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CERFA 16219-02 : Autorisation globale d'importation de produits explosifs destinés à un usage civil
Informations personnelles :
CERFA 16219-02 : Autorisation globale d'importation de produits explosifs destinés à un usage civil
Autorisation globale d'importation de produits explosifs destinés à un usage civil - Formulaire
Demander l'autorisation d'importation de produits explosifs
Sommaire
Dernière mise à jour: 23/07/2026
CERFA 16219*02 : l’autorisation globale d’importation de produits explosifs destinés à un usage civil
Le CERFA 16219*02 correspond à la demande d’autorisation globale d’importation de produits explosifs destinés à un usage civil. Il s’adresse à un public professionnel et relève de la DGDDI, par l’intermédiaire du service des autorisations de mouvements internationaux d’armes.
Ce formulaire permet d’encadrer l’entrée sur le territoire français de produits explosifs utilisés dans un cadre civil. Il ne concerne donc pas une importation ordinaire de marchandises. Les informations demandées montrent au contraire un niveau de contrôle élevé, portant à la fois sur l’identité du demandeur, la provenance des produits, leur destination, leur stockage en France et les autorisations techniques ou administratives déjà détenues.
Le document officiel comporte quatre pages, avec deux annexes possibles. La première sert à détailler plusieurs expéditeurs. La seconde permet d’indiquer plusieurs produits. Une dernière page est réservée aux imputations réalisées par le service des douanes.
La dernière vérification DILA mentionnée pour ce formulaire date du 30 mai 2022. La fiche officielle est consultable sur Service-Public.fr, à partir de l’identifiant R62538.
Qui doit utiliser ce formulaire
Le CERFA 16219*02 vise les opérateurs professionnels qui souhaitent importer en France des produits explosifs à usage civil. En pratique, il peut s’agir d’entreprises intervenant dans des secteurs comme les travaux publics, l’extraction, les activités industrielles spécialisées ou d’autres usages civils légalement autorisés impliquant de tels produits.
Le formulaire est construit pour des structures déjà insérées dans un cadre réglementé. Cela se voit dans les rubriques exigées, notamment :
- le numéro EORI du demandeur,
- la référence de l’autorisation de production et de vente,
- la référence d’agrément technique et d’autorisation individuelle d’exploitation,
- la référence de l’autorisation ou du récépissé de stockage,
- l’adresse de stockage du produit en France.
Autrement dit, ce CERFA ne s’adresse pas à un particulier et ne convient pas à une opération improvisée. Il suppose que l’importateur soit en mesure de justifier son activité, la nature exacte des explosifs concernés et les conditions dans lesquelles ils seront réceptionnés, stockés et utilisés.
À quoi sert l’autorisation globale d’importation
Un outil de contrôle en amont de l’entrée des produits
L’autorisation globale d’importation sert à permettre à l’administration de vérifier, avant l’arrivée des marchandises, que l’opération envisagée est compatible avec les règles applicables aux produits explosifs civils. Le formulaire centralise des données essentielles :
- l’identité complète du demandeur,
- l’origine des produits,
- le destinataire,
- le bureau de douane concerné,
- la liste précise des produits importés,
- leur classification et leurs caractéristiques déclaratives.
Le niveau de détail demandé sur chaque produit est significatif. Il faut notamment indiquer la dénomination commerciale, la description, la division de risque, le code ONU, le code TARIC, la quantité, la masse de matière active, le poids brut, le poids net, la valeur et l’unité retenue.
Une autorisation adaptée aux flux récurrents
La notion d’autorisation globale laisse entendre que le document n’est pas conçu seulement pour une opération ponctuelle, mais pour encadrer un ensemble d’importations relevant d’un même cadre autorisé. Cela ne dispense pas de respecter les obligations douanières et de traçabilité à chaque mouvement, comme le montre la page réservée aux imputations effectuées par le service des douanes.
Cette logique est particulièrement utile pour les professionnels qui travaillent avec plusieurs fournisseurs ou plusieurs références de produits. Les annexes prévues par le formulaire répondent précisément à cette réalité opérationnelle.
Comment remplir le CERFA 16219*02 sans omission
Cadre 1, identifier clairement le demandeur
Le premier bloc porte sur le demandeur. Il faut renseigner :
- le nom ou la raison sociale,
- le domicile ou le siège social,
- le numéro EORI,
- la nationalité,
- le nom de la personne à contacter,
- le téléphone,
- le courriel.
Cette partie doit être cohérente avec les documents de l’entreprise et avec les autres autorisations déjà obtenues. Une variation de dénomination sociale, une adresse incomplète ou un contact non identifiable peut ralentir l’instruction.
Cadres 2 et 3, préciser la provenance et la destination
Le formulaire distingue la provenance du produit et la destination du produit. Pour la provenance, il faut indiquer le nom ou la raison sociale de l’expéditeur, son adresse et son pays. Pour la destination, il faut renseigner le nom ou la raison sociale du destinataire, son adresse et son pays.
Si plusieurs expéditeurs sont concernés, il faut utiliser l’annexe n° 1. Cette annexe prévoit un tableau avec le pays, le nom ou la raison sociale de l’expéditeur, ainsi que son adresse complète. Il est important de numéroter les expéditeurs de manière cohérente si cette numérotation est reprise dans l’annexe produits.
Cadres 4 à 11, relier l’importation aux autorisations déjà détenues
Les rubriques suivantes visent à rattacher la demande à l’environnement administratif et technique du professionnel :
- bureau de douane,
- opérateur économique concerné,
- référence de l’autorisation de production et de vente,
- référence d’agrément technique et d’autorisation individuelle d’exploitation,
- référence de l’autorisation ou du récépissé de stockage,
- adresse de stockage du produit en France,
- usage envisagé du produit.
Ces informations doivent être complètes et actuelles. L’usage envisagé ne doit pas être formulé de façon vague. Il faut décrire l’emploi civil du produit avec suffisamment de précision pour que l’administration comprenne le contexte d’exploitation.
Cadre 7, décrire les produits avec rigueur
Le cadre produit est l’un des plus sensibles. Il ne suffit pas de désigner sommairement la marchandise. Les informations attendues ont une portée technique, douanière et sécuritaire. Il convient de reprendre exactement les références et classifications issues des documents du fabricant, de l’expéditeur ou de vos dossiers internes de conformité.
Si plusieurs produits doivent être déclarés, il faut utiliser l’annexe n° 2. Celle-ci permet de renseigner, pour chaque ligne :
- la dénomination commerciale et la description,
- la division de risque,
- les expéditeurs, si l’annexe n° 1 est utilisée,
- le code ONU,
- le code TARIC,
- le poids net,
- le poids brut,
- la masse de matière active,
- la valeur,
- la quantité,
- l’unité.
Le moindre écart entre la classification déclarée et les pièces justificatives techniques peut soulever une difficulté. Pour ce type de CERFA, une préparation en amont du dossier est souvent plus importante que le remplissage lui-même. C’est d’ailleurs dans ce cadre que Startdoc peut être utile, en mettant à disposition un formulaire pré-rempli structuré pour limiter les oublis sur des rubriques techniques où une simple imprécision peut compliquer l’instruction.
Cadre 12, signature du demandeur
La demande doit être datée et signée par le demandeur. Le cadre de décision de l’administration est réservé au service compétent. Il ne doit pas être complété par l’entreprise.
Pièces et informations à préparer avant l’envoi
Le formulaire ne comporte pas, dans les éléments transmis ici, de notice associée détaillant une liste officielle de pièces jointes. Il est donc prudent de vérifier sur Service-Public.fr ou auprès du service instructeur les justificatifs actuellement attendus. Néanmoins, au vu du contenu du CERFA, certaines informations doivent nécessairement être prêtes et vérifiables.
| Élément à préparer | Pourquoi il est nécessaire |
|---|---|
| Coordonnées exactes du demandeur | Pour identifier l’opérateur et assurer la correspondance avec les registres et autorisations existants |
| Numéro EORI | Pour l’identification douanière du professionnel |
| Données complètes des expéditeurs | Pour justifier la provenance réelle des produits importés |
| Références des autorisations et agréments | Pour démontrer que l’activité est exercée dans un cadre autorisé |
| Informations techniques sur chaque produit | Pour permettre la classification et le contrôle de l’importation |
| Adresse de stockage en France | Pour vérifier les conditions de réception et de conservation des explosifs |
| Description de l’usage envisagé | Pour apprécier la finalité civile de l’importation |
Selon la situation, il peut aussi être utile de conserver à portée de main les documents commerciaux, techniques et administratifs permettant de justifier les informations déclarées, notamment en cas de demande de complément.
Erreurs fréquentes qui fragilisent le dossier
Confondre les rôles des différents intervenants
Le formulaire distingue plusieurs acteurs, le demandeur, l’expéditeur, le destinataire, l’opérateur économique concerné. Dans certains montages logistiques, ces qualités peuvent se recouper, mais elles ne doivent pas être fusionnées sans vérification. Il faut reprendre la réalité juridique et opérationnelle de l’importation.
Utiliser des désignations imprécises pour les produits
Une appellation générique ou commerciale non accompagnée d’une description exploitable est insuffisante. Les produits explosifs civils font l’objet d’un contrôle rigoureux. La dénomination, la division de risque, le code ONU et le code TARIC doivent être cohérents entre eux.
Négliger les annexes
Lorsque plusieurs expéditeurs ou plusieurs produits sont concernés, il ne faut pas tenter de tout faire tenir dans le cadre principal. Les annexes n° 1 et n° 2 existent précisément pour garantir la lisibilité de la demande. Un dossier encombré, incomplet ou difficile à relire peut entraîner des échanges supplémentaires avec l’administration.
Omettre les références d’autorisations déjà obtenues
Les références demandées en matière de production, vente, agrément technique, exploitation ou stockage ne sont pas accessoires. Elles montrent que l’importation s’inscrit dans une activité autorisée. Une omission peut être interprétée comme un défaut de justification du cadre réglementaire applicable.
Renseigner des données de poids, quantité ou valeur sans unité claire
Le formulaire exige à la fois des indications de quantité, de valeur, de poids brut, de poids net et de masse de matière active. Ces données doivent être exactes, cohérentes et exprimées dans l’unité adaptée. En cas de doute, mieux vaut vérifier les documents source avant l’envoi.
Bonnes pratiques avant le dépôt de la demande
Vérifier l’homogénéité de toutes les informations
Avant transmission, il est conseillé de relire le dossier comme le ferait un instructeur. Le nom de l’entreprise est-il identique partout, y compris dans les autorisations déjà détenues ? Les adresses correspondent-elles aux justificatifs disponibles ? Les codes produit sont-ils cohérents avec les fiches techniques et les documents douaniers ?
Anticiper les besoins du bureau de douane
Le formulaire mentionne le bureau de douane et prévoit une page d’imputation par le service des douanes. Cela rappelle que l’autorisation s’insère dans une chaîne de contrôle. Il est donc utile de préparer un dossier clair, avec des informations immédiatement exploitables, afin de faciliter les opérations ultérieures.
Conserver un exemplaire complet
Le document prévoit des exemplaires réservés au demandeur, à l’autorité de délivrance et au bureau de douane. Il est donc essentiel de conserver une copie complète de la demande et de ses annexes, avec toutes les références renseignées, pour le suivi du dossier et les mouvements concernés.
Ce qu’il faut retenir sur le CERFA 16219*02
Le CERFA 16219*02 est un formulaire technique, destiné aux professionnels qui importent en France des produits explosifs à usage civil. Son objectif est de sécuriser et de tracer l’opération d’importation, depuis l’expéditeur jusqu’au stockage et à l’usage envisagé sur le territoire français.
Le formulaire doit être rempli avec une grande précision, en particulier sur :
- l’identité du demandeur,
- la provenance et la destination des produits,
- les références d’autorisations déjà détenues,
- la description technique et douanière des produits,
- les conditions de stockage en France.
En l’absence de notice associée dans les informations disponibles, une vérification auprès de la fiche officielle Service-Public.fr reste recommandée avant l’envoi, notamment pour confirmer les modalités de transmission et les éventuels justificatifs complémentaires demandés par l’administration compétente.