrés ou autres spécimens non considérés comme domestiques au sens de la réglementation française.
Le formulaire permet de décrire plusieurs spécimens dans une même attestation. Pour chaque animal ou lot d'animaux, il est prévu de renseigner notamment :
- le nom scientifique,
- le nom vernaculaire,
- la quantité,
- le mode et numéro de marquage lorsque cela est obligatoire,
- le sexe s'il est connu,
- la date de naissance si elle est connue,
- l'origine, par exemple naissance en captivité, importation ou prélèvement dans la nature sur autorisation,
- les caractères particuliers éventuels,
- le statut juridique de l'espèce.
Cette précision est essentielle, car la régularité d'une cession d'animal non domestique dépend souvent de l'identification exacte de l'espèce et de son régime juridique.
Pourquoi cette attestation est juridiquement importante
Ce CERFA remplit plusieurs fonctions concrètes. Il sert d'abord à tracer l'origine et la destination des animaux. Il permet ensuite de matérialiser l'accord entre les parties, qu'il s'agisse d'une opération gratuite ou onéreuse. Enfin, il constitue un support utile en cas de contrôle administratif, notamment pour démontrer la provenance régulière des spécimens et la réalité de la cession.
Lorsque les animaux relèvent d'une réglementation particulière, comme la protection des espèces ou la réglementation CITES, l'attestation ne remplace pas les autorisations nécessaires. Elle vient s'y ajouter et doit reprendre les références administratives utiles.
Pour les usagers qui souhaitent éviter les oublis de champs ou les erreurs de présentation, Startdoc met à disposition ce CERFA dans une version prête à compléter, pensée pour sécuriser une formalité souvent sensible dès lors qu'elle touche à la détention et à la circulation d'animaux non domestiques.
Le cadre juridique applicable à la cession d'animaux sauvages
Les textes mentionnés par le formulaire
Le CERFA 16198*02 renvoie expressément aux articles L.412-1, L.413-6, L.413-7, L.413-8, R.412-1 et R.412-7 du code de l'environnement, ainsi qu'à l'arrêté du 8 octobre 2018 modifié.
Il mentionne également, selon les situations, le règlement (CE) n°338/97, souvent désigné comme le règlement CITES, ainsi que d'autres références liées aux espèces protégées, aux annexes européennes et aux espèces exotiques envahissantes.
Ces renvois montrent qu'une cession d'animal non domestique ne peut pas être envisagée comme une simple vente de bien meuble. La nature de l'espèce, son origine, son mode de détention et son statut de protection peuvent déclencher des obligations complémentaires.
Espèces protégées, CITES, espèces exotiques envahissantes
Le formulaire prévoit une case relative au statut juridique des spécimens. Il faut notamment préciser si l'animal appartient :
- à une espèce protégée en application de l'article L.411-1 du code de l'environnement,
- à une espèce figurant en annexe A, B, C ou D du règlement (CE) n°338/97,
- à une espèce figurant en annexe X du règlement CE n°865/2006,
- à une espèce figurant en annexe I ou II de l'arrêté ministériel du 14 février 2018 relatif aux espèces exotiques envahissantes.
La portée pratique est importante. Selon l'espèce, la cession peut être soumise à des justificatifs supplémentaires, à des règles de marquage, à des autorisations particulières, voire à des restrictions très fortes. En cas d'incertitude sur le classement de l'animal, il est prudent de vérifier la réglementation applicable avant toute remise du spécimen.
Le cas des autorisations de détention
La partie B du formulaire demande les références des autorisations administratives requises, le cas échéant, pour la détention de l'animal cédé. Sont visés notamment :
- le récépissé de déclaration de détention, mentionné à l'article 13 de l'arrêté du 8 octobre 2018,
- le certificat de capacité et l'autorisation préfectorale d'ouverture, mentionnés à l'article 14 du même arrêté.
Le formulaire prévoit de distinguer les autorisations détenues par le cédant et celles détenues par le cessionnaire. Cette distinction est logique. Il ne suffit pas que l'animal soit régulièrement détenu par celui qui le cède, encore faut-il que celui qui le reçoit soit lui-même en situation régulière au regard de la réglementation applicable à l'espèce.
Comment remplir correctement l'attestation de cession
Partie A, description des spécimens
Cette partie est le coeur du document. Elle doit permettre d'identifier les animaux sans ambiguïté. Le nom scientifique est particulièrement important. Il limite les risques d'erreur liés aux appellations usuelles, parfois variables ou imprécises.
Le marquage doit être précisé obligatoirement pour les animaux appartenant à une espèce dont le marquage est imposé. Le formulaire demande à la fois le mode de marquage et son numéro. Si l'animal est bagué, pucé ou identifié selon un autre procédé reconnu, ces informations doivent être reportées avec exactitude.
L'origine doit également être renseignée avec soin. Le formulaire vise trois situations principales, naissance en captivité, importation, ou prélèvement dans la nature sur autorisation. Une mention imprécise ou erronée peut fragiliser la traçabilité de l'animal.
Parties C et D, identité du cédant et du cessionnaire
Le CERFA prévoit l'identification complète des deux parties, personnes physiques ou personnes morales. Il faut renseigner :
- le nom et les prénoms, ou la raison sociale,
- l'adresse complète,
- le code postal, la commune et le pays.
Pour un professionnel, la cohérence entre la raison sociale utilisée, l'adresse déclarée et les éventuelles autorisations administratives est importante. Pour un particulier, l'adresse du lieu de détention peut avoir une incidence pratique si l'administration doit vérifier la conformité de la détention.
Partie E, déclarations sur l'honneur et signatures
La dernière partie du formulaire n'est pas une simple formalité. Elle contient deux déclarations sur l'honneur aux conséquences juridiques réelles.
Le cédant atteste que les animaux décrits sont issus d'un cheptel constitué conformément à la réglementation en vigueur au moment de leur acquisition. Le formulaire rappelle que toute fausse déclaration est passible des sanctions prévues par les articles R.415-4 et R.415-5 du code de l'environnement, consistant en des contraventions de 5e classe.
Le cessionnaire déclare, pour sa part, disposer des autorisations administratives nécessaires à la détention des animaux cédés et s'être informé sur leurs caractéristiques, leurs besoins et leurs conditions d'entretien. Le formulaire précise que toute fausse déclaration est passible des sanctions prévues par l'article L.415-3 du code de l'environnement, le défaut des autorisations constituant un délit.
Les signatures des deux parties sont obligatoires, avec le nom et le prénom. Sans double signature, l'attestation perd une grande partie de sa portée probatoire.
Droits et obligations du cédant et du cessionnaire
Obligations du cédant
Le cédant doit remettre une attestation de cession pour toute cession d'animal vivant d'espèce non domestique. Il doit veiller à l'exactitude des informations portées sur le document, en particulier sur l'identification de l'espèce, l'origine des spécimens, le marquage et les références administratives éventuelles.
Il lui appartient aussi de ne pas céder un animal dans des conditions contraires à la réglementation. Si une autorisation est requise pour la cession elle-même ou pour la détention par l'acquéreur, le cédant a intérêt à vérifier que le dossier est cohérent avant de finaliser la remise de l'animal.
Obligations du cessionnaire
Le cessionnaire ne doit pas se contenter de recevoir l'animal et de signer. Le formulaire lui fait expressément déclarer qu'il dispose des autorisations nécessaires et qu'il s'est renseigné sur les besoins de l'espèce. Cette déclaration suppose une démarche préalable sérieuse.
Dans la pratique, cela implique de vérifier, avant la cession :
- si l'espèce est librement détenable ou soumise à déclaration,
- si un certificat de capacité ou une autorisation préfectorale est requis,
- si des documents CITES sont nécessaires,
- si les conditions matérielles de détention sont adaptées à l'animal concerné.
En cas de cession à titre onéreux
Le formulaire prévoit une ligne consacrée aux conditions financières de la cession lorsque celle-ci est réalisée à titre onéreux. Il est donc utile d'indiquer clairement le prix ou les modalités convenues entre les parties.
Cette précision peut avoir une utilité probatoire en cas de litige sur le paiement, sur l'étendue de la cession ou sur la date de transfert de l'animal. Elle ne dispense pas, si nécessaire, de rédiger des stipulations complémentaires dans un document séparé lorsque l'opération présente une complexité particulière.
Transmission, conservation du document et contrôle administratif
Le CERFA doit-il être envoyé à une administration
Le formulaire ne prévoit pas, dans son contenu, une modalité générale de dépôt auprès d'un service administratif pour toutes les situations. Il s'agit d'abord d'une attestation de cession établie entre les parties, en au moins deux exemplaires.
Cela ne signifie pas qu'aucune démarche complémentaire n'existe. Selon l'espèce concernée et son statut juridique, d'autres formalités peuvent être nécessaires auprès de l'administration compétente, notamment en matière de déclaration de détention, d'autorisations préfectorales ou de documents CITES. En cas de doute, il convient de se reporter à la fiche officielle Service-Public.fr ou aux services compétents.
Durée et intérêt de conservation
Le texte reproduit sur le CERFA indique seulement que chaque partie conserve un exemplaire. Aucune durée précise de conservation n'est mentionnée sur le document fourni. Par prudence, il est recommandé de conserver l'attestation aussi longtemps que la détention de l'animal peut devoir être justifiée, et au-delà si elle est susceptible de servir de preuve de provenance.
En pratique, ce document peut être demandé lors d'un contrôle, lors d'une revente ultérieure, ou pour démontrer la chaîne de détention régulière d'un spécimen.
Valeur de preuve du document
Une attestation complète, datée et signée par les deux parties constitue un élément de preuve utile. Elle ne couvre toutefois pas à elle seule tous les aspects de la légalité de la détention ou de la cession. Si des autorisations spécifiques sont requises, elles doivent pouvoir être produites séparément.
Il est donc conseillé d'archiver ensemble :
- le CERFA signé,
- les justificatifs de marquage,
- les autorisations de détention,
- les documents CITES le cas échéant,
- tout document permettant d'établir l'origine régulière du spécimen.
Points de vigilance et difficultés fréquentes
Ne pas confondre espèce non domestique et animal de compagnie courant
La qualification juridique d'un animal ne dépend pas seulement de son usage privé ou de sa présence au domicile. Un animal peut être détenu comme animal de compagnie tout en relevant d'une espèce non domestique. C'est cette qualification qui détermine l'emploi du CERFA 16198*02.
L'importance du nom scientifique
Le nom scientifique réduit fortement les ambiguïtés. Deux animaux commercialisés sous un nom usuel proche peuvent relever de régimes juridiques différents. Une erreur de dénomination peut donc avoir des conséquences sur les autorisations à produire ou sur la licéité même de la cession.
Le marquage obligatoire ne doit pas être laissé vide
Le formulaire indique clairement que le mode et le numéro de marquage doivent être précisés obligatoirement pour les animaux appartenant à une espèce dont le marquage est obligatoire. Laisser cette rubrique vide alors qu'elle est requise peut rendre le dossier incomplet et exposer les parties à des difficultés en cas de contrôle.
Les déclarations sur l'honneur engagent réellement les signataires
Les mentions pénales et contraventionnelles figurent noir sur blanc sur le formulaire. Il ne s'agit pas d'un simple document informatif. Signer sans avoir vérifié les autorisations nécessaires, l'origine de l'animal ou le statut juridique de l'espèce est risqué, pour le cédant comme pour le cessionnaire.
Recours et régularisation en cas de difficulté
Le CERFA lui-même n'organise pas de procédure de recours spécifique, car il s'agit d'une attestation entre parties et non d'une demande administrative classique faisant l'objet d'une décision d'acceptation ou de refus. En revanche, des difficultés peuvent naître autour d'une autorisation de détention, d'un document CITES, d'un contrôle ou d'une contestation sur la régularité de la cession.
Dans ce type de situation, les voies de recours dépendront de la décision administrative concernée et de l'autorité qui l'a prise. Il faut alors se référer à la notification reçue, aux indications de l'administration compétente ou à la documentation officielle disponible sur Service-Public.fr.
Ce qu'il faut vérifier avant de signer l'attestation
| Élément à vérifier | Pourquoi c'est important |
|---|---|
| Nom scientifique exact de l'espèce | Permet d'identifier le bon régime juridique et d'éviter les erreurs de classification |
| Statut juridique de l'espèce | Conditionne d'éventuelles autorisations, restrictions ou documents complémentaires |
| Marquage et numéro d'identification | Assure la traçabilité du spécimen lorsque le marquage est obligatoire |
| Origine de l'animal | Contribue à prouver la provenance régulière du spécimen |
| Autorisations du cédant et du cessionnaire | Évite une cession irrégulière ou une détention illicite après transfert |
| Conditions financières si vente | Clarifie la nature onéreuse de l'opération et limite les contestations ultérieures |
| Double signature sur chaque exemplaire | Donne à l'attestation sa pleine valeur de preuve entre les parties |
Le CERFA 16198*02 doit être rempli avec la même rigueur qu'un document de traçabilité. Dans le domaine des animaux d'espèces non domestiques, une imprécision administrative peut rapidement devenir un problème juridique. Mieux vaut donc vérifier chaque mention avant signature, conserver tous les justificatifs utiles, et s'assurer que la cession respecte bien le régime propre à l'espèce concernée.