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Formulaire:

CERFA 16289 : Déclaration d'ensemble des revenus des non-salariés agricoles et des cotisants de solidarité

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CERFA 16289 : Déclaration d'ensemble des revenus des non-salariés agricoles et des cotisants de solidarité

CERFA 16289 : Déclaration d'ensemble des revenus des non-salariés agricoles et des cotisants de solidarité

Déclaration d'ensemble des revenus des non-salariés agricoles et des cotisants de solidarité - Formulaire

Déclarer les revenus agricoles en toute conformité

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

À quoi sert le CERFA 16289, déclaration d’ensemble des revenus des non-salariés agricoles

Le CERFA 16289, référencé par la DILA sous l’identifiant R10191, permet de déclarer l’ensemble des revenus des non-salariés agricoles et des cotisants de solidarité lorsque cette déclaration ne peut pas être réalisée, ou ne peut plus être corrigée, dans le volet social disponible avec la déclaration de revenus sur impots.gouv.fr.

Ce formulaire relève du champ social agricole. Il sert à la Mutualité sociale agricole, la MSA, pour déterminer l’assiette des cotisations et contributions sociales dues par les personnes concernées. Il ne s’agit donc pas d’une simple formalité déclarative. Les montants indiqués influencent directement les appels de cotisations.

Le document officiel rappelle un principe important : depuis l’unification des déclarations fiscales et sociales, les revenus servant au calcul des cotisations sociales doivent en principe être déclarés en même temps et sur la même déclaration que les revenus soumis à l’impôt sur le revenu. Autrement dit, la voie normale passe par l’espace particulier sur le site impots.gouv.fr.

Le recours au CERFA 16289 intervient dans des situations précises. Il constitue une voie de régularisation ou de substitution auprès de la caisse de MSA compétente. Il est donc particulièrement utile pour les exploitants agricoles, les cotisants de solidarité et, plus largement, les professionnels relevant du régime agricole qui ne peuvent pas finaliser leur déclaration sociale par la procédure habituelle.

Les personnes concernées

Le formulaire vise principalement :

  • les non-salariés agricoles, notamment les chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole relevant de la MSA,
  • les cotisants de solidarité,
  • certaines catégories de professionnels percevant des revenus entrant dans l’assiette sociale agricole, y compris dans des configurations sociétaires ou mixtes.

Le contenu du formulaire montre qu’il peut couvrir des situations variées, par exemple des revenus en micro-BA, en micro-BIC, en micro-BNC, des revenus d’associés, certaines rémunérations spécifiques, des revenus de location meublée non professionnelle, des indemnités journalières, des cotisations déductibles, ainsi que certains revenus étrangers.

Dans quels cas utiliser ce formulaire auprès de la MSA

Le CERFA 16289 peut être transmis directement à la caisse de MSA lorsque vous êtes dans l’un des cas prévus par le document officiel. Il convient alors de cocher la case correspondant à votre situation. Sont notamment visés les cas suivants :

  • vous avez déclaré vos revenus pour l’impôt sur le revenu après la date de clôture de la campagne et vous n’avez plus accès au volet social MSA,
  • vous avez déclaré vos revenus pour l’impôt sur le revenu au format papier,
  • vous êtes dans une zone non desservie par Internet et vous ne pouvez pas effectuer votre déclaration par voie dématérialisée,
  • vous avez déjà déclaré vos revenus dans le volet social MSA mais souhaitez procéder à une rectification après la fermeture de la télécorrection sur impots.gouv.fr,
  • vous êtes dans un autre cas particulier, à préciser.

Cette logique est essentielle. Le formulaire n’a pas vocation à remplacer systématiquement la déclaration unifiée en ligne. Il sert surtout de solution de repli, de correction ou de régularisation auprès de la MSA.

Pourquoi cette déclaration est sensible

L’absence de déclaration expose à une pénalité. Le formulaire officiel le rappelle expressément. La MSA peut en outre vérifier l’exactitude des informations déclarées au moyen d’une enquête menée par un agent de contrôle agréé et assermenté, notamment auprès de l’administration fiscale. Le document mentionne à ce titre l’article L.114-14 du Code de la sécurité sociale, l’article L.152 du Livre des procédures fiscales et l’article R.725-4-1 du Code rural et de la pêche maritime.

Le texte rappelle également que les fraudes ou fausses déclarations peuvent être punies d’amendes et, selon les cas, d’emprisonnement, en référence à l’article 441-1 du Code pénal. Il est donc indispensable de reporter des montants cohérents avec votre déclaration fiscale, vos justificatifs comptables et, s’il y a lieu, les documents transmis à l’administration.

