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Formulaire:

CERFA 47-0030 : Rapport de pesée et centrage d'aéronef (avion)

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CERFA 47-0030 : Rapport de pesée et centrage d'aéronef (avion)

CERFA 47-0030 : Rapport de pesée et centrage d'aéronef (avion)

Permet d'obtenir le document à associer au certificat de navigabilité (CDN) ou à inclure dans le manuel de vol de l'avion

Télécharger le rapport de pesée et centrage d’avion

Sommaire

Dernière mise à jour: 23/07/2026

Comprendre le CERFA 47-0030, rapport de pesée et centrage d’aéronef, avion

Le CERFA 47-0030, identifié par la DILA sous la référence R14185, correspond au rapport de pesée et centrage d’aéronef, avion. Il s’adresse à un public professionnel et sert à établir le document à associer au certificat de navigabilité, CDN, ou à inclure dans le manuel de vol de l’avion.

Ce formulaire relève du domaine de la navigabilité et de l’exploitation technique des aéronefs. Il permet de formaliser les données issues de la pesée, d’identifier la masse à vide mesurée, d’en déduire la position du centre de gravité, puis d’intégrer les corrections utiles, les limites de centrage et l’inventaire des équipements. Il ne s’agit donc pas d’un simple relevé interne, mais d’un document technique destiné à sécuriser l’utilisation de l’appareil et à documenter sa conformité.

Le modèle reproduit dans la source officielle mentionne la Direction générale de l’aviation civile et renvoie à l’arrêté du 22 novembre 1978 relatif aux certificats de navigabilité, article 11. En pratique, ce rapport constitue une pièce de référence pour tout ce qui touche à la masse et au centrage de l’avion, notamment lors de la constitution, de la mise à jour ou du contrôle de la documentation technique de bord.

Le formulaire comporte deux volets principaux. Le premier est consacré aux opérations de pesée et aux calculs de centrage. Le second prend la forme d’un inventaire des équipements, avec indication de leur présence, de leur masse, de leur moment et des éventuelles corrections. Cette structure montre bien que l’objectif n’est pas seulement de peser l’appareil, mais de justifier la composition de sa masse à vide corrigée.

La version mentionnée dans les données officielles a fait l’objet d’une dernière vérification DILA le 23 octobre 2017. En l’absence de notice associée, la lecture attentive du document et la cohérence des données techniques saisies sont particulièrement importantes.

À quoi sert concrètement ce rapport

Le rapport de pesée et centrage permet de consigner, de manière exploitable, les résultats d’une pesée d’avion réalisée selon une méthode déterminée. Il sert notamment à :

  • déterminer la masse à vide mesurée de l’appareil,
  • calculer la distance du centre de gravité par rapport à une référence,
  • prendre en compte les corrections liées à certains équipements ou à leur configuration,
  • présenter les limites de centrage et un exemple de chargement,
  • tenir à jour un inventaire technique cohérent avec la masse à vide corrigée.

Dans le secteur aéronautique, ces éléments sont essentiels. Un centrage mal établi peut avoir des conséquences directes sur le comportement de l’avion en vol, sur ses performances et sur son exploitation. Ce document participe donc à la traçabilité technique de l’aéronef, au même titre que les autres documents de navigabilité et de maintenance.

Dans quelles situations le CERFA 47-0030 est utilisé

Le recours à ce formulaire intervient le plus souvent dans des contextes techniques précis, par exemple :

  • lors d’une pesée initiale ou d’une pesée réalisée dans le cadre de la documentation de navigabilité,
  • après une modification de l’équipement susceptible d’affecter la masse ou le centrage,
  • à l’occasion d’une mise à jour du manuel de vol, lorsque les données de masse et centrage doivent y être intégrées,
  • dans le cadre d’un suivi technique de flotte par un exploitant, un atelier ou un responsable de navigabilité,
  • lorsque l’administration ou un organisme compétent demande un document justificatif à joindre au certificat de navigabilité.

Le formulaire n’a pas vocation à remplacer les procédures internes de pesée ni les documents de maintenance propres à l’exploitant. Il sert plutôt de support normalisé pour restituer les résultats et les rendre compatibles avec les exigences documentaires entourant le CDN et le manuel de vol.

Comment remplir le rapport de pesée et centrage, étape par étape

Le CERFA 47-0030 demande une grande rigueur. Les données doivent être homogènes, les unités cohérentes et les calculs vérifiés. En raison de l’absence de notice officielle, il convient de s’appuyer sur la logique même du formulaire et sur les pratiques techniques applicables à l’aéronef concerné.

Identification de l’appareil et de l’opération de pesée

La partie supérieure du document comporte plusieurs champs d’identification :

  • appareil type,
  • immatriculation,
  • date,
  • lieu,
  • signature.

Ces mentions permettent d’individualiser l’opération. Le type d’appareil doit être reporté avec exactitude. L’immatriculation doit correspondre à celle de l’avion pesé. La date et le lieu de la pesée assurent la traçabilité du relevé. La signature matérialise la validation du document par la personne habilitée ou responsable de l’opération selon l’organisation retenue.

Le formulaire prévoit également des indications relatives à la mise à niveau. Cette information est importante, car la position de l’aéronef pendant la pesée influence les résultats. Il faut donc décrire la mise à niveau de manière suffisamment précise pour permettre de comprendre dans quelles conditions les mesures ont été effectuées.

Références géométriques et points de calcul

Le document fait apparaître plusieurs données de référence, notamment :

  • une référence,
  • la valeur d, exprimée en mètres,
  • la valeur D, exprimée en mètres.

Ces éléments servent de base aux calculs du centre de gravité. Le formulaire mentionne aussi des formules de type D1 = p2 x D / M et D2 = p1 x D / M, puis des expressions permettant de déterminer x, soit la distance du centre de gravité par rapport à la référence. Selon la configuration retenue et la méthode de calcul utilisée, le formulaire distingue le calcul par rapport à la référence et la distance du centre de gravité aux roues principales.

La saisie de ces rubriques doit rester parfaitement cohérente avec la méthode de pesée effectivement employée. Il est prudent de conserver, en complément du CERFA, les feuilles de calcul, relevés de balances et documents de travail utilisés pour établir les valeurs finales.

Relevé des masses sur les points d’appui

Le tableau principal de pesée fait apparaître les lignes suivantes :

  • roue G,
  • roue D,
  • roue AV/AR,
  • tare,
  • masse nette.

Il s’agit ici de renseigner les masses lues sur chaque point d’appui, puis de neutraliser le cas échéant les valeurs de tare afin d’obtenir la masse nette retenue pour les calculs. La somme des masses nettes conduit à la masse à vide mesurée M, exprimée en kilogrammes.

Cette étape appelle une attention particulière. Les erreurs les plus fréquentes tiennent à une confusion entre masse brute et masse nette, à une tare incomplètement déduite, ou à une inversion entre les points d’appui. Une simple erreur de saisie peut affecter l’ensemble du calcul de centrage.

Lorsque la pesée est réalisée avec un matériel de mesure spécifique, il est conseillé de s’assurer que les relevés sont lisibles, datés et conservés dans le dossier technique de l’aéronef.

Calcul de la masse à vide et de la distance du centre de gravité

Après la saisie des masses lues, le formulaire permet de faire apparaître :

  • la masse à vide mesurée,
  • la distance du centre de gravité à la référence,
  • la distance du centre de gravité aux roues principales,
  • le moment correspondant.

Le rapport comprend une partie dédiée aux valeurs lues, puis une partie corrections, afin d’obtenir des résultats corrigés. Autrement dit, la masse à vide réellement retenue dans la documentation n’est pas nécessairement la seule masse issue de la balance. Elle peut être ajustée pour tenir compte d’équipements inclus, exclus ou modifiés.

Le calcul du moment doit être cohérent avec le bras de levier indiqué et la masse correspondante. Là encore, la cohérence globale est essentielle. Une valeur isolée, même correctement calculée, perd son sens si elle ne s’insère pas correctement dans l’ensemble du rapport.

Rubrique 2, corrections à apporter

La section intitulée corrections prévoit en général trois colonnes :

  • masse,
  • bras levier,
  • moments, par rapport à la référence.

Le formulaire distingue les valeurs lues, les ajouts ou retraits, puis les résultats corrigés. Cette mécanique permet d’intégrer, de manière transparente, les différences entre l’état exact de l’avion lors de la pesée et l’état documentaire de référence qui doit être retenu pour la masse à vide corrigée.

Par exemple, si certains équipements étaient temporairement absents ou présents sans devoir être pris en compte dans la configuration standard de l’aéronef, il faut traiter leur incidence dans cette partie. Le document ne donne pas d’exemples imposés, mais sa logique est claire : toute correction doit être justifiable, mesurable et raccordée à l’inventaire figurant en seconde page.

Rubrique 3, limites de centrage et exemple de chargement

Le formulaire prévoit ensuite une partie relative aux limites de centrage et à un exemple de chargement. On y retrouve notamment :

  • la masse,
  • la distance du centre de gravité au point de référence,
  • le pourcentage de CMA,
  • des lignes de chargement comme avion vide, équipage, passagers, bagages, essence, huile, puis total.

Cette partie ne doit pas être remplie de manière approximative. Elle doit refléter les données utiles à l’exploitation de l’avion, dans le respect des limites applicables au type d’appareil concerné. Le formulaire mentionne aussi une pesée précédente, avec indication de la masse vide et de la date. Cela permet de suivre l’évolution du dossier de masse et centrage dans le temps.

Si certaines données d’exploitation figurent déjà dans une documentation approuvée, il convient de veiller à la parfaite concordance entre ce rapport et cette documentation. Toute divergence devra être expliquée ou corrigée avant utilisation.

L’inventaire des équipements, une partie déterminante du document

La seconde page du CERFA 47-0030 est consacrée à l’inventaire. Cette partie est loin d’être accessoire. Elle permet d’identifier les équipements pris en compte dans la masse à vide corrigée et de formaliser les éventuelles corrections à apporter.

Équipements listés par le formulaire

Le modèle officiel mentionne notamment les postes suivants :

  • hélice,
  • démarreur,
  • génératrice ou alternateur,
  • batterie,
  • anémomètre, altimètre, variomètre, horizon de vol, indicateur de virage, directionnel,
  • compas à distance,
  • VHF, HF, VOR, DME, ILS, marker, transpondeur, balise de détresse, radio-compas,
  • casques, micros,
  • dégivrage,
  • réservoir supplémentaire,
  • pilote automatique,
  • sièges,
  • chauffage cabine,
  • divers.

Pour chaque ligne, le tableau prévoit des informations de type marque-type, nombre, masse et moment, avec des indications permettant de signaler si l’équipement est inclus dans la masse à vide corrigée ou non utilisé sur l’appareil.

Comment exploiter correctement cette page

L’inventaire doit correspondre à l’état réel de l’avion et au périmètre retenu dans les calculs. Il ne suffit pas de recopier un ancien état d’équipement sans vérification. Toute différence entre l’avion tel qu’il est configuré et l’inventaire porté sur le formulaire risque de fragiliser la valeur technique du rapport.

Il est recommandé de procéder avec méthode :

  1. identifier les équipements effectivement installés,
  2. vérifier ceux qui sont inclus dans la masse à vide corrigée,
  3. repérer ceux qui sont absents ou non utilisés sur l’appareil,
  4. renseigner les masses et moments de manière traçable,
  5. faire correspondre l’inventaire et les corrections inscrites en première page.

Pour les professionnels qui souhaitent gagner du temps sur la partie formelle du dossier, Startdoc met à disposition ce CERFA dans une version structurée et plus simple à exploiter, ce qui facilite la préparation du rapport avant validation technique par les personnes compétentes.

Cas particuliers, points de vigilance et bonnes pratiques

Absence de notice, prudence renforcée

Aucune notice associée n’est indiquée pour ce CERFA. Cela signifie que le remplissage repose principalement sur la lecture du modèle lui-même, sur les pratiques de pesée applicables et sur la documentation technique de l’aéronef. En cas d’hésitation sur une rubrique, mieux vaut vérifier les exigences en vigueur auprès de la documentation de maintenance, de l’autorité compétente ou via la page officielle Service-Public.fr liée à la référence R14185.

Ne pas dissocier le formulaire de la réalité technique de l’avion

Le rapport de pesée et centrage n’a de valeur que s’il reflète l’état exact de l’appareil. Il faut donc éviter :

  • de reprendre des données anciennes sans contrôle,
  • d’utiliser un inventaire d’équipement devenu obsolète,
  • de mélanger plusieurs méthodes de calcul sans l’indiquer,
  • de conserver des corrections non expliquées,
  • d’omettre la date, le lieu, la signature ou la référence utilisée.

Un document incomplet ou techniquement incohérent peut compliquer la gestion du CDN, la mise à jour du manuel de vol ou le suivi de navigabilité.

Vérifier l’articulation avec le certificat de navigabilité et le manuel de vol

La description officielle précise que ce rapport permet d’obtenir le document à associer au certificat de navigabilité ou à inclure dans le manuel de vol de l’avion. Cette double finalité implique une présentation particulièrement soignée. Les informations du rapport doivent pouvoir être comprises et exploitées dans le cadre de la documentation officielle de l’aéronef.

Concrètement, il est utile de contrôler :

  • la lisibilité de toutes les valeurs inscrites,
  • la cohérence des unités utilisées,
  • la concordance entre masse à vide, moments et centre de gravité,
  • la présence de l’inventaire correspondant,
  • la compatibilité avec les autres documents techniques détenus pour l’avion.

Conserver les justificatifs techniques

Le CERFA constitue le document de synthèse, mais il ne remplace pas les pièces de travail. Pour sécuriser le dossier, il est conseillé de conserver avec le rapport :

  • les relevés de pesée,
  • les feuilles de calcul ou états intermédiaires,
  • les documents relatifs aux équipements ajoutés, retirés ou remplacés,
  • tout élément permettant de justifier les corrections appliquées.

Cette précaution est particulièrement utile en cas de contrôle technique, de révision documentaire, de changement d’exploitant ou de reconstitution de l’historique de l’appareil.

Conseils pour constituer un dossier exploitable et fiable

Préparer les données avant de remplir le CERFA

Le meilleur moyen d’éviter les erreurs consiste à rassembler en amont toutes les informations nécessaires. Avant de renseigner le formulaire, il est judicieux de disposer :

  • de l’identification exacte de l’avion,
  • des données de pesée complètes,
  • des distances de référence utilisées pour les calculs,
  • de la liste actualisée des équipements,
  • des éléments justifiant les corrections éventuelles.

Le formulaire devient alors un support de restitution fiable, et non un document rempli de mémoire ou à partir d’informations dispersées.

Faire relire le rapport avant intégration au dossier technique

Compte tenu de la technicité du sujet, une relecture par un professionnel habitué aux questions de masse et centrage est souvent utile. Cette vérification finale peut permettre de détecter :

  • une anomalie de totalisation,
  • un moment incohérent,
  • une discordance entre l’inventaire et la première page,
  • une référence géométrique mal reportée,
  • une omission de signature ou de date.

Ce type de contrôle est d’autant plus important que le document est destiné à accompagner une documentation réglementaire essentielle pour l’aéronef.

Utiliser la source officielle comme point de contrôle

La page Service-Public.fr associée à l’identifiant R14185 reste la référence administrative utile pour retrouver le formulaire et vérifier son intitulé officiel. Si une mise à jour intervenait, il conviendrait d’utiliser la version alors en vigueur. En pratique, il est toujours préférable de comparer le document utilisé avec la dernière version accessible depuis la source officielle avant de l’intégrer à un dossier de navigabilité.

Le CERFA 47-0030 est un document technique de première importance pour les professionnels de l’aéronautique. Bien rempli, il offre une photographie claire de la masse à vide, du centrage et de l’équipement de l’avion. Mal renseigné, il peut au contraire fragiliser l’ensemble de la chaîne documentaire. La qualité du dossier repose donc sur une méthode rigoureuse, des calculs vérifiés et une correspondance constante entre l’état réel de l’aéronef et le contenu du formulaire.