Comment remplir le CERFA 16289 sans erreur

Le formulaire se présente comme une déclaration structurée en plusieurs blocs. L’objectif n’est pas de tout renseigner indistinctement, mais uniquement les rubriques qui correspondent à votre situation réelle. La première page est consacrée à votre identification et au motif qui justifie l’envoi direct à la MSA. Les pages suivantes détaillent les différentes catégories de revenus et de cotisations.

Étape 1, compléter l’identification du déclarant

Vous devez indiquer vos informations d’état civil et de contact :

  • numéro de Sécurité sociale,
  • nom de naissance,
  • nom d’usage,
  • prénom,
  • adresse complète,
  • complément d’adresse,
  • ville et code postal,
  • courriel.

Ces données permettent à la caisse de MSA de rattacher correctement la déclaration à votre dossier. Une erreur de numéro de Sécurité sociale ou d’adresse peut ralentir le traitement.

Étape 2, indiquer le motif de transmission à la MSA

Le formulaire impose de préciser pourquoi vous déclarez vos revenus professionnels directement à la MSA au lieu de passer, ou de repasser, par le volet social lié à la déclaration fiscale. Cette étape doit être traitée avec soin, car elle justifie l’usage même du CERFA 16289.

Il faut cocher le motif correspondant à votre situation. Si aucun intitulé standard ne convient exactement, la case « Autres » peut être utilisée, mais il est prudent d’apporter une précision utile pour faciliter la compréhension par la caisse.

Étape 3, renseigner les revenus relevant des régimes micro

La partie A du formulaire concerne les revenus aux régimes micro. Elle renvoie directement à des références figurant dans la déclaration 2042. Cette articulation est utile, car elle permet d’aligner les montants sociaux avec les montants fiscaux déjà déclarés.

Micro-BA

Vous pouvez être amené à renseigner notamment :

  • les recettes avant abattement, correspondant aux revenus imposables,
  • les revenus forfaitaires des coupes de bois,
  • les plus-values à court terme,
  • les moins-values à court terme,
  • la part du revenu exceptionnel réintégré fiscalement,
  • la dotation jeunes agriculteurs.

Micro-BIC et micro-BNC

Le formulaire distingue les activités professionnelles et non professionnelles. Selon votre situation, vous pourrez déclarer :

  • les recettes avant abattement,
  • les recettes de vente de marchandises,
  • les recettes de prestations de services,
  • les locations meublées,
  • les plus-values à court terme,
  • les moins-values à court terme.

Il est recommandé de reprendre strictement les montants figurant sur votre déclaration fiscale, en respectant la catégorie concernée. Une ventilation erronée entre activité professionnelle et non professionnelle peut modifier l’analyse sociale du dossier.

Étape 4, déclarer les autres revenus pris en compte

La partie B regroupe des situations plus spécifiques. Elle mérite une lecture attentive, notamment pour les exploitants en société, les associés, ou les personnes ayant des revenus complémentaires en lien avec leur activité.

Parmi les rubriques prévues figurent :

  • les revenus des membres de la famille associés non exploitants dans une société soumise à l’impôt sur le revenu, pour la part excédant 10 % du capital social,
  • les dividendes et intérêts excédant 10 % du capital social perçus dans les sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés,
  • les revenus des associés gérants relevant de l’article 62 du CGI, ainsi que les frais réels afférents,
  • les revenus des agents généraux d’assurance et les frais réels correspondants,
  • la rémunération des élus MSA ou chambre d’agriculture,
  • les salaires perçus par les associés de sociétés d’exercice libéral,
  • les revenus de location de terre à une entreprise agricole,
  • les plus-values à court terme exonérées dans certaines hypothèses prévues par le CGI,
  • les cotisations sociales obligatoires à déduire pour certains adhérents déclarant des bénéfices non commerciaux selon une comptabilité de trésorerie.

Le formulaire prévoit aussi une rubrique dédiée aux locations meublées non professionnelles, avec distinction entre le micro-BIC et le régime réel. Cette précision est importante pour les personnes qui cumulent une activité agricole et des revenus locatifs meublés entrant dans le périmètre déclaré.

Étape 5, ajouter les indemnités journalières et allocations de remplacement

La partie C permet de mentionner les indemnités journalières perçues, y compris celles relevant du régime micro-BIC si la rubrique vous concerne. Elle inclut également l’allocation journalière du proche aidant, AJPA.

Ces montants ne doivent pas être négligés. Ils peuvent avoir une incidence sur l’assiette sociale ou sur l’instruction globale de votre déclaration.

Étape 6, préciser certaines cotisations et rachats

La partie D porte sur différentes cotisations :

  • les cotisations de retraite complémentaire facultatives,
  • les cotisations obligatoires aux régimes des non-salariés non agricoles,
  • l’existence éventuelle d’un rachat de cotisations, à signaler en cochant oui ou non.

Cette partie permet à la MSA de disposer d’une vision plus complète des éléments sociaux pouvant interagir avec le calcul ou l’analyse de votre dossier.

Étape 7, mentionner les sommes exonérées ou exclues

Les parties E et F permettent de distinguer :

  • les sommes exonérées de cotisations sociales mais soumises à CSG et CRDS,
  • les sommes déclarées et qui ne doivent pas être soumises à cotisations sociales.

Cette distinction est technique, mais importante. Une mauvaise qualification peut entraîner un calcul erroné des cotisations ou rendre nécessaire une régularisation ultérieure.

Étape 8, traiter le cas des revenus étrangers

La partie G concerne les revenus étrangers. Vous devez d’abord indiquer si vous avez des revenus à l’étranger. Si oui, le formulaire prévoit plusieurs lignes selon qu’ils sont imposables ou non imposables en France, soumis à cotisations sociales, exonérés de CSG et CRDS, et selon qu’ils constituent un bénéfice ou un déficit.

Ces situations nécessitent souvent une attention particulière, car l’articulation entre fiscalité internationale et assiette sociale peut être complexe. En cas de doute, il est préférable de vous rapprocher de votre MSA ou de vérifier la doctrine administrative applicable à votre cas.

Étape 9, signaler la complémentaire santé solidaire si vous en bénéficiez

La partie H permet simplement d’indiquer si vous bénéficiez d’une complémentaire santé solidaire. La réponse se fait par oui ou non. Même si cette mention paraît secondaire au regard des revenus déclarés, elle fait partie des informations demandées par le formulaire officiel.

Étape 10, dater, signer et certifier l’exactitude des renseignements

La déclaration doit être datée et signée. En signant, vous certifiez sur l’honneur l’exactitude des renseignements fournis et vous vous engagez à signaler immédiatement à votre caisse de MSA les redressements qui pourraient être opérés ultérieurement par l’administration fiscale, en joignant copie de la notification de redressement.

Cette mention engage votre responsabilité. Il ne faut donc pas remettre un formulaire incomplet, provisoire ou approximatif sans vérification préalable.

Quels justificatifs préparer avant l’envoi

Le CERFA ne comporte pas, dans son texte, une liste exhaustive de pièces à joindre systématiquement. En pratique, il est judicieux de préparer l’ensemble des documents permettant de justifier les montants déclarés, en particulier si votre situation est complexe ou si la MSA vous sollicite ensuite pour un complément.

Les pièces utiles peuvent comprendre :

  • votre déclaration de revenus déposée auprès de l’administration fiscale,
  • les éléments issus de votre comptabilité ou de votre livre des recettes,
  • les documents relatifs aux plus-values et moins-values,
  • les justificatifs des dividendes, intérêts ou rémunérations perçus,
  • les relevés relatifs aux indemnités journalières,
  • les justificatifs de cotisations versées,
  • les pièces relatives à des revenus étrangers,
  • en cas de correction postérieure, tout élément expliquant la rectification demandée.

Pour éviter les oublis, certains professionnels choisissent de partir d’un formulaire déjà structuré. À ce titre, Startdoc met à disposition une version pré-remplie du CERFA 16289 qui peut faire gagner du temps au moment de rassembler les bonnes informations et de sécuriser la présentation du dossier avant transmission à la MSA.

Délais, calendrier et moment opportun pour envoyer le formulaire

Le formulaire officiel ne fixe pas, à lui seul, une date limite générale applicable dans tous les cas. Le calendrier dépend de la campagne déclarative fiscale et sociale, ainsi que du motif pour lequel vous utilisez le CERFA 16289.

Quelques repères peuvent toutefois être retenus :

  • la voie normale reste la déclaration unifiée pendant la campagne de déclaration des revenus sur impots.gouv.fr,
  • le formulaire CERFA 16289 est utilisé lorsque cette voie n’est plus accessible, n’a pas pu être utilisée, ou lorsque la correction en ligne n’est plus possible,
  • en cas d’erreur constatée après la fermeture de la télécorrection, il convient d’agir sans attendre auprès de la MSA,
  • en cas de déclaration fiscale papier ou de difficulté d’accès à Internet, il est préférable de transmettre le formulaire dès que votre situation est stabilisée.

Si vous souhaitez connaître la période exacte applicable à votre année de revenus, le plus sûr reste de consulter votre caisse de MSA ou la page officielle Service-Public.fr associée au formulaire, mise à jour selon les informations disponibles.

Situation Moment conseillé pour utiliser le CERFA 16289
Déclaration en ligne encore ouverte Utiliser en priorité le volet social via impots.gouv.fr
Campagne clôturée, accès au volet social fermé Adresser le formulaire à la MSA dès constat de l’impossibilité
Déclaration fiscale papier Transmettre le formulaire à la MSA en parallèle ou dès finalisation de la déclaration
Rectification après fermeture de la télécorrection Envoyer rapidement une déclaration rectificative à la MSA
Absence d’accès à Internet en zone non desservie Utiliser le formulaire papier auprès de la MSA compétente

Où envoyer le CERFA 16289

Le formulaire doit être adressé à la caisse de Mutualité sociale agricole dont vous relevez. Le document officiel vise expressément la CMSA compétente. Il n’est donc pas envoyé à un service fiscal centralisé, mais à votre organisme social agricole de rattachement.

Le bon interlocuteur est votre caisse locale ou régionale, selon votre implantation et votre dossier. Les coordonnées exactes peuvent varier. Avant l’envoi, il est utile de vérifier :

  • l’adresse postale de votre caisse de MSA,
  • les modalités éventuelles de dépôt, papier ou dématérialisé selon les pratiques de la caisse,
  • la possibilité d’accompagner le formulaire de pièces justificatives,
  • le service destinataire si votre caisse distingue les déclarations de revenus professionnels des autres démarches.

En l’absence d’indication plus précise sur le document, la consultation de votre espace MSA ou un contact direct avec la caisse permet de sécuriser l’envoi.

Que se passe-t-il après l’envoi à la MSA

Une fois le formulaire reçu, la MSA examine les montants déclarés afin d’établir ou de régulariser l’assiette de vos cotisations et contributions sociales. Selon votre situation, plusieurs suites sont possibles.

Prise en compte simple de la déclaration

Si le dossier est complet et cohérent avec les informations fiscales disponibles, la caisse peut intégrer les montants sans autre demande. Cela se traduit ensuite par un appel de cotisations, une régularisation ou une mise à jour de votre situation sociale.

Demande de pièces ou d’explications complémentaires

Si certaines lignes paraissent incohérentes, incomplètes ou atypiques, la MSA peut demander des justificatifs supplémentaires. Cette étape est assez fréquente lorsque le dossier comprend des revenus mixtes, des revenus étrangers, des dividendes de société, des plus-values, ou une correction tardive par rapport à la déclaration fiscale initiale.

Contrôle et rapprochement avec les données fiscales

Le formulaire rappelle expressément que la MSA peut vérifier l’exactitude des déclarations, notamment auprès de l’administration fiscale. Un écart entre les montants fiscaux et sociaux peut donc être repéré. Si vous avez rectifié votre déclaration ou fait l’objet d’un redressement fiscal, vous devez en informer la caisse sans délai.

Régularisation des cotisations

Selon les revenus finalement retenus, la conséquence la plus concrète est la régularisation des cotisations sociales. Cette régularisation peut se traduire par un complément à payer ou, dans certains cas, par une révision favorable si les montants retenus sont inférieurs à ceux initialement pris en compte.

Points de vigilance pour éviter un rejet ou une régularisation tardive

Le CERFA 16289 paraît simple dans sa présentation, mais il concentre des données sensibles pour le calcul social agricole. Quelques précautions limitent les erreurs :

  • reporter les montants en cohérence avec la déclaration de revenus et les références 2042 indiquées sur le formulaire,
  • ne remplir que les rubriques réellement applicables à votre situation,
  • vérifier la distinction entre revenus professionnels et non professionnels,
  • porter une attention particulière aux plus-values et moins-values à court terme,
  • ne pas oublier les revenus complémentaires spécifiques, notamment en société,
  • signaler sans tarder toute correction fiscale postérieure,
  • conserver une copie intégrale du formulaire signé et des pièces transmises.

En présence d’une structure sociétaire, d’un cumul d’activités, d’un régime micro avec particularités, ou de revenus étrangers, une relecture approfondie est recommandée avant envoi.

Références utiles pour utiliser le formulaire en 2025

Le CERFA communiqué correspond à la version 16289*02. La dernière vérification DILA mentionnée est datée du 13 janvier 2025. Le titre officiel du document est : Déclaration d’ensemble des revenus des non-salariés agricoles et des cotisants de solidarité.

La ressource officielle associée est disponible sur Service-Public.fr, sous l’identifiant R10191. Cette page permet de vérifier si la version utilisée est bien la plus récente et d’obtenir, le cas échéant, les indications administratives actualisées.

En pratique, avant tout envoi, il est prudent de contrôler trois points : la version du formulaire, la correspondance entre les montants fiscaux et sociaux, et les coordonnées exactes de votre caisse de MSA. Cette vérification préalable évite les allers-retours et réduit le risque de pénalité liée à une déclaration absente, tardive ou incomplète